Un premier séjour linguistique avant le collège - e-Zabel, blog maman parisienne

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Un premier séjour linguistique avant le collège

Un premier séjour linguistique avant le collège. Bonne idée ? Je peux déjà vous répondre… oui. Mais lisez tout de même ce billet hein. AH AH AH

On s’en pose tellement de questions au sujet de leur apprentissage des langues étrangères et notamment de l’anglais. J’ai déjà largement abordé ce sujet sur le blog. Avec mes différentes tentatives pour leur faire aimer la belle langue de Shakespeare. Convaincu évidemment que la meilleure manière de progresser en anglais, enfants ou adultes d’ailleurs, c’est de PARTIR. Vivre quelques jours/semaines en immersion. Mais voilà c’est pas toujours si simple. Outre les moyens financiers, il y a aussi beaucoup d’interrogations que tout parent normalement constitué se pose généralement à la fin de l’hiver quand on commence à penser aux éventuelles colonies de vacances d’été !

N’est-ce pas ? En tout cas, nous c’était le cas l’an dernier.

À quel âge les faire partir en séjour linguistique ? Les envoyer « tôt » pratiquer l’anglais, en immersion, en Angleterre, alors qu’ils ont à peine quelques notions apprises tant bien que mal à l’école primaire, cela paraît un cap énorme à leur faire franchir.
Où les faire partir ? Angleterre, Malte, ou encore plus loin ? Dans quelles conditions : en groupe avec des Français, chez un particulier, avec des cours le matin, toute la journée ? Combien de temps ? Une semaine, deux semaines ?

Souvenez-vous (ou pas), l’été dernier fut synonyme ici de grande première : les enfants sont partis en séjour linguistique, en Angleterre, avec OISE. Je reviens aujourd’hui sur cette expérience tellement enrichissante. Pourquoi cette décision, comment avons-nous fait notre choix ? Comment lutter contre les freins et surtout quels sont vraiment les bénéfices tirés, plus de 6 mois après.

Voici le programme du billet :)

Bien sûr, comme toujours ici, je vous parle de notre expérience personnelle, dans un contexte (matériel et psychologique) qui est le nôtre. Je sais que des lectrices vont se reconnaître, d’autres pas du tout. Je m’en excuse par avance. L’idée est de vous raconter – enfin (6 mois après, il était temps) – nos choix pour nos enfants. Qui, oui, sont favorisés. Mais je vous rassure, on fait aussi des sacrifices pour ça.

Notre contexte :

  • la future collégienne n’aimait soit disant pas l’anglais… la petite expérience de « nounou anglophone » le mercredi n’avait pas hélas suffit à lui faire changer son avis de bourrique.
  • on le savait, en 6e, les choses allaient commencer fort. D’un coup, en plus du changement de lieu d’apprentissage, de rythme, le programme d’anglais démarre vite et fort par rapport au primaire où clairement, ils apprennent à nommer les parties du corps, les couleurs et les pièces d’une maison.
  • l’Homme et moi sommes convaincus de la très haute importance de l’anglais (voire même d’une deuxième langue vivante) « de nos jours ». Pardon pour le cliché hein, mais voilà, si tu ne parles pas anglais correctement aujourd’hui ça bouche tout de même beaucoup d’issus.
  • nous envisageons très sérieusement d’envoyer très vite les enfants obtenir des diplômes à l’étranger. Pour nous l’avenir en France est… sombre. Nous voulons vraiment les encourager à partir. Aller prendre l’air. Et pour ça, l’anglais est indispensable. Bien sûr, ils apprendront très bien « sur place », mais pour y aller, il faut désormais déjà montrer de grandes aptitudes à…

Notre objectif pour l’été dernier :

  • envoyer la puce dans un environnement anglophone complet pour une vraie immersion afin de déclencher un coup de coeur pour l’anglais,
  • mais comme il s’agissait à la fois d’un premier départ « en colonie », mais « pire » à l ‘étranger, nous avons cherché un encadrement aux petits oignons. Comme un cocon.

OISE nous a alors contactés et proposé un voyage (offert) de deux semaines pour notre future collégienne en Angleterre. Immédiatement, en consultant le site, les brochures, nous sommes évidemment tombés sous le charme.

C’était exactement ce qui lui fallait : un centre consacré aux plus jeunes (7 à 13 ans), un petit nombre d’enfants (une vingtaine) de nationalités différentes, un encadrement anglophone, des chambres de 2 à 3 lits, une pension complète, un programme d’étude linguistique sous forme de cours de niveaux en petits groupes (8 élèves maximum), des activités culturelles et sportives…

On a présenté l’offre à la 11 ans, elle a hurlé de joie. Tout simplement. Tant est si bien qu’on s’est vite posé la question de son frère… Même si nous n’avions absolument pas prévu de l’envoyer en fin de CM1, à 9 ans à peine, en séjour linguistique, nous avons vite été tentés. Alors, on a fait les comptes (hum) et on s’est dit que c’était tout simplement immanquable.

