poule pondeuse

La poule pondeuse et son poussin

Aujourd’hui, le blog se transforme en ferme, afin d’accueillir la célèbre Poule Pondeuse et sa basse cour !

Merci de décliner tout d’abord votre identité, pseudo, âge, nombres de gnomes à charge, localisation géographique (ici e-Zabel, police nationale, vos papiers s’il vous plait)

La poule pondeuse, 28 ans (bientôt 32), 1 gnome (sexe masculin, âge 21 mois), indécrottable parigote. Et voici en exclusivité mondiale pour e-zabel une vraie photo de moi (avec le Poussin), dans une activité typique de super maman.


Working maman ou Home maman ou en gros, à part glander à la maison, tu fais quoi comme activités reconnues par la société ?

Working maman : je suis chargée de mission dans une agence gouvernementale de protection de l’environnement. J’ai un doctorat en sciences mais je n’ai pas voulu continuer dans la recherche. Je bosse à plein temps, avec des déplacements par ci par là, mais heureusement l’ambiance est plutôt compréhensive et surtout permet à chacun de s’organiser comme il veut.
Sinon je chante de l’opéra mais bizarrement un peu (beaucoup ?) moins souvent depuis un peu plus de 21 mois. Si on rajoute le blog, ça me fait un certain nombre d’identités parallèles à gérer, un bon potentiel pour devenir schizophrène (et pas de super tenues comme dans Alias pour compenser…)

Un papa qui aide un peu, beaucoup, passionnément ou… un quoi ? (un joker peut–être utilisé si le zhom en question est susceptible ET lecteur de blog !) ?

Un papa très présent : dès la naissance il s’est impliqué à fond et a tout de suite trouvé sa place (alors que j’allaitais, hop un cliché de dégagé). Et du coup nous n’avons jamais eu le « problème » du bébé qui n’est consolable que par Maman qui du coup n’ose pas s’en décoller. Quand je laisse le Poussin avec son père, je ne me pose pas de question : pour lui ce n’est pas mieux ou moins bien que d’être avec moi (même si c’est forcément  différent). Je ne crois pas aux salades du père qui doit rester une figure distante d’autorité ou à la mère qui devrait prendre en charge tous les soins. Chacun peut tout faire (l’autorité et les couches), mais à sa manière.
En pratique, le Coq fait la tranche du matin (je fais le soir) et sa part de travaux ménagers (c’est un vrai maniaque alors que je suis plutôt bordélique). Et puis il s’occupe de toute la technique sur le blog, je n’ai plus qu’à écrire. Par contre ça m’énerve que tout le monde s’extasie et le trouve formidable dès qu’il fait quelque chose alors que moi je n’en fais soi disant jamais assez.

Ton plus beau souvenir de maman (je sais c’est cucul, mais c’est un blog de fille ici tout de même, il faut respecter quelques règles de base)

Mon plus beau je ne sais pas, mais quand j’étais enceinte du Poussin, un jour mon portable sonne, je décroche et j’entends « Maman ? »
Évidemment c’était une erreur mais j’avoue que sur le coup une grande partie de mes viscères a fait un triple boucle piqué à faire pâlir Nelson Monfort.

Ton blog : pourquoi, depuis quand, ce qu’on y trouve, tes ambitions, ce qui te plait dans l’écriture… (bref, maintenant que tu es milliardaire grâce à ton blog, peux tu nous en parler un peu plus ?) …

Je me suis lancée il y a à peine plus d’un an. A force de me poser des questions et d’avoir des problèmes, j’avais fini par trouver quelques débuts d’idées et de réponses, et je trouvais ça trop bête de garder ça pour moi. J’ai pas mal d’amis qui ont des enfants en bas âge ou en attendent, donc rien que pour eux ça valait le coup. Le but est de donner des idées où chacun pioche ce qui lui convient, pas d’imposer une façon de faire. A dire vrai ça faisait un moment que l’envie d’ouvrir un blog me titillait, mais je voulais avoir quelque chose à dire sans « juste » raconter ma vie. Paradoxalement je suis un peu parano du net et j’essaie de m’exposer le moins possible. D’ailleurs j’ai changé de boulot il y a quelques mois et je n’ai parlé du blog à personne !
Maintenant il y a une petite communauté de fidèles qui fait vivre les commentaires, à chaque fois j’hallucine (en bien !) quand je les vois s’accumuler dans ma boîte mail. Par contre au niveau financier c’est pas tout à fait ça, en même temps ce n’est pas ce que je recherche. En plus j’ai tendance à acheter plus facilement un livre ou un truc de bébé en me disant qu’il faut que je teste pour le blog (toutes les excuses sont bonnes pour faire chauffer la CB !).

Maman sévère, maman poule ou un mélange des deux ? (Tu les fais marcher à la carotte, au fouet ou aux oui oui mon petit chéri)

Je suis une inconditionnelle de Thomas Gordon (l’auteur de Parents efficaces), qui préconise de n’utiliser ni carotte ni fouet (mais si, on y croit !). J’essaie de ne pas être une mère dogmatique ou extrémiste mais l’éducation non violente est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. Attention, ça ne veut pas dire maman poule (malgré mon pseudo, ha quel humour !) ou parent laxiste. Ni que je ne m’énerve jamais ou que ça marche à tous les coups et que nous vivons au pays des bisounours (en même temps vivre dans les nuages ça doit être super humide). Mais on essaie de garder ce cap autant qu’on peut.

Pour toi, c’est quoi le plus difficile dans la vie de maman ? (oui je suis toujours dans mon objectif de mettre à bas le fameux « c’est merveilleux et que du bonheur d’être maman » !)

On ne peut pas mettre un enfant sur pause. On ne peut pas dire « là maintenant j’en ai marre, on verra plus tard » (surtout quand on habite un appartement de 70 m²… laisser hurler un enfant pendant 2 heures n’est même pas envisageable !). Quand il est 3 h du matin, qu’on doit se lever le lendemain à 6h45 et qu’on a un môme hurlant sur les bras, il faut trouver une solution, même si on cherche désespérément le bouton OFF. Et on a beau chercher dans tous les livres qu’on a achetés, dans tous les conseils qu’on a reçus, il y a toujours un moment où ça ne va pas coller avec la situation. En plus nos enfants savent exactement sur quels boutons appuyer pour nous pