UM comme Unité de Mesure, Univers de la Maison, Université de Miami ?
Non
UM comme Enfant non Accompagné
Ne cherchez pas, je n’ai pas trouvé non plus. En fait, faut se la jouer bilingue (Unaccompanied Minor) et là, ça en jette.

Après avoir accompagné moi-même, les deux derniers étés, mes chers enfants sur leur lieu de villégiature estival, j’ai décidé cette année que ça allait bien hein de me farcir un aller-retour sur 2 jours, en train, à poser des journées de congé, tout ça pour que mademoiselle et monsieur se la coulent douce dans la piscine (dans laquelle je plongeais tout de même un peu du coup avant de repartir hein), pendant 3 grosses semaines.
Donc, le p’tit étant grand, j’ai enquêté sur les possibilités de les envoyer rejoindre le Sud sans nous.
Au choix :
- le train (où tout est possible, même de trouver un horaire sur ta destination où le regroupement d’enfants non accompagnés, mais encadrés par un p’tit jeune animateur est organisé)
- L’avion avec le fameux service UM pour les plus de 4 ans sur un vol national (5 ans pour un vol international)

Avantages de l’avion : c’est plus rapide (enfin normalement – rapport à l’heure de retard de leur vol hier matin – hum), ce sont les hôtesses qui s’occupent des enfants, hôtesses dont c’est donc le métier (ça me rassure en fait), il n’y a pas d’arrêt (ou alors bon, là c’est une autre histoire, que je m’autorise à penser maintenant que je sais qu’ils sont bien arrivés), donc aucun risque qu’ils ne sortent avant.
Niveau prix, ma foi, c’est kiff kiff !

Voilà comment je me suis retrouvée à expliquer aux enfants qu’il fallait faire la gueule sur la photo. Ba oui : avion = passeport (quitte à se faire chier à faire faire des papiers d’identité autant y aller à fond en faisant les passeports – ainsi ils sont prêts pour quand on gagnera au loto pour partir à Lille chez Maurice)
Une fois cette merveille de corvée effectuée, je pensais le plus gros passé.
Ce n’était pas sans compter sur la logique implacable de mon cher fils.

Oui, mais maman, d’habitude, tu nous laisses à Papy et Mamie à la gare, là tu vas nous laisser à une dame qu’on connait pas »

Bang, prends-toi ça bien gentiment dans ton cœur de maman.

Certes.

Je vous rassure, un enfant reste un enfant. J’ai promis un paquet de bonbons dans le sac à dos pour le vol. Ils l’ont moins ramené.

Alors, pour le côté pratico-pratique de ce billet. Sachez que pour les mineurs non accompagnés donc, via Air France, vous n’avez rien de particulier à préciser à l’achat des billets. Cela peut donc se faire comme pour un adulte : en ligne.
En arrivant à l’aéroport, il faut remplir le formulaire placé dans la jolie pochette UM. Ainsi qu’un autre formulaire que vous donnera le personnel de bord, en gros, dedans, il y a les coordonnées des parents et ceux de la personne qui doit récupérer l’enfant à destination. (Attention, cette dernière doit prouver son identité)
Vous glissez ensuite le passeport et la carte d’embarquement dans la pochette qui ne doit pas quitter l’enfant.

Puis vient l’heure des adieux. Là, autant vous dire que j’aurai aimé pouvoir glisser mes lunettes de soleil sur mes yeux – rouges. J’ai finalement apprécié que le Stewart nous presse : les enfants n’ont pas eu le temps d’être émus. Moi non plus. Enfin pas sur le coup.

Et commence : l’attente.
Longue. Rapport au retard du vol.

Tu vas boire un café en amoureux. Tu reviens sous le panneau d’affichage. Tu découvres qu’il a pris 20 min de retard, puis 30, puis tu arrêtes de compter. Tu préviens les grands-parents à l’autre bout qu’ils n’ont pas à se presser…

Car la règle du parent de l’UM est qu’il faut rester dans l’aérogare jusqu’au décollage de l’avion. Au cas où.

Ensuite, ba c’est assez simple : tu arrêtes de respirer pendant la durée prévue du vol. Et tu pousses un hurlement de soulagement quand tu reçois le texto : « avion atterri »