On a fait le choix de les envoyer ensemble, contre la « recommandation officielle, mais bienveillante » de l’organisme. Pour un premier départ, nous avons préféré qu’ils restent « ensemble », même si évidemment, ils seraient vite séparés ne serait-ce que pour les chambres. Cela permettait à l’un et à l’autre de se « rassurer » tout de même. Pas de regret après coup sur ce choix. Ils ont fait leur vie chacun de leur côté, mais cela a aidé pour le voyage.

S’est ensuite posée la question de la durée. Une ou deux semaines. Là, nous avons suivi la reco de Oise. Deux semaines. En effet, et cela s’est LARGEMENT confirmé : la première semaine l’enfant découvre et la deuxième semaine, il progresse !

Et bon sang, oui quels progrès !! J’en viens déjà aux résultats ? Ba oui, car je pense que c’est ce qui vous intéresse. Les enfants sont rentrés avec un amour inconditionnel pour la langue anglaise. Ils se sont rendu compte à quel point l’anglais était « simple », « utile » que finalement, on arrive à se faire comprendre et à comprendre !! À leur retour, les « amazing » ou autres petites expressions/phrases en anglais fusaient. Ils avaient un adorable petit accent et surtout une aisance, une facilité, une envie… qui ont dégagé fissa la timidité à parler anglais !

Exactement ce qu’on souhaitait !!

Concrètement, l’encadrement OISE était impeccable. Nous avons laissé les enfants à Gare Du Nord. Ils ont voyagé avec un correspondant OISE francophone jusqu’à Londres. Ensuite, ils ont été pris en charge en anglais uniquement par l’équipe du centre où ils se rendaient. Un trajet en bus et à leur arrivée, on a reçu un SMS comme quoi tout allait bien. Le lendemain, la directrice du centre, sur place, appelle – en anglais (ah ah ah) – les parents. Nous avons donc appris que le P’tit Grand était très demandeur et que la Puce avait un peu plus de mal, mais que tout allait bien et qu’ils étaient « très mignons ».

Je ne vous cache pas que la première semaine a été très difficile pour la 11 ans. Je l’ai eu en ligne en milieu de semaine, elle m’a alors demandé – en pleurant (gloups) – à rentrer à la fin de la semaine… j’ai tenu bon évidemment. J’ai du coup appelé l’organisme qui a immédiatement tout fait pour elle : sur place, elle a été encore plus « surveillée », on lui a proposé de parler en français de ce qui n’allait pas. Elle a aussi reçu une visite d’une francophone qui m’a ensuite recontacté pour me rassurer. En fait, elle s’était liée d’amitié à une Française qui partait… à la fin de la semaine… elle appréhendait donc la deuxième sans elle. Ahhhh ma 11 ans… On ne la changera pas ! Quoi qu’il en soit, elle comprenait finalement plutôt bien et surtout participait très bien aux différentes activités, mais il a été décidé de former un autre groupe de niveau pour elle (et son frère d’ailleurs) de très très débutants !! Dès la fin de la première semaine, tout allait mieux. L’encadrement sur place a vraiment été extraordinaire.

Et puis quand la veille du départ est arrivée… j’ai reçu un appel en facetime de la tablette de la 11 ans … exigeant… de rester. TU TE FOUS DE MOI LA ? J’avais envie de lui dire. En vrai j’étais tellement heureuse pour elle.

Elle a changé énormément. Elle est devenue plus confiante, plus mature, elle s’est rendu compte qu’elle pouvait très bien y arriver.

Exactement ce qu’on souhaitait !!

oh wait je l’ai déjà dit ?

Le P’tit Grand lui, comme pour TOUT en fait, nous a encore étonné. Personnellement j’appréhendais surtout SON ressenti quant à la séparation et l’immersion TOTALE en anglais… Pensez-vous… je n’ai eu AUCUNE nouvelle de lui. Il avait bien d’autres choses à faire… notamment du badminton avec son copain russe (qui parlait aussi français un peu)… L’éclate absolue pour lui. Il a géré comme un chef deux semaines (et une lessive). Bien sûr, il est revenu avec des morceaux de…. j’sais pas quoi … dans les cheveux.

Exactement ce qu’on souhaitait !! AH AH AH AH

Amazing non ?

On leur a dit qu’ils ne pourraient pas repartir là-bas, que cela avait été à la fois une immense chance (merci OISE, merci ce blog) et un gros sacrifice financier, mais que nous ne le regrettions évidemment pas une seule seconde.

Au collège, la puce se débrouille très bien en anglais, c’est sa meilleure moyenne pour le moment. Elle étudie avec plaisir, participe en classe. Sa prof ne m’a fait que des éloges à son sujet mi-décembre au speed dating parents/profs.

