Merci à Clémentine de m’avoir soufflé ce titre.

Noir. Blanc

Chaud. Froid

En bas. En haut

Amour. Haine

Vous avez compris l’idée.

Les enfants sont partis. Je suis :

Soulagée. Oppressée

Heureuse. Malheureuse

Libre. En manque

C’est d’un pénible. Rien à faire, je ne m’y habitue pas. Et pire, comme je le remarquai lors de leurs dernières vacances sans nous, plus ils grandissent et finalement plus c’est difficile.

Pourtant cette fois, j’étais à bout. Je suis encore à bout d’ailleurs. Épuisée, à fleur de peau, il fallait qu’ils partent un peu. Ils sont partis. Maintenant à moi de me ressourcer. Au mieux.

Mais bordel ils me manquent déjà. Bon, promis, je repense à ces nombreuses fois où ils ne me voient pas, où ils ne m’écoutent pas, où je cri sur eux tellement ils m’exaspèrent.

Ah ça va mieux.

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Je parle des gens. Vous savez ceux qui vous agacent au plus haut point dès que votre ventre s’arrondit avec leur

profites-en bien, ça passe vite tu sais ».

Sauf que toi, en fait, non, tu sais pas. Tu as hâte que ton bébé arrive, parce que tu n’en peux plus de vomir veux le serrer dans tes bras (au lieu de te manger des coups de pieds dans la vessie de 2h à 5h du matin)… et que tu trouves ça long donc.
Ils remettent ça, les gens, à la maternité et pendant les premières semaines où tu ne vois juste pas le jour, et que la nuit, par contre, elle, tu la trouves terriblement longue… « Profite, ça grandit vite »
Oui justement, tu as hâte qu’il grandisse. Qu’il prenne un truc dans ses mains par exemple (genre son biberon)
Et quand ton bébé a atteint cet âge magnifique où il attrape tout, tu as d’un coup hâte qu’il arrête de mettre ce TOUT dans sa bouche, systématiquement.
En fait. (jamais contente)
Et ça continue, tu ne vois pas le bout du tunnel, tu ne penses qu’au jour où tu pourras faire une nuit complète (et tu ne rêves même pas d’une grasse mat’)
En attendant, tu ne supportes plus ces gens. De quoi se mêlent-ils (bordel) ! « Profiiiiiiiiiiiiiites »
MAIS DE QUOI ? De la fatigue, des doutes, du stress, des relations pourries avec le papa, de ton désert social ? Tu hésites hein ?!! Tu m’étonnes…
La palme du coup de tête revient sans doute à « ce » gens, qui insistera en t’annonçant avec un grand sourire :

tu sais, tu oublieras tout ça en fait »

Ba voyons.

Et puis, le temps passe. Bébé grandit, passe par les crises de ci, de ça, qui en fait, s’enchainent et ne te laissent pas une seule semaine peinarde.
Et il souffle sa 1ere bougie. Ce jour, là tout de même, tu te poses et tu te dis, tiens, c’est bizarre, ça fait « déjà » un an.
2, 3, 4… (je compte bien hein, je sais)(des années d’entrainement avec le Docteur KesurDS)

Les nuits sont plus calmes, tu te surprends (presque) à te lever sans souci quand exceptionnellement ton enfant fait un cauchemar.
Il mange bien. Il te parait loin le terrifiant doute sur le nombre de millilitres de lait à lui donner.

Elles sont parties les angoisses des premiers temps : stérilisation ou pas, co-dodo ou pas, allaitement ou pas, couches lavables ou pas, petits pots ou pas, crèche ou nounou (ah non là, on n’a pas hésité, il n’y a PAS de place en crèche)…

Ces questions, ces hésitations, elles te paraissent bien futiles. Finalement, tu t’en es sorti comme une chef. Parfaitement imparfaite ?

En discutant avec ton Homme, tu te dis que c’est bon, vraiment, d’avoir tenu le cap.

En écoutant ce jeune couple, cerné, épuisé, angoissé avec leur petit, tu souris, tu réalises :

Que tu as oublié.
Que tu n’as peut-être pas vraiment profité, gravé dans ta mémoire, ces instants, aussi difficile qu’ils ont étés…
Que finalement c’est peut-être mieux ainsi.
Qu’il ne faut pas s’en vouloir, que c’est une sorte de protection.
… Qu’ils avaient raison.
LES GENS
(dont tu fais partie désormais, car si, tu viens de leur dire – et tu viens de te ramasser un regard de tueur :

Profitez, ça passe très vite ! Petits enfants, petits soucis… ne vous inquiétez pas, vous oublierez !

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Message de hors-service.

Coup de barre. Je n’en peux plus, cela m’a pris hier, mais c’était latent. La fatigue, le stress, l’ambiance pourrie au bureau, depuis septembre, c’est de pire en pire, tout s’accumule, le vase se remplit. Bang, sinusite carabinée par dessus qui m’a flingué 8 jours sans qu’en fait je puisse vraiment me reposer.

À peine deux jours de répits et c’est reparti. J’ai à nouveau mal à la gorge et puis, surtout, j’ai le moral au plus bas.

Marre. Marre de m’occuper de toute le monde. Marre que personne ne s’occupe de moi. Marre de ne pas savoir ce que je vais faire dans 3 mois, marre de me poser des questions sans trouver de réponses, marre de me sentir incapable de trouver des réponses !

J’ai heureusement un soutien moral d’une poignée d’amies chères. Heureusement. L’Homme, lui, fait comme il peut, il est débordé, et pour moi, ça signifie encore plus de choses à gérer seule, à la maison.

Tout m’agace, tout me fatigue, les enfants me font la misère tous les soirs, même l’organisation de nos vacances me stresse. Choupie ne va pas bien, je vous en parlerai, peut-être. En tout cas, je l’emmène chez une pédopsychiatre début janvier.

Envie d’appuyer sur Pause et d’envoyer chier tout le monde. Hier, je n’avais rien de particulier à faire, j’ai pourtant pris la nounou, et j’ai zoné… je me suis sentie mal d’avoir l’impression de fuir mes enfants et surtout de n’avoir pas tant que ça optimisé ce temps libre que j’ai la chance d’avoir pu m’accorder ! Culpabilité au degré maximum.

Sur ce, hein, ça va aller mieux. Promis. Docteur G à la rescousse. Je ne fais pas ce billet pour obtenir de la compassion, je sais que l’on est toutes dans le même état, régulièrement. Je l’écris justement pour vous montrer à toutes, que je suis comme vous et qu’il ne faut pas hésiter à en parler, à le dire, qu’il n’y a pas de honte à ça (je pense ?!).

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En ce 1er décembre qui sonne l’ouverture de la chasse aux fenêtres et autres petites boîtes des calendriers de l’avent (d’ailleurs n’oubliez pas celui de Rose Indigo, pour VOUS)…  une pensée aux associations, actions, hommes, femmes, initiatives qui, tous les jours de l’année ou ponctuellement donnent, aident, sauvent, guérissent, soutiennent, font rêver…

Du 1er au 24 décembre, La Chaîne de l’Espoir lance le défi de sauver 24 enfants en 24 jours.

Bannière 24 jours pour 24 enfants 468x60

Comme dans un calendrier de l’Avent où chaque petite fenêtre recèle une surprise, un trésor, La Chaîne de l’Espoir dévoilera chaque jour le cas d’un enfant malade et lancera un appel aux dons pour sauver cet enfant. Ces 24 enfants attendent une opération chirurgicale – cardiaque, orthopédique, réparatrice… – qui pourra les sauver. Certains sont attendus en France pour être soignés, d’autres seront opérés directement dans leur pays, lors de missions médico-chirurgicales. Et jour après jour, La Chaîne de l’Espoir donnera de leurs nouvelles : l’arrivée en France des enfants qui doivent être opérés en France, l’opération chirurgicale, la convalescence… Ces 24 histoires réelles, qu’on pourra suivre en direct sur Internet pendant tout le mois de décembre, symbolisent aussi l’action de la chaîne de vie tout au long de l’année. C’est ici.

Entre 1,49 € et 5,99 € pour les peluches "à l'école du cirque"

2e action à soutenir facilement, celle d’IKEA qui renouvelle cette année encore son soutien à l’Unicef à travers la vente de ses peluches.

Pour chaque peluche ou livre d’enfant vendu entre le 22 octobre et le 24 décembre 2011, la Fondation IKEA reverse 1 euro à l’UNICEF, en faveur de programmes d’éducation visant les enfants les plus défavorisés.

Depuis son lancement en 2003, la campagne Peluches annuelle a permis de récolter 35,2 millions d’euros.
Ces fonds ont contribué à améliorer le quotidien de plus de huit millions d’enfants dans 45 pays. Dans les 38 pays où IKEA est présent, ce sont plus de 300 magasins qui se mobilisent pour l’occasion. Et ce sont des millions d’amoureux des peluches qui peuvent faire la différence.

Localement, samedi 17 décembre prochain, aura lieu dans le 15e, chez Une mère une Fille à Paris

un vide dressing caritatif dont les bénéfices seront intégralement reversés à la Croix Rouge.

Des associations à mettre en avant, allez-y, les commentaires sont là pour ça !

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La valise de tonton

Non parce que bon, au début, c’est sympa, surtout qu’on t’attendait un peu, on avait hâte de voir ta trombine, de rire un peu ensemble toussa.

Et c’était sympa, franchement, d’avoir un nouveau colocataire.

Là, par contre, ça devient pénible. Le p’tit aux deux mains baladeuses qui essaient de m’embrasser sur la bouche tous les soirs quand je le couche. La grande qui veut évidemment montrer un truc à papa quand il est sous la douche, qui se prend pour moi, à vérifier si sa cravate va bien avec sa chemise et qui en rajoute des caisses sur l’état merveilleux dans lequel se trouve son papa chéri fantastiquement extraordinaire.

ça va bien là oh

Donc, maintenant, t’es mignon, tu vas chez ta mère/femme (ah non merde), ton père (ah non plus c’est vrai tu l’as buté, bon), bref chez qui tu veux, mais tu te casses !

OK j’avoue, j’avais fondu comme un carré de chocolat noir dans ma bouche avec sa demande en mariage

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Enfin je pense.

Je ne vois pas d’autre explication logique à ce que j’ai vécu, aux scènes, terribles, insoutenables, auxquelles j’ai assisté vendredi dernier.

À la préfecture de police de Paris.

Quelle idée me direz-vous, aussi, de venir un vendredi, après déjeuner, à la préfecture de Police de Paris ?

Certes.

Mais j’avais une bonne raison, et je n’avais pas l’intention de la voir me passer sous le nez la bonne raison.

J’avais besoin de refaire mon passeport, non pas périmé, mais le pauvre, pas encore bionique, pardon biométrique, en urgence.

Et c’est là qu’on rigole déjà. En prononçant le mot « urgence »

La veille (oui parce que j’y étais déjà allée la veille, en coup de vent), alors que la grande salle consacrée aux passeports et cartes d’identité était déserte (toujours pas compris comment cela était possible), la gentille dame m’avait donné LA liste des justificatifs à apporter.

Et c’est là que j’ai commencé à rigoler… pour avoir ton passeport en urgence, il faut que tu aies tes billets d’avion (serpent queue toussa),  un mot de ton employeur qui affirme la grande importance de ta présence sur les lieux (du crime) ET une fiche de paye. Bien sûr. Puisqu’évidemment tout le monde a une fiche de paye (ah non tiens)

Désemparée, j’ai cru que tout était fichu. Mais c’était sans compter le soutien infaillible de l’Homme qui m’a proposé d’apporter à la dame, à la place mon justificatif d’immatriculation au statut d’auto-entrepreneur ! (Note à moi-même penser à garder l’Homme, il a de bonnes idées)

Et me voilà toute guillerette et motivée vendredi midi repartie, avec tous les justif et paperasses nécessaires, vers la Préfecture.

À l’aise, Blaise, je vais directement au fond du couloir, persuadée de passer 10 minutes max dans les locaux.

Mouais. Non en fait. Blindée la salle. Je décide de prendre un ticket immédiatement, même si le 1er accueil m’avait dit que ce n’était pas utile… vu que c’était une demande urgente…

J’appuie sur le bouton « je n’ai pas de rendez-vous ». Rien.

J’appuie sur le bouton « j’ai un rendez-vous » … oui je sais je n’en avais pas, et cette couillonne de machine a dû le sentir, vu que… rien n’est sorti non plus.

Je vois des gens, avec des tickets. Je vois une dame derrière le guichet de l’accueil.

Je passe une tête, je dis bonjour, je m’excuse et je demande : « c’est bien ici pour les demandes de passeport en urgence ?»

« Faut prendre un ticket »

Ah

(Bonjour hein. Non. Un sourire peut-être ? non c’est pas grave.)

C’est que là-bas, on m’a dit de ne pas en prendre et…

« Faut prendre un ticket »

Oui, j’ai bien entendu, mais bon, c’est que la machine, là, elle ne veut pas m’en donner (la vilaine)

« Ah ba si elle ne donne plus de tickets c’est qu’on ne prend plus personne madame »

Ah

Mais c’est qu’il n’est que 14h en fait donc euh…

« plus de ticket, plus d’entrée, faut revenir demain »

(Ok toi parler machine ou toi humain ?)(je vous passe la description du ton de la dame lors de ce merveilleux échange très productif)

Sauf qu’on ne me la fait pas à moi, j’ai décidé d’attendre, au bout de son comptoir.

Et le défilé a commencé.

Ce vieux monsieur, déjà venu 3 fois, avec ticket je précise, qui s’est vu rembarrer parce qu’ « on ne met plus personne en salle » (c’est que ça ferme à 16h, et il ne faudrait pas qu’il reste une personne à passer à 16h05 hein)

Ce jeune cadre souriant, plein de dynamisme, qui passe une tête, me voit, me demande si c’est ici les permis de conduire. Après lui avoir indiqué avec humour que je ne faisais MALHEUREUSEMENT pas partie des employés de la préfecture, je lui montre la dame (enfin elle ressemble à une dame) derrière le comptoir. Je le préviens, malheureux, qu’il faut faire gaffe, elle mord, elle n’est pas de bonne humeur. Il se marre. Il a de l’humour (et de l’espoir aussi). Il s’excuse, dit bonjour (comme moi hein) et pose sa question…

« Vous avez le numéro 107 ? »

Euh

(il me jette un regard désemparé, je lui rappelle que je l’avais prévenu !)

« Non, je voulais juste savoir avant d’en prendre un (mon gars si tu savais, il n’y en a plus, mais bon, je n’ai pas voulu le couper dans son bel élan héroïque visant à rendre la chose humaine), si c’était ici pour les permis de conduire ? »

« Je ne parle qu’au numéro 107 »

Vala

Prévenu toussa

Il m’a manqué pendant ces longues minutes d’attente, j’ai adoré sa sortie, quand, après avoir enfin trouvé la réponse à  sa question, il a balancé à haute voix « votre collègue, aimable, elle, m’a gentiment renseigné »

Et puis, IL est arrivé, un autre jeune homme, cette fois, je me suis demandé si je n’avais pas collé « bureau de renseignement » sur mon front. Il s’adresse à moi, « vous savez si on peut acheter des timbres fiscaux ici ? ».  « Ah ça m’étonnerait bien… mais dites-moi vous là, vous avez un ticket ??? »  « Oui » (là, il m’a pris pour une folle, et il a eu raison )  « Mais, mais, mais vous venez juste d’arriver pourtant !?? »  « Oui… »

La salope ! (pardon), elle avait remis des tickets dans la machine SANS ME LE DIRE !

C’est là que j’ai couru prendre un ticket

14h45

Début de la vraie attente. Pensée émue aux personnes refoulées qui en fait, en venant quelques minutes plus tard (!!) se seraient vu remettre le précieux ticket…

Quels moments merveilleux, intenses, j’ai adoré (vraiment) la solidarité entre les gens, tous logés à la même enseigne infernale de la dame de l’accueil et de l’administration tout entière.

Le stress : ai-je bien tous mes documents ? Vous pensez que ma photo va passer ? On se contrôle nos dossiers, on se prête de la monnaie pour la photocopieuse, on se garde les affaires. C’est beau.

Ces regards, cette tension, mais aussi cet humour et cette putain de PATIENCE !

Et puis des pauses ludiques : cette dame qui vomit toutes les injures gardées bien au fond depuis 9h du matin, parce qu’elle n’a pas la fameuse « fiche de paye » qui prouve que son employeur est son employeur. Oups

L’autre qui passe ses nerfs sur la personne « planquée derrière, le cul vissé sur sa chaise, pendant qu’il y a des gens, madame, qui tente de travailler entre le temps perdu dans cette administration de merde »

Touchée j’étais. Parce que c’est tout de même la 2e chose à laquelle j’ai pensé, après m’être dit, qu’en effet, cela ne doit pas être rose tous les jours de bosser là, de se taper les colères, les frustrations et l’impatience du public : « BORDEL, il y a des chômeurs qui tueraient père et mère pour bosser là, à ta place, espèce de mal élevée. »

Parce que je veux bien être compréhensive (empathie est mon 2e prénom), mais franchement, pendant les 2 heures que j’ai passé là-bas à observer tout ce manège, je me dis qu’un peu d’amabilité permettrait vraiment de faire passer un peu plus simplement ces moments merdiques imposés.

La mal lunée a fini par appeler mon numéro, elle m’a donc parlé, j’ai ravalé toute ma haine mauvaise humeur et je l’ai brossé dans le sens du poil, bonjour, oh que vous êtes jolie dans ce petit chemisier à fleurs, elle a validé mon dossier et officiellement « remis dans la file d’attente »

Joie. Bonheur. Attente.

Ma sauveuse était, elle, adorable, très drôle, très simple et vraiment gentille. Je l’ai aimé dès son 1er regard. Et je lui ai roulé une pelle quand elle m’a dit que j’aurai mon passeport 3 jours plus tard. À temps donc.

Lundi, je pars à New York. Invitée à assister à une conférence de presse pour le lancement de nouveaux jeux sur console. Je ne resterai que 2 jours et demi. M’en fiche. Je vais à New York.

C’est extraordinaire.

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Ça y est ?

Alors ? On dirait que ça y est ? Depuis le temps hein !? 3 ans et demi que je blogue en partie « à cause » de ces tabous, de ce silence…

Et là, on dirait que c’est bon… j’ai même l’impression que c’est super « in » d’en parler.

Quel changement !

Après le succès (méritée) du livre de Stéphanie Allenou, « Mère épuisée » qui je vous le rappelle témoignait avec émotion et franchise sur la période très difficile, très sombre qu’elle avait traversé suite à la naissance de ses jumeaux.

Voici venu le temps (des rires et des chants, ah non tiens justement) de deux sorties cinéma qui parle ENFIN des difficultés des jeunes mères et des couples devenus parents.

« Un heureux évènement » qui parle de dépression post-natale et des conséquences pas toujours heureuses de l’arrivée d’un enfant dans le couple. Avec quelques maladresses sans doute, mais on ne va pas trop se plaindre n’est-ce pas !

Et la vision américaine et comique de la vie d’une mère active : « Mais comment font les femmes » avec ce sous-titre placardé partout dans le métro et qui nous a bien fait rire, nous, les mamans : « si c’était facile, les hommes le feraient aussi »

J’adore particulièrement la scène où elle rattrape au vol sac et biberon. Comme une impression de « déjà-vu » peut-être. BREF.

3 ans et demi que je revendique ici le droit à « oser dire » que c’est parfois difficile, que définitivement non ce n’est pas QUE du bonheur.

3 ans et demi qu’avec humour mais surtout pragmatisme et sincérité, j’écris qu’il faut oser demander du soutien, s’autoriser et j’irai même jusqu’à s’obliger à déléguer !

3 ans et demi où je rappelle aussi qu’il faut cesser de courir après la perfection car 1/ ça n’existe pas 2/ tant mieux ! Imaginez la pression sur nos enfants, petits adultes en devenir, s’ils avaient une mère parfaite comme modèle !!

Et je vous parle à vous, mais je me parle à moi aussi (et surtout) ! Vos commentaires me rassurent et me confortent dans le bien fondé de ces idées, laissées ici et là au milieu des récits de ma petite vie ma foi très banale.

Allez, avec un peu de chance, dans 5 ans, on aura une page dans un des magazines pour jeunes mamans sur la « vraie » vie quotidienne d’une maman normale !

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Mesdames et Messieurs (je ne dis plus Mademoiselle, de peur de me mettre les féministes à dos)

Bienvenue en ce jour heureux pour la retransmission du match tant attendu. La finale de la Coupe du Monde de la répétition.

À ma gauche, surentraîné, il a passé tous les tests antidopage avec succès, on le sent ultra motivé après sa victoire in extremis, mais méritée, face à son dernier adversaire : « Au bain ! »  j’ai nommé : « Petit, Mange !! »

À ma droite, on l’attendait, c’est un classique, mais il a su conquérir sa place de finaliste face, rappelez-vous, au « mets tes chaussures », j’appelle : « Dépêche toi ! »

Ayons en ce début de match, tandis que les concurrents entonnent leur hymne et dansent leur Haka, une pensée pour tous les malheureux adversaires des finalistes : « Mais c’est pas possible« , « on y va« ,   »lâche ta nouille », « j’ai dit stop« , qui nous a beaucoup surpris par sa petite forme durant la compétition, il était, je vous le rappelle, chers auditeurs, l’un des favoris de cette Coupe !

Mais aussi le disqualifié pour injures à l’arbitre « bordel« .

Il est 7h30 au stade Working Maman, à Paris, le match débute.

Beau démarrage de  »Dépêche toi ! » qui profite de la lenteur extrême des deux enfants pour faire une magnifique percée. La grande restant prostrée sur son lit, les yeux dans le vide et le petit ne voulant tout simplement pas en sortir (du lit).

Ça y est, ils sont à table,   »Petit, Mange !! » rattrape son retard avec une telle énergie ! Mais  »Dépêche toi ! » le marque de près, évidemment, il n’est pas favori pour rien !

Oh quel suspense, je crois que c’est le passage à la salle de bain qui va signer la destinée de cette fabuleuse finale.

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii  »Dépêche toi ! » de te laver les dents ! ça y est la victoire de  »Dépêche toi ! » est scellée.

Bravo à lui.

Tiens, la maman n’a pas survécu, elle, par contre. Quel dommage. Il reste le stade à ranger.

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On ne dit pas « vieille aigrie »

On dit « femme d’âge certain, ayant un léger problème de communication »

Elle ne dit pas « bonjour, bienvenue ! Vous avez fait bon voyage ? »

Elle dit « oui ? Bonjour, vous êtes garés où ? »

Elle ne dit pas « au sujet de la piscine, je me permets de bien vous rappeler que vos enfants doivent être surveillés dès qu’ils sont dans le jardin, car elle n’est pas sécurisée »

Elle dit « la piscine est interdite aux enfants ! »

On ne dit pas « tu te fous de ma gueule ? »

On dit « ah mais on a pris cette chambre pour la piscine en fait ! »

Elle garde son ton sec. On a une boule dans la gorge, la rage au ventre. Elle a beau expliquer péniblement et maladroitement qu’ils peuvent, en fait, mais sous surveillance (ba évidemment !!) et qu’une présence de l’un de nous est obligatoire dès qu’un enfant est dans le jardin… « vous comprenez des enfants meurent noyés ! » (sans déconner ??)

C’est fini. On est incapable de rester chez elle 4 nuits. Une simple erreur de communication peut-être, dès le départ, c’est ballot !

Alors, après avoir roulé 450 km depuis la Dordogne pour arriver 1h30 en avance à la Chambre d’hôtes réservés depuis Avril à côté de Tours, on est reparti.

Un hôtel trouvé dans le centre de Tours, in extremis, pour passer la nuit.

Un retour à Paris dès le lendemain matin, 4 jours avant donc la date prévue. Fin des vacances.

Les enfants ont hurlé de joie, c’est ce qui a fini de nous achever !

(Finalement, au moins là, c’était clair dès le début qu’ils n’acceptaient pas les jeunes enfants… pourtant la piscine est sécurisée…)

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