* Annonce *

Le jeudi 9 février prochain, si vous me cherchez, je serai là. Là-bas quoi. A la conférence/journée Maman travaille. Organisée par l’équipe de choc de Marlène Schiappa, maîtresse du blog maman travaille mais aussi de l’Association du même nom.

Une journée consacrée intégralement et pour la 1ere fois, aux mères actives et à leur (notre) volonté de concilier vie pro et vie familiale.

Au programme… des conférences, des rencontres, un cocktail déjeunatoire aussi. Parce qu’il faudra bien.

Pour tout savoir sur cette journée et vous inscrire. C’est sur le site.

* Fin de l’annonce *

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C’est bien connu, une maman qui travaille, souvenez-vous, c’est bien trop souvent considérée comme un boulet par son entourage professionnel…

Même si, au contraire, bandes de nazes, une maman qui travaille est dotée d’énormes qualités et déborde de motivation. Justement.

Non pas qu’elle culpabilise (oh nonnnnnnnnnnnnnn) de ne pas pouvoir être là à toutes les réunions, surtout celles callées (exprès ?) après 18h (sans oublier celles du mercredi, « oh mince c’est vrai, t’es pas là le mercredi – ba non banane, ça fait 2 ans que c’est ainsi, t’inquiètes, tu vas finir par percuter »).

Non pas qu’elle culpabilise de devoir parfois travailler de la maison rester chez elle, pour cause de poussées dentaires fiévreuses chez son petit dernier, recalé donc par la crèche.

Non. Elle se fait même discrète, en général, et n’étale pas trop de photos cucul la praline de ses mouflets (que tout le monde, sauf elle, trouve au mieux sans intérêt, au pire, moches) sur son bureau. Quelques dessins peut-être… par-ci par-là…

Non. Elle accepte même sans broncher la charge de travail de 100% à caser dans 80% de son temps (payé 80% hein). Normal.

Non, elle déborde de motivation parce qu’elle n’a qu’une envie justement c’est de ne plus penser à ses enfants, à sa vie de mère pendant 8h non stop ! ELLE VEUT AVOIR UNE VIE SOCIALE ET INTELLECTUELLE.
Elle veut être utile pour autre chose que pour changer des couches, faire à manger, passer l’aspirateur et prendre rendez-vous avec le pédiatre.
ELLE VEUT : des responsabilités, de la confiance, des dossiers intéressants, du partage, de la compréhension, de l’ouverture d’esprit, du BOULOT !!

Alors, expliquez-moi pourquoi depuis quelque temps je ne croise quasiment que des femmes, au choix, frustrées, étouffées, cachées, bannies, déprimées, déçues, dévalorisées par leur travail ?
Hein ?
Pourquoi tant de femmes en sortant de leur congé maternité/parentale ne se retrouvent plus dans leur ancien job ? Est-ce dû uniquement au fait que nos caractères, nos envies, nos besoins, nos centres d’intérêt ont bougé avec l’arrivée d’un bébé ?

Je m’interroge. Et j’ai mal.

Pas vous ?

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CV

Une de mes casquettes !

Bonjour je m’appelle Isabelle,  femme depuis 35 ans (3/4)
… maman depuis 7 ans
… salariée depuis 12 ans, blogueuse depuis 3 ans et demi, rédactrice freelance à mi-temps depuis 2 ans, employeuse …
Ahhhhhhhhh, on la refait.

