« Femmes, carrière et discriminations »
Voila l’intitulé de la table ronde à laquelle j’ai eu la chance d’assister le 11 février dernier.
Avec quelques journalistes de presse féminine et une autre blogueuse, j’ai pu rencontrer Louis Schweitzer, président de la HALDE, afin d’aborder un sujet qui nous concerne quasiment toutes sur ce blog : la discrimination des femmes sur leur lieu de travail.
La HALDE publie ces jours-ci les résultats d’un sondage effectué en février et qui s’intitule : « Grossesse, Maternité et discriminations au travail ».
Le sujet me tenant à coeur, je profite donc de la Journée de la Femme pour vous faire part de l’action de la HALDE dans ce domaine et vous rappeler les points essentiels concernant nos droits.
2 idées essentielles à retenir :
- un manque évident d’information. Il faut comme le dit Louis Schweitzer « casser l’idée que cela fait partie de la vie ». Non, la perception de désavantages et de discrimination n’est pas « normale ».
- un manque d’action des victimes. « On ne dit rien parce que cela ne sert à rien ». Faux !
Revenons d’abord à la définition du mot discrimination.
La discrimination est une inégalité de traitement qui intervient dans un domaine visé par la loir (emploi, logement, éducation, etc.), et qui est fondée sur l’un des 18 critères prohibés par la loir :
- âge
- sexe
- origine
- situation de famille
- orientation sexuelle
- moeurs
- caractéristiques génétiques
- appartenance réelle ou supposée à une ethnie,à une nation ou à une « race »
- apparence physique
- handicap
- état de santé
- grossesse
- patronyme
- opinions politiques
- convictions religieuses
- activités syndicales
Qu’est-ce que la HALDE
La haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité a été créée notamment pour informer et accompagner gratuitement les victimes, car il est souvent difficile d’aller seul(e) faire valoir ses droits devant un employeur ou devant les juges.
La discrimination des femmes au travail
Une femme active ou retraitée sur trois (34%) a le sentiment d’avoir été victime de discrimination sur son lieu de travail parce qu’elle est une femme.
Quant à celles qui ont vécu une grossesse durant leur carrière professionnelle, 49% pensent que concilier les deux est une difficulté.
Depuis le « plafond de verre », barrière invisible qui leur barre l’accès aux fonctions de responsabilité, jusqu’au licenciement pour cause de grossesse, en passant par les écarts de salaire avec les hommes, beaucoup de femmes font face à différentes formes de discriminations au cours de leur carrière.
Le sondage fait émerger une autre réalité. Face à ces discriminations, 37% des femmes déclarent n’avoir rien dit.
Des lois existent pour lutter contre cet état de fait, et notamment pour protéger les salariées durent leur grossesse.
La HALDE apporte à chaque personne qui la saisit une information. Elle peut enquêter, recueillir des informations, proposer une réponse juridique qui peut aller, si cela est nécessaires, jusqu’à l’accompagnement des femmes discriminées devant la justice.
La protection des femmes enceintes au travail
La femme enceinte bénéficie d’une protection contre toute discrimination liée à sa grossesse. Son employeur ou éventuel employeur ne peut se fonder sur sa grossesse pour refuser de l’embaucher, de lui refuser un stage ou une formation, de résilier son contrat de travail au cours d’une période d’essai ou de la licencier.
Le licenciement d’une femme enceinte est frappé de nullité. Seule une faut grave de l’intéressée, non liée à l’état de grossesse peut justifier un licenciement. Il appartiendra à l’employeur de démontrer l’existence de la faut grave ou l’impossibilité de maintenir ce contrat pour un motif étranger à la grossesse ou à l’accouchement. Mais, même dans ce cas, le licenciement ne peut prendre effet ou être signifié pendant le congé maternité.