Pour un premier départ en séjour linguistique on fera donc particulièrement attention :

  • au nombre d’enfants sur place et à leurs nationalités
  • au niveau d’immersion que je conseille la plus totale possible : on ne se doute pas à quel point elle est importante pour que les enfants – ces éponges – progressent et prennent confiance !!! J’ai du mal à imaginer l’utilité d’une colonie de vacances avec une thématique « anglais » annonçant quelques heures de cours, mais dont le contenu rappellera ce qui est fait en primaire en France… Le coût n’en vaut pas la chandelle à mon sens. Autant miser sur une colo normale pour les vacances et proposer aux enfants des outils en anglais (ateliers, livres, films en VO, etc) tout au long de l’année.
  • aux à-côtés des cours : les activités prévues (choix des sports, visites, les structures mises à disposition…). On apprend aussi beaucoup en jouant ensemble. Bon, le P’tit a du coup appris quelques gros mots aussi, en russe. AH AH AH.
  • à la durée : deux semaines me paraissent être un excellent compromis si on peut.

 

Et je terminerai en précisant que l’organisme OISE avec lequel sont partis les enfants l’été dernier soutient très largement l’association TOUTES A L’ECOLE fondée par Tina Kieffer : Cet été, 25 jeunes filles cambodgiennes sont venues vivre un séjour linguistique de deux semaines en Angleterre dans les centres de Newbury et Folkestone.

 

19 commentaires

  1. Je partais plus jeune avec EF en Angleterre et au Canada
    , mon fils (8 ans et demi) est demandeur, on commence à regarder, je ne connaissais pas cet organisme, j’aime le côté immersion totale
    … Cet été ou le prochain il partira, il a la chance d’avoir de vrais cours d’anglais à l’école dispensés par un américain, du coup il est très demandeur, moi j’ai un peu d’appréhension à le laisser partir …

  2. je suis partie 2 fois 3 semaines avec l’organisme NACEL quand j’ai eu 16 et 17 ans. la première fois en Angleterre dans une famille d’accueil avec cour d’anglais le matin et sport l’après midi; immersion total le week end. expérience toppissime à renouveler!
    la deuxième fois au USA en Louisiane avec une famille d’accueil pour immersion le we et visite la semaine avec le groupe de français. Expérience pas top du tout, aucune progression!
    je suis partie les 2 fois avec des amies, ce qui est iportant pour facilité le voyage et les rencontre. en groupe on est souvent plus fort.
    Il est vrai que le séjour linguistique est primordiale dans l’apprentissage de la langue.

    • Voilà, je me dis que quitte à dépenser, autant y aller franco et que l’immersion soit la plus complète possible pour que cela ne soit PAS QUE  » des supers vacances »

  3. Bonjour,
    Je vous avais laissé un commentaire sur le précédent post je crois, que je vais remettre ici :
    Ma fille est plus grande, 14 ans et j’avais aussi ce souhait de perfectionnement en anglais. Nous avons choisi de nous adresser à l’organisme ISE et elle est partie au Canada, en immersion totale dans une famille avec scolarisation (c’est un échange, nous avons aussi reçu leur fille ) pour une durée de 2 mois.
    Tout s’est très bien passé, elle a bien progressé. Elle ne voulait pas revenir, tout était mieux la-bas, surtout l’école … (comme dans les séries américaines nous a-t-elle dit) et maintenant elle n’a qu’une envie, c’est de repartir !

    • Je trouve cela absolument génial. Je vais aller regarde ISE, je ne connais pas. Mais je suis très tentée pour dans quelques petites années. Merci.

  4. Merci pour ce billet si détaillé. Pas facile de choisir, pour nous parents, parmi tous ces organismes qui proposent des séjours linguistiques. Pas facile de faire le tri. On envoie pas son enfant à l’étranger comme on l’envoie en classe verte. Pour ma part, mes’sejours linguistiques avec EF aux USA restent mes meilleurs souvenirs de vacances!! 

  5. merci pour ce long billet détaillé ! Ca donne envie ;-)
    Justement mon p’tit demandait hier mais ça sert à quoi l’anglais ?

  6. C’était le sujet du soir hier, justement!
    Enfin disons qu’on aimerait déjà que le grand accepte de partir en colo, comme sa soeur de 6 ans vient de le faire (à sa demande). Et en voyant qu’il pourrait déjà partir à l’étranger (et elle aussi à 7 ans d’ailleurs), ça m’a ouvert des horizons.
    Alors je vais discuter de tout ça à la maison, pour l’été 2018, juste avant l’entrée au collège, ça pourrait être super.
    Merci pour les détails.

