C’est assez rare que je parle ici de mes lectures (en fait, c’est parce que je ne lis pas – rhoooooo) mais je ne pouvais pas laisser passer ça.

Ça c’est le témoignage de Stéphanie Allenou.

J’ai reçu il y a quelques semaines un communiqué de presse, comme j’en reçois… wattmille par jour.

Sauf que celui-ci fait partie du petit pourcentage qui tape à l’œil.

Mère Epuisée.

Ça a fait tilt !

Ça a remonté beaucoup de choses en moi.

J’ai demandé à recevoir le livre.

Et je l’ai lu, d’une traite.

Alors j’ai demandé à rencontrer l’auteur.

Une grande première pour moi.

Stéphanie Allenou est une maman normale. Qui se livre (dans un livre – ah ah – c’était facile, c’est juste pour détendre l’atmosphère là hein). Certaine (suivez mon regard) ont choisi d’ouvrir un blog et d’utiliser l’humour pour EN PARLER. Elle, elle a pris la plume (ou la souris tiens d’ailleurs, j’ai oublié de lui demander)

Parce qu’elle est passée par des mois plus que difficiles. Une souffrance énorme. Un isolement sans nom. Un quotidien insupportable.

Et elle raconte tout dans cet ouvrage. Elle se donne complètement. C’est un récit poignant, un témoignage courageux.

Mais nécessaire. Car il faut en parler. Je suis sûre de moi, nous sommes très très nombreuses à passer par des moments de doute, de peur mais aussi d’épuisement.

Stéphanie Allenou aborde le « burn out » des mères. Différent d’une dépression post-natale, comme celle que j’ai pu traverser. Mais il y a de très nombreux points communs, nous en avons discuté toutes les deux d’abord dans les causes : la fatigue, l’isolement, le manque de reconnaissance. Et puis dans les réactions : le pétage de plomb, les pleurs, les cris, l’impression que l’on ne s’en sortira jamais, l’idée de la mort.

Ce témoignage montre plusieurs choses à mon sens :

-          Que cela arrive à n’importe qui !.

-          Que c’est beaucoup plus courant qu’on ne l’entend (même si la tendance veut que l’on ose enfin de plus en plus en parler)

-          Qu’il faut réussir à demander de l’aide et malheureusement, ce n’est pas si simple, les structures d’accueil, les contacts, manquent cruellement. Et la honte, infondée mais réelle, des mamans qui n’osent pas avouer, s’avouer qu’elles n’y arrivent plus. Je pense ici surtout aux mamans d’enfants adoptés, ou à celles qui ont passés des années en traitement pour enfin tomber enceinte et qui, une fois mère, ne vont encore moins s’autoriser à craquer !!

-          Qu’il faut oser en parler, verbaliser, témoigner pour bien montrer que ce n’est pas une tare, pas une maladie, que l’on peut évidemment s’en sortir, même si les efforts sont parfois immenses et que les dégats occasionnés peuvent être longs à réparer.

-          Qu’il faut être à l’écoute de sa voisine, de sa sœur, de sa collègue… ne pas juger mais être là, pour toutes les jeunes mamans en difficulté.

Je ne peux que vous recommander la lecture de ce livre, je ne souhaite pas vous le résumer, j’avais surtout envie, juste d’en parler ! Voici les mots/expressions que j’ai retenu pour ma part :

-          Le déclic vient de nous-même

-          Déléguer

-          S’éloigner

-          Faire quelque chose pour soi uniquement

-          « Normal » ou du moins « courant »

-          Fatigue, isolement physique puis psychologique

-          Manque de reconnaissance

Je termine sur une note optimiste, Stéphanie Allenou va très bien aujourd’hui, son livre rencontre un large succès, mérité. Elle a créé, entre autre, une petite société qui propose des moyens de transports écolo et originaux (elle en parle d’en son livre), Tribuletsens. Je lui fais un petit lien. Parce que je l’aime bien !

Mère Epuisée
Stéphanie Allanou
224 pages
Editeur : LES LIENS QUI LIBERENT EDITIONS (2 février 2011)