D’autre part, une femme ne peux faire l’objet d’un traitement défavorable en raison de son état de grossesse en matière de rémunération, de formation, d’affection, de qualification, de classification, de promotion professionnelle ou de mutation. Exemples : baisse de salaire, changement de poste ou moins de responsabilités, refus de promotion, harcèlement moral, refus d’une autorisation d’absence pour examens médicaux pré et post natal…
L’annonce de la grossesse
La femme enceinte bénéficie, dès lors que l’employeur est informé de son état, de garanties protectrices au moment de l’embauche comme pendant l’exécution de son contrat de travail.
La HALDE insiste bien sur la nécessité de ne pas informer son employeur de sa grossesse par oral. En effet, en cas de discrimination, il sera alors impossible d’avoir des preuves concrètes de l’annonce.
Pour informer son employeur de sa grossesse, la salariée doit impérativement adresser par lettre recommandée avec demande d’avis de réception un certificat médical attestant cette grossesse et la date présumée de son accouchement (en conservant la copie).
Lors de l’embauche, la candidate enceinte n’est pas tenue de révéler son état et il est interdit à l’employeur de rechercher ou de faire rechercher toutes informations concernant celui-ci, ou de se prévaloir d’une interdiction légale d’occuper le poste proposé en raison de son état.
De même, pendant son contrat, la femme salariée n’est pas tenue de révéler son état (sauf si elle souhaite bénéficier du congé maternité).
La période de protection
Elle débute à partir du moment où l’employeur a eu connaissance de l’état de grossesse, pendant toute la durée du congé maternité ou d’adoption et les 4 semaines suivant l’expiration de ce congé.
Les conditions de reprise du travail
Au terme du congé de maternité ou d’adoption, les salariées sont en droit de retrouver leur emploi antérieur ou un emploi comparable assorti d’une rémunération au moins équivalente.
La protection des femmes enceintes au travail est garantie par le code pénal et le code du travail.
Comment saisir la HALDE ?
Toute personne qui s’estime victime d’une discrimination peut saisir la HALDE en lui envoyant un simple courrier (HALDE 11 rue Saint Georges 75009 Paris), ou bien en saisissant un formulaire en ligne sur le site internet de la HALDE. Vous pouvez aussi appeler un conseiller téléphonique de la HALDE au 08 1000 5000.
Ce sujet vous touche ? Vous avez vous même été victimes de discrimitation ? Que pensez-vous du fait que certaines femmes n’osent pas dénoncer ce genre de pratique ? N’hésitez pas à diffuser ce message autour de vous, il est important de connaitre ses droits et de savoir que des gens sont là pour aider les victimes de discrimination.


Ben je ne me sens pas trop concerné j’ai réussi à me faire sélectionner pour un emploi en étant enceinte de 3 mois et à 5 mois le contrat devant être signer seulement 1 mois après j’ai quand même prévenu de mon état par correction vu que ça devenait clairement visible et ça n’a pas posé de problème. Bon c’était seulement un emploi -jeune aussi
La deuxième fois embauché en CDI depuis 1 an a un poste pas vital mais ou personne ne pouvait non plus me remplacer ça s’est très bien passé et on ne m’a absolument pas tenu rigueur que je complète mon congé mater par 1 mois de congé parental et 1 mois de vacances.
C’est super pour toi !
Cela me touche et je me sens concerné. De retour de congé maternité depuis le 3.03 je dois me trouver un nouveau poste. De plus j’ai demandé (sacrilège)un 80% voilà ce que me dit par email mon Gestionnaire de Carrière :
« Il n’est pas facile de convaincre les responsables, que les postes de 100 % sont aussi à occuper par quelqu’un très efficace à 80 %.