  7. Je trouve ça génial. une expérience vraiment enrichissante. Merci pour les détails. ;)

  8. Mon grand de 15 ans a pour projet de partir en Australie pour 3 mois cet été – immersion totale avec scolarisation dans un lycée australien. Nous sommes entrain de boucler le dossier d’inscription …..

  9. Plus de trois fois mon salaire mensuel, pour ne pas dire 4, je pense, si on comprend tous les « à côté ».

    Tant pis…

  10. Pour moi c’est une évidence : dès la classe de 4ème mes filles partiront sans moi dans un pays anglophone pendant au moins deux ou trois semaines de vacances. Je mettrai des sous de côté spécifiquement pour ça, j’ai déjà commencé, d’ailleurs.
    J’y ai eu « droit » étant ado, d’abord une semaine (en 5ème, mais dans une famille où la mère parlait assez bien français) puis deux (en 4ème, famille non francophone), etc – ce qui ne veut pas dire que j’en garde seulement de bons souvenirs, mais mes parents se donnaient beaucoup de mal pour choisir l’organisme organisateur, et sur le long terme ça été très bénéfique pour mon niveau d’anglais (ceci dit, le fait que mes parents parlaient anglais entre eux quand ils ne voulaient pas que je comprenne leur conversation a été une source de motivation beaucoup plus puissante que tous les séjours linguistiques…). Le problème étant de savoir ce qui se passe réellement sur place, notamment qui donne les cours, quels membres des familles d’accueil parlent français, est-ce que le souper se compose de pommes de terre TOUS les soirs (c’est du vécu…), quels modes de transport seront utilisés par les enfants, etc. Débarquer à 15 ans pour passer un mois à Cambridge sans avoir jamais fait de vélo en ville (et en étant obligée d’utiliser un vélo car pas de ligne de bus direct pour aller du domicile de la famille jusqu’à l’endroit des cours) (et en plus il fallait rouler à gauche…), ça m’a bien secouée. Heureusement que la famille qui m’accueillait hébergeait aussi un étudiant japonais de 19 ans – habitué à rouler à gauche ! – qui m’a gentiment accompagnée en vélo les premiers jours… mais c’était vraiment un coup de chance !
    Et j’avais quand même 15 ans, j’étais en seconde, j’avais un peu plus d’assurance et un peu moins de gêne à demander mon chemin qu’à 11-12 ans…
    Par contre, envoyer mes filles en immersion dès l’âge de 9 ans… surtout comme toute première expérience de « colonie de vacances » hors voyages scolaires… c’est la loterie : soit ça va leur donner une envie formidable d’apprendre la langue, soit ça va les « traumatiser » et les dégoûter durablement de s’y mettre ! Je garde plutôt une bonne impression de mes séjours OISE mais ils commencent à « dater » pas mal… En tout cas je trouve que tes enfants ont été très courageux de se lancer là-dedans. Et félicitations puisque visiblement ça a été une réussite non seulement sur le coup, mais avec « effet durable » !

  11. Super ton article et ca a l’air top, par contre le tarif

  12. Je partage mon expérience car j’ai envoyé mon fils pendant les vacances scolaires en Angleterre et plus particulièrement il a passé son séjour à Londres. D’une part c’est très enrichissant d’une point de vue de la culture, de la langue mais également pour la vie en communauté. En effet, il a vécu entourer par des jeunes de son age mais encadrer par des éducateurs.

  13. Moi j’ai trouvé récemment le site du Monde est un village. C’est un conseiller en sejours linguistiques qui va vous dire quel est la meilleure formule de sejour pour votre enfant. Il m’a recommande des organismes que je ne connaissais pas et en suis tres contente. En plus, le service est gratuit ce qui est rare! 

  14. Ravie de voir que l’expérience a été aussi profitable pour tes enfants ! On constate souvent que ce premier séjour fait office de « déclic » pour faire aimer l’anglais aux enfants.
    Un séjour linguistique, c’est moins scolaire, on voit dans son contexte l’utilité d’apprendre l’anglais (ce qui est plus difficile avec les maths…), on « baigne » à 100% dans la langue donc c’est un super booster pour nos chères têtes blondes !
    Après, pendant un voyage, d’autant plus avec des enfants, les aléas sont imprévisibles : on a affaire à des personnes, avec leurs émotions, leurs envies, leurs peurs… et parfois un malaise surgit. En tout cas dans ton cas, tout le monde a bien réagi : vous les parents, sans trop en faire, et l’organisme qui a été réactif et efficace pour tenir compte du mal-être de ta fille.
    Pour compléter tes conseils pour un premier départ en séjour linguistique, j’ajouterais que, pour les séjours dédiés aux primaires, c’est mieux lorsque les personnes qui encadrent sont des enseignants du primaire, plus habitués aux jeunes enfants. Idem pour des collégiens, c’est mieux lorsque ce sont des profs de collège qui encadrent le séjour.
    Expérience à renouveler donc ;-) ?!

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