Bonjour je m’appelle Isabelle et je suis chef d’entreprise.
Enfin c’est l’impression que j’ai parfois (sauf quand je reçois ma paye)
Sauf que mon entreprise c’est ma vie, mes enfants, mon homme, ma maison, ma super nounou et ma fée du logis.
Faut que tout ce petit monde tourne et l’idée originale qui peut faire la différence, c’est que je veux que ça tourne MAIS SANS trop déborder sur mon espace à moi, aussi minuscule qu’il soit. Car il est vital.
Directrice des Ressources Humaines, mais aussi des Moyens généraux, responsable informatique, manutentionnaire aussi. Sans oublier la cantine, également sous ma responsabilité, en tout cas, la semaine. Pour les finances, je me considère comme adjointe du grand chef. Mais c’est déjà bien. Je cherche à faire les économies, je m’occupe des reventes et je tente d’apporter de quoi mettre le beurre dans les épinards. (j’aime les légumes verts)(aucun rapport je sais)
Sinon, la Communication c’est ça mon vrai métier.

Multitâche. 3 journées en une (minimum). Plusieurs casquettes, plusieurs cordes à mon arc. C’est comme tu veux tu choisis.
Si avec ça, je n’arrive pas à donner à ma carrière pro une vraie tournure intéressante !!

Et toi tu es qui ? (ceci n’est pas pour un sondage)

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Ah la vie de freelance à mi-temps ça a des côtés très… dépaysants
si si
regardez par exemple : mon bureau !
Enfin, mon « bureau », c’est un bien grand mot…
Parce que le midi, une fois sortie du mien, du vrai celui de la société pour qui je travaille depuis 8 ans, eh bien, je ne vais pas systématiquement travailler chez moi (où m’attendent mon lit douillet, linge, ménage, bordel de jouets, télé et … lit ! hum)
Non, j’ai gardé mes habitudes de l’an passé, où le p’tit était gardé chez nous et où je ne pouvais donc décemment pas me pointer avant au moins 16h30, heure où il était avec Super nounou et sa soeur au parc !

Alors, je vais où ?
Où est-ce que j’écris mes articles ?

A la bibliothèque (qui est d’ailleurs une médiathèque, tellement elle est neuve et moderne)
Eh ouais
Comme au bon vieux temps (re hum)

C’est accueillant, c’est chauffé surtout et il y le WIFI gratuit (enfin quand il fonctionne) ( les WC) (et une machine à café)

Mes collègues y sont plutôt… hétéroclites :
Il y a d’abord les étudiants, souvent casqués, parfois endormis, mais toujours connectés (je me sens proche d’eux : le smart phone d’un côté, le PC portable de l’autre et l’Ipod à l’oreille)
Ils sont globalement silencieux ; ça pouffe éventuellement, ça mordille son stylo, ça tapote du SMS, bref, c’est très raisonnable.

En plus, ils sont polis comme cette ado qui me toisa l’an dernier d’un :

eh tu restes là ? Tu peux garder mon ordi, j’vais fumer une clope ? Merci ! »

Ah ce n’est pas le cas de mes autres voisins !
Les retraités

Ah mazette !
Quand ils n’ont pas un PC portable au bruit digne du réacteur de l’A380, ils ne savent pas s’en servir. Et ça demande de l’aide aux bibliothécaires qui ont eu autant de formation web que moi de couture !
Pire, certains prennent des cours avec un étudiant (justement) qui, les pieds sur la table (nan j’déconne mais c’est pas l’envie qui doivent leur manquer), les mains sur le téléphone, enseignent à leur petit vieux les rudiments de l’informatique :

fermez la fenêtre… non restez assis, celle de votre bureau !!! »

Le retraité des bibliothèques est également majoritairement sourd, il fait donc profiter de sa petite conversation l’ensemble de la salle :

mais madame, comment qu’on fait pour empunter le livre ? »

Oui je suis vilaine.

Allez, un petit jeu maintenant ! (sans rien à gagner hein)
Lequel de ces deux publics a gravé l’autre jour tous les cd du rayon « apprenons l’anglais » sur son portable ? ainsi qu’une dizaine de cd musicaux ?
Un indice en photo (regardez bien le pull et les mains – ah je vous aide trop là !!)

Que fait Hadopi ???

Je sais, chez moi ça serait autrement plus drôle avec des « môman » dans tous les sens ; j’ai donné pendant mes journées enfants malade : pas pu écrire plus de  3 mots d’affilés !