C’est bloquant pour plusieurs postes. »
ben oui chez nous 80% = 80% du salaire, 80% des congés et 100% du boulot.
je vais aller faire un tour sur le site de la halde, meme si je ne me sens pas complètement concerné….oSERAI6JE ME PLAINDRE,
va, on ne sait jamais tu peux toujours te renseigner et voir si tu es dans un cas de discrimination, ils sont là pour t’aider
Bravo pour cette note très instructive, je vais faire un lien sur ma note d’aujourd’hui qui traite aussi de la Journée de la Femme !
merci beaucoup
Euh… mon ancien boss était très désagréable avec les femmes enceintes (réflexion genre : « bien sûr que si tu viendras faire l’inventaire et te coucher par terre pour compter les boîtes de petits pois la nuit, même enceinte de 5 mois. Je ne suis pas responsable de tes hormones, t’as voulu faire un gosse tu te dém*rdes »).
Le con dans toute sa splendeur.
Et qui bien sûr te gratine les horaires, histoire que tu craques bien sans voir ton gosse pendant 2 jours…
Ah et sinon la nana de l’anpe m’a dit : « je vous souhaite bonne chance », avec un air désolé la semaine dernière…
Ben oui, , femme, 38 ans, un gamin, une région sinistrée…j’ai tous les défauts ;-)
sympa en effet, ça donne envie d’aller à l’ANPE chercher un boulot
quand je suis tombée enceinte de Capuchou et que je l’ai dit à ma Chef de region( chef de toutes les responsables de magasins de sa region) elle m’a clairement dit : »vous faites ce que vous voulez mais il est bien entendu que le magasin ne se pliera pas à vos horaires ou a vos contraintes. »
une semaine apres je partais en arret maladie, 3 jours avant le debut des soldes, elle a ete bien dans la merde et moi je ne suis plus jamais revenue bosser!
tu t’es bien reconverti en plus c’est chouette
On parle beaucoup de la facilité de travailler dans les pays anglo-saxons, en terme de charges sociales, de plein-emploi, de souplesse du droit du travail et du licenciement… ok tout ça est génial, surtout quand ça va bien économiquement (parce qu’en ce moment, c’est un peu la galère). Mais on parle peu de la condition des femmes aux USA ou en Angleterre… les congés maternité sont dérisoires, à peine 2 ou 3 semaines…
franchement moi je dis: il fait bon être une femme en France. Il y a encore bcp de choses à régler, mais la situation n’est pas trop catastrophique.
oui oui je suis d’accord avec toi, mais ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs qu’on ne peut pas essayer d’améliorer encore plus les choses chez nous
Oui, ce sujet me touche beaucoup.
Petite expérience perso : un jour ma responsable hiérarchique passe devant moi en revue tous les membres de l’équipe, genre je tiens un tableau excel hyper à jour (bon, elle c’est bon, elle en a déjà trois ; bon elle, faudrait déjà qu’elle se trouve un mec ; bon elle, sa grande préma de la dernière fois, ça a dû la calmer pour un moment, etc etc etc). Et toi, t’as pas le projet de faire un gosse, j’espère, parce que c’est vraiment pas le moment. Et moi de répondre, au bord du précipice « Euh non………. » et de courir aux toilettes pour pleurer pleurer pleurer. J’avais fait une fausse couche a trois mois de grossesse quelques semaines avant… Elle ne pouvait pas savoir… Mais qu’elle vulgarité, je ne pourrai jamais pardonner, surtout la réflexion sur la collègue dont la petite fille, grande prématurée était une miraculée…
Cette Inhumaine avait 40 ans et deux enfants qui ne voyaient jamais leur maman… Les hommes ne sont pas toujours les pires.
Tu as raison, il ne faut pas non plus tomber dans l’angélisme à propos des femmes
bordel
j’arrive pas à comprendre…
à la table ronde ils nous disaient que souvent, les gens ne se rendaient pas compte que leur comportement était discriminatoire
Je pense même que ce sont les femmes les pires! En entretien d’embauche, ce sont toujours des femmes qui m’ont posé la question qui tue (« bébé en vue? »). jamais un homme ne se l’est permis…
Très bien cet article, je suis sûre qu’il pourra servir à beaucoup de gens
merci
Très intéressant cet article…
A l’éduc nat, ça ne pose pas de problèmes mais certaines parents ne sont pas comptant quand ils voient la maîtresse de leur chérubin enceinte à se demander comment ils ont fait leur môme.
