Oh pinaize, je vais y arriver, et tant pis si j’y arrive pas d’ailleurs !

bon, je vais ressortir mes post-it de l’autre jour :

Alors c’est parti :

- récupérer les enfants… A entendre les hurlements à côté : Done (les deux)

- trouver une nounou (sortie d’école)… ouiiiiii je vous l’avais dit avant de partir : Done

- adaptation de la nounou, c’est pour aujourd’hui, on croise les doigts parce que mine de rien, elle ne les a pas encore vu les loustiques, et même si je lui ai dressé un portrait des plus honnêtes possible (adorables, calmes, gentils, attentionnés, sages, toussa), j’appréhende un peu !

- inscription à la gym, c’est pour demain normalement, sauf si il y a trop la queue, j’irai sans les gosses jeudi ou vendredi (un billet à venir d’ailleurs sur les différents cours dans le 15e, vu que je me suis tapée de longues recherches, autant que ça serve !)

- photos d’identité… c’est fait, hier, je vous raconte pas le bonheur que c’était… on a dû refaire une bonne vingtaine de fois la prise pour éviter les fameuses grimaces ou autres doigts dans le pif. Coût 20 €, sans compter qu’il a fallu passer devant chez Okaïdi pour y aller… hum hum

- certificats médicaux, j’ai appelé mon généraliste, n’ayant plus de pédiatre (d’ailleurs les voisines du 15e, si vous avez une adresse à me conseiller), il passe demain matin, ça va me coûter un bras en déplacement toussa mais je m’en tape, ça sera un MILLIARD de fois plus simple à gérer !

- ne pas pleurer le 2 septembre, oula, ça risque pas ! Presque 3 semaines que je me tape les moufflets 24/24, je vais te les larguer vite fait bien fait jeudi moi, ça va pas trainer (ou presque)

Eh mais dites moi, pas mal hein pour un retour !! Me reste plus qu’à reprendre le boulot aussi jeudi tiens, histoire de me remettre au marathon de mamans : boulot, velo, loupiots !

Alors, et vous ? Prêtes ?

Edit : j’ai oublié le choix du doudou pour la sieste à l’école et puis les étiquettes sur les vêtements… et sans doute d’autres trucs, ah oui genre l’assurance scolaire aussi ! (bordel)

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… coincés dans leurs sièges auto

J’ai susnommé : l’HOMME

Ouais

Ce fut la révélation des vacances.

En fait la révélation de la toute toute fin de vacances. Juste la période entre Orléans et Paris. 1h30 en général. 4 h ce vendredi dernier.

J’étais au volant (non je vous entends, non, je ne suis pas à l’origine du méga bouchon non même pas !)

Dans ma grande bonté, j’avais en effet laissé l’Homme pilote se reposer (et passer son coup de fil urgent à la hot line de Bouygues Telecom pour râler qu’il n’avait plus le n’ internet sur son Iphone d’amour ALORS QUE sa femme chérie oui.) Bref, on s’en tape, je conduisais.

Bien d’ailleurs, je conduisais. Et puis ça a ralentit.

C’était notre baptême de bouchons (que je préfère finalement après coup infiniment plus à notre baptême de vomito)

Quelle idée ont eu ces gens de prendre la route le même jour que nous tiens, je te le demande !

Alors, jeune padawan, comment gérer deux nains accrochés à leurs sièges auto pendant ces heures interminables ? Nains à qui tu as volontairement retiré le lecteur DVD pour ce trajet puisqu’il avait fait vomir l’un deux la semaine précédente. Et nains à qui tu venais juste de dire, comme une pauvre débutante, qu’on avait presque Paris en vue ! Eh oui, tu veux de la difficulté, je t’en donne ! Ici on ne fait pas les choses à moitié, on se met volontairement des bâtons dans les roues, harakiri toussa.

Mazette comme je me suis détestée de l’avoir fourré au fonds du coffre ce pu#&é de lecteur DVD portable !

Eh bien, comme tu as une bonne excuse : celle de « conduire », bref, de niquer tes shoes à coups d’embrayage pour faire 3 mètres 55, tu laisses faire l’occupant de la place du mort. L’HOMME. (qui entre temps avait récupéré sa connexion internet et était donc beaucoup plus zen)

ATTENTION ! Les informations qui vont suivre peuvent choquer. Je préfère juste vous prévenir.

Quand l’homme s’occupe d’animer l’habitacle, ça donne en gros :

- un concours de celui qui crie le plus fort

je veux rentrer à la maison » (concours gagné par l’animateur lui même, le tricheur, il a mué lui !)

- des rots absolument écœurants entrainant systématiquement un hurlement de joie à l’arrière et un sursaut dégouté de la conductrice (prête à se jeter sur la bande d’arrêt d’urgence où j’étais sûre de mourir en 10 minutes)

- des « vas y ouvre la fenêtre je vais taper dans la main du gars dans la voiture là bas »

- le téléchargement express de jeux sur nos Iphone et le rechargement de leurs batteries sur l’allume cigare

- la distribution de tout ce qui est « mangeable » : du bout de bonbons trop sec,  aux pâtes de fruits dont j’avais trouvé l’achat complètement inutile sur le moment et qui m’ont donc valu un

ah ah qui qui qu’a bien fait d’acheter les pâtes de fruits hors de prix ? »

Vous l’avez compris, je n’avais plus 2 gosses, mais 3.

Enfin, si j’ai un vrai bon conseil utile pour ce genre de situation, situation donc où globalement vos gosses ont vidé leur vessie dans les WC immondes de la station service passée 2 heures avant le début des embouteillages, le voici : NE JAMAIS (JAMAIS) parler de pipi ou autre weewee, toilette, culotte toussa, afin de ne pas rappeler à vos chères têtes blondes qu’ils ont une vessie ET qu’elle est pleine tiens d’ailleurs !