Et vous votre bureau ?

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Youhou ! Il est tard, très tard (23h30 pour moi), mais je voulais vous faire un petit coucou de mon château de séminariste.

Coucou

Voila, je vais me coucher. La journée « power point en plénière » m’a tuER ! A moins que cela ne soit la rigolote chasse aux trésors du début de soirée (on a gagné d’ailleurs, dois-je modestement avouer…) ou la nuit dernière pas assez profonde (j’étais perdue moi toute seule dans ce grand lit !) ou encore le fait que l’on n’a pas eu plus d’une petite heure « seul » dans la journée. Les séminaires, c’est crevant !

Mais j’avoue, cela s’est mieux passé que prévu (faut dire que je partais pas gagnante non plus !). Fin des réjouissances vers 16h30 si tout va bien, je devrai pouvoir récupérer mes louloux presque à la sortie de l’école !

Vont-ils me faire regretter de ne pas en avoir plus profité ? sans aucun doute !

Je rassure les expertes : j’ai profité de la baignoire, j’ai fait un gommage et par contre, croyez-moi ou pas, j’ai pas eu le temps de faire ma manucure (bordel !).

Nan je préférais vous faire un petit billet, ahhhhhhhhhhhhhhh je suis indéconnectable moi c’est pas possible Germaine !

Je vous souhaite un bon week-end, j’espère que certaines d’entre vous pourront aller demain à la journée consacrée aux littlest Petshops online ! Pour ma part, normalement, c’est vendange demain ! Eh ouais !

A lundi les amies  (je l’avais jamais faite celle-là je crois – et pour cause… hum)

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Non, je ne rentre pas dans les ordres (quoi que)
Non, non.
Je vais « juste » passer 3 jours (forcée) au fin fonds des Yvelines (là où les routes sont en terre – oh ça va !) avec mes collègues de travail (le vrai travail, pas celui où que je raconte que des conneries).
3 jours.
Qui commencent évidemment aujourd’hui, mercredi, JOUR DES ENFANTS. Jour où une grosse partie des MAMANS ne travaillent pas pour effectivement s’OCCUPER de leurs enfants.
Mais ça, ça n’embête personne à priori.
Sauf moi.
Et je râle, croyez moi je râle !!
C’est ma grande première et impossible d’y couper où je suis fichée à vie.

Un mois que je m’y prépare psychologiquement. (sans succès, je pars la boule au bide)

Il a fallu que je bloque l’agenda de l’Homme pour qu’ils rentrent « tôt » ce soir et demain soir. Il a fallu que je bloque super Nounou pour qu’elle reste plus tard ce soir et demain soir.

Mais en vrai, si ça se trouve, ça va être vachement bien !! Regardez par exemple, je râle parce qu’on nous fait partir ce midi pour … je re-re-regarde le planning… ah oui : une « après-midi libre » !!
Super non ?!! Ba si, on y va, en fait… pour rien ! ah ah ah

Ah merde j’avais dit que je devais être positive.

Alors, si, ça va être top pour :
- apprendre à reconnaitre mes collègues que je vois très peu, mi-temps oblige
- comprendre comment fonctionne la Direction pour laquelle je travaille depuis peu (et peu ! mouahha non là c’est pas vrai)
- rencontrer des gens de nos filiales, notamment des brésiliens et des italiens (ça en jette)
- souffler un peu ! (et laisser l’homme TOUT gérer tout seul… diner, couché, lever, habillage x2)

Ba voila ! J’y arrive à positiver.


Surtout que j’ai pu vérifier qu’il y avait bien une connexion web dans chaque chambre !!

