C’est l’jeu (ma pauvre Lucette), ou dois-je t’appeler « zombi » pour quelques jours encore Lucette ?

20 h de trajet en 3 jours, 5h de décalage horaire, 3h de sommeil par nuit (x3), sans compter l’excitation (niveau CE2) d’être SEULE à NEW YORK (hiiiiiiiiii)(vala, CE2, et encore), c’était plié dès le début de l’affaire : j’allais déguster au retour.

Et en effet, l’électrochoc du retour à Paris a été aussi brusque que celui pris à l’arrivée à New York lundi soir dernier, quand je me suis retrouvée à prendre un taxi jaune à JFK Airport, après avoir passé la « frontière » (et donc accessoirement après avoir fait valider mes empreintes par un agent administratif, souvenirs de la Préfecture, mais en plus… américain cette fois !)(là, inimaginable de venir râler, d’ailleurs, il n’y a pas de quoi, sur l’amabilité des agents de police)(même pas cette dame qui dans la file d’attente a osé sortir son portable – ouch)

Paris, donc… 30 minutes à attendre sur le tarmac de Roissy, la tronche de la douanière, les râleurs, sans oublier cette dame qui me passe devant sans aucun souci (enfin de son côté) dans la file d’attente pour les taxis. Ça calme.

Enfin, calme, je l’étais. Disons même que je ne l’ai pas ramené beaucoup jeudi, ni même vendredi. Par contre, j’ai utilisé la moitié de mon anticernes en 3 jours.

Ah ouais c’est ça de se la jouer princesse (ou Reine) à qui on propose de traverser l’Atlantique 2 fois en 3 jours, mais au retour y a plus grand monde. À part les cernes. Donc.

Et c’était terrible. C’était vraiment bon. Cela m’a fait un bien fou, je me suis décomplexée de l’anglais, je me débarrassée pendant quelques heures de mes doutes sur mes capacités, je me suis sentie bien. Mais vraiment. A l’aise. Au milieu des New-Yorkais partant travailler, j’ai pris mon p’tit déj près d’eux, j’ai marché dans le même sens qu’eux, j’ai pris le taxi, en le hélant comme eux, j’ai fait ma touriste, aussi, tout de même, en grimpant notamment en haut de l’Empire State Building (à 9h du matin, pour cause de réveil à l’aube). Quelle ville extraordinaire ! Quel dynamisme ! C’était incroyable (mais vrai)

Voila, quelques photos de la Grosse Pomme pour vous faire partager ce que j’ai vécu.

Spécial dédicace à l’une d’entre vous, Marjolaine avec qui j’ai lunché mercredi midi. Marjolaine, c’est une lectrice de longue date, qui n’a jamais commenté (je vous rassure, je l’ai puni pour cela : elle n’a eu qu’un seul cupcake !) et qui vit à New York depuis plusieurs mois ! Alors, quand elle m’a envoyé un mail avant mon départ je ne vous dis pas ma surprise ! On a de suite programmé une rencontre. Marjo, on remet ça à Paris quand tu rentres ! (donc en fait, là, si elle ne commente pas, vous n’allez pas me croire)(quoi Marjolaine ? La pression ? Non… c’est bien mal me connaître)

3 jours, dont une grasse matinée pour m’en remettre à peu près. Tout va bien. J’ai New York dans la tête, je ne pense qu’à y retourner, en famille cette fois. J’ai volé aux Américains ce qu’ils ont de mieux : leur positivisme, leur énergie débordante, et j’ai bien l’intention d’aller de l’avant encore et encore, de mettre de côté ces dernières semaines qui ont été TRÈS difficiles pour moi, moralement et physiquement. Repartir dans le bon sens. Ce court séjour m’a permis de me conforter dans cette idée : j’ai tout à construire encore et j’en ai les moyens, je vais y arriver.