Ma mère m’avait dit : « une fille c’est vraiment bien. » « Je suis contente pour toi, tu vois, que tu aies au moins une fille… »
Je pense que j’ai compris, 7 ans presque et demi plus tard, ce qu’elle voulait dire. Une fille, ça imite sa maman. Entre filles, on s’comprend. (là je ris doucement, mais on en reparlera dans un autre billet)
Quand je la vois jouer aux poupées, s’inventer des histoires de princesses, créer des petites maisons pour ses personnages miniatures, emporter son petit sac à main en courses…
(me piquer mon parfum, mon rose à lèvres et mon vernis…) je me revois. Je comprends.

Attendre ensuite un petit gars, c’était parfait ! Le choix du roi, qu’on m’ disait (tata Ginette, la concierge, la voisine et le vendeur de chez Darty)
Depuis presque 5 ans, de ce côté-là, par contre, je navigue clairement à l’aveugle. Pas de frère, pas de cousin – à part celui avec qui j’allais faire peur aux poules, chaussée de mes bottes de campagne…

Je découvre, donc, les préoccupations des petits garçons… tirage intempestif de nouille, oedipe fortement prononcé envers la mère (moi,en l’occurrence, si vous suivez un tant soit peu), cascades en série, vroum vroum bang et autres « pistogel » hurlé à qui veut l’entendre – ou pas d’ailleurs…
Et je me marre. J’hallucine aussi. Souvent. Ce goût pour la bataille, cet attrait pour ce qui est bruyant, dégoulinant, gadouilleux et … dangeureux !
L’Homme me rassure. Comme il peut. Oui c’est normal si notre fils accoste à 4 ans et demi, deux jeunes filles attablées à une terrasse de café.
Oui c’est normal qu’il aime taper avec tout ce qui ressemble, de près ou de loin à une épée. Et croyez-moi, ça ressemble plus souvent de très loin à cette arme-là. Mais c’est pas grave. On fait semblant, me précise-t’il aimablement.
Bon.

Donc, par contre, dites-moi, je sais qu’on perd des neurones pendant l’accouchement, ainsi que pendant les nuits hachées, trop courtes, passées à nourrir et torcher le petit mâle en devenir, MAIS est-il sincèrement possible, pour une maman, d’effectivement COMPRENDRE les règles du jeu des Bakugans ?
Parce que je veux être une mère – presque – parfaite, j’ai lu, la notice fournie avec ses machins en forme de boules aimantées qu’en gros tu dois jeter par terre pour qu’elles s’ouvrent et laisse apparaitre un guerrier.
J’ai fini au doliprane.

Je lance donc, ce jour, la série des défis pourris du mercredi.
Je m’engage à publier, ici même, sur mon blog, la lectrice qui réussira à m’expliquer les règles du jeu (ou à en faire un truc hilarant aussi !) et à relayer les blogueuses qui ont envie de m’expliquer, à leur manière, le comment qu’on joue à ce truc de gros malade !
Go
(je sens que je vais faire un flop, ne me décevez pas, mamans de garçons)