JAMAIS

Même si vous même avez envie.

JAMAIS

Sinon l’animateur va vous sortir l’idée de génie qui consiste à faire pisser le p’tit dans une bouteille de 50 cl.

Ne me remerciez pas.

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Bon bon bon

fallait bien hein ?

quoi quoi ?

ba que je revienne !!

Tadin !

Alors, ça vous a plu cette semaine « lectrices rédactrices d’un jour » et cette semaine découverte de mamans blogueuses ? On dirait et ça me fait bien plaisir croyez-moi ! Je me doutais que vous alliez bien rigouler toussa ! Encore merci à Marie et Mère Bordel d’avoir squatté chez moi (mais bon maintenant oust, je suis revenue) et à toutes les mamans lectrices contributrices.

Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii de neuf ?

Bientôt la rentrée des classes, il est vrai. Vous n’êtes pas prêtes ? Rassurez-vous : moi non plus.

Mais avant de vous raconter tout plein de trucs plus ou moins intéressants d’ailleurs, je voulais souhaiter la bienvenue officiellement aux nouvelles lectrices du blog et en profiter pour faire une petite piqure de rappel aux autres !

Oui parce que j’ai eu l’agréable surprise le week-end dernier, du fin fonds de la Corrèze (oui je vous raconterai, la citadine a bouffé de la chlorophylle), de découvrir que Le Madame Figaro avait dit du bien de mon blog (oh les coquins). Si ! Dans une revue de « blogs-notes des mamans », le mien étant « le plus futé ». La classe. La blonde que je suis est honorée d’être considérée comme futée (et toc)

Et puis parait aussi, mais je ne l’ai point vu, qu’on fait mention du blog dans le magazine « Côté Bébé« . Re la classe.

Bref, y a des nouvelles (si si si je vous vois là planquer derrière)

Alors petite présentation rapide (ou presque)

Ici c’est la VRAIE vie de maman. On ne mache pas ses mots, on dit quand on en a marre, quand on est crevé, exploité, vidé. On ose avouer haut et fort qu’on préfère souvent parfois aller au Spa plutôt qu’au square, qu’on oublie la date du vaccin du p’tit dernier et qu’on aime les week-end où les grands-parents chéris d’amour prennent nos loulous en garderie !

Ici c’est humour au second degré hein, c’est à dire qu’en vrai, mes gosses je les adore (si si), mais que juste ils sont un tantinet pénibles à longueur de temps.

J’en ai deux. Une chouineuse de 5 ans et demi faisant son entrée en Grande Section et un p’tit (qui mesure 1 mètre) de 3 ans qui lui, entre tout court et passe sa journée à se tripoter la nouille (ça c’est un prochain billet qui vous attends). Caractères bien trempés, chiants (ils tiennent ça de l’homme) et en même temps ADORABLEMENT choux (ils tiennent ça de moi – évidemment).

Ici aussi quelques bons plans, souvent parisiens, je m’en excuse, m’enfin en même temps vu que je teste tout, c’est un chouilla plus pratique pour moi. Des idées de sorties donc pour occuper nos petits monstres et tenter de diversifier leur intellec (autre que la DS et la TV).

N’attendez rien surtout qui ressemble à des trucs qu’on fait avec les mains… travaux manuels, ils disent. J’ai déjà du mal à recharger les piles et changer une ampoule donc je vous laisse deviner le niveau.

N’hésitez pas à commenter (c’est un ordre en fait d’ailleurs), à m’écrire, à me demander de rédiger des billets sur un thème qui vous tient à coeur toussa. Je répond à tout.

Allez c’est reparti pour une nouvelle année de maman, femme, amante, employeuse et employée. Courage, on n’est pas parfaite et c’est tant mieux ! Non ce n’est pas QUE du bonheur (bordel)

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Je suis aujourd’hui ravie d’accueillir, une des blogueuses que je suis depuis quelques semaines avec beaucoup d’intérêt et qui me fait tant rire : Mère Bordel !

Elle a accepté d’écrire un « petit » article pour mon blog, et je lui dis un grand merci, car je sais qu’elle était en vacances et qu’elle a dû speeder un peu pour le faire !

Place :

