Et j’ai envie de dire : « ba c’est pas trop tôt ! »
C’est même trop tard, mais ça, je crois que vous avez bien compris ma position à ce sujet.
Que les choses soient bien claires. Je suis, vous le savez, contre ce projet de réforme et non pas contre UNE réforme. Une réforme qui prendrait en compte les VRAIS problèmes de l’éducation nationale, citons par exemple, sans ordre aucun : les programmes scolaires, la formation et la valorisation du métier des professeurs, l’échec scolaire, la baisse du niveau de connaissance, les moyens, etc, etc.
La demi-journée en plus ou en moins, comment vous (re)dire que c’est un non sujet à mon sens.
Quoi qu’il en soit, je suis une maman citoyenne, habitant Paris et je m’en va devoir suivre ce que monsieur le Maire de Paris, va décider. Ou m’exiler en banlieue (horreur et damnation).
Et cela fait quelques semaines que j’attends. Comme beaucoup. SA décision. Enfin, plus précisément, celle du Conseil de Paris.
C’est comme le printemps, dis donc on l’aura bien attendu celui-là.
Enfin, ce n’est pas comme si nous devions nous organiser.
La municipalité déjà. Mais bon, ça, c’est son problème, moi je vais me contenter de payer bien gentiment mes impôts locaux qui, non non non n’augmenteront pas trop (ah ah ah, c’est qu’on est des rigolos à la capitale)
Mais nous, les parents.
S’il y a désormais école le mercredi matin, peut-être que certaines mamans, alors à 80%, voudront réintégrer leur travail à 100%. Ceci nécessitant 1/ une réflexion 2/ une prise de décision 3/ une demande à la hiérarchie. Donc, du temps.
Si école le mercredi matin, quid du contrat avec la nounou / la baby-sitter qui gardait les enfants ce jour entier auparavant. Sera-t-elle toujours intéressée ? Dans tous les cas, un avenant au contrat de travail avec de nouveaux horaires doit lui être proposé. Là encore, du temps, des délais, notamment dans le cas d’une rupture de contrat !
Si école le mercredi matin, quid du mercredi après-midi : cantine, centre aéré ou récupération par la maman, le papa, une baby-sitter de l’enfant à 11h30 ou 13h30 ou ?
Et je ne cite que 3 cas parmi… tant !
Septembre c’est demain. Le changement de rythme scolaire, s’il a lieu, impliquera beaucoup de modifications pour les parents AUSSI.
Disons que cela pourrait être sympa de le savoir le plus tôt possible ! Non ? Si vraiment, j’insiste.
De mon côté, j’ai établi plein de plans. A, B, C, j’ai révisé mon alphabet. Le conditionnel est devenu ma deuxième langue. Alors, si les enfants sortent plus tôt, étant à mi-temps, est-ce que j’organiserai ma partie freelance pour pouvoir récupérer les enfants à 15h30 ? 16h30 ? ou 18h ? Quid du mercredi ? Je pourrai peut-être demander à retravailler le matin pour libérer mon lundi après-midi ? Ou pas.
En résumé, voici le problème à résoudre au plus vite :
Sachant que le train M, comme Maman, part de la gare de Sainte Organisation à 10h23 et que le train B, comme « bordel » part lui de la gare de Nawak à 11h47, à quelle heure pouvons-nous envisager qu’ils se rencontrent ENFIN. »
Tiens, j’écris ce billet et j’apprends que la mairie de Lille (PS, je le rappelle) repousse la mise en place pour 2014. A bon entendeur…
EDIT mardi 19 mars 9h30 : extrait d’un article du Parisien publié ce matin : « La fumée blanche est sortie à 17h30, hier. Bertrand Delanoë appliquera dès cette année la réforme des rythmes scolaires dans les 662 écoles de la capitale. Solitude du bon élève : aucune autre grande ville de France n’a fait le même choix, la maire de Lille (PS) Martine Aubry ayant annoncé hier matin, après Lyon, Bordeaux ou Strasbourg, qu’elle reportait d’un an la mise en œuvre du texte » (…) « Le résultat de ce vote fait peu de mystère : malgré l’opposition de la droite et du Front de gauche sur le sujet, la réforme devrait être entérinée avec les voix des élus socialistes et écologistes.
Ces derniers, qui « hésitaient » ces derniers jours, ont finalement décidé de soutenir le projet municipal après deux heures de réunion à huis clos avec Bertrand Delanoë, hier après-midi à l’Hôtel de Ville. « Nous avons obtenu des avancées significatives, de manière que tous les intervenants de l’école sortent gagnants », explique Sylvain Garrel, le coprésident du groupe Europe Ecologie-les Verts.«