Le marathon d’une maman - e-Zabel, blog maman parisienne

le blog d'e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Le marathon d'une maman

Maman part en voyage : les préparatifs

Maman part en voyage. SEULE.
Côté pile. Il y a la photo qui en dit pas mal, à défaut de long, sur la destination et le rêve que je vais vivre ces prochains jours…

Et puis, il y a le revers de la médaille (côté face): l’organisation que ce départ engendre. C’est qu’il faut le mériter ce petit séjour ! Et je compte bien le mériter d’ailleurs.

Côté boulot : évidemment, les « blogtrip qu’on ne refuse pas » sont rares et ne tombent jamais dans un moment creux.

Ah on m’indique dans l’oreillette que mis à part en août, je suis de toute façon tout le temps très occupée… Ah oui tiens, en effet. Cela ne serait de toute façon jamais le bon moment !

Du coup, on fait avec (comme pour beaucoup de choses, je crois dans notre « équilibre vie pro/vie perso »). J’emmène mon ordi et je bénis l’arrivée de notre super stagiaire.

Côté maison aussi. Partir 4 jours au soleil signifie, certes, ressortir son maillot de bain du fin fond de l’armoire en priant qu’on rentre toujours dedans, l’essayer et retirer fissa 4 kilos de poils, prendre rendez-vous pour une pédicure avec une esthéticienne à domicile (le pied)(jeu de mot inside)(j’ai mangé de clown ce midi) afin d’optimiser encore une fois boulot/préparation (l’ordi sur les genoux tandis que mes petons revivent). C’est aussi penser à tout vider le panier à linges sales afin de laisser à sa petite famille tous les possibles en termes d’habillage… (bon surtout pour la miss 12 ans hein). Remplir les placards, le frigo, le congélo. Faire un mémo personnalisé pour chaque membre de la famille. Trouver une baby-sitter pour me remplacer. Si, je suis remplaçable. 3 soirs en tout cas. Et comme je frôle la perfection sur ce coup, j’ai même pensé à faire ma procuration pour le 1er tour (ALLEZ VOTER)

Ouf.

Croyez-moi faut être motivée.

Et je le suis.

Je vous propose de me suivre sur instagram pour découvrir la destination et me détester/jalouser/trouver que décidément le maillot me va parfaitement (barrez la mention inutile). Bref, ça va changer de la neige d’il y a 15 jours.

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Des nouvelles du front

Promis, j’essaye de venir le plus régulièrement possible publier ici. Je ne manque pas d’idées, ah ça non ! Entre ma pré-ado vraiment presque ado et mon P’tit Grand définitivement Grand, mes deux sources d’inspiration inépuisables… j’ai de quoi faire.

Non non, en fait, je manque de temps.

SANS DÉCONNER ?

Pas vous ?

Working maman on disait. Quand en plus, elle est à son compte, la working maman a bien du mal à s’arrêter de travailler.

Mais le plaisir est là et j’ai envie de dire HEUREUSEMENT.

Même si cela ne nourrit pas un blog, ni une famille. Tout comme ces marques qui me proposent d’écrire des contenus contre de la visibilité. C’est gentil, mais ma boulangère et mon Intermarché ont refusé que je les paye en image.

Je voulais vous donner des petites nouvelles tout de même. Les vacances arrivent à grands pas (elles se sont un peu perdues en chemin) et OH MIRACLE, nous partons en famille une semaine à la montagne… ça se gagne. Comme avant chaque départ, je retourne voir quelques jours avant les « avis » laissés sur notre futur hébergement. Et ce soir, j’ai le sourire. Les derniers sont excellents, je me sens d’humeur à imprimer mes billets de train, à faire mes valises et à réserver nos tickets de navette. Bon, reste plus qu’à invoquer le dieu de la météo… hum

J’ai hâte de passer quelques jours, sans dossier (mensonge), avec mes petits et mon Homme. Cela va nous faire un bien fou après ces longs mois de boulot sans coupure. A notre retour, il faudra remettre les bouchées doubles, les projets qui arrivent à l’agence sont dingues. On a de gros challenges à relever. J’adore, même si parfois tout ceci est un tantinet stressant. SANS DÉCONNER ?

Il faudra que je vous raconte notre quête d’un(e) stagiaire… je ne m’attendais pas à … ça… même si j’avais entendu parler de la galère, sincèrement, ça dépasse l’entendement.