Dans la vie, il y a des moments si surréalistes qu’on tourne la tête à la recherche désespérée d’une caméra qui justifierait l’absurdité d’un instant T…
Mais, on ne le dira jamais assez : La réalité dépasse la fiction.
Le lundi 12 juillet, dans des circonstances déjà un peu hallucinantes, je me rendais avec ma mère à l’écho du 5ème mois.
En effet, Homme, pour des raisons professionnelles, avait décidé de ne pas venir, pour ne pas « abuser » auprès de son employeur…
Mouais…
En prime, nous étions fâchés depuis quelques jours et j’avais pris la poudre d’escampette, pour aller trouver refuge auprès de mes sœurs de cœur, avec lesquelles j’avais passé des moments géniaux, comme seules les filles peuvent en vivre entre elles, avec blagues salasses autour du périnée inside.
Le matin de ce lundi, donc, rendez-vous à 10h dans un hôpital que je ne connais pas, avec l’espoir qu’Homme a tout lâché pour me retrouver là-bas avec un bouquet géant, non, un bouquet je m’en fous, une énorme boîte de chocolat ou un bon pour un dîner gastronomique le soir même.
Néanmoins, j’ai peu d’espoir, sachant l’Homme peu dégourdi et n’ayant pas eu le moindre texto depuis mon réveil.
Heureusement ma mère est à l’heure, détendue et soutenante.
Quant à moi, je suis à fleur de peau à l’idée de vivre ce moment si important sans le futur papa, un peu furax contre lui aussi, mais pas une seconde inquiète quant à ma fille, je suis persuadée qu’elle va très bien.
J’arrive à l’accueil.
« Bonjour, j’ai RDV avec le Docteur Ross (bon, je change le nom, vous l’aurez compris hein…) à 10h pour une écho ».
« Le Docteur qui ?! (A elle je lui ai dit le VRAI nom hein, j’suis pas débile…) »
Je marque une seconde d’hésitation, lève un sourcil, cherche une caméra.
Je regarde ma mère pour être sûre que j’ai bien articulé, enfin que je parlé quoi…
« Le Docteur Juliette Ross, j’ai rendez-vous pour l’écho du 5ème mois ».
La secrétaire me regarde comme si je lui avais annoncé que Georges Clooney allait me faire un frottis, elle ricane.
« Ah mais je ne connais pas le Docteur Ross, moi… »
Je reste incrédule, elle me dit ça si naturellement que je n’ai même pas (encore) envie de lui en coller une. J’attends quelques secondes qu’elle me propose une autre solution pour qu’on arrive à s’entendre, ça ne vient pas, elle attend visiblement que le salut vienne de moi.
Je tente :
« Euh sinon vous ne pouvez pas me retrouver avec mon nom ? Parce que mon nom, ça je m’en souviens et j’en suis sûre… »
Elle glousse.
« Ah mais nan parce que moi j’ai la liste par médecin, et je connais pas le Docteur Ross alors… »
Elle me regarde à nouveau, attendant que je trouve la solution.
Cette fois, la paume de ma main me démange franchement.
Il est 9h55. Mon mec n’est pas là. Et j’ai RDV avec la femme invisible.
Le sol s’ouvre sous mes pieds, je me dis que je ne vais pas avoir d’écho, mais comment je vais trouver un autre RDV en urgence en plein été, j’ai dû me tromper d’hôpital.
Je respire un grand coup, je dis à ma mère « Je te laisse gérer ça je vais craquer », je m’éloigne de quelques pas.
Les larmes me montent aux yeux, en sortent un peu.
Un couple arrive.
J’entends « Bonjour, nous avons RDV avec le Docteur Ross ».
Je me ressaisis : je ne suis donc pas COMPLETEMENT barge, c’est le bon endroit, et le bon nom ! Ca ressemble de plus en plus à une caméra cachée…
Le couple est mieux renseigné que moi, et face à l’incrédulité de la grognasse secrétaire de l’accueil, ils lui disent avec douceur : « Mais oui, c’est la remplaçante du Docteur Carter ! (on aime Urgences ou on aime pas…) ».
Hop hop, en quelques secondes tout est rentré dans l’ordre, et nous voilà assises dans la salle d’attente.
Une discussion s’engage à bâtons rompus avec le couple, leur histoire est extraordinaire, ils ont une grande qui a 12 ans, et elle est enceinte du 2ème, qu’ils essayaient d’avoir depuis…9 ans !!! Elle, c’est une ancienne obèse, elle a subit une lourde opération pour maigrir, un by-pass je crois ou un truc comme ça, car on pensait que son infertilité était en rapport avec son poids, et bingo quelques mois après elle tombait enceinte.
Tous deux ont des histoires de vie incroyables, on n’a de cesse d’échanger, je ne vois pas le temps passer.
Toujours pas de news d’Homme, je lui envoie un texto assassin lui disant qu’à défaut d’être présent il aurait au moins pu m’envoyer un message, ça ne lui ressemble pas.
Il me répond illico, il a posé sa matinée pour me faire une surprise, mais il croit que l’écho a lieu à 12h à un autre endroit, la faute à un premier rendez-vous qui avait été annulé.
Les mecs, y a pas à dire, ils impriment rien dans leur tout petit cerveau de moineau.
Mais j’ai tellement envie qu’il soit là, même s’il est atrophié du bulbe…
Je lui envoie toutes les coordonnées par texto, lui dit de prendre un taxi, tant pis on s’en fout, de se speeder à mort.
Il en a au moins pour 45mn à venir jusqu’à nous, il est déjà 11h, mais on nous a dit qu’il y a avait du retard.
En même temps, on avait remarqué, vu l’heure, mais notre discussion nous passionne tous les 4 et le temps passe vite.
Le Docteur Ross m’appelle, Homme n’est pas là.
Je me lève et, au lieu de lui dire que je vis avec un brise-burnes débile qu’est même pas foutu de trouver un taxi et de percuter un lieu + une heure de RDV, je lui annonce que mon merveilleux compagnon a pu se libérer in extremis pour me faire la merveilleuse surprise d’arriver dans les minutes à venir, et que mes nouveaux amis seraient ravis de prendre ma place…
Gina et son homme passent donc devant nous, j’attends le mien en stress, il arrive enfin.
Mais qu’est-ce qu’il est beau, quand même…
Encore quelques minutes, Gina et son homme sortent, tout va bien pour eux, ils passent nous le dire et charrier un peu mon mec au passage.
Nous voilà tous 3 à l’écho, c’est très drôle, d’être là allongée et de voir la tronche d’Homme et de ma mère, tous deux les yeux rivés sur l’écran.
J’ai envie de leur dire « Ouh ouh j’suis là les boulets j’existe !!! », mais je sens la dame bien trop stressée par ses 2 heures de retard pour tenter l’humour.
Je me marre intérieurement parce que je sens ma fille bouger dans tous les sens, et l’échographe me dit « Ben dites-donc, faut être rapide avec votre bébé hein ! »
Ben ouais, c’est une flèche qu’est-ce que tu veux…
Fin de l’écho moins drôle avec l’annonce d’une malformation cardiaque, autant dire que j’ai été pseudo en état de choc et que je suis rentrée fissa dans mon sweet home pour faire corps avec mon homme (oui, bien sûr, et AUSSI me réconcilier sur l’oreiller…).
J’ai réussi dès le lendemain matin à obtenir une échographie cardiaque fœtale à l’Institut de Puériculture de Paris pour le mardi suivant, les meilleurs en la matière.
Et j’ai passé cette semaine à mentaliser que je réparais le cœur de mon babe, un peu comme avec les petits bonshommes de « Il était une fois la Vie » vous vous souvenez ?
Et ben, je ne sais pas si j’ai réussi, ou s’il ne faut juste pas faire confiance aux médecins blonds, mais la semaine suivante, c’est un cœur parfait qu’on a pu admirer à l’écho cardiaque, et nos deux cœurs de parents ont pu sortir du pressoir qui les maintenait depuis une semaine.
La vie a définitivement plus d’humour que nous…

