Il y a quelques… années (ouch, cela ne me rajeunit pas), j’avais écrit ce billet sur la garde partagée.

Ce sujet me tient beaucoup à coeur, et je suis très heureuse de relayer aujourd’hui ici, une super initiative, lancée par la créatrice de l’institut Mum & Babe qui a su, sous son impulsion faire travailler ensemble 9 lieux Kids friendly parisiens. Et je pense que cela n’a pas dû être facile tous les jours !

Le 1er speed dating garde partagée va donc avoir lieu ! Le samedi 30 juin prochain, dans ces 9 lieux, de 16h à 18h, les parents (les nounous aussi) en recherche d’une famille  pourront se rencontrer, quartier par quartier, faire connaissance et … plus si affinités !

La liste des lieux parisiens proposant le speed dating "garde partagée"

Je ne peux que souligner l’IMPORTANCE extrême à porter au choix, certes de la nounou, mais presque plus, de la famille avec qui vous allez partager, non seulement un mode de garde, mais aussi, de la paperasse, de la vie quotidienne, de l’espace dans votre appartement, des choix d’éducation.

La garde partagée est le mode de garde à domicile privilégié des citadins et principalement des parisiens qui ont encore beaucoup de difficulté à obtenir des places en crèches ou chez les assistantes maternelles.

Un mode de garde idéal ?
A première vue, on peut comprendre facilement l’engouement des parents pour ce mode de garde. La garde partagée offre en effet de nombreux avantages, le principal étant économique : le partage des coûts. A cela s’ajoute le confort d’une garde à domicile mais avec socialisation de l’enfant !
Et n’oublions pas que ce type de mode de garde peut provoquer la naissance de liens amicaux et durables entre les parents aussi. Que du bonheur donc ?

Parler des sujets qui peuvent fâcher
Paradoxalement alors que l’on peut tout d’abord penser que le plus difficile dans la mise en place d’une garde pour son enfant c’est la recherche de la nounou, lorsque le choix se porte sur la garde partagée, le point essentiel est le «recrutement » de l’autre famille !
Le temps moyen d’une garde partagée est de deux ans, cela peut aller jusqu’à 3 ans. C’est très long surtout quand on ne s’entend pas bien… Il faut donc être au minimum en phase avec la famille et pour cela il faut se rencontrer et discuter ouvertement de la façon dont chacun voit les choses sur des points qui pourraient générer des conflits.
On n’y pense pas forcément immédiatement mais par exemple :
- si l’un des enfants est enrhumé (ce qui arrive… euh… toutes les semaines en fait), les parents sont-ils d’accord pour que la nounou sorte tout de même les deux au parc ?

- au niveau de l’alimentation et dans la confection des repas, si l’une des familles veut absolument du bio, l’autre l’accepte t-elle ? Quid de l’ajout de sel, des gâteaux ou bonbons donnés entre les repas ?

- la télévision ? Est-elle autorisée ? Si oui dans quelles conditions…

- la manière de punir les enfants… : jouets confisqués, le coin, les enfants doivent en effet être considéré de la même manière par la nounou ;

- il faut aussi aborder la question des jours de vacances, si une des deux familles part « hors période », est-elle bien consciente qu’il faudra tout de même payer la nounou ?! De la même manière, s’il arrive que la nounou soit libérée plus tôt, quid de ses heures, lui enlève t-on ou non, il faut se mettre d’accord en tout cas avant.

Ne pas mettre la nounou en porte à faux
Les sujets pouvant générer des conflits sont nombreux et là encore le feeling joue énormément. Il faut réussir à détecter la philosophie de vie de la famille afin d’être sur la même longueur d’onde. L’objectif est de définir des règles de vie commune aux enfants gardés ensemble, qu’il soit tous les deux gérés et éduqués de la même manière afin de ne pas compliquer la tâche de la nounou et générer des jalousies par exemple. Il peut bien sûr subsister des petites différences, mais sur les questions d’éducation générale il faut, à l’idéal, être parfaitement en phase.
N’oubliez pas que la nounou n’est pas là pour arbitrer vos différends. Facilitez-lui aussi la vie en ayant avec l’autre famille le même discours.

Le respect et l’ouverture d’esprit
Évidemment l’accord parfait n’existe pas ! C’est pourquoi, ce type de mode de garde oblige les parents à une grande ouverture d’esprit et de respect. Avoir un bon sens de la diplomatie est un atout, ainsi qu’une bonne dose d’empathie au moins chez l’un des deux parents. Enfin vos qualités relationnelles seront mises à contribution régulièrement. Indispensable dès l’apparition de tensions, provoquer une discussion franche et posée avec la famille afin de régler au mieux les soucis.
Si toutes les questions sont bien posées dès le départ, la garde partagée ne peut que bien se passer et apporter même encore plus : le partage de la nounou oui, mais aussi de bons moments, de sorties et quelqu’un sur qui compter près de chez soi.

Si vous avez des conseils à ajouter, des remarques, des questions, les commentaires sont là pour ça, n’hésitez pas, encore une fois, le sujet me passionne !