Une petite blague pour finir ?

C’est l’histoire d’une working maman, certes pas parfaite, mais qui parfois à des idées de génie, par exemple celle de prendre rendez-vous « en avance » pour refaire le passeport de son enfant. Ce dernier arrivant à expiration (le passeport pas l’enfant) 15 jours avant son départ pour l’Italie. En avance, c’est-à-dire tout début mars pour un départ en juin. Tranquille Émile. Fière de son anticipation, la maman décide donc le 6 mars d’aller réserver en ligne son créneau horaire. Elle choisira un mercredi puisque l’enfant doit être présent. Elle se connecte. Entre son arrondissement parisien. Et… tombe de sa chaise. Aie. Eh bien, elle a bien fait d’anticiper cette maman ! (On se demande toujours de qui je parle hein) Qu’elle est belle et intelligente organisée !! Parce que oui, le 1er rendez-vous disponible affiché était pour le … 2 MAI (qui est un mardi)

BRAVO LE VEAU

Donc, à Paris, si tu veux un passeport, compte déjà 2 mois pour avoir un &ù$*%€& rendez-vous (oui, je suis agacée), puis … oulalala madame, en ce moment c’est 3 semaines de délai, mais en mai, cela sera sans doute BEAUCOUP plus, pour la fabrication !! Ba évidemment patate.

Comme cette maman est particulièrement têtue (et belle et intelligente), et qu’elle a surtout de super copines qui lui souffle à l’oreillette qu’on peut faire faire des papiers d’identité partout en France et pas uniquement dans sa ville de résidence… eh bien cette maman ira donc début avril à Vanves, charmant patelin de banlieue pour ne pas stresser faire stresser son enfant pour son départ en voyage de fin d’année !!

Sérieusement ? On en parle de la personne à l’accueil de l’état civil de la mairie qui te répond que « ba oui, c’est comme ça, mais que souvent, des créneaux se libèrent du jour en lendemain ». FACILE AVEC LES ENFANTS tiens !

Je sais, on a les problèmes qu’on mérite. M’enfin tout de même.

Vivement les vacances. Je vous raconterai TOUT (ou presque)

Faut pas déconner.

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il est 8h23 et je suis crevée

Il est 8h23, je viens de déposer le P’tit Grand à l’école, après avoir porté son cartable de 10 tonnes 5 longues minutes. Je lui ai demandé s’il avait un mis un parpaing dedans. Il m’a trouvé « lol »

Il est 8h23 et je suis déjà crevée.

J’ai appris que les anneaux de Saturne étaient composés de particules de glace et de poussière et que la planète est gazeuse.

J’ai renversé mon bol de céréales.

Le p’tit pense qu’ils sont là après une explosion, mais bon, pas sur la planète elle-même, parce qu’on aurait vu un cratère, ou au moins une marque, mais plutôt dans l’espace proche… bref, le p’tit est plutôt d’accord ou pas d’accord (j’ai pas tout compris) avec les astronomes. Ses futurs collègues. (Courage les gars, fuyez, il reste encore une quinzaine d’années avant qu’il arrive)

J’ai déjà parcouru 1 km à pieds … pour emmener la préado qui est suffisamment grande pour râler sur ses fringues qui font « trop hiver », mais pas assez pour aller au métro seule. Et revenir. Récupérer le P’tit grand fraîchement désinfecté de la bouche, mais pas coiffé. Pour l’emmener à son tour.

J’ai farfouillé la cuisine à la recherche d’un sac pour que la 12 ans y mette les cookies achetés aux lycéens avec l’argent de son frère.

J’ai plié le linge propre.

J’ai assisté à la négo entre la soeur et le frère pour l’argent des cookies.

J’ai rappelé à ma fille qu’elle avait de l’argent dans sa tirelire.

J’ai ramassé le linge sale.

J’ai halluciné sur le montant et le fait que non mais en fait, elle n’a que des gros billets et que bon hein pour payer 1 euro c’est pas cool…

Je lui ai demandé si c’était une bonne idée de sortir avec deux sweats.

Oui.

Finalement non.

Mais franchement ça saoule ce blouson d’hiver, on crève de chaud.

Il est 8h23 et je vais me faire un café et m’écrouler dans le canapé…

… ce soir.