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Etape 3 : La plage, ah, la plage…

Je terminerai cet article par ce divin instant, ce mirifique moment, cette communion avec l’astre solaire.

Avant les nains : tu as préparé ton cabas avec soin. Tu opères une check list intérieure :

- serviette molletonnée de chez Jalla
- natte pour ne pas salir ta somptueuse serviette
- paréo sesky ramené d’un précédent voyage avec le mâle en Thaïlande
- de l’huile de monoï (indice 2, il faut bien revenir bronzée) qui permettra au mâle de t’oindre sensuellement.
- une petite bouteille de Contrex bien fraîche rangée dans ton petit étui isotherme offert par Monop’.
- un sachet de fruits secs, rien de tel pour couper une petite faim (et pour éviter de craquer sur une glace hypercalorique).

Ça y est, tu es parée, vêtue d’une robe légère sur ton nouveau bikini minimaliste. Il est framboise, hyper classy, échancré et dos nu, tout ce que tu aimes (et le mâle aussi). Ton épilation est nickel, tes cheveux sont protégés par un spray Clarins anti UV et anti sel. Tout ton corps réclame le soleil, tu es prête à aller parfaire ton bronzage (commencé  chez Point Soleil la semaine dernière).

La plage se déroule sous tes pieds, le sable est brûlant mais tes pieds manucurés sont protégés dans d’adorables petites tongs. Le mâle et toi, main dans la main, vous dirigez un peu à l’écart. La plage n’est pas bondée et l’heure est idéale pour éviter les familles et leurs braillards de nains.
Le lieu est choisi et vous déroulez votre natte. La serviette vient délicatement se poser dessus. Puis c’est votre tour. Vous  ôtez votre robe et vous vous allongez avec sensualité. Le mâle vous oint et vous profitez de cet instant idyllique en écoutant ensemble le ressac, uniquement le ressac.

Durant l’après midi, tu iras te baigner plusieurs fois histoire de te rafraîchir entre deux articles de fond sur Lilly Allen et le micro short. Le mâle nagera jusqu’à la bouée et te fera un signe de la main. Puis il jouera à te couvrir les pieds de sable chaud, et tu t’amuseras à entortiller ses poils de torse. Ensuite, tu grignoteras ton petit sachet de fruits secs pendant que le mâle déguste (avec la langue) une glace à la fraise. Vous marcherez ensuite au bord de l’eau, main dans la main, en parlant de l’avenir (mariage, voyage, bébé ?).

Après cette petite pause, vous vous ré allongerez tous les deux sur le sable, un écouteur d’Ipod chacun. Les yeux fermés, vous écouterez VOS chansons en boucle, en pensant à tous les excellents souvenirs (à deux) qu’elles font remonter à la surface. Enfin, sur les coups de 17h30, tu rentreras gorgée de soleil avec un mâle reposé. En chemin, tu croiseras une famille qui arrive seulement à la plage. La pauvre mère a l’air crevé, elle a des cernes jusqu’au chaussettes et porte dans ses bras une naine surexcitée. Le nain qui marche derrière elle te salue d’un « salut caca boudin ». Finalement, on va revoir ce projet bébé.

Tu fais fi de cet affront et tu regardes le mâle d’un air entendu. Cette chaleur langoureuse vous aura donné des idées que vous vous empresserez de mettre en pratique dans la douche à l’italienne de la maison de location, puis dans les draps de lin de la chambre.

Après nains : Ok, le sac est fait. Enfin, LES sacs sont faits. D’ailleurs tu songes à emmener un âne en vacances la prochaine fois histoire d’épargner ton dos.  Tu opères une check list intérieure.

- Maillots, ok, on les mettra avant pour ne pas se faire chier arriver à la plage. Le tien ? Heu, bin, depuis que tu as eu les nains, tu as eu pas mal de vergetures bonheur, et de bourrelets, et du coup, bon, tu as préféré opter pour un une pièce. Mais un glamour hein. Enfin bon, un que tu peux aussi mettre pour aller à la piscine (tu sais, cette activité qui consiste à surveiller le nain qui patauge en couche Némo dans 20 cm d’eau avant de devenir tout bleu).
- des serviettes, ça c’est bon. Une Cars avec Flash Mac Queen dessus pour le nain, une Hello Kitty pour la naine. Et pour le mâle et toi ? Une serviette chourée dans un Novotel, ça fera l’affaire.
- de la crème solaire. En pot de vingt litres. Bleu. Spray. Indice 50. Le bouchon est dans la baignoire, le nain a joué avec hier pour boire l’eau du bain (riche en urinium).
- des joujoux. Seaux, pelles, râteaux et petites voitures. Avec un peu de sable de l’an dernier. Et, aussi, tiens…un vieux Bernard l’Hermite. Feu Bernard.
- des magazines. Popi, Papoum et Picoti. Que du léger quoi. Avec le dernier Harlan Coben pour toi. Ça va maintenant faire trois mois que tu l’as acheté, il serait temps de passer les deux premiers chapitres.
-le goûter des nains. Barquettes 3 chatons à la framboise et vittel fraise. Le mâle tient absolument à ce qu’on emmène ses cookies pur sucre. Et toi ? Bah, tu finiras les barquettes tombées dans le sable.
- la panoplie bob-lunettes des nains. Avec l’espoir qu’ils les garderont plus de trois secondes sur le nez/tête.

- des lingettes et des couches, en même temps, ce genre de choses, limite tu en as dans les poches de ton jean alors…

Bon. Où sont les nains ?µ
L’un se bat contre les mauvaises herbes avec son épuisette et l’autre…tiens, où est l’autre ? Il est    avec le mâle qui bataille pour lui enfiler ses tongs Oui Oui. Ok, la famille est parée à envahir la plage.

Il est 17h, l’heure des nains.
En descendant sur la plage, tu croises un jeune couple doré à point. Ils se tiennent par la main et ont l’air très amoureux. Tu les salues, envieuse. Le nain les salue également, poli le nain, d’un « salut caca boudin ». Sioupère le nain.

Arrivés sur la plage, vous trouvez un coin non-squatté par des tentes pop-up anti UV. La vôtre n’est pas du voyage cette année rapport à la honte qu’a ressenti le mâle l’an dernier lors du repliage de la dite-tente.
Tu poses les sacs. Tu étends les serviettes. Les nains sont en maillots, leurs fringues éparpillées, les tongs oui-oui sont sous 30 cm de sable et ils commencent à courir en hurlant vers la mer. Ok, zen, tu envoies le mâle récupérer les deux mariolos pour les bomber de crème solaire.

« Bah, il est 17h, dit le mâle, ça ne risque plus rien »

« Oui, mais cette nuit, si ça braille, c’est toi qui es de Biafine ». (Sache, chère lectrice, qu’inclure la menace « nuit » et « toi » dans une phrase au mâle, c’est l’assurance qu’il va obéir à la lettre à l’ordre donné).

Les nains sont bleus de crème. Ok. Le mâle a enlevé son tshirt et arbore fièrement son short de plage bleu. Il part avec les nains jouer au bord de l’eau. Tu profites de cet instant de calme pour ôter ton pantacourt et ton débardeur (et te maudis de ne pas avoir enfilé une robe à la place, mais en as-tu emmené, ah bin nan, yavait plus de place dans les valises ). A côté de toi, une jeune maman en bikini revient s’asseoir sur sa serviette et se frictionne vigoureusement : « elle est bonne !! ». Son mâle occupe ses deux adorabeuls nains et elle prend son pavé de 800 pages pour continuer de bouquiner. Tu ne peux pas t’empêcher de regarder sa silhouette de rêve et ses ongles de pieds rouge carmin. Salope. C’est wondermaman. Sache que tu en auras au moins un exemplaire sur ton lieu de vacances. Histoire de ne pas oublier que certaines savent gérer. Et oui. Pas toi.

Tu t’allonges et tu fermes les yeux et tu rentres le ventre espérant récupérer un peu de la nuit difficile et du réveil matinal.

Soudain un nain ruisselant et hurlant se penche sur toi : « Mamaaaaaaaaaaaaaan, j’ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaal ». Oui, le nain, quoi donc ?
Et là le nain entre dans une transe déraisonnable où il t’explique des choses incompréhensibles entre deux sanglots. Tu t’assois, tu le prends dans tes bras (putain, il est gelé), et tu le calmes. « Qu’est ce qui se passe mon chat ? »
« Mamaaaaaaaaaaaaaan, l’eau brûûûûle mes boboooos……….. ». Ok, le nain a les jambes toutes pourrites d’égratignures et le sel, bah, le sel, ça picote. Enfin, comme le nain tient du mâle, il hurle de souffrance, genre « achevez-moi toudessuite ». En bonne maman,tu verses de l’eau sur les bobos, ça va mieux. Mais le nain se met assis sur sa serviette et ne veut plus aller dans l’eau. Il préfère rester près de maman. Et merde.

Tu lui proposes des barquettes. Il en mange deux et demi. Tu manges le reste un peu humide. Mioume. Un régal.
Le mâle rappelle le nain. Le nain boude. Il veut maman. Tu te lèves. Tu t’accroupis pitoyablement au bord d’un trou. « On dirait qu’on fait de la pâte à crêpes maman ». Formidabeul.
Le nain est ravi et touille. La naine mange le sable et te regarde en ouvrant la bouche. Tu n’essaies même plus de lui enlever. Pitoyable.

Wondermaman, elle, est entrain de réaliser une sculpture en sable avec ses nains. Elle a réussi à faire la voiture de Cars. Salope. Le nain chouine. Il veut la même. Tu avises le marchand de glaces, voilà qui va faire diversion.
Le mâle prendra un magnum double choc. Le nain un truc à la fraise et la naine une glace Dora au yaourt insipide. Que tu finiras. Parce qu’elle sera tombée dans le sable. Mioume. Encore un régal.

Vers 18h30, tu songeras qu’il est bientôt l’heure de rentrer, que les nains vont bientôt avoir faim et qu’il ne faudra pas les coucher trop tard puisqu’ils n’ont pas beaucoup siesté. Evidemment, la naine vient de vomir sa glace au sable et le nain chouine parce qu’il a du sable collé au zizi.
Tu as des traces au niveau des seins sur ton débardeur parce que le mâle a décidé qu’on partait juste quand tu avais enfin réussi à aller dans l’eau (en même temps, tu crevais d’envie de faire pipi, il y a bien fallu y aller dans cette eau à 16°).

Les nains sont hagards et ne veulent pas remettre leurs tongs oui oui. Tu fourres tout dans les sacs et tu jettes un regard haineux à wondermaman qui a sorti de la glacière une petite bouteille de blanc bien frais et deux verres pour trinquer avec son mâle. Salope.

Voilà, voilà, alors maintenant on se dépêche d’avoir une pensée pour celle qui remonte péniblement de la plage, les nains dans les bras, de la glace Dora sur le débardeur.

Quant à moi, je te salue bien bas. Je me suis sentie en confiance avec toi, public, à très bientôt j’espère…je retourne à mes nains.

Marie

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Etape 2 : Un rituel de vacances : le marché

Avant nain : Tu t’éveilles plus tard qu’à Paris, c’est bien normal, tout est si calme ici. De ta chambre, tu entends la mer au loin. Le mâle dort encore et tu te lèves doucement pour lui préparer son petit déjeuner. La table mise sur la terrasse, tu te sers tes céréales Musli spécial Maigre avec un yaglourt 0%. Le soleil chauffe déjà tes jambes que dévoile ta nuisette en coton bio. Hmmmm…que c’est bon. Un baiser dans le cou te signale que le mâle est éveillé. Vous partagez un pamplemousse en devisant gaiement. Puis, comme il est déjà 10h30, vous songez à aller faire le marché pour déjeuner ce midi. Tu enfiles prestement un petit top de lin et un mini short. Tes spartiates feront l’affaire, tu n’es pas là pour faire un défilé de mode, voyons… Main dans la main, avec le mâle, vous descendez la route qui mène au bourg. Une petite marche d’un quart d’heure, voilà qui fait du bien.

Le marché est charmant, quelques étals, des fruits, des légumes, du poisson frais, des petits paniers tressés. Tout est tellement typique, c’est adorabeul. Tu choisis un melon avec le mâle et une petite mamie de la file vous conseille. Vous la remerciez chaleureusement. Les gens sont tellement plus gentils qu’à Paris, c’est fou. Le mâle part choisir des langoustines pour votre repas de midi tandis que tu patientes chez le boulanger pour choisir une délicieuse miche aux céréales bio. Ensuite, vous décidez de prendre un petit café en terrasse. Le soleil est chaud et vous lisez ensemble le Libé autour d’un Moka Sidamo, votre café préféré. La matinée étant bien avancée, vous rentrez ensuite vers la maison histoire de préparer un déjeuner léger arrosé d’un vin blanc glacé. Avant de sombrer pour une petite sieste. En culotte dans les draps de lin.

Après nains :
6h20 , le premier nain braille. Il réveille l’autre.
Le mâle, étrangement, n’entend pas et continue de respirer bien profondément. Toi, tu te lèves, de toute façon avec ce put*** de coq qui cocoricote depuis 5h du mat’, tu étais réveillée. Un petit coup de latte au mâle en te levant, ça ne fait pas de mal, et ça défoule.

Les nains sont ronchons, normal, il est 6h20. Bon.
Le petit déjeuner est pris rapidement, enfin celui des nains, puisque tu n’as pas vraiment le temps de te faire un café, d’ailleurs, tu as oublié d’acheter des filtres hier et il n’y a rien dans cette maison de loc’.

Tu sors les nains dans le jardin, histoire de ne pas faire trop de bruit dans la maison (car, bonne pomme, tu penses au mâle). Ils jouent dehors dans l’herbe, les jeux promis ne sont en fait qu’un vil bac à sable un peu dégueulasse et louche ainsi qu’un vieux tracto-pelle rouillé. Cela dit, les nains étant vaccinés contre le tétanos, tu les laisses se disputer le tracto-pelle. Pendant ce temps, tu tentes de finir ta nuit dans le transat. Difficile avec ce bruit. Surtout que le transat ne s’allonge plus. Difficile de dormir à la verticale.

- Mamaaaaaaaaaaaaaan….elle m’a dit « pas beau ».

- Chéri, ta soeur a 15 mois, elle dit « pas beau » mais elle ne comprend pas, dis tu en ouvrant difficilement les paupières.

Manifestement, la petite comprend très bien puisqu’elle vient d’asséner un coup de pelle (où l’a-t-elle trouvée cette pelle ?) sur la tête de son frère en lui criant « pas beau ».

Tu rentres les nains, il est 8h45, le mâle a assez dormi. Il émerge d’ailleurs, vaseux, en disant qu’il n’a pas réussi à se rendormir depuis que tu l’as réveillé en te levant. Tu songes à lui enfouir la tronche dans le bac à sable, mais le mâle n’est peut être pas vacciné contre le tétanos.

10h30 : tout le monde est prêt, les nains ont déjà eu le droit de manger des Pom’Potes (sache, public ignorant, que la Pom’Pote est le meilleur allié des parents gavés et des nains en hypoglycémie), et commencent à être un peu fatigués. Tu te jure intérieurement qu’ils seront à la sieste à 12h.
Pour aller au marché, il faut pédaler 15 minutes. Heureusement, il y a des sièges enfants sur les vélos. Bon, les casques sont ridicules et crados mais ils vont aux nains. Et tu as pensé à emmener du Parapou. Youhou. La petite hurle de joie « vélovélovélovélo » tout le trajet et le grand pleure parce qu’il voulait monter derrière maman et « pas papa, pas papa ». Le mâle s’énerve.

L’arrivée au marché est des plus discrète puisque petite nain et grand nain papotent du haut de leur siège vélo. Compte tenu de leur état de fatigue, leur dialogue tient plus du « Caca », « Prout », « Caca Fesse » et « Gros Prout ». Le tout hurlé, bien entendu.

Rouge de honte, tu descends de vélo, tu songes à y laisser les nains mais ça ferait mauvais genre.
Tu te glisses dans la file pour les fruits et légumes avec les nains. Le mâle va s’acheter le Libé, il revient. Les nains sont à hauteur de cagettes. Ils veulent du melon. Oui, les nains, on va prendre du melon.

Le nain n’attend pas la gentille jeune fille qui sert. La petite a saisi un melon et l’envoie à son frère en hurlant « Baballe ». Le melon tombe au pied du grand nain. Qui hurle parce que le melon a effleuré son orteil. « ymafémaaaal mamaaaaaaaaaan !!! ». Bon, ok, on va prendre celui là.  D’ailleurs tu vas te contenter du melon et tu empoignes tes nains pour partir au plus vite de ce marché où tout le monde te fixe d’un air agressif. Le mâle tarde à revenir. Les nains commencent à chouiner. Tu cours à la boulangerie chercher une baguette pour leur en coller un morceau dans le bec.

Silence. Calme.

Tu rentres en pédalant de toutes tes forces. Tu as mal aux cuisses. Le mâle fonce devant.
Ce midi, c’est reste de coquillettes au jambon pour tout le monde. Et sieste.
Enfin, sieste. Le nain trouve qu’en vacances, on dort une heure, pas plus. Après, on va à la plage.

Suite et fin demain

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Petite introduction avant de laisser la place à mon invitée du jour, qui restera d’ailleurs 3 jours (elle est un tantinet collante , mais on l’aime bien)

J’avais donc fait un appel à contribution ici même aux lectrices NON blogueuses. Alors vous devez vous étonner d’en voir débarquer une (blogueuse) ici aujourd’hui (et pendant la semaine rapport qu’elle est collante toussa)

Mais que néni c’est normal ! Je l’ai personnellement invitée, contactée, démarchée, bref assaillie de mail du style : « plizzzzzzzzzzzzzzzzzz je t’aime trop d’amour, c’est trop bien comment tu écris, je VEUX que tu viennes squatter chez moi ».

Résultat, elle squatte 3 jours, mais ça je sens que vous l’avez compris…

J’ai en effet voulu inviter Marie et vous verrez en fin de semaine une autre, deux donc seulement, deux que je suis depuis quelques semaines, deux qui me font hurler de rire et voila, je tenais à vous les faire connaitre AU CAS OU vous ne les connaitriez pas encore (ouf)

Place à Marie donc maintenant (je me la boucle) (surtout qu’elle est bavarde aussi elle)

J’y suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. Ça y est !!! Je squatte chez e-zabel. Ouééééééééééééé (mini-ola).
Humble Marie, humble.
YOUHOU.
Bon, toi qui ne me connais pas, gentil public, je me présente. Marie, 2 nains, et un blog, les mamanstestent. Puisque ta chère bloggeuse parisienne part en vacances, bin, c’est ma pomme qui prend la relève, enfin, pour aujourd’hui, t’emballe pas tout de même.
Et ouiche, pendant que certaines partent se dorer la couenne, d’autres écrivent des artikeuls. M’enfin, ayons tout de même une pensée pour Isabelle qui doit, en ce moment même, gérer ses nains, 24/24h. Gulp.

Oh… je te vois qui sourit, toi qui n’as pas de nains. Tu penses que les vacances avec nains, c’est juste meugnon. Qu’on montre une mouette au nain et qu’il la regarde pendant des heures en disant « é bô maman ». Que nenni jeune naïve, que nenni. Pour toi, cher public, pour toi, j’ai entrepris une étude comparative de quelques moments de vacances. Sans nains. Avec nains. Et là, bin tu ne vas plus rigoler. Du tout.

Etape 1 : La maison de location
Avant nain : tu as choisi une jolie petite maison bretonne très typique (hûûûûû les zolis volets bleus, hûûûû, les roses trémières…!) à 20 mètres de la plage. Le mâle et toi avez roulé tranquillement le vendredi et avez réservé une chambre d’hôtel histoire d’attendre le samedi, jour des locations. A l’heure dite, vous vous rendez à l’adresse donnée par la charmante dame, le coffre chargé de victuailles. Vous avez pris le temps de faire des courses en ce délicieux samedi après midi, avant la cohue du soir. La maison est EX-AC-TE-MENT comme vous vous l’imaginiez, petite mais très confortable, parfaite pour une semaine en amoureux. Tout est meublé avec goût et les matelas sont d’excellente qualité. Ça tombe bien, le mâle décide d’étrenner ce nouveau lit avec vous, huhuhu, petit coquin….
Après nain : Tu as choisi une maison de location pas trop chère, bin oui, avec deux nains, faut au moins deux chambres et un jardin clos pour que le nain ne se barre pas. Bon, la plage est à quinze minute à pied mais bon, au moins, il y a des jeux dans le jardin, ça amusera les nains. Le trajet en voiture se déroule bien évidemment un samedi, comme toutes les andouilles qui louent. Dans les bouchons. Je te passe sur le trajet en voiture avec les nains, entre le petit qui chouine et l’autre qui fait rien qu’à dégueuler, le mâle qui peste et les aires d’autoroute blindées. Pour une plongée en apnée dans le monde impitoyable du trajet en voiture, je te laisse lire mes précédents artikeuls.
En bref, après huit heures de route, des odeurs de vomi et des kilos de Pringeuls fourrés dans la bouche des nains, tu arrives ENFIN à destination. La maison est grande, chic, c’est déjà un bon point. Bon, elle n’est pas très typique, mais on ne va pas chipoter. Les chambres ? Correctes, si ce n’est le plaid dauphin et le tableau de berger allemand au point de croix encadré au mur. Pas vraiment sesky.
Les matelas sont défoncés mais bon, allez, ce sont les vacances, hein ?
Inutile de demander aux nains ce qu’ils pensent de ton choix. Sache que le nain qui a voyagé, public, est dans un état lamentable, mêlé d’excitation, de fatigue et de bad karma (rapport au fait qu’il est resté vissé huit heures dans son siège toto). Le nain n’en a donc strictement rin à fout’ de la chouette maison bretonne louée par sa chère mère. Il veut aller à la MER, toudessuite, avec son EPUISETTE épicétou. Ok, le nain, mais là, faut d’abord décharger et faire les courses parce que c’est samedi et pis que bon, voilà.
Crise. Pleurs. Trépigne le nain.
Promesse d’achat de yaourts aux smarties en courses. Calmage du nain.
Le mâle s’autodésigne pour décharger la voiture (et accessoirement s’affaler dans le transat une fois les quelques valises balancées au petit bonheur la chance dans les chambres).
Tu acceptes car tu sais que si le mâle tente de ranger le linge dans les armoires, ta naine va se retrouver avec des caleçons de mâle, ton nain avec des culottes en dentelle et le mâle avec des petits débardeurs Hello Kitty. Le tout bourré/pas rangé dans les étagères. Tu acceptes donc et te rends au Shopi du coin faire ses courses. Avec les nains, of course, sinon, ça ne serait pas de vraies vacances.
Etonnant ce Shopi, les nains sont tout déboussolés, en plus il n’y a pas de peticaddie (ronchonne le nain). Nan, certes, mais il y a un monde fou, des gens torses nus et des mamies surbronzées en marinière. Oué, c’est la mode la marinière.
Tu essaies de faire vite et de prendre l’essentiel. Le lait, les yaourts aux smarties, les bières du mâle. Mince, ya pas les céréales du nain. Crise. Trépigne. Tu chopes des compotes à boire dans un rayon et tu en colles une dans le bec du nain. La naine en veut aussi. Hurle, crie, trépigne. Une pom’pote.
Tu termines tant bien que mal ces menues courses avec tes nains hurlant dans le caddie (en même temps, ils ont terminé les quatre compotes et tu as planqué l’emballage entre deux paquets de lessive). Tu tentes quelques sourires et quelques « oui mes chéris, vous êtes fatigués, on a beaucoup roulé » pour essayer de faire comprendre aux gens que tu n’es pas une mère indigne et que tes nains ont d’excellentes raisons de brailler à 18h dans un Shopi blindé.
« Vous avez la carte du magasin ? »
« Ai-je une tête à aller au Shopi en temps normal ? » penses-tu.
Mais tu ne dis pas cela, que nenni ; en charmante maman, tu te contentes d’un non bien poli, les nains pourrissant déjà l’ambiance de tout le magasin depuis maintenant dix minutes.
Rentrée à la maison, tu trouves un mâle épuisé (d’avoir roulé LUI) entrain de comater dans le transat. Les nains veulent toujours aller à la MER avec leur EPUISETTE. Le mâle voudrait une bière.
« Mince, elles ne sont pas fraîches. T’as pas pensé aux cajoux ? »
Tu te retiens d’étouffer le mâle avec les smarties du nain et tu ranges les affaires dans les chambres. Tu fais manger les nains. Pâtes, jambon. Yaourt aux smarties.
Les nains sont cuits et toi aussi. Tu grignotes avec le mâle et tu finis par t’affaler sur le mauvais couvre lit décoré d’un husky. Les vacances commencent bien, il est 22h30.

L’étape 2 c’est pour demain !!

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Accueillons aujourd’hui Sophie !

Sophie, parisienne de coeur et lyonnaise d’adoption, 33 ans, over-working maman d’une puce de 5 ans et un p’tit gars de 3 ans, en pleine réflexion professionnelle pour être plus présente avec les petits loups !
Comme Bénédicte, j’aime le rose et tout ce qui brille, j’ai plus de paires de chaussures qu’il n’en faut pour chausser tout l’immeuble (chut, ne dites rien à mon homme !), j’aime les bons restos, qu’ils soient branchés, exotiques ou classiques et ma vie d’AVANT comptait voyages lointains et sorties le soir !

Vous allez me dire « Avec une puce de 5 ans, c’est bien normal… »
Mais non, en fait, je parle de moi avec mes enfants.
Je ne sais pas si vous connaissez ça : vous passez devant un magasin, vous voyez une tenue qui vous fait craquer « oh ça lui irait trop bien » et hop, ça de plus dans la placard qui a déjà tendance à déborder, je l’avoue ! Bon, rassurez-vous, je ne vais pas vous refaire les confessions d’une accro du shopping !
Mon souci c’est que, quand j’étais petite, mes Barbies elles étaient bien dociles, pas du genre à vous claquer « j’aime pas » ou pire « c’est moche ! » comme la puce.
Et puis Barbie, pas de doute, elle a les mensurations et le glamour-chic d’un mannequin : elle ne connaît pas les problèmes de pied trop large pour rentrer dans les chaussures, de système de fermeture pas pratique pour les envies pressantes du petit, etc…
Et comble du comble, elle ne dit jamais « ça gratte », « ça serre » ou au contraire « mais il tombe tout le temps ce pantalon »…
Bref, Barbie, c’était bien plus facile de t’habiller…

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