Hallucinant ! :-)
tu m’étonnes ! les gens sont bizarres parfois
Côté comportement des supérieurs hiérarchiques, j’en ai connu, des affreux. Notamment un — heureusement, il est parti à la retraite depuis plusieurs années — qui, le jour où une de mes collègues a annoncé qu’elle prenait un congé parental, nous a asséné, à nous, les autres filles du service : « J’espère que vous vous rendez compte combien cette décision de Mme X. est ridicule, elle est dépressive ou quoi ?? Quant à vous, vous avez le devoir moral de ne pas tomber enceinte tant que vous travaillerez dans ce service !!! » Je l’avoue, j’avais à peine 23 ans, je ne songeais pas à tomber enceinte de sitôt, donc je n’ai alerté personne sur ce discours tout à fait assimilable à du harcèlement moral. Mais j’étais très soulagée, quand le temps est venu pour moi de devenir maman, de ne plus avoir affaire à ce chef.
Sinon, quand je suis revenue de congé-mater’, j’ai évoqué la question de savoir si éventuellement je pourrais revenir à 80%, au moins pendant quelques mois, et on m’a répondu (oralement) que ce n’était « pas compatible avec la nature de mes fonctions ». J’aurais sans doute dû insister, mais je n’en ai pas eu le courage, car mon boulot me plaît et j’avais peur qu’à 80% on s’empresse de m’enlever les dossiers vraiment intéressants pour ne me laisser que les dossiers pourris !
c’est hallucinant de discours… c’est du harcèlement moral en fait !!
A peine trois mois de boite que je tombais enceinte de mon 1er enfant…j’ai eu la chance de tomber sur un chef compréhensif qui m’a toujours soutenue, pere de 4 enfants lui même, et promue à mon retour de 2e maternité…comme quoi ils ne sont pas tous comme ça et les femmes sont souvent pires, d’accord avec Valvec !
(3), voire meme mon age… !!! Merci e-Za !
Merci de cet article qui m’encourage d’autant plus à ne plus mentionner ni ma situation maritale et encore mois le nbre de gnomes à charge
de rien
Très bon post. Il va falloir que l’humain prenne le pas sur l’économique. On ne peut tout sacrifier pour un boulot… Et, sur le sujet que tu abordes, parfois les femmes sont pires…
oui je me rends compte que les femmes entre elles sont… atroces !
Merci pour cet excellent résumé !!
J’ai un exemple récent de discrimination de femme enceinte autour de moi.
Donc effectivement, il y a encore un sacré boulot !!
oui il y a du boulot, je pense qu’il faut en parler pour que les choses changent
J’ai de la chance, à mon boulot, on ne m’a jamais reproché le fait d’être enceinte, pas même quand j’ai annoncé ma 2nde grossesse seulement 9 mois après mon retour de congés … et 3 mois après, j’étais arrêtée.
Par contre, on m’a bien fait comprendre qu’il ne fallait pas attendre d’augmentation après une grossesse… s’en suive 2 ans sans augmentation… de toute façon rare sont les augmentations dans ma boîte. En 8 ans, j’en ai eu 2 …
Par contre, ma soeur a eu des soucis. Quand elle a annoncé sa grossesse il y a 2 mois, on lui a répondu qu’elle allait mettre la boite dans la merde. Maintenant elle n’a qu’une peur: être arrêter plus tôt que prévu et qu’on lui fasse payer après comme ce fut le cas pour une de ses collègues.