Eh oui, on ne me changera pas… ce genre d’évènement, je ne m’y suis jamais sentie à l’aise, pour moi les collègues de travail, sauf rarissime exception, ce sont juste des collègues de travail, pas des potes avec qui je dine et je joue au foot.
Maintenant, je n’ai pas le choix, alors autant me dire que ça va bien passer (et vite)

Je vous dis Adieu

Ah non, j’ai programmé 2/3 trucs et j’essaierai de passer vous dire coucou, ici et sur facebook et twitter.

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Ahhhhhh

que c’est bon ces semaines de 2 jours ! ça fait du bien !

que j’aime ma nouvelle vie !

voyez que ça va mieux ! (et que j’utilise aussi beaucoup les « que ») Merci encore hein d’ailleurs (sincèrement)…

Alors mercredi et jeudi j’ai pu me mettre au boulot (mon nouveau 2e boulot, ou 3e si je compte aussi celui de maman, ou 4e si je compte aussi celui de femme… ?), et pour tout bien faire comme il faut, je me suis d’abord équipée :
- d’un netbook, l’homme a choisi pour moi (vu que je suis une quiche en matériel informatique), c’est un Samsung qui a gagné : il est beau, il est blanc et il est tout petit !
- d’un nouvel agenda, choisi hier, un Quo Vadis signé Robert le Héros, acheté chez … monoprix, évidemment, où je zonais déjà hier matin à 9h15 (sans commentaire)

Ensuite, tout bonne freelance vous le dira, il faut un endroit pour bien tranquille pour travailler. Comme à la maison c’est juste pas possible, j’ai choisi d’aller à la bibliothèque qui est tout de même à.. 15 mètres de chez moi ! Mais tout n’est pas si simple, la bibliothèque n’ouvrant qu’à 13h… en attendant, je me retrouve tout de même souvent à la terrasse d’un café et ça donne ça :

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Tiens il me manque un stylo...

Oui, je sais trop dur !

Je rajeunis à vue d’oeil ! Si !!! J’vous jure, l’autre jour à la bibliothèque, j’étais tranquillement en train de surfer sur internet en Wifi travailler au milieu de nombreux étudiants (et d’un retraité accessoirement), eh bien, tout à coup, la nana assise en face de moi, me regarde, et me demande cash:

pssssssit ehhhhhh TU restes encore un peu là ?

« Euh oui » (cocotte)

tu m’gardes mes affaires faut qu’j'aille téléphoner !

« je t’en prie bichette, vu qu’on se tutoie alors que je pourrai presque être ta mère mais que ça ne semble pas se voir, va, tu as ma bénédiction »

Voila, je vais donc me faire une super nouvelle bande de potes (ça se dit encore ?) dans laquelle ensuite, je pourrai peut-être recruter une baby-sitter !

J’adore !

J’adore aussi le vendeur de chez Darty qui m’a tout de même appelé 5 fois (j’ai compté) : « jeune fille« .

Voila, c’est ça la classe ! Pour celles qui veulent le nom de ma crème anti-ride du moment, merci de m’envoyer un mail, avec un chèque !

Article non sponsorisé (dommage), j’ai acheté mon netbook et mon agenda avec mes sous à moi (ou presque, ceux de l’homme, vu que moi je suis fauchée maintenant… rapport au 2e job tout ça)

Je vous souhaite un bon week-end, dimanche, ce sont les Virades de l’Espoir organisées chaque année pour soutenir la lutte contre la mucoviscidose dans de nombreux lieux, tels que le Jardin d’acclimatation et le parc de Sceaux pour les parisiens. J’en serai (s’il fait beau) à Sceaux : jeux et animations pour tous les âges, tout ça pour une bonne cause !

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Eh ba voila, c’est fait.
Le 1er lundi est passé.
OUF

ça n’a pas été de tout repos …

Arrivée un peu après 9h mais tout juste avant le chef ! (important)
Amorce de blablatage (« ça va ? t’es bronzée, la classe quoi ! » « t’as passé de bonnes vacances ? Attends je pose mon sac, on prend un café !« )
Dépôt du sac dans le bureau et appuyage sur le bouton ON de l’ordinateur (admirez la recherche de productivité : l’engin va chauffer pendant que je fais autre chose… et quelle autre chose !!!)
…Café accompagné d’une part de gâteau breton (vous savez avec QUE du beurre dedans) ramené par une collègue…
Blablatage en règle digne d’une rentrée de vacances
Retour au bureau
Rinçage de la tasse de café vide
Concentration intersidérale pour me souvenir de ce foutu mot de passe (3 semaines et demi d’absence, ça vide la tête) afin d’ouvrir la session de travail
1ere pause pipi (râlez pas, je ne fume pas alors pas de pause pour ça !)
Blocage de l’ordinateur : impossible de me souvenir du mot de passe…
Récupération d’un nouveau mot de passe en répondant à un quiz extrêmement difficile dans ce contexte : ville de naissance, prénom de ma fille (dingue : je connaissais les réponses)

OUF
Il est déjà 10h30

Lancement de la messagerie et en même temps (si si : je ne suis pas mono tache moi !) écoute des messages vocaux (6 qui finalement sont vides… j’aime quand je ne manque à personne)
100 nouveaux mails (aïe)
2e pause pipi (non, je ne suis pas enceinte, mais le café ça fait faire pipi)
Ouf, finalement, 90% de spam ou de revue de presse, 10% sont des mails pro

Poursuite du blablatage

Je réponds à deux mails, je complète une note, JE BOSSE QUOI

La matinée est finie, il est 12h, copine affamée number one appelle copine affamée number two (moi en l’occurrence) : on part déjeuner

Ai-je été un peu plus productive l’après-midi ?
Oui !!
J’ai vérifié qu’on m’avait pris le bon nombre de jours de congés sur mon compte : et j’ai bien fait de vérifier ! M’en manque 1 !!
J’enquête…

J’ai fait ma liste « To Do » (professionnel) pour commencer à bosser… aujourd’hui !

Bon, et puis je suis partie tôt : courses à faire chez Monop’ pour livraison le soir même.
Faut pas déconner quand même !

Pas si mal pour une reprise non ?

Ah !!! Et je garde le meilleur pour la fin (pour celles qui auront lu jusqu’au bout ! Et toc) : Super nounou va nous quitter fin décembre…
je vous raconterai le pourquoi du comment…
Suis bien triste et un peu emmerdée faut le dire (mais je vais trouver hein ? Hein que je vais retrouver quelqu’un ??? de bien ???)
mais suis contente pour elle, car c’est pour un beau projet (non elle n’est pas enceinte)
La suite bientôt donc.

Ah et puis je suis super contente de revoir autant de commentaires !!! M’avez pas oublié !!! Yiha !

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halde

La HALDE publie les résultats d'un sondage à l'occasion de la journée de la Femme

« Femmes, carrière et discriminations »
Voila l’intitulé de la table ronde à laquelle j’ai eu la chance d’assister le 11 février dernier.
Avec quelques journalistes de presse féminine et une autre blogueuse, j’ai pu rencontrer Louis Schweitzer, président de la HALDE, afin d’aborder un sujet qui nous concerne quasiment toutes sur ce blog : la discrimination des femmes sur leur lieu de travail.

La HALDE publie ces jours-ci les résultats d’un sondage effectué en février et qui s’intitule : « Grossesse, Maternité et discriminations au travail ».
Le sujet me tenant à coeur, je profite donc de la Journée de la Femme pour vous faire part de l’action de la HALDE dans ce domaine et vous rappeler les points essentiels concernant nos droits.

2 idées essentielles à retenir :
- un manque évident d’information. Il faut comme le dit Louis Schweitzer « casser l’idée que cela fait partie de la vie ». Non, la perception de désavantages et de discrimination n’est pas « normale ».
- un manque d’action des victimes. « On ne dit rien parce que cela ne sert à rien ». Faux !

