bande annonce dessin animé film violentDimanche après-midi nous sommes allés dans une salle de cinéma – Pathé Gaumont – afin d’assister à l’avant-première d’Epic. LE dessin animé tant attendu ici et qui ne sort officiellement que demain.

Que nous étions contents de traverser quelques arrondissements en AutoLib’ pour découvrir le film un peu avant les autres.

Passons sur le fait que la salle était très peu accueillante et l’écran minuscule.

Passons sur les difficultés rencontrées lors de la mise en route de la 3D qui a entraîné une petite inquiétude chez les enfants pensant que leurs lunettes « ne marchaient pas » .

Passons un peu moins sur les deux passages de la publicité Schwepps quelque peu « provocante » (en anglais, oui, mais sous titrés au cas où nous n’aurions pas bien saisi afin de le traduire parfaitement le mot sex).

C’est-à-dire que si nous ne mettons pas volontairement les enfants devant la télé chez nous, ce n’est pas pour, après avoir payé près de 35 € nos places de cinéma, se retrouver devant ce type de publicité.

Mais que dire de cette bande-annonce… Après les 15 pénibles minutes de publicité, la lumière s’éteint enfin. A chaque fois les enfants pensent que leur film va démarrer, on leur rappelle que non, en général, il reste toujours une bande annonce. Ah oui, c’est vrai ! C’est pas grave ! On va découvrir des extraits d’un prochain film !! Youhou…

C’est ainsi que, depuis dimanche 15h30, je sais que le prochain film de Depardieu – acteur Russe – sortira le 26 juin. Il jouera avec Joey Starr. Et mon petit doigt me dit qu’il sera assez mouvementé, ce film. Mon petit doigt ? Ah non, pardon : cette @&$ù^de bande-annonce diffusée devant un jeune public trépignant d’impatience pour voir leur DESSIN ANIME.

C’est tout simplement intolérable. Une honte. Diffuser des images aussi violentes avant un dessin animé ! Dès les premières secondes de la bande annonce, il était facile de deviner d’ampleur des dégâts possibles. L’Homme et moi avons immédiatement demandé aux enfants de fermer les yeux. Ils n’ont pas compris sur le coup pourquoi nous étions si énervés. Ils ont obéi. Et tant mieux. Je n’ai aperçu que quelques plans : un corps dans une marre de sang. Je me suis focalisée sur les enfants, l’Homme lui bouillait à mes côtés.

Alors, je suis en colère. Je protège mes enfants, je choisis pour eux ce qu’ils ont le droit de regarder et si je décide de leur montrer, de plus en plus désormais, des films un peu différents avec des histoires un peu plus difficiles, c’est en les prévenant et en les accompagnant. Je n’attends pas de médaille, j’attends juste de la logique et du soutien !

À quoi servent les avertissements, les signalétiques dont on nous rabâche les oreilles à coup de campagnes publicitaires ? Faites attention vilains parents, vos enfants voient des choses que vous ne voyez pas… oulalalala

Comme le disait si bien cette maman spectatrice qui interpella dimanche le manager de la salle, venu expliquer peu après un souci avec la 3D : ce n’est pas vous qui allez devoir gérer les réactions de nos enfants ! Ce n’est pas vous qui allez vous lever la nuit quand ils vont faire des cauchemars ! Ce n’est pas vous qui allez passer 1h à les coucher le soir même pour répondre à leur peur, expliquer qu’il ne s’agit que d’un film, qu’ils n’auraient pas dû voir ces images.

Parce que BORDEL, ils n’auraient JAMAIS dû voir ces images.

Le manager a répondu qu’il n’y était pour rien (AH AH AH sérieusement ?)

Alors, j’aimerai bien savoir qui décide, qui ne réfléchit tout simplement pas aux conséquences de ces choix ?

J’aimerai qu’on m’explique.

Hélas, quand je parle de mon coup de gueule sur ma page facebook beaucoup de parents réagissent en me donnant des exemples identiques !!

 

Je suis très énervée, je demande des explications, je veux que les responsables des programmations des salles de cinéma sachent que c’est tout bonnement inadmissible.

 

A lire aussi, un « vielle » article de Sandra, toujours d’actualité donc !

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22 mai école parisMercredi de son prénom.

Ce 22 mai était, à l’origine, un bien simple mercredi : sans école et avec centre de loisirs. La routine pour ce 22 mai.

Et puis, il fut décidé par le grand chef du 22 mai, le Ministère de l’Éducation nationale en personne, qu‘en fait, ce mercredi serait finalement travaillé. Les enfants iront à l’école pour récupérer un des jours donnés en plus aux vacances de la Toussaint.

Ah.

Parce que, donc, c’était pas cadeau l’allongement des vacances de la Toussaint ? Ba non ! Non seulement il avait fallu trouver (et payer) une solution de garde pour ces jours de plus. Mais en mai, il fallait donc s’assoir sur une journée d’activités extrascolaires payées pour « récupérer ». Bien bien bien, allez, ne chipotons pas !

Voilà pourquoi, j’ai accepté une réunion de travail ce mercredi 22 mai au matin. Les enfants ayant école. Pour une fois, je pouvais facilement être au bureau, un mercredi, à 8h45.

Sauf que…

…  juste avant les vacances de printemps, j’ai aperçu une affiche  devant l’école maternelle (pas primaire, par contre), disant qu’en fait, les enfants n’auront pas école, car les professeurs se réuniront ce jour-là pour mettre en place la réforme des rythmes scolaires. (lol)

Ah

Je vais me rabattre sur le Centre de Loisirs donc. Rapport à ma réunion… Sauf que rien n’est précisé. Super (Michel)

Quelques jours plus tard, un second affichage annonce qu’il y aura bien Centre de Loisirs.

Ouf hein.

Et puis avant-hier, en passant, j’ai trouvé un 3e affichage : « En raison d’une grève des équipes du centre de Loisirs, celui-ci sera fermé le…

22 mai. »

[Insultes]

Et après ça, vous voulez, chers politiques, que l’on soit confiants pour la mise en place, en septembre, de la réforme des rythmes scolaires ?

Sérieusement ?

Parce que le 22 mai et son p’t-être bien que oui, p’t-être bien que non et sa conclusion : chers parents, démerdez-vous pour garder vos enfants dans 7 jours. MERCI HEIN.

22 mai école fermée

Oui, je suis énervée.

Et encore, je ne parle pas du lundi de Pentecôte, le grand foutage de visage (je suis polie) qui perdure.

Pas d’école, pas d’administration, une nounou à payer double car « jour férié » AH AH AH et entreprise privée ouverte, mais donc évidemment au 3/4 désertes. BREF.

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Et j’ai envie de dire : « ba c’est pas trop tôt ! »
C’est même trop tard, mais ça, je crois que vous avez bien compris ma position à ce sujet.

Que les choses soient bien claires. Je suis, vous le savez, contre ce projet de réforme et non pas contre UNE réforme. Une réforme qui prendrait en compte les VRAIS problèmes de l’éducation nationale, citons par exemple, sans ordre aucun : les programmes scolaires, la formation et la valorisation du métier des professeurs, l’échec scolaire, la baisse du niveau de connaissance, les moyens, etc, etc.
La demi-journée en plus ou en moins, comment vous (re)dire que c’est un non sujet à mon sens.

Quoi qu’il en soit, je suis une maman citoyenne, habitant Paris et je m’en va devoir suivre ce que monsieur le Maire de Paris, va décider. Ou m’exiler en banlieue (horreur et damnation).
Et cela fait quelques semaines que j’attends. Comme beaucoup. SA décision. Enfin, plus précisément, celle du Conseil de Paris.

C’est comme le printemps, dis donc on l’aura bien attendu celui-là.

Enfin, ce n’est pas comme si nous devions nous organiser.
La municipalité déjà. Mais bon, ça, c’est son problème, moi je vais me contenter de payer bien gentiment mes impôts locaux qui, non non non n’augmenteront pas trop (ah ah ah, c’est qu’on est des rigolos à la capitale)

Mais nous, les parents.
S’il y a désormais école le mercredi matin, peut-être que certaines mamans, alors à 80%, voudront réintégrer leur travail à 100%. Ceci nécessitant 1/ une réflexion 2/ une prise de décision 3/ une demande à la hiérarchie. Donc, du temps.

Si école le mercredi matin, quid du contrat avec la nounou / la baby-sitter qui gardait les enfants ce jour entier auparavant. Sera-t-elle toujours intéressée ? Dans tous les cas, un avenant au contrat de travail avec de nouveaux horaires doit lui être proposé. Là encore, du temps, des délais, notamment dans le cas d’une rupture de contrat !

Si école le mercredi matin, quid du mercredi après-midi : cantine, centre aéré ou récupération par la maman, le papa, une baby-sitter de l’enfant à 11h30 ou 13h30 ou ?

Et je ne cite que 3 cas parmi… tant !

Septembre c’est demain. Le changement de rythme scolaire, s’il a lieu, impliquera beaucoup de modifications pour les parents AUSSI.
Disons que cela pourrait être sympa de le savoir le plus tôt possible ! Non ? Si vraiment, j’insiste.

De mon côté, j’ai établi plein de plans. A, B, C, j’ai révisé mon alphabet. Le conditionnel est devenu ma deuxième langue. Alors, si les enfants sortent plus tôt, étant à mi-temps, est-ce que j’organiserai ma partie freelance pour pouvoir récupérer les enfants à 15h30 ? 16h30 ? ou 18h ? Quid du mercredi ? Je pourrai peut-être demander à retravailler le matin pour libérer mon lundi après-midi ? Ou pas.
En résumé, voici le problème à résoudre au plus vite :

Sachant que le train M, comme Maman, part de la gare de Sainte Organisation à 10h23 et que le train B, comme « bordel » part lui de la gare de Nawak à 11h47, à quelle heure pouvons-nous envisager qu’ils se rencontrent ENFIN. »

Tiens, j’écris ce billet et j’apprends que la mairie de Lille (PS, je le rappelle) repousse la mise en place pour 2014. A bon entendeur…

 

EDIT mardi 19 mars 9h30 : extrait d’un article du Parisien publié ce matin : « La fumée blanche est sortie à 17h30, hier. Bertrand Delanoë appliquera dès cette année la réforme des rythmes scolaires dans les 662 écoles de la capitale. Solitude du bon élève : aucune autre grande ville de France n’a fait le même choix, la maire de Lille (PS) Martine Aubry ayant annoncé hier matin, après Lyon, Bordeaux ou Strasbourg, qu’elle reportait d’un an la mise en œuvre du texte » (…) « Le résultat de ce vote fait peu de mystère : malgré l’opposition de la droite et du Front de gauche sur le sujet, la réforme devrait être entérinée avec les voix des élus socialistes et écologistes.

Ces derniers, qui « hésitaient » ces derniers jours, ont finalement décidé de soutenir le projet municipal après deux heures de réunion à huis clos avec Bertrand Delanoë, hier après-midi à l’Hôtel de Ville. « Nous avons obtenu des avancées significatives, de manière que tous les intervenants de l’école sortent gagnants », explique Sylvain Garrel, le coprésident du groupe Europe Ecologie-les Verts.« 

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epuisement maman- cela fait plus de 3 semaines que tu traines comme une loque, passant de pics de fièvre en pics de fièvre sans rien y comprendre et que ta prise de sang ne relève rien d’anormal (au contraire, un taux de cholestérol et une glycémie à jeun à faire flipper les vendeurs de médicaments)

- tu dis que tu vas aller prendre un café alors que tu en bois déjà un (qui te brûle les lèvres)

- tu ne te regardes plus dans la glace

- quand tu te « forces » à sortir alors que le diner où tu es invitée semble génialissime – et si rare qu’il en devient immanquable

- quand tu n’arrives pas à te réjouir à l’idée d’être quelques jours en vacances, parce que tu ne penses qu’aux valises, à la gestion des enfants aussi crevés que toi, mais du coup, turbulents, à l’organisation, à ces détails qui te pourrissent encore et encore

- quand tu souffles sans cesse

- quand tu n’as qu’une envie : crier « foutez-moi la paix » (dès 7h15 du matin) (fonctionne également très bien avec cette variante : « mais vous me faites tous chier »)

- quand tu ne veux qu’hiberner, au chaud sous une couette

- quand tu ressens ce besoin viscéral d’être cajolée comme une enfant qu’on protègerait de… tout

- quand tout va fondamentalement bien, mais que non, en fait, tu ne te sens pas bien

Un break s’impose. Je reviens vite. Promis. (faut pas déconner hein)

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6646971_sEn devenant maman, votre maman, j’ai pris conscience de beaucoup de choses, j’ai vu mon cœur et ma vie – d’avant – bouleversés.

Et j’ai compris :

-         À quel point mes parents m’aiment

-         À quel point il est possible de culpabiliser

-         À quel point il est possible d’angoisser

-         À quel point … il est possible d’apprécier – et de guetter – n’importe quelle microseconde de tranquillité, aux WC par exemple.

 

Microsecondes évidemment. Le temps d’échapper à votre vigilance d’enfants pots de colle. Quel talent, je tiens à préciser par ailleurs.

Ajoutées aux quelques secondes de répit durant lesquelles vous me cherchiez.

Pour finalement ahhhhhhhhh retrouver maman. Maman perdue ? Non maman pipi.

« Mais maman tu fais pipi ou tu fais caca ? »

Oui parce qu’il était important pour vous de savoir. Et de le demander, donc, de votre plus grosse et forte voix. Ainsi les voisins de palier pouvaient également aisément se ternir informés de l’état de mon transit.

Merveilleux.

En fonction de votre âge, aller aux toilettes, c’était :

- partager l’espace avec vous confortablement installés et rassurés dans un transat ;

- admirer la porte s’ouvrir violemment et l’esquiver pour ne pas se la prendre en pleine poire ;

- ou voir une tête en dépasser par le côté et entendre « t’es là maman » (… oui on dirait bien, oh ba mince j’étais mal cachée… rho lala)

- entendre tambouriner si j’avais décidé cette fois d’être tranquille (mouhahaha) et de fermer la porte à clés.

 

Et je rêvais. Au jour où vous seriez grands. Comme maintenant. Ce jour où je pourrai ENFIN aller pisser tranquille BORDEL.

 

Mes chers enfants. Comment vous dire … non maman n’est pas à votre disposition 24h/24h, 7j/7. Elle a, parfois, des trucs à faire pour elle.

Ma choupie par exemple, tu as 8 ans, bravo à toi. Tu as des devoirs à faire, normal. Tu t’installes à ton bureau, c’est bien. Tu as un soucis ? Cela peut arriver. Non, chérie, tu n’hurles pas du bout de l’appart’ « maman !!!!!!!!!!! » de plus en plus fort. Tu prends tes petites jambes rosées et très légèrement poilues ( nous verrons ce point un peu plus tard veux-tu), tu les mets sur tes pieds chaussés de tes chaussons roses et tu te dé-pla-ces. Cela évitera à « maman !!!!! » de te hurler dessus depuis les WC qu’elle est en train de faire pipi et que tu peux tout de même patienter 2 minutes BORDEL. Coucou les voisins.

 

Toi mon p’tit. Tu n’es plus si p’tit hein. Donc oui, ce coloriage est vraiment magnifique. Oui tu y as mis tout ton petit cœur à l’ouvrage – pendant 1 minute 46. C’est y pas trop meugnon ça. Sauf que j’aurai pu le regarder 2 minutes plus tard. Il était fort inutile de me le glisser sous la porte des WC mon Amour. D’accord ?

 

Bien à vous mes chéris.

Je vous laisse, je dois aller torcher vos fesses, restées posées sur vos trônes plusieurs minutes, tout à vos lectures concentrés vous étiez. Vous.

Et si finalement, mon temps libre, il était là ???

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parents-ensembles-DEFHier, j’ai publié ici le manifeste rédigé ce week-end par 4 parents blogueurs  (NipetteMauvais Père, Libelul et Doudette)

Ce sujet me tient à cœur, vous le savez, nous avions déjà bien discuté (débattu ?) en octobre sur ce billet, puis celui-ci.

Hier, nous avions décidé – le collectif Parents Ensemble – de publier tous la même tribune. Tant pis pour le référencement google qui aura moyennement apprécié le « duplicate content » (les pro du SEO comprendront)(les autres me prendront pour une folle).

