3h du matin, une nuit il y a environ 2 semaines

Je crois entendre au loin depuis mon sommeil profond un « maman« .
Analyse(…)
« Mamannnnnnnnnn »
Ah oui c’est bien ça, quelqu’un parle dans la maison.
« MAMANNNNNNNNNNNN »
Bordel mais que quelqu’un fasse quelque chose !
« MAMAN MAMAN MAMAN !!!!!!! »
Fin de l’analyse – remontée d’un souvenir vieux d’environ 4 ans et demi : « félicitations madame, vous êtes maman »
Ah ! ça me revient, j’ouvre un œil, c’est moi qu’on appelle donc ?
Les hurlements amplifient, l’intervalle entre deux « MAMAN » se raccourcit, je n’ai plus que quelques secondes avant qu’elle ne réveille toute la maison (entre nous, le papa, m’en fiche, c’est surtout le frangin que j’aimerai éviter de devoir bercer ensuite !)
Je roule du lit.
Je réussi à négocier le 1er virage mais je perds l’équilibre dans le 2e, tout en lançant un « j’arrive ! » (avec le lot d’insultes qui va bien avec mais que je parviens à maintenir à l’intérieur de mon moi-même complètement éclaté)
J’entre ENFIN dans la chambre de madame la princesse, la rose.
C’est bien là que se situe le problème. J’ai réussi à analyser 1/ que j’étais la maman 2/ que c’était choupie qui hurlait
Je m’en félicite grandement.

Le dialogue s’installe, je tente de prendre une voix posée (genre tu ne me déranges pas ma petite chérie d’amour)

« Qu’est-ce qu’il y a ma puce ? »
« Je veux pas dormir, il y a de l’orage ! »
« mais ma puce, cela fait déjà 6 heures que tu dors (veinarde) et il n’y a pas d’orage voyons ! »
« ah bon ? »
« mais non, il ne pleut même pas d’ailleurs ! »

Scotchée la gamine

Elle se recouche, bisous, calin tout ça, hop, 1 minute plus tard je me retrouve comme un zombi au milieu du salon.
Je regarde par la fenêtre, la rue est déserte (ba ouais on dort à cette heure là hein !)
et… il pleut
Ah… 1ere nouvelle. Bon tant pis, j’ai un peu menti sans le savoir.
Je retourne au lit, me couche.
« Baboummmmmm » (je le fais bien hein ?)

Ah ba si tiens, il y a de l’orage !

Ma pauvre puce, elle a dû penser que soit sa mère était complètement tarée, soit que je lui mentais, soit que j’en avais rien à faire de sa trouille.
Bref, une bonne vraie mère indigne sur le coup !

Tant pis. J’ai juste prié pour qu’elle ne me rappelle pas.
Dieu existe.