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Tu es adepte de la pédagogie positive ? Oui, oui, bien sûr.

« Bienveillance » « Pédagogie positive ».bienveillance

Qu’ils sont beaux ces mots. Qu’elles sont belles ces valeurs éducatives, non ?

Bah si.

ça sonne doux, ça sonne vilains petits nuages chassés par le beau et chaleureux soleil

ça sent bon les fleurs de champs et le sable tiède

ça chante juste

Non mais, vraiment.

J’essaye.

Par exemple, l’autre soir, la préado me demande gentiment (puisqu’elle voulait obtenir quelque chose hein) l’autorisation pour utiliser la tablette.

Mon bienveillant moi, à l’aise (nommons-le Blaise) lui répond : « bien sûr ma chérie ! »

Mon bienveillant moi mais bon faudrait pas non plus voir à me prendre pour un lapin de 3 semaines poursuit : « 30 minutes »

30 minutes plus tard, Blaise passe une tête bienveillante, puisqu’il n’est que bienveillance, dans l’entreporte de la préado.

« on dirait bien que les 30 minutes sont passées là non ? »

Innocent ce Blaise.

Sur ce, la 11,5 ans lui lance « ouiiiiiiii je finis juste un truc maman »

Blaise décide donc de rester bienveillant et d’aller chercher dans le dictionnaire de la bienveillance ce que peut bien être ce « truc ».

(Blaise le bienveillant est un peu nian nian, j’ai oublié de vous le préciser)

(Mais il est gentil. Et bienveillant)

17 minutes plus tard (Blaise a une montre suisse)

Mon bienveillant et moi un tantinet moins à l’aise que Blaise repassons une tête. C’est qu’on a comme un doute avec Blaise.

Je pense qu’il l’a dans le Q (appelons-le Lulu) et lui est persuadé qu’en ouvrant cette porte, on trouvera la préado obéissante, LOIN de la tablette.

On dira alors qu’elle a juste oublié de la ramener dans le salon. Ce qui n’est pas grave du tout, nous sommes d’accord. Blaise ou non.

On n’est pas des goujats.

Sauf que.

C’est Lulu qui a gagné.

Je décide de rester zen et BIENVEILLANTE (mais avec des majuscules).

« Ma chérieeeeeeeee il semblerait, sauf erreur de ma part, que ton truc à finir soit un truc vraiment très très très long à … finir donc c’est ça ? Je peux comprendre, d’ailleurs, Blaise et moi, comprenons tout à fait, ton besoin d’achever un truc démarré, c’est important, cela montre ta grande capacité à aller au bout des choses, ton sérieux ET ton souci de bien faire. »

Bon, en vrai je lui ai demandé si elle se foutait pas un peu de ma poire.

Ce sur quoi, elle a rétorqué que « c’est bon hein, je t’ai dit que je finissais un truc »

J’ai éclaté ma bienveillance contre un mur – parce qu’on n’a pas le droit de mettre de fessée hein – et je lui ai arraché la tablette des mains.

NON MAIS OH

Promis, je retente une prochaine fois.

Et allez (re)lire ce billet génial de Sabine sur la parentalité biencrevante :)

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Quand la RATP t'aide à devenir la meilleure mère du jour

Profitez c’est pas tous les jours que je m’en vais dire du bien de la RATP hein !

Cliché du parisien râleur bonjour. Non « Au revoir » en fait !

ratp

Hier matin, la RATP a fait de moi la meilleure maman du monde. Rien que ça.

Oui, je rentre encore dans mes bottines pourquoi ?

Je disais quoi… rha… merci de ne plus m’interrompre dans ce fabuleux récit hautement intéressant. Pour mon ego.

Hier matin, je m’apprêtais à accompagner gentiment ma jeune collégienne jusqu’à la station de métro afin qu’elle y rejoigne ses copines. Ces dernières font en effet le chemin en groupe de filles filiformes, propriétaires d’eastpack et de cheveux longs – et de Stan Smith pour les plus chanceuses. Le téléphone de ma préado sonne (encore)(tiens c’est rare… hum) : l’une des copines lui raconte alors un peu stressée que le métro est détraqué.