Aujourd’hui j’aimerai expliquer mon engagement ici. Beaucoup des signataires vont le faire sur leur blog, afin de préciser leur pensée. Car oui, nous nous sommes retrouvés dans l’opposition à cette réforme. Cependant, nos motivations, envies, avis sont parfois différents. Et c’est d’ailleurs, hélas, l’un des arguments de notre cher ministre M Peillon qui s’appuie pour faire passer – ce que je décrirai par « en force », sa réforme : les opposants sont divisés.

J’ai envie de lui dire : c’est pire ! Cela signifie bien qu’il y a un vrai sujet. Que les gens sont conscients que des réformes doivent être mises ENFIN en place, cependant, pas n’importe comment et… pas si vite !

Quand j’ai appris que Bertrand Delanoë, maire de Paris avait annoncé début janvier qu’il mettrait en place la réforme dès septembre 2013… j’ai pensé : « fayot »

Deux points importants, avant-propos :

Cette tribune est apolitique, il s’agit bien « juste » de parents qui s’inquiètent de la tournure que prend cette réforme. Eh oui, c’est possible de se retrouver, de dénoncer ensemble sans être, à la base, du même bord politique ou syndicalistes. La preuve.

Je ne suis pas contre une réforme, comme je le disais plus haut, je me retrouve dans ceux qui sont conscients qu’il y a un problème avec l’école. Je ne demande qu’à être convaincue, rassurée ( ?) par cette réforme.

Or, on ne sait rien.

Septembre 2013, je vous fais le calcul ? C’est dans 8 mois, allez, je retire juillet et août, mois définitivement morts en France quant à toute tentative d’activités. 6 mois.

Je suis inquiète.

  • Je ne crois pas à l’allègement des journées. De classe oui. De collectivité, évidemment non.
  • On parle d’allonger la pause déjeuné des enfants. Fantastique. Que vont-ils faire pendant cette période ? Des ateliers artistiques, musicaux… cela serait parfait !!  Mais qui va payer ? Les municipalités « riches », cela n’existe pas : nos impôts donc. Qui seront les animateurs qui rentreront dans l’école pour encadrer nos enfants ? Seront-ils formés. Et si rien n’est fait… nos enfants vont rester soit dans la cour, soit dans le préau (à regarder un dessin animé s’il pleut trop fort ou qu’il neige). J’avais déjà parlé de la jungle qu’est la cour de récré, je ne suis pas ravie ravie d’imaginer mes enfants y rester encore plus de temps.
  • Finir plus tôt. 15h, 15h15… oui mais les enfants, rassurez-vous, ne seront pas libérés avant 16h30, car, oh miracle, nos politiques durant leurs mois d’observation ont bien noté qu’il ne serait pas aisé de venir récupérer nos enfants si tôt dans l’après-midi, à moins d’embaucher une nounou… sachant que les aides fiscales pour la garde à domicile ont largement été amputées, l’idée est difficile à financer pour les « parents moyens » . Que font-ils donc jusqu’à la sortie et/ou le passage en étude/garderie ? EUH… ah oui des animations, des ateliers…
  • Les chronobiologistes. Alors eux… ils l’aident le Ministre hein ! Les chronobiologistes disent qu’il faut ajouter cette demi-journée. Pour le bien des enfants. Si le chronobiologiste dit, le bon Ministre, 1er de la classe, fait. Allô ?! Tous les enfants ne sont pas les mêmes. Déjà dans un fratrie on observe des disparités dans leurs besoins en temps de récupération ! Les études… montrent… ok, ils montrent aussi que cette crème anticellulite vont enlèvera 4 cm de tour de cuisse en 1 moi. Oh wait, on a testé sur 34 femmes… Je pousse à l’extrême volontairement.  Les enfants sont déréglés pendant les week-ends trop longs  ? Eux parents aussi de ne pas laisser les enfants se coucher trop tard, même les vendredis et samedis ! Car, oui le chronobiologiste conseille de placer cette demi-journée le samedi. Alors là par contre, le bon Ministre, 1er de la classe certes, il ne va pas se mettre l’industrie du tourisme à dos. Déjà qu’il a réussi à NE PAS TOUCHER aux zonages et durées – trop longues ( !!!) des vacances. Sans compter, et OUF, en voilà une bonne raison, les difficultés réelles que cela poserait pour les couples séparés.
  • Ce que je vois, moi, bêtement, c’est que mes enfants feront plus de collectivité. Mode de garde réputée, on ne peut le nier, pour sa haute capacité à fatiguer et à énerver un enfant normalement constitué.
  • Ce que je vois, moi, bêtement, c’est qu’en laissant le choix aux municipalités, là où, je crois, la réforme cherche, un tant soit peu, à combler des inégalités sociales (notamment en faisant entrer des ateliers artistiques dans l’école)(et ça, je dis oui), elle va, au contraire, les creuser.
  • Ce que je vois, moi, bêtement, c’est qu’encore une fois, on n’a pas voulu prendre le problème dans le bon sens. Qui des programmes, des apprentissages de base, des heures de soutien en petit groupe ?
  • Ce que je vois, moi, bêtement, se sont des associations sportives, culturelles, qui vont devoir réorganiser complètement leurs cours, emplois du temps, services, tout ceci en quelques mois, afin d’accueillir, donc, le même nombre d’enfants en moins de temps.

J’entendais hier, sur BFM TV, un homme, dont je n’ai hélas pas eu le temps de noter le nom, qui annonçait fièrement son soutien à la réforme, rappelant l’exemple merveilleux de l’Allemagne où les enfants quittent l’école à 15h, voire même plus tôt, pour aller faire des activités extrascolaires.