Elle voudrait aussi revoir ses horaires pour finir à 18h00 au lieu de 18h30 mais elle sent que ça se passera mal …
courage pour ta sœur, c’est vraiment dur à vivre, ça plus la vie quotidienne avec un enfant déjà assez lourd…
Pour ma 1ère, ma chef qui ne pouvait pas me sentir à tout fait pour me faire craquer: station debout prolongée, déballage de cartons, monter en haut de l’escabeau pour l’inventaire!
Mais rien à faire, je n’étais pas seule, mon bébé me soutenait et mon équipe faisait tout pour me soulager mais à mon retour de congés, j’ai été mutée. Et ça a été une des plus belle partie de ma vie professionnelle avant de m’arrêter complètement à la naissance de ma 2ème!
je n’arrive vraiment pas à comprendre les comportements de ces nanas ! frustrées ???
juste pour vous faire part de mon experience perso : je termine mon congé parental le 1 er avril (de mon 3eme enfant) et j’ai demandé à revenir en 4/5eme : on y a droit jusqu au 3 ans de l’enfant. eh ben…. i m’ont repondu…on n’a rien à vous proposer…..j’ai répliqué….oui mais j’y ai droit….bilan…..réponse: ‘y a litige’….
oui il y a litige…je n’ai toujours aucune réponse, mon poste est pourvu et je reprends dans 3 semaines….
c’est une honte….je ne vais pas me laisser faire !!!!en plus c’est une boite qui tourne et qui a 250 personnes au siège… vous n’allez pas me faire croire qu’ils n’ont rien à me proposer à 4/5 eme!!!
je viendrai vous raconter la suite !!
eh voilà, j’en étais sure….ils m’ont proposé une négociation pour mettre fin « d’un commun accord » à mon contrat de travail…..je peux vous dire qu’ils ont interet à me faire une belle proposition ou je vais ruer dans les brancards…..
faites des enfants …..
C’est en gros ce qui m’arrivé, et la rupture conventionnelle a été signée il y a presque un mois…
tu pourrais me dire en privé comment tu as négocié et combien tu as pu obtenir? tu as pris un avocat? je suis un peu nulle en négo…merci+
une fois on m’a dit lors d’un entretien, avant meme que je pense à avoir la premiere, que mon seul defaut etait d’etre « maternisable »….. t’imagines, ils ont réussit à créer un mot pour ca… susceptible de tomber enciente…. pffff
Je suis étudiante en droit et l’on a étudié cela, et déjà je trouve cela regrettable que l’on ait du prendre ce genre de lois (ne pas virer une femme enceinte devrait être normal, une grossesse n’est pas un « handicap » c’est la raison pour laquelle on est sur terre), mais tellement compréhensible car les patrons cherchent à faire du profit et les femmes enceintes sont une « charge ».
IL faut se battre pour ses droits, car ce n’est pas en laissant les patrons en toute impunité que l’on va faire bouger les choses, et si vous le faites pas pour vous, faites le pour vos enfants!!
Les patrons connaissent les lois, mais vu le faible nombre de recours, ils en profitent!!
J’espère qu’un jour la journée de la femme disparaitra, car cela signifiera que la femme est devenue l’égale de l’homme dans tous les domaines.
Je fais malheureusement partie de ces 37% qui ont été discriminées et qui n’ont rien dit.
Pourquoi ? parce que c’est quasiment impossible de le prouver, parce qu’on te dira « mais tu psychottes ma pauvre… »
de retour d’un congé de maternité je ne fait plus le mêmeposte que j’occupai depuis bientôt 10an mais dans l’entreprise on est polyvalent et aucune indication de poste n’est noté sur nos contrat cependant mes horaire change ce qui me pose pb ai je un recour
un petit tour sur ton blog tres sympa…
Dis moi je suis enceinte, je viens de commencer un boulot en UK et ma periode d essai est de 6 mois. Sais tu comment tout cela est regi la bas? as tu des contacts a me donner???
merci,
Marion
sincèrement : aucune idée… désolée !