Restons calmes les filles. Le métro est détraqué régulièrement, il n’y a pas péril en la demeure, un simple ralentissement sans doute à prévoir. Cependant, j’opte pour accélérer le pas, rejoindre cette première amie et je prévois inconsciemment de faire un plus long trajet que prévu avec elles en prenant inconsciemment plus que mes clés et mon téléphone, à savoir mon portefeuille et donc mes tickets de métro.

De là, tout s’enchaine, la copine rappelle, elle est bloquée à la station précédant la nôtre, je lui souffle de lui faire faire le petit bout pour nous rejoindre à pied. Une copine, bientôt 2 autres arrivent, légèrement paniquées, mais ultra choupies. Normal à 11 ans, on maitrise encore pas ultra bien le réseau métropolitain.

Renseignements vite pris de mon côté, via mon appli, je comprends qu’en fait, certes, il peut y avoir des métros, mais qu’ils sont tout simplement saturés. Les gens sont invités à prendre un autre itinéraire.

Itinéraire bis que je devais JUSTEMENT montrer à ma 11,5 ans ce week-end. Et que l’on n’a finalement pas fait.

Eh ba voilà. Une bien bonne occasion tiens !

Voilà comment grâce à la panne RATP d’hier, je me suis retrouvée à chaperonner 4 préados paumés pour atteindre leur collège. Direction l’arrêt du bon bus qu’aucune n’avait encore eu l’opportunité de repérer.

Ensuite, je vous passe le bonheur de découvrir que ledit bus arrivera que dans 11 minutes. AH AH

Je vous passe le plaisir qui nous a parcouru quand il a fallu monter dedans. Bus totalement bondé. Mais mon message aux filles était clair : il faut monter. Coûte que coûte.

Vis ma vie de Parisienne.

J’ai donc fait tout le chemin avec elles puisqu’elles ne savaient pas où descendre ni par où marcher ensuite, j’ai réussi à joindre le collège entre temps pour prévenir du retard inévitable. Les embouteillages n’ayant pas simplifié la tâche du bus. C’est que ça ne rigole pas au collège, 3 mots c’est une heure de colle. La plupart des élèves en ont au moins déjà deux… ça m’ennuyait franchement qu’elles s’en prennent une à cause de soucis de transport, surtout qu’elles étaient toutes super en avance (une heure avant l’heure de cours pour l’une d’entre elles pour un trajet de 20 minutes, c’est tout de même un peu ballot)

Mes choupies préados m’ont remercié chaudement. Elles n’auraient clairement pas su quoi faire SANS MOI.

Notez-le : oui, à 11 ans et des brouettes de boutons, on a encore besoin de maman !!

Hiiiiii

C’était la page positive du jour dans la vie d’une maman de pré-ado.

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Nos mercredis matin, en tête à tête

Collège oblige, la 11,5 ans a désormais l’obligation de se lever tôt le mercredi pour 4 heures de cours.

Le P’tit Grand a encore une année tranquille à pouvoir glander en pyjama. Et croyez-moi, il en profite.

Ok… On en profite.

Depuis septembre, chaque mercredi matin j’alterne entre doux moments, rire, complicité, mais aussi agacement et culpabilité.

Il y a des mercredis où je ne l’entends presque pas. Il joue seul, calmement, je le vois passer en pyjama à côté de mon coin bureau. On fait un gros câlin, on petit-déjeune ensemble et chacun vaque à ses activités.

Et il y a des mercredis matin où… à 9h je trouve le jeu d’échecs prêt sur la table basse et j’entends : « c’est à ton tour de jouer ! »

Euh.

Attends là … je reprends un café (et j’ouvre un oeil)

Je ne vous parle pas du matin où j’ai perdu à Labyrinthe. À 8h45. Non, il ne vaut mieux pas.

Et puis il y a tous les mercredis le moment où sonne à la porte cette petite chose pénible qu’on essaye tant bien que mal de refouler. Mais qui s’invite, s’impose. Régulièrement.

Madame Culpabilité.

Je suis là, mais je dois travailler.

Il est là j’aimerai en profiter.

Il le sait, mais ne peut évidemment s’empêcher de me « déranger ».

Alors, je zappe, je passe d’une activité à l’autre. Si je décide de prendre 30 minutes pour une partie d’échecs, je laisse mon téléphone de côté. Enfin j’essaye au début. Ensuite, je le fais parce que je me rends compte que je suis en train de me faire battre.