Ce que j’ai ri – jaune. Le jour où JUSTEMENT on réussira à faire comme en Allemagne, croyez-moi, je signe direct !!! Oui mais voilà, en Allemagne, le pourcentage de femmes au foyer est énorme. Il est d’ailleurs très mal vu pour une maman de travailler. Et cela donne un taux de natalité inquiétant d’ailleurs. Mais c’est un autre débat. Les mamans (j’aurai tellement adoré pouvoir écrire « parents » à la place) peuvent donc récupérer facilement leur progéniture, les emmener faire du sport, de l’art plastique puisqu’il y a, en plus, accrochez-vous, des structures pour cela !

Je terminerai par un point simple. Nous sommes en janvier 2013, le nouveau gouvernement est en place depuis moins d’un an, et donc encore pour plus de 4 ans. Il a envie de faire des choses, comme à chaque fois, il FAUT marquer son territoire, laisser une trace… BREF. Eh bien, attention, scoop : il reste 4 ans pour le faire. Pourquoi donc précipitez une réforme, tellement nécessaire ( !!), la bâcler d’une manière aussi forte, alors qu’il suffirait peut-être « juste » de la travailler un peu plus en concertation avec les professeurs des écoles, les professionnels qui sont présents dans les écoles, les parents d’élève (et les chronobiologistes – ah ba oui hein – si vraiment ils y tiennent)

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parents-ensembles-DEFPARENTS, PENSONS LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES ENSEMBLE.
Nous sommes parents.

Nous sommes inquiets.

En maternelle et en élémentaire, le passage à la semaine à 4,5 jours doit être mis en œuvre dès la rentrée 2013, soit dans 9 mois. A ce jour, l’information dont nous disposons est parcellaire et contradictoire. Le projet tel qu’envisagé ne nous semble pas à la hauteur des enjeux.

Nous croyons cette réforme nécessaire et en partageons les objectifs, à savoir mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous. Depuis 2008, les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE et de fait des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Cette situation est préjudiciable et doit être revue.

Cependant, le projet de réforme qui nous est présenté ne nous semble pas répondre à ces objectifs. Le choix de l’organisation sera à la discrétion des municipalités. On risque de se retrouver avec des communes où les enfants auront cours le samedi, d’autres le mercredi, d’autres encore auront une pause de midi allongée, d’autres finiront plus tôt et auront une période d’études/garderie plus longue, etc. Les moyens mis en œuvre dépendront essentiellement du budget des communes. Impossible, dans ces conditions, d’imaginer que cette réforme soit facteur d’égalité entre tous les enfants de France, quel que soit leur lieu de résidence et leur établissement scolaire. Il appartiendra aux municipalités de faire un choix et d’en répondre devant les électeurs en 2014.

Nous espérions qu’à l’occasion de la réforme des rythmes scolaires, la place des arts, de la culture, des langues et du sport, etc. serait au cœur des préoccupations. Or, l’opacité des moyens à mettre en œuvre, l’augmentation du nombre d’enfants par animateur dans le temps périscolaire ainsi que la place choisie par les mairies pour ce temps (notamment à l’heure du déjeuner) vont diluer ces espoirs de diversification et de renforcement de ces enseignements.

Nous espérions également que cette réforme porterait sur l’intégralité du rythme scolaire, y compris le découpage entre vacances et classe et notamment la durée des grandes vacances. Force est de constater qu’il n’en est rien.

Nous sommes déçus et inquiets et rejoignons ainsi bien des enseignants. Nous craignons que l’augmentation du temps périscolaire sans réflexion quant à son contenu ni quant aux moyens de mise en œuvre fasse de ce temps un temps de désœuvrement organisé… Cela irait encore une fois à l’encontre de l’objectif de la réforme.

Afin de préserver le symbole de la demi-journée de cours supplémentaire, Il est essentiel de ne pas sacrifier les apprentissages, de ne pas perdre cette opportunité historique d’accroître l’égalité des chances des enfants face aux activités artistiques et sportives en créant du temps de garderie. Cela n’apporterait rien aux enfants, dévaloriserait un peu plus l’école et la fonction des enseignants et remettrait en question l’organisation des familles.

Nous devons à nos enfants une réforme ambitieuse.

Citoyens connectés, blogueurs, parents, nous avons reçu de nombreux retours d’autres parents qui partagent nos inquiétudes et ne se sentent pas représentés.

Nous demandons à être entendus.

Prenons le temps de réformer l’école ensemble.

8alamaison , Agathe VANDAME , Allo Maman Dodo , Annabelle , Audrey, Madame Koala ,Aymeric Marlange , Béalapoizon , Bettina Brouard , Buhot Stéphanie , Carole Nipette ,Caroline , Chiawaze , Ciloubidouille , Claire Hoenen , Colombe , Cranemou , Cynthia Kafka , David Beck , Delphine Gagnon , Doudette , Estelle Peralta , Expressions d’enfants , FashionMama , Florence FlorenceMKoenig , Gaëlle Picut , Gauthier Vranken ,Ginie Femmesweetfemme , Harmony Rouanet , Henry le Barde , Isabelle Duvert , Jane Gueneau aka. Libelul , Julesetmoa , Julie B , Julie Dessagne , Julien , Juliette Merris , Karine Un bébé pour mes 30 ans La Poule Pondeuse , LN moitoutetrien , Lulu From Montmartre ,Lydiane Le Roy , M Delobel , Madame , Madame Parle ,
Madame Zaza of Mars , Madame Ziadeh , Maman nanou , Mamanwhatelse , Marc Guidoni ,
Marie-Gwénaëlle Chuit , Marlène Schiappa , Mauvais Père , Mazzhe , Michaëla Avventuriero ,
Michèle, Maman on bouge , Missblogdel , MissBrownie , Naddie , Nadine A , Nicolas Gilbert @zegilbos Pourquoisecompliquerlavie , Sabine , Samuel Lamotte d’Incamps , Sandra Elle ,Sandrine Donzel , Sophie Reynal , Tetedeblog , Till the Cat , Unperfect mum , Virginie Clavier ,Voilapapa , Yusaku (Père de 3 enfants)

 

le lien de la page FB : http://www.facebook.com/ParentReformeRythmesScolaires
Le compte twitter @ParentsEnsemble
Le blog parentsensemble.com

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Non, je ne parlerai pas de vaccin, sujet oh combien polémique.

Quoi que…

Imaginez : un vaccin préventif contre la dépression postnatale ou le pétage de câble, communément appelé « burn out » ?

Non, le sujet d’aujourd’hui m’a été inspiré par quelques phrases, billets, réflexions… glanés, ces derniers jours, ça et là au cours de mes ballades dans la blogosphère parentale. Un monde où globalement je me sens bien, même si parfois, comme dans la « vraie vie », celle de la parole et des actes, je ne suis pas d’accord avec tout ce qui s’y écrit. Loin de là même. Heureusement. Chacun voit midi à sa porte, chacun pense, fait et écrit (donc), ce qu’il veut.

Blogosphère parentale donc. Ce monde virtuel où sous l’impulsion de quelques vieilles blogueuses (dont je suis fière de faire partie) mais aussi grâce à des Florence Foresti ou autres Elisabeth Badinter, cachées certes derrières leurs écrans d’ordinateurs, les mères ont commencé, ENFIN, à parler du vrai quotidien de la maternité.

Enfin. A l’époque de ma première grossesse (2004/2005), ce n’était pas courant. Du tout. Alors, certes, j’ai surfé sur cette vague. Je considère même être une des premières mamans blogueuses à avoir écrit que :

Non, la maternité, ce n’est pas QUE du bonheur.

Depuis presque 5 ans, mon journal de bord, ce blog, ressasse encore et encore la même bonne routine. Dé-culpabilisation. Fatigue. Quotidien. Besoin de se retrouver à deux. Bonheur bien sûr, mais : pas que.

Je radote ? Sans doute.

Oui mais voilà :

1/quand je lis au détour d’une conversation virtuelle que l’on ne voit désormais que « ça » sur les blogs. Que ce ton, cet angle est devenu monnaie courante et que bon, ça va bien hein… Je ne suis pas d’accord.

Oui, ce message de fonds est utilisé partout.  Non, ce n’est pas inutile. Je ne reviendrai pas en tout cas sur cette certitude, ancrée en moi, bien profondément depuis quelques années déjà.

Car même si désormais on le lit beaucoup (trop ?), eh bien, on le lit, on le dit, on le crie, et ça, c’est bon. Si cela peut sauver des mères en détresse et bien sachez que je me fiche de passer pour une radoteuse.

2/ quand je lis qu’il y en a marre des mères qui râlent de devoir faire des choses pour leurs enfants, là encore, je bouillonne. Pour 2 raisons.

La première, parce qu’il faut a priori rappeler ce qu’est l’autodérision, très largement utilisée dans les blogs, mais aussi quid du second degré ? de l’exagération ? Je n’ai jamais pris de cours d’écriture (oui, je sais, cela se voit) mais j’ai quelques bases et l’humour est pour moi un instrument très riche et fort pratique pour faire passer des messages, eux, très importants. Alors ces mères qui râlent, elles utilisent peut-être un angle particulier non ?

La deuxième, j’ai envie de vous dire …  » et puis même !!! » Et si c’était tout simplement vrai. Fermer les yeux sur les difficultés, la fatigue, le ras de bol passager, c’est pour moi se rapprocher dangereusement du burn-out, de l’effacement de soi. Désolée, mais vous ne me ferez pas croire, fausses mères parfaites, que vous n’en avez jamais marre, que vos gosses ne vous tapent pas sur les nerfs ! C’est impossible. Par définition, un enfant, c’est compliqué. Tout simplement parce qu’on ne nait pas mère, qu’on débarque dans un monde inconnu tellement différent de celui dans lequel on vivait avant. Et que même s’il est issu d’un désir puissant, il vient tout chambouler.

Je prône l’attitude positive. Je tente même de l’enseigner à mes enfants. Mais chercher la perfection reste, pour moi, une voie peu intelligente à prendre. Pour la mère (qui s’épuise/compense quelque chose) et pour l’enfant (qui en souffrira adulte, quand lui-même se comparera à sa mère)

Je suis personnellement confrontée depuis un an déjà à de gros soucis de comportement avec ma fille. Je ne m’étale pas sur les détails du pourquoi du comment ici, non pas pour rentrer dans un moule qui plairait à celles qui s’épanouissent dans leur divin rôle de mère, mais juste par respect pour ma fille, qui, un jour, lira ce blog.

Je fais tout pour la sauver, car elle souffre autant que nous, ses parents, grands-parents, de cette situation difficile. Je fais tout pour son bonheur, allez déjà… pour son apaisement. Et si il y a bien quelque chose que je ne supporte pas (plus ?), c’est l’intolérance.

J’ai besoin de dire que quelque chose m’agace. J’ai autant besoin d’exprimer que mes deux enfants sont la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie, que de dire « putain, c’est dur ». Chaque jour ou presque. Sans répit, sans repos, jamais. Vigilance toujours, sacrifice souvent.

Alors les « c’est bon hein, si vous ne vouliez pas de gosses pour ne pas être dérangées, il ne fallait pas en faire », désolée, mais ça ne passe pas ici.

Je voulais des enfants, je les ai, je les aime plus que tout, mais j’en chie (aussi) et je veux pouvoir le dire librement sans me sentir culpabilisée.

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Je sais que je suis bizarre car, enceinte, ou même encore jeune maman, je ne me suis jamais vraiment posé de questions… finalement ce n’est peut-être pas si mal, mais je referai un billet spécial à ce sujet…

En tout cas, il y a bien un thème auquel je ne pensais pas être confrontée.

Depuis que les enfants sont à l’école, il n’y a pas un jour où au moins l’un des deux ne me raconte ce qu’il se passe dans la cour de récré.

Ce lieu qui dans mes souvenirs de sage écolière (à couettes, socquettes et à jupe cousue par ma maman) était synonyme de liberté, de course, de jeux, de cri de joie, de secrets…

En fait, il n’est plus.

Du tout. Et encore, je pense être dans un des quartiers les plus tranquilles de la capitale.

Exemples en vrac :

Maman, machin il a donné un coup de poing à truc »

Maman, aujourd’hui on m’a donné un coup de poing dans le ventre pendant la queue de la cantine, j’arrivais plus à respirer »

Maman, tu sais, trucmachin il a été à l’hôpital aujourd’hui, il saignait du front, l’autre il l’a poussé contre le mur de la cour »

Maman, chose m’a mordu le doigt, ça a saigné »

Voilà pour les violences physiques

Mais il y a aussi les « copines » qui insultent

Maman, C. elle m’a dit conne »

Sans parler des menaces …

Maman, j’ai passé les tests pour entrer dans le groupe, j’ai dit « t’es nul » à un garçon dans la cour »

Non, maman, j’ai pas dit à un adulte pour la morsure parce que chose m’a dit de pas le dire »

Et des chocs à la tête que je découvre, par pur hasard, le soir au coucher

Aie maman tu m’as fait mal avec ton câlin cheveux, j’ai mal à la tête, ici »

Et là, en effet, un bleu, une légère bosse même cachée par les cheveux. On discute, et on apprend que le petit s’est violemment cogné à la tête contre un copain – par accident (sans doute en plus). Une autre fois, c’était choupie qui était carrément, elle, tombée sur la tête. Personne ne m’a prévenu à la sortie. Mais tu sais, « on m’a mis de la glace ! »

Et mon angoisse de remonter alors : et si, dans la nuit, elle avait été prise de vomissements ?! J’aurai pensé à quoi moi ? A une gastro ! Et non pas à une éventuelle conséquence du traumatisme.

Alors, non seulement, je ne comprends pas cette violence quotidienne : verbale, physique, psychologique. Dès le plus jeune âge. La cour, c’est la jungle, il n’y a pas un jour où en les déposant le matin je me demande si, aujourd’hui, on va m’appeler, si « cela sera mon tour ».

Je sais qu’on ne peut pas être derrière chaque enfant. Merci, je ne suis pas née de la dernière pluie. Cependant, je pense qu’on peut attendre des encadrants, à qui on confie chaque jour, la chaire de notre chaire, en toute confiance, un minimum d’attention et de suivi, durant les récréations ou à la cantine.

Des accidents ça arrive. Mais des enfants tabassés dans un coin de la cour, cela ne devrait pas exister.

Je termine avec une pensée de vieille (conne ?) que je suis devenue : « de mon temps, à la moindre dispute dans la cour, au moindre coup de pieds balancés, on se retrouvait convoqué chez la Directrice et on était mort 1/de honte 2/ de peur »

Evidemment, je n’ose imaginer ce que cela va donner dans quelques années. Je me prépare doucement mais sûrement (ou pas)

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Lundi dernier j’étais en colère contre l’idée même de cette xième réforme des rythmes scolaires… dont on ne savait pas encore grand-chose finalement.
Rappelez-vous, je m’inquiétais de la fatigue des enfants contraints de se lever tôt les mercredis matin.
Egalement, je bouillais d’agacement en imaginant mes enfants surexcités par la collectivité imposée plusieurs heures supplémentaires par semaine.
Enfin, j’appréhendais – bêtement sans doute – ce que les municipalités allaient bien pouvoir mettre en place pour occuper nos chères têtes blondes et parallèlement ce que les associations sportives et artistiques allaient bien pouvoir inventer pour recaser les créneaux des activités extra-scolaire du mercredi matin… l’après-midi. Mais ils sont sans doute tous pleins de belles idées, pleins de sous et tout ira fantastiquement bien dans le meilleur des mondes, dès septembre 2013. A savoir : demain.

Mea Culpa. Donc.
Non mais vraiment ! J’ai retourné ma veste. Ça mange pas d’pain. J’aime bien l’idée d’être à l’opposé finalement des 90% des lecteurs qui ont gentiment commentés sous mon billet.
Non mais vraiment, pensez-y, mamans qui, aujourd’hui SOUFFREZ terriblement chaque mercredi. Si, si, je vous vois. Sur facebook, ça y va avec des « c’est mercredi, achevez-moi », en passant par des appels au secours à 12h23 « quand est-ce que cette journée va se terminer ».
Finis tout ça ! Le soir, vous serez fraîche et dispo, car vous n’aurez pas supporté vos enfants toute la journée !
Voyez qu’on va y trouver des bons côtés !! D’ailleurs, Nipette, elle l’a déjà dit : le mercredi matin, elle ira au cinéma ! Et moi, Nipette, je l’aime beaucoup :P

Voilà, vraiment, je lui dis MERCI, moi, finalement au Ministre. Grâce à lui, je vais avoir du temps libre, pour aller travailler, pour gagner plus d’argent ou pour prendre du bon temps, si je décide de rester à temps partiel. J’sais pas, j’hésite.

