Non, je ne parle pas de Choupie quoi que… sans vouloir vous spoiler comme on le dit dans les milieux cinématographiques VIP des gens qui ont vu le film avant tout le monde (genre), Rebelle, le nouveau Disney Pixar, m’a énormément touché. Oui, moi, en tant que maman. Et en tant que fille, aussi d’ailleurs.

Un combat de sentiments qui me filent encore des picotements dans le bide en y repensant (non, je n’ai pas abusé du coca). Et je ne parle pas des larmes qui ont voulu monter jusqu’à mes yeux les vilaines et que j’ai retenues dans ma gorge. Tout juste. (ce qui n’est pas le cas de tout le monde, mais je ne vais pas balancer les copines…)

Ne prenez pas peur, Rebelle est absolument à voir. Ma recommandation est simple : pas avec un enfant de moins de 5/6 ans. (et pas en 3D – inutile – comme souvent)

Pourquoi donc ? Eh bien parce qu’une des grandes qualités du film, à savoir le réalisme absolument incroyable des décors, des ambiances (douces mais aussi les terrifiantes !), fait qu’un petit peut, vraiment, être impressionné par certaines scènes. Notamment au tout début et au milieu, lorsqu’une, pourtant gentille, sorcière entre en jeu. Oui, la sorcière est gentille ! Dingue hein ! Si c’est un Disney !

Rebelle, c’est donc l’histoire d’une jeune fille, Merida, un peu « garçon manqué » par certains côtés, notamment ses passions (du cheval au galop dans la forêt et le tir à l’arc). Du coup, ba ça ne loupe pas, l’idée de devenir Reine un jour ne l’enchante guère et celle de se marier, lui file une envie de se … rebeller digne d’une… adolescente quoi !

Et vas-y que ma mère elle comprend rien, que je veux ma liberté, que je m’en fiche de ce qu’elle veut pour moi, qu’elle ne m’écoute pas, que c’est trop nul…

C’est fou comme, là, déjà, je me suis sentie en terrain connu.

J’ai serré fort la main de ma puce, assise à côté de moi, quand LA grande dispute mère/fille arriva.

Heureusement de l’autre côté, j’avais le p’tit qui lui, au choix, se cachait les yeux quand l’action était trop impressionnante ou se marrer comme un phoque (oui, un phoque ça se marre, si) aux bêtises des frangins de Merida, des triplés absolument irrésistibles !

Je ne vous raconte pas tout. Allez-y. On est à mille lieux du dernier bide de Pixar (Cars 2), c’est encore mieux que Rayponce qui avait déjà placé la barre haute niveau « modernité » et qualité graphique. Là, c’est bien simple, on se croirait en Écosse (et je l’affirme avec autant de conviction que je n’y ai jamais mis un orteil manucuré), la musique est magnifique et Choupie ne rêve désormais plus qu’à une chose : avoir les cheveux de… Merida. Out la Rayponce, elle peut aller se faire couper les pointes !

Double effet kisscool du dessin animé : 3 jours après l’avoir vu, Choupie et moi avons beaucoup discuté de la relation entre Merida et sa mère. Autant vous dire que je me suis régalée à lui rappeler l’Amour (avé le A majuscule) de la maman pour sa fille, le fait qu’elle veut le meilleur pour elle et que c’est très dur de supporter cette dispute. Sur ce, CHoupie m’a dit que certes, mais que Merida n’aimait pas sa mère. Gloups. J’ai ravalé mes larmes – à nouveau – et je lui ai rappelé gentiment la scène finale, les pleurs de Rebelle et sa peur de perdre sa maman… On a fini en concluant que lorsqu’on était en colère, les sentiments d’amour étaient souvent en retrait, mais qu’entre une mère et sa fille, ils étaient toujours très fort et surtout toujours présents.

Amen.

 Rebelle, en vente dans tous les bons cinémas, à partir de mercredi 1er août – et garanti sans prince charmant, aussi surprenant que cela puisse paraître !