« Profilage criminel » : basé sur l’analyse comportementale, une méthode permettant à des enquêteurs de déterminer le profil psychologique d’un criminel (merci Wikipedia)

Oui je manie hyper trop bien le Photoshop, je sais, merci de rien

Aujourd’hui, je vous propose de devenir avec moi une profiler, pour faire du « profilage pédiatrique » (merci à mon neurone du « je crée des mots comme je veux, et même des expressions quand je suis trop en forme »)

Démarrons s’il vous le voulez bien (ou pas d’ailleurs) par le profil du « boudeur » !

J’sais pas pourquoi j’ai choisi ça tiens… une simple coïncidence ?… hum, disons juste que je me sens inspirée quoi !

Le « boudeur »

Sexe : mâle (évidemment !)(oh ça va les papas, on reste au fonds près du radiateur et on écoute !)

Age : 3 ans et demi (presque)(oui c’est précis)

Signes distinctifs physiques primaires : bras croisés fermement sur la poitrine, elle-même très légèrement gonflée / visage dur : bouche en cul de poule mimant une mou, yeux froncés

Signes distinctifs physiques optionnels : grognement / phrase répétée en boucle par l’individu : « Nan d’abord, j’ai dit Nan » .Le boudeur s’exprime peu et utilise un langage approximatif.

Mise en garde : l’individu peut être confondu, si étudié trop à la légère, avec le profil du « casse couille », qui, il est vrai, en est vraiment très proche, mais non. C’est un faux ami dirons-nous, puisqu’en effet, le boudeur nous les brise menu, surtout quand il surgit le matin avant l’école, ou le soir avant de se coucher, mais, le « casse couille » a d’autres méthodes d’agression que la bouderie. Donc, je ne le dirai pas assez GARE, ATTENTION, à ne pas les confondre !!! (malheureux !!)

Mode opératoire : le boudeur boude, globalement, c’est assez simple. Il ne fait guère autre chose. Contrarié, en général au moment où le parent s’y attend le moins, pour une connerie donc (par EXEMPLE – hum – pour un chocolat tombé par terre car pas mangé assez vite et reluqué trop longtemps donc…). Vexé, frustré, contrarié, le boudeur passe donc automatiquement en mode ON. Il croise les bras fermement : impossible de les défaire. Il fait sa tête de con dur, et reste planté là où il a été contrarié, pas 5 cm à droite, pas 4 cm à gauche, non là.

Réaction : naturellement le parent aura tendance, hélas, à 1/ tomber des nues devant la réaction absolument disproportionnée de son boudeur 2/ à se marrer… (malheureux bis !!!)

Hélas, le boudeur, comme, nous le verrons dans un prochain épisode d’ailleurs, la chouineuse, est susceptible. Il ne FAUT PAS se moquer. En même temps, ça permet de décompresser la cocotte 5 minutes… Mais bon. Faut pas. Et le boudeur saura vous le rappeler. (malheureux ter !!!)

… En décuplant la puissance de sa bouderie.

Comment réagir (alors ?) : se mettre derrière lui, bras croisé et lancer un « je boude moi aussi na ! »Pas simple d’appréhender un sérial boudeur… l’idéal est d’avoir le temps. Ainsi, il est aisé d’ignorer le boudeur. Par EXEMPLE, un boudeur peut rester 12 minutes devant un lavabo pour signifier à sa magnifique et patiente mère qu’il ne souhaite pas, ce soir, se laver les dents. Par EXEMPLE, il peut aussi rester 10 minutes à table, face à son petit déjeuner, sans bouger, alors que le reste de la famille mange, pour leur signifier qu’il VEUT ce chocolat tombé sous le meuble 5 minutes avant.

Le parent pourra donc laisser le boudeur bouder, comme un con. Il passera le voir de temps en temps. Il ne sera pas surpris de le voir dans une position identique à chaque coup d’oeil. Ces coups d’oeil d’ailleurs doivent être furtifs et « neutres ». Si le parent échoue en faisant une nouvelle remarque : le chrono repart du début, et le parent l’apprendra par un nouveau grognement « Nan » du boudeur.

Et puis, avec le temps, le boudeur se rendant compte que le monde continue à tourner sans lui, sera 1/ vexé comme un poux 2/ bien obligé de bouger !

En général, le vrai boudeur, catégorie 7 sur l’échelle de « kedubonheurmesfesses », grognera encore en bougeant, mais mais mais, le parent devra rester concentré sur l’évolution positive, même infime : il a bougé !

Après une grande respiration digne du plus grand moine boudhiste « takafaireduyoga », le parent tentera une approche en douceur en parlant SURTOUT de tout autre chose que de la raison de la bouderie.

C’est là, que le parent pourra attraper sa proie pour la cajoler.

A suivre le profiling de la « chouineuse »… (juste comme ça aussi oui oui)