Je dis MERCI à notre Président qui, dans son discours à la Sorbonne, a annoncé qu’il mettrait fin aux devoirs à la maison. (pardon, aux leçons). Fini la guerre avec nos écoliers. Terminé la honte devant eux quand on ne comprenait l’exercice … « attends chéri, va prendre ton bain, maman va mettre son cerveau en route pour résoudre le problème ». Hop terminé ! (ba voyons…)

Ah le pied.

Non ?

BA NON

Pour avoir épluché tous vos commentaires, ainsi que ceux laissés chez mes collègues blogueurs parents qui ont repris le sujet ensuite sur leurs blogs ou pages facebook…

Je pense qu’au doigt mouillé, on peut compter que 90% d’entre vous sont contre une demi-journée supplémentaire.

Il est assez clair que la FAMEUSE concertation de quelques mois, on l’attend de pied ferme. YOUHOU, on est là, nous les parents ! COUCOU, on est plutôt opposé à vos idées… ALLÔ !!!

Reprenons les arguments des uns et des autres consciencieusement (j’en ai pour 3h, ça m’apprendra à faire de la promo pour mes billets hein… près de 110 commentaires)

- la fatigue des enfants est un point qui revient énormément chez les mamans disponibles les mercredis. A ce sujet, je note que ces mamans sont sans aucun doute sur-représentées sur ce blog, c’est assez troublant d’ailleurs. Mais c’est à prendre en compte, car les mamans dont les enfants vont déjà en collectivité toute la journée les mercredis (en Centre de Loisirs) sont, elles, plutôt favorables à cette matinée en classe (pour des raisons de coûts et de « contenu »)

- également, la déception de ne plus pouvoir profiter de cette journée pour « faire autre chose », que cela soit des activités extra-scolaires, des visites chez le médecin ou du shopping avec/pour les enfants !

Si on creuse un peu car finalement, beaucoup d’entre vous en sont vite arrivés à cette remarque : le soucis n’est pas tant que ça la demi-journée en plus, c’est surtout, encore et toujours la question du rythme des… parents (et là, je prends le parti, désolée, de préciser surtout le rythme des mamans) et donc de la FAMEUSE question de la  conciliation vie pro/vie perso. Le modèle des pays scandinaves où il est normal qu’une mère – et même qu’un père – parte « tôt » pour aller récupérer ses enfants à l’école est encore et toujours mis en avant. A juste titre je dois dire !! J’ajoute que Lilibulle parle, elle, du modèle hongrois dans lequel également les parents récupèrent leurs enfants tôt.

A quand la fin en France du « tu prends ton après-midi ? » lâché sèchement lorsque l’on part à 17h30 ???

L’autre gros VRAI sujet posé à la suite du débat est celui des programmes scolaires. Et là les quelques institutrices – pardon « professeurs des écoles » qui ont laissé leurs commentaires vont toutes (!!!) dans le même sens. Les programmes sont trop lourds, il semble qu’on y ajoute sans cesse tel et tel matières/sujets sans, en plus, que les formations des maîtres suivent nécessairement. L’une d’entre vous précise que les apprentissages ne se font que le MATIN. Je l’avais déjà entendu. Et là, je demande :

pourquoi emmener les enfants à la piscine le matin alors ?

La maîtresse de Choupie l’an dernier avait « osé » faire la réflexion en réunion devant les parents… la piscine, en gros, ça la saoulait (et nous donc…) parce que ça lui bouffait tout simplement TOUTE une matinée ! Là, évidemment, je comprends que cela soit d’autant plus difficile de caser les programmes quand le temps est amputé ainsi. Alors, oui, je sais, tous les enfants n’ont pas la chance d’apprendre à nager avec leurs parents, ni même tout simplement d’aller à la piscine… m’enfin oh ? Sérieusement ? Quel parent préfère que son enfant nage (20 MINUTES DANS L’EAU – pour 2 heures de trajet/déshabillage/habillage/trajet) plutôt que d’apprendre l’histoire ou les divisions ?

Revenons donc à nos moutons.

Une chose est donc certaine : ce n’est pas parce que les journées d’école seront raccourcies que les journées seront moins longues.

Je ne sais pas ce que tout ceci va donner. A priori les enfants ne sortiront pas plus tôt qu’aujourd’hui (16h30), donc quel type de contenus va « remplacer » les heures de classe, j’ai hâte de le savoir. Je m’inquiète clairement des inégalités qui risquent de naître en fonction des municipalités/bonnes âmes pour cette organisation. Je m’inquiète pour les associations sportives et artistiques qui vont « perdre » beaucoup d’heures de cours et donc des sources de revenus, car il sera évidemment impossible de replacer tous leurs créneaux sur un après-midi ou des soirées déjà bien chargées. Déjà qu’on fait la queue 3h à Paris pour pré- inscrire un enfant, en juin, à un pauvre cours de gym …

MAIS je suis ouverte et surtout je prendrai ce qu’il y a à prendre, cependant, je prie – vraiment – pour que les parents, les enseignants soient un minimum consultés, ce qui ne semblent pas encore le cas à l’heure où j’écris ces lignes.

Alors, monsieur le Ministre, monsieur les Directeurs de Cabinet, si vous ne savez pas où trouver des parents pour échanger, discuter et avancer sur cette réforme, il y en a un paquet ici, on vous en prie, servez-vous !

 

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