Après avoir étudié il y a déjà quelques mois le phénomène absolument pas paranormal de la surdité nocturne chez l’homme, puis il y a peu l’autre phénomène typiquement masculin du « tirage de nouille« , j’aimerai aujourd’hui, moi docteur e-zabel me pencher sur un autre talent de nos mâles (grands et petits), celui :

de nous casser les pieds quand ils sont malades

Enfin « malade », justement non, quand ils sont à l’article de la mort, pardon je voulais dire concrètement quand ils sont enrhumés.

ohhhhhhhhhhhhh j’entends l’Homme râler d’avance (tant pis)

Ici le petit de l’homme (un petit mâle donc) a, vous le savez, été malade il y a peu.

Après une première phase où franchement il m’a retourné les tripes et fait flipper ma race de mère et durant laquelle donc, il n’était aucunement pénible, mais bel et bien agonisant.
Une fois donc passée cette 1ere étape de 24h, j’ai pu observer un petit manège qui vaut son pesant de merdouilles apéritives.

Ah mazette faut le vivre pour y croire !

Scène 1 : le lit des lamentations
Petit mâle est malade « suis balade » (oui chéri) dit-il d’ailleurs du fonds de son lit, avec les yeux à moitié ouverts (sur le jouet Buzz l’éclair situé à l’autre bout de la pièce et que vous allez pas tarder à devoir aller chercher)
Commence alors votre gros challenge de maman (Koh lanta à côté c’est le Club Med) car il faut alors tout lui apporter, mais SANS s’éloigner.
Et ça, ba c’est pas possible ! (mais il s’en fout)

Le petit mâle geint, gémit, chouine mais s’arrête dès que vous avez le dos tourné. A peine revenue, il recommence en laissant tomber son bras amorphe sur le côté (lâchant du coup son petit jouet avec lequel il rigolait 2 secondes et demi avant)

Câlin maman » (oui mon chéri)(ou comment faire passer la pilule à môman qui adore les câlins de son petit garçon)

Câlin oui mais SANS prendre trop de place sur le lit puisque la priorité est donnée aux doudoux, par ordre de préférence (d’ailleurs c’est à vous de les positionner correctement, car vous SEULE savez le faire - surtout à 4h du matin), puis aux jouets venant squatter là pour cause de maladie toussa…
Donc câlin à vous filer des courbatures, mais câlin quant même (ba oui mon chéri)

Gare à ne pas arrêter le câlin sans l’autorisation du petit mâle, car sinon vous aurez le droit à la remarque qui tue (et parfaitement prononcée)

maman, mais pourquoi tu as arrêté de me caresser le dos ? Il faut me faire des caresses dans le dos » (sinon tu vas avoir encore plus mal mon loulou c’est ça ?) (oui mon chéri, bien sûr)

Tant pis pour la crampe et le steak qui brûle, de toute façon vous n’aurez pas le temps de manger !
Ba non ! Sinon, QUI ? va changer le cd ? ramasser doudou ? apporter un verre d’eau ? (non pas celle-là, l’eau pétillante), le jus de fruit ? (non je VEUX UN JUS D’ANANAS maman pas d’orange)…

Comment ça je vous rappelle de bons souvenirs ?

Tout le problème de cette phase, c’est qu’on est encore nous-même déphasée, jet laguée par une nuit quasi blanche précédente, inquiète, débutante aussi parfois, hésitante (se fout-il de ma gueule là ou pas ?)
Très vite, vous retrouverez vos esprits, mais en attendant, le petit mâle en profite ! Drôlement !
Dès qu’il remarque le moindre doute en vous, paf, il vous relance sur le chemin de la culpabilité :

t’énerve pas môman j’ai Siiiiiiiiiiiiiiiii mal à la tête »

Avec la larme à l’œil qui va bien.
Oui oui le petit mâle est né acteur.
Delon n’a aucun mérite, le petit mâle fait déjà aussi bien que lui.

Scène 2 : la larve
Malade, petit mâle n’arrive pas à se mettre debout (sauf si au bout de 10 minutes d’appel incessant, vous avez tenu et que vous l’obligez du coup à aller chercher lui même Buzz l’éclair)
Il faut bien sûr le porter (15 kg, souvenez vous c’est comme la dose de doliprane ou d’Orelox)
Il faut le déshabiller délicatement
Le laver, lui torcher les fesses et j’en passe.
La dernière en date pour ma part :

mômannnnnnnnnnnnnnnnnn j’arrive pas à boire ma compote !!! » PAUSE GÉMISSEMENT « il faut que tu m’aides !!!!!!!! »
Mouais

Scène 3 : la phase de guérison/surexcitation
3 jours ont passé. Le petit pète le feu comme jamais. Vous êtes crevés comme toujours (mais en pire)
L’école n’en veut pas encore (même shooté au doliprane)
Vous avez cru passer le pire.
Erreur.
Le pire c’est maintenant.

Un simple conseil : n’essayer pas de faire quoi de ce soit. C’est impossible. Je le sais, j’ai essayé : 1 matinée j’ai tenu.