Comme promis et tant attendu par une certaine WAM, le billet avec mes p’tits conseils pour prendre le train en solo avec bambino ! C’est du vécu comme toujours !
Quand on doit faire Paris Hyères (c’est à côté de Toulon : en plus je vous culturise !), seule avec un bébé de 1 an, c’est facile de faire un choix entre :
- la voiture : pas question de me taper 9h de route minimum, avec stop toutes les deux heures, et risque d’entendre hurler bébé tout le trajet. Pas pour moi du tout du tout !
- l’avion : alors pour un Paris Nice, j’hésiterai, mais vu qu’à Hyères il n’y a qu’Air France qui a l’autorisation d’atterrir, je vous raconte pas le prix du billet ! Le jour où une compagnie low cost pourra y poser ses miches, je n’hésiterai pas une seconde croyez-moi.
et donc, à moins que vous soyez tentés par le vélo ou la marche à pieds, il reste
- le train : déjà pris de nombreuses fois en couple, avec un et même deux enfants, ça se gère nikel, mais seule avec mon pot de colle, je me demandais bien comment j’allais m’en sortir. Zhom très diplomate m’avait gentiment fait remarquer que j’étais patiente et que donc, ça irait ! Mouais.
Bon sérieusement, je m’en suis bien tirée mais nettement mieux au retour qu’à l’aller, d’où mes conseils à suivre que je peux donc qualifier de « testés et approuvés ». Bing coup de tampon ! On y va.
1/ Évidemment, vous ne m’avez pas attendu pour le deviner, mais je vous le confirme : voyagez léger. J’ai bien dit LEGER. Perso, un gros sac qui roule et se tire, la poussette canne (je cite pas la marque hein, la même que l’écurie de Formule 1), un grand sac à main fourre tout (d’ailleurs oui, j’y ai tout fourré !), et un sac jetable plastique pour le casse croute.
2/ Dans la mesure du possible se faire accompagner par le lâcheur
jusqu’à sa place dans le train. Et à l’arrivée bien donner le numéro de la voiture pour que quelqu’un vienne vous y attendre et vous aide à sortir tout le « léger » avant que le train ne redémarre. Alors bien sûr, si comme moi vous avez à l’arrivée un papounet, un peu trop « gentil » qui, pourtant arrivé avec 30 min d’avance, ne vous attends pas au bon endroit, car je cite « ba je sais pas, il y a au moins 5 voitures 2 ma chérie ! » « non papa d’amour, ça c’est 2e classe, faut regarder sur le quai les repères et sur le train les petits écrans…. mais c’est pas grave, me suis démerdée toute seule ! »… ba … zen zen attitude !
3/ Ne soyez pas « radine », prévoyez l’achat d’un billet et donc d’une place assise pour le petit : les formules carte enfants + et bambin le permettent pour franchement rien du tout (8 euros je crois environ le trajet). Même si comme moi, votre baveux n’y collera quasiment jamais ses fesses, préférant nettement être par terre coincé entre deux banquettes à se cogner la tête sans arrêt ou sur vos cuisses à essayer de vous grimper dessus, vous apprécierez de pouvoir y laisser votre bordel sorti de votre sac fourre tout !
4/ Le contenu du sac fourre tout ou du sac « bordel » : un bib d’eau, 3 couches de rechange (le mien aime faire popo quand on vient juste de traverser 4 voitures pour trouver l’espace change et mettre une couche propre), des boudoirs pour bébé (rien de tel que la bouffe pour les calmer 5 minutes !), des jouets à donner, ATTENTION, au fur et à mesure qu’il s’ennuie du précédent ! N’allez pas griller toutes vos cartouches en déballant tout d’un coup ! Pas la peine d’espérer y glisser un bouquin pour vous (pas réussi pour ma part à lire plus d’une page sur 4h30 de trajet !).
5/ Choisissez des horaires qui tombent pendant le repas et la sieste : le faire manger occupe un peu de temps et autant optimiser les chances de l’endormir ensuite un peu et d’être peinarde quelques minutes. Perso : échec à l’aller, il est résistant le bougre ! Il pétait le feu, par contre une fois dans la voiture de papy, il a pas mis 1 minute à tomber de sommeil ! Réussite au retour, 45 minutes de ronflade étalé sur mon ventre les pieds sur le fameux siège vide ! Mais j’ai dû accentuer le bercement du train avec mes petits bras musclés pour en venir à bout !
6/ N’espérez pas en ce qui vous concerne vous restaurer merveilleusement. Prévoyez vos sandwichs, même pas en rêve vous pourrez faire la queue à la voiture bar avec le moustique dans les bras.
7/ Bon pour ce point… c’est du vécu je vous le dis : faites bien pipi avant de partir car… vous aurez BEAUCOUP de mal à y aller pendant le trajet ! Ba oui ! Vous en faites quoi du machin qui ne marche pas encore ? Perso : à l’aller, j’ai cru mourir, j’ai tenté, autant vous dire que se déshabiller et se rhabiller avec le p’tit dans les bras (impossible de le laisser par terre à mes pieds, c’est trop petit et trop sale !)… je me suis bien « amusée » !
8/ Enfin, ne faites pas attention aux gens « exaspérés » d’entendre bébé gazouiller ou qui prennent peur dès qu’ils se rendent compte qu’ils vont voyager devant/derrière vous… on s’en fout, nous aussi on a payé notre place merde !
En gros, je pense que l’âge le plus dur pour voyager seule avec bébé, c’est autour d’un an, car avant ils dorment en cosy facilement tout le trajet, et après, on peut les amuser avec un livre, des coloriages ou même un p’tit DVD, mais quand ils sont en plein apprentissage de la marche et qu’ils veulent bouger sans arrêt : c’est pas simple.
Résultat des courses : j’ai dû faire 50 aller retour de wagon pour le faire marcher, dire 50 mille fois « attention, tu vas te cogner », et le tenir dans mes bras au moins 50% du temps. CREVANT, mais à mon avis, le plus économique et rapide des moyens de transport.
En espérant que cela vous aide un peu si vous aussi vous tentez l’expérience ! Bon courage !