Revenons d’abord à la définition du mot discrimination.
La discrimination est une inégalité de traitement qui intervient dans un domaine visé par la loir (emploi, logement, éducation, etc.), et qui est fondée sur l’un des 18 critères prohibés par la loir :
- âge
- sexe
- origine
- situation de famille
- orientation sexuelle
- moeurs
- caractéristiques génétiques
- appartenance réelle ou supposée à une ethnie,à une nation ou à une « race »
- apparence physique
- handicap
- état de santé
- grossesse
- patronyme
- opinions politiques
- convictions religieuses
- activités syndicales

Qu’est-ce que la HALDE
La haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité a été créée notamment pour informer et accompagner gratuitement les victimes, car il est souvent difficile d’aller seul(e) faire valoir ses droits devant un employeur ou devant les juges.

La discrimination des femmes au travail
Une femme active ou retraitée sur trois (34%) a le sentiment d’avoir été victime de discrimination sur son lieu de travail parce qu’elle est une femme.
Quant à celles qui ont vécu une grossesse durant leur carrière professionnelle, 49% pensent que concilier les deux est une difficulté.
Depuis le « plafond de verre », barrière invisible qui leur barre l’accès aux fonctions de responsabilité, jusqu’au licenciement pour cause de grossesse, en passant par les écarts de salaire avec les hommes, beaucoup de femmes font face à différentes formes de discriminations au cours de leur carrière.

Le sondage fait émerger une autre réalité. Face à ces discriminations, 37% des femmes déclarent n’avoir rien dit.
Des lois existent
pour lutter contre cet état de fait, et notamment pour protéger les salariées durent leur grossesse.
La HALDE apporte à chaque personne qui la saisit une information. Elle peut enquêter, recueillir des informations, proposer une réponse juridique qui peut aller, si cela est nécessaires, jusqu’à l’accompagnement des femmes discriminées devant la justice.

La protection des femmes enceintes au travail
La femme enceinte bénéficie d’une protection contre toute discrimination liée à sa grossesse. Son employeur ou éventuel employeur ne peut se fonder sur sa grossesse pour refuser de l’embaucher, de lui refuser un stage ou une formation, de résilier son contrat de travail au cours d’une période d’essai ou de la licencier.
Le licenciement d’une femme enceinte est frappé de nullité. Seule une faut grave de l’intéressée, non liée à l’état de grossesse peut justifier un licenciement. Il appartiendra à l’employeur de démontrer l’existence de la faut grave ou l’impossibilité de maintenir ce contrat pour un motif étranger à la grossesse ou à l’accouchement. Mais, même dans ce cas, le licenciement ne peut prendre effet ou être signifié pendant le congé maternité.

D’autre part, une femme ne peux faire l’objet d’un traitement défavorable en raison de son état de grossesse en matière de rémunération, de formation, d’affection, de qualification, de classification, de promotion professionnelle ou de mutation. Exemples : baisse de salaire, changement de poste ou moins de responsabilités, refus de promotion, harcèlement moral, refus d’une autorisation d’absence pour examens médicaux pré et post natal…

L’annonce de la grossesse
La femme enceinte bénéficie, dès lors que l’employeur est informé de son état, de garanties protectrices au moment de l’embauche comme pendant l’exécution de son contrat de travail.
La HALDE insiste bien sur la nécessité de ne pas informer son employeur de sa grossesse par oral. En effet, en cas de discrimination, il sera alors impossible d’avoir des preuves concrètes de l’annonce.
Pour informer son employeur de sa grossesse, la salariée doit impérativement adresser par lettre recommandée avec demande d’avis de réception un certificat médical attestant cette grossesse et la date présumée de son accouchement (en conservant la copie).

Lors de l’embauche, la candidate enceinte n’est pas tenue de révéler son état et il est interdit à l’employeur de rechercher ou de faire rechercher toutes informations concernant celui-ci, ou de se prévaloir d’une interdiction légale d’occuper le poste proposé en raison de son état.
De même, pendant son contrat, la femme salariée n’est pas tenue de révéler son état (sauf si elle souhaite bénéficier du congé maternité).

La période de protection
Elle débute à partir du moment où l’employeur a eu connaissance de l’état de grossesse, pendant toute la durée du congé maternité ou d’adoption et les 4 semaines suivant l’expiration de ce congé.

Les conditions de reprise du travail
Au terme du congé de maternité ou d’adoption, les salariées sont en droit de retrouver leur emploi antérieur ou un emploi comparable assorti d’une rémunération au moins équivalente.

La protection des femmes enceintes au travail est garantie par le code pénal et le code du travail.

Comment saisir la HALDE ?
Toute personne qui s’estime victime d’une discrimination peut saisir la HALDE en lui envoyant un simple courrier (HALDE 11 rue Saint Georges 75009 Paris), ou bien en saisissant un formulaire en ligne sur le site internet de la HALDE.  Vous pouvez aussi appeler un conseiller téléphonique de la HALDE au 08 1000 5000.

Ce sujet vous touche ? Vous avez vous même été victimes de discrimitation ? Que pensez-vous du fait que certaines femmes n’osent pas dénoncer ce genre de pratique ? N’hésitez pas à diffuser ce message autour de vous, il est important de connaitre ses droits et de savoir que des gens sont là pour aider les victimes de discrimination.

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 [Attention article ironique, écrit sous un dégoût caractéristique des gens se faisant très légèrement avoir ]

J’aime être solidaire seule.

J’aime travailler le lundi de pentecôte, redevenu pourtant jour férié il y a peu.

J’aime parce que de toute façon dehors, il fait encore trop beau et trop bon et comme cela fait déjà 10 jours que la météo nous impose ce temps estivallement dégoûtant, je n’en puis plus de devoir aller m’allonger dans les herbes odorantes du parc de Sceaux, à me laisser aller sous le soleil, telle une grosse larve paresseuse, en laissant gambader la choupinette et désherber le choupinou. Comprenez-moi c’est tellement in-intérressant et gagatisant de jouer au ballon, se rouler par terre, jouer à saute mouton, prendre des photos, cueillir des fleurs, picniquer, que je me sens ce matin, tellement plus à l’aise dans ma robe droite et mes talons, assise devant mon écran d’ordinateur.

J’aime parce que travailler un jour férié, ça permet d’avoir une méga excuse pour ne rien faire : il y a 3 plaies et 1 tondu au bureau (dont moi comme plaie et zhom comme tondu !), les prestataires ne travaillent pas et les clients sont en week-end (eux !!!).

J’aime aussi parce que ce matin avec zhom, nous sommes venus exceptionnellement en voiture (récupération de cartons chez des copains ce midi oblige) et on a dû mettre quelque chose comme 4 minutes pour faire le trajet. Nous avons croisé 5 personnes dont 4 touristes en vélib’. Mais surtout travailler un jour férié, ça veut dire : voir dans les yeux de son zhom le bonheur incommensurable de pouvoir choisir sa place de parking ! C48 a t-il décidé ce matin, devant l’horizon désertique s’offrant à nous à l’ouverture du parking. Ba oui, parce qu’évidemment la boite d’à côté, avec qui on partage le parking, il bosse pas eux ! Ba non, ils ne sont pas solidaires comme nous ! Ils ont négocié de travailler 2 minutes de plus par jour ou même pire, la prise en charge par la boite de la fameuse journée des vieux ! Quelles bandes de fleimards !

Enfin, j’aime parce que j’entraîne avec moi, super nounou, qui doit donc elle aussi être solidaire aujourd’hui en nous gardant les louloux ! Puisque évidemment, l’école est fermée !

Alors faites moi mal, vous faites quoi aujourd’hui vous ?

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