© John Casey | Dreamstime.com

Depuis plusieurs semaines, mon moral, d’ordinaire toujours très bon (enfin depuis la fin de ma dépression postnatale il y a 3 ans), résistant sans trop d’efforts aux petits aléas du quotidien, eh bien ce moral a quelques difficultés.

Et à force d’analyser, de cogiter, de passer du temps à COMPRENDRE pourquoi (?), je pense avoir mis enfin le doigt sur ce qu’il se passe, dans ma tête de maman.

Je suis en plein « deuil » du 3e enfant, du p’tit dernier.

Oui parce que je fais bien ma maline hein, quand je dis « oula, jamais voyons« , ou d’autres « Parlez pas de malheur !  » répondu notamment à mon gyneco lorsqu’il m’a demandé lors de ma dernière visite si j’étais enceinte.

Mais si, en vrai, j’avais bien les boules de ne pas en faire un p’tit dernier.

Tiens donc.

Et si j’étais tout bonnement depuis quelques semaines en train de me rendre compte d’une chose bien naturelle et évidente, mais pas si simple à gérer :

Mes enfants grandissent. Choupie sait lire, elle rentre en CP, elle a changé. Physiquement et mentalement. Le p’tit lui a déjà ses habitudes à l’école. Il a, certes, toujours besoin de calins, mais il est de plus en plus autonome. Il change. Aussi.

Et moi dans tout ça ?

L’analyse est bien simple (en fait) : j’ai besoin qu’ils aient besoin de moi. Me rendre compte du fait qu’ils vont avoir de moins en moins besoin de ma présence, me flingue. Même si je sais que c’est normal et sain d’ailleurs ! Je ne fais rien pour les freiner. Au contraire, je tiens à les mettre sur le bon chemin de la vie…

Mais voilà, je n’ai plus de bébé, c’est fini. Et je n’avais en fait jamais réalisé réellement que ça pouvait autant faire « mal ».

Je n’ai pas pleuré à leur entrée à l’école, je me moquais même presque gentiment des mamans qui disaient perdre leur bébé…

Mais finalement cela m’est tombé dessus aussi.

Je flippe, j’ai peur… de m’ennuyer, de vieillir… De ne plus être utile, de ne pas trouver quelque chose d’épanouissant ! Que vais-je faire dans 5 ans ? Dans 10 ans. Je ne suis et ne serai clairement à mon avis jamais carriériste. J’ai un boulot alimentaire, que j’aime bien, mais voilà, c’est tout. Je n’ai pas de perspective très attractive dans ce domaine.

Je suis à un noeud, un nouveau tournant, comme on en a beaucoup dans notre vie, rien d’exceptionnel donc, mais ça y est, j’ai passé la 1ere étape de celui-ci : j’ai compris.

Il n’y aura pas de 3e (sauf si on gagne à l’euromillion en fait), plus de bébé à s’occuper. Donc il faut évoluer, moi comprise. Continuer à être une maman imparfaite, la meilleure donc pour mes deux loulous mais aussi continuer à me construire moi, indépendante d’eux. Pour leur bien et pour le mien.

Ça cogite sévère, autant vous le dire.

Ce n’est pas facile. Mais je me laisse un peu de temps pour la 2e étape : rebondir. Les vacances devraient m’aider. J’espère.

Je vous retrouve après d’ailleurs ! Je mets le blog en pause pendant quelques jours. Mais je reviens hein, ne vous inquiétez pas (quoi ça vous est égal en fait ???)

Des bisous à tous ! (si si carrément !)