Et ça, ça ne va pas (encore) être envisageable hein. Oh !

Plus sérieusement, je m’organise. Le mercredi matin, même à mon compte, même débordée de boulot, je tente de profiter de lui, en tête à tête. Parce qu’il grandit tellement vite. J’ai l’exemple de sa grande soeur sous le nez, je SAIS. Ce n’est pas un mythe. Le collège, ça change beaucoup de chose. Je prévois bien en amont, je reste en alerte pour les urgences, je suis présente… mais pour les deux volets de ma vie en même temps. Et, je m’y remets quand il est au sport l’après-midi, puis le soir.

Et pour le moment, ça me va bien. Si je ne tiens pas ce rythme, je chercherai une baby-sitter, mais Madame Culpabilité pour le moment m’en empêche. La vilaine. Ou pas.

En fait, être maman c’est vraiment avoir tout le temps le postérieur entre deux chaises non ?

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Et toi tu as quoi dans ton téléphone de maman ?

Rassurez-moi un peu aujourd’hui !

Au sujet de votre téléphone… vous aussi …

* dans vos contacts, vous avez 23 fiches « maman de », une dizaine de nom de jeunes babysitter, le numéro de téléphone du pédiatre. Son portable. Le numéro de chez lui ?

* dans l’album photos vous avez :

des grimaces de vos enfants en gros plan ?

des photos de cahiers ou livres oubliés à l’école, des photos de la page de devoirs à faire ?

des vêtements, des livres, des produits… bref, de ce qui vous a tapé dans l’oeil à un moment dans un magasin ou en marchant et que vous avez pris en photos pour « vous y faire penser » ?

des photos des constructions légo et Kapla de vos enfants, sans oublier leurs maaaaaagnifiques dessins qu’il fallait absolument prendre en photo, « hein maman » ?

des photos de vos enfants de dos (ne fonctionne que si vous avez un blog !)

* dans « Notes » : une tripoté de « to do list » jamais finie ?

* dans « Agenda » … (trop) de rendez-vous « médecin pour… », « psy pour… » ou « activités sportives de… » ? Qui vous font penser que vous êtes taxi, secrétaire particulière et accessoirement débordée ?

* dans le dossier « jeux » : minecraft, minion rush, clash of clan, l’appli pour piloter le drône, l’appli qui leur permet de faire des vidéos (skitbot)(je vous en reparle)  et accessoirement une ou deux applis plus ludo-educative ?

* votre profil Spotify est rempli des playlists de vos enfants (merci le contenu d’ailleurs) ?

Hein dites ? vous aussi ?

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Septembre, ce tunnel

« Ah attendez, je passe sous un tunnel, ça risque de couper« . C’est un peu ce que j’aurai pû/dû (cul) vous dire il y a 15 jours… Effectivement, ça a coupé. Incapable de trouver le temps de venir me poser sur mon blog quelques minutes.

Septembre. Je le dis chaque année. Il y a 3 mois infernaux dans une année : décembre, juin et septembre.

Y a pas.

T’as beau être bien préparée, le rythme est intenable. Plutôt satisfaite, les cernes bien foncées ne sont réapparues que vers le 20 du mois. Je trouve que j’ai cartonné sur ce coup.

Tout va bien donc hein. J’ai juste enchaîné comme j’ai pu entre (beaucoup) de boulot, les enfants, les listes de courses un peu plus chargées à cette période, parce qu’il faut finalement un autre cahier puis une 2e paire de baskets, sans oublier ce carton à dessin et ce maillot de bain devenu étrangement trop petit la veille de la piscine. J’ai couru, comme vous toutes hein : pas besoin de m’envoyer des médailles. (Quoi qu’en chocolat je veux bien)

Dans le désordre de ma tête et de mes émotions.

Rentrée au collège J + presque 1 mois : tout va bien. Elle a enfin son pass Imagin’R, sa carte de cantine, son emploi du temps définitif, des amies du quartier pour partir (et revenir) ensemble. Elle va bien. Puis moins bien. Puis très bien. Puis fais la tronche. Puis ris, puis engueule son frère, puis joue avec lui. NORMAL DONC.
Elle a repris le Hip Hop : 1ere activité ever qu’elle continue une deuxième année. J’envisage de demander la requalification de cet événement en miracle. Elle fera aussi de la boxe le samedi matin, elle est ressortie du premier cours vidée. Autant vous dire que je suis ravie, ça va lui permettre de se défouler ! Demain, elle teste un cours d’anglais « ludique » qu’elle pourrait prendre après le déjeuner le mercredi. On reviendra sur tout ça quand je me serai un peu plus posée…

Rentrée au CM2 + presque 1 mois : tout va bien. On a repris la mode des Rubik’s Cube (et ma nullité intergalactique à ce sujet) là où on l’avait laissé en juin. Ce qui n’allège pas les cartables. Désormais boxeur deux fois par semaine, dessinateur débutant en atelier un soir à la place de l’étude, sans oublier joueur de piano – la veille du cours et pendant le cours – hum, il a repris son traintrain à base de « je m’ennuie à l’école » et « je veux jouer ». Je pourrai répondre « passe ton bac d’abord », mais non. Je lui planifie donc presque ces heures de jeux et je profite.

et ma rentrée à moi ?! ça a démarré avec un beau portrait dans Le Parisien, un passage en direct dans la Maison des Maternelles, une mention dans un article du Monde sur les « slashers », ces « gens » qui ont plusieurs activités (ce qui était mon cas il y a encore quelques mois), j’interviendrai bientôt également sur TEVA, ainsi que dans un colloque sur la sécurité routière et les trajets en famille. Chez Com&Kids nous avons aussi une belle actualité en cette rentrée : un grand lancement presse, de nouvelles marques qui nous ont choisis pour les accompagner dans leurs actions de communication. C’est génial, c’est magique, c’est exactement ce que j’aime faire.

Alors, je jongle, en vrai j’adore ça, mais je suis sincèrement crevée. Penser à tout, tout le temps, ma tête n’a pas intérêt à me lâcher, c’est mon GPS, mon agenda, mes post-it. Penser à faire un léger détour entre deux réunions pour passer chez Decathlon prendre les fameuses baskets. Ne pas oublier les chips sur le trajet de retour pour le pique-nique du P’tit le lendemain. Reprendre le boulot après le 1er service du dîner. Gérer les colères des enfants, les écouter, faire réciter une leçon, rappeler qu’il est l’heure de la douche. Que si, il faut ENCORE la prendre aujourd’hui. Confisquer un téléphone, remplir les formulaires, trouver des billets d’avion pour les envoyer chez mes parents aux prochaines vacances… OH SECOURS

Tout va bien.

et chez vous alors ??

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L'art du rangement

Plus d’une semaine après la rentrée, certaines d’entre vous, celles qui SUIVENT, m’ont demandé des nouvelles du P’tit Grand et de son bureau.

On voit qui regarde mon instagram en effet. Pour les nouvelles – que j’excuse donc – il faut vous rappeler que l’an dernier, j’ai investi dans un maaaaagnifique bureau pour le P’tit Grand. Dès que je l’ai reçu, j’ai lâché le boulot pour le monter, seule, de mes petits bras musclés. Tellement contente pour lui. Je voulais qu’il l’ai pour le soir même.

Il était rentré. Il avait trouvé le bureau absolument maaaaagnifique, m’avait chaleureusement remercié.

Il avait fait ses devoirs à sa place habituelle : au milieu du couloir dans l’entrée. Par terre.

Régulièrement j’avais publié des photos de ses « postures » de travail… je crois que j’avais même créé un hashtag spécial #etpourtantilaunbureau. Désespérée de le faire s’asseoir à son bureau, depuis, j’ai lâché l’affaire.

Mardi matin, sous l’impulsion d’un café sans doute un peu trop corsé, j’ai décidé de ranger sa chambre. Arf. Attendez, je cherche l’expression adéquate… (promis elle ne se planque pas dans sa chambre, je vais la trouver)… de désengorger sa chambre ? De faire au mieux pour que notre Fée du Logis hebdomadaire puisse passer l’aspirateur sans risque de se casser une jambe ? Voilà.

Donc. Je vous situe la scène.

La collégienne était encore à la maison.

Elle me regarde pénétrer dans « LA CHAMBRE »… je la sens anxieuse. Je lui confirme mon objectif.

Elle pouffe.

J’atteins le bureau. Si, je le reconnais, il est caché sous… toute cette pile de … rhaaaa…. trucs !

Je reste sans voix devant l’étendue du bordel. Bout de papier, crayons cassés, tube de colle évidé, ok ça, c’est son bricolage. Photos de potes, ah ça c’est facile : je les rassemble et hop je les attache ensemble sur un porte photos. YOUHOU.

La puce passe une tête : « ça va maman ? »

Je lui explique que j’ai réussi à ranger un truc.

Elle se marre.

Je tourne un peu la tête, je découvre une petite boîte de Pringel entre ouverte (pour les reloux lecteurs qui m’interdisent de faire du billet sponso, ceci n’est PAS un placement produit)

A l’intérieur : des restes de chips.

« Eurk »

La puce repasse la tête : « maman ? »

Je lui montre.

« Ahhhh c’est sa boîte de Pringel qu’il a reçu en récompense cet été en colo en Angleterre. »

« re eurk »

« c’était parce qu’il avait bien rangé sa chambre ! »

« WHAT ????????? »

La collégienne est partie en hurlant de rire.

Cela m’a fait la journée.

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La rentrée au collège J-1

C’est étrange ce mélange d’excitation, présente à chaque rentrée, d’angoissette (nf : petite angoisse), d’envie, poussée par la curiosité et de déprime car on sait qu’il va falloir se remettre dans le rythme : horaires, obligations, fatigue, courses…

Alors ici à quelques heures de la grande rentrée au grand collège (et en CM2, faut pas oublier le P’tit Grand), on regarde le compte à rebours et la liste des tâches :

  • Coiffeur à domicile, oui c’est la classe mais en attendant c’est bien pratique : en 1h tout le monde passe, personne ne râle et on a du bon café
  • Fournitures ok (sauf ce fichu répertoire 7×11 à spirales introuvables et deux ou trois autres bidules, que je compte bien trouver en faisant bosser le petit commerce local, aka la Papeterie du quartier)
  • Certificats médicaux, c’est pour ce matin, croisons pour que le P’tit puisse à nouveau faire du sport
  • Rangement des chambres : mouhahahahaha (pardon). C’est bien simple, même la télécommande du volet du P’tit était sous 2 couches de papier/livres/jouets et je ne voyais plus le parquet ! C’est maintenant nettement mieux.
  • Inscriptions aux activités extra-scolaires : il ne me reste que celle du P’tit si le Docteur lui donne l’accord. Il fera de la boxe ! Il m’a convaincu, l’Homme m’a certifié qu’ils ne tapaient pas la tête à ces âges… et au fond de moi je sais qu’il va adorer…
  • Ouverture de la ligne téléphonique et achat du sacro saint appareil : c’est fait. Je vous fais un billet sur le sujet vendredi.
  • Pass Navigo pour la collégienne… là c’est n’importe quoi. Je m’y suis prise tôt, en juillet, mais évidemment il faut compter 3 semaines de délais et SURTOUT il faut joindre un certificat de scolarité au dossier « papier » (vive le 2.0). Sachant que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, il faudra qu’on m’explique pourquoi ce document, que je ne peux donc pas avoir avant la rentrée pour pouvoir obtenir un pass que je vais payer mais ne pas avoir JUSTEMENT pour la rentrée. Je suis un tantinet agacée, je dois bien l’avouer. On va démarrer avec des tickets… TROP PRATIQUE.
  • Gestion des crises d’angoisse : euphytose, alimentation équilibrée, respiration abdominale, Huile Essentielle de lavande, yoga, méditation, mise en place de caméras de vidéo surveillance tout au long du trajet, recrutement d’un garde du corps (ceinture noire de karaté 5e dan)…

Elle ? Elle a opté pour d’autres techniques de relaxation : glaces, films le soir depuis notre retour de vacances, jeux vidéos, rendez-vous copines, grasse mat’, zonage en règle.

Et je vous rassure : ELLE VA BIEN.

(J’envisage sérieusement de lui faire couvrir ses livres jeudi soir, elle fera moins la maline)

Pensées sincères de compassion à mes copines mamans blogueuses, qui comme moi, dont les enfants, font leur rentrée au collège cette année : Elisa, SerenaSandra, Nipette, Aurélie, Natacha, et puis au super papa Till The Cat.

Et à vous toutes les mamans. Bonne rentrée demain à tous nos enfants ! Allez hop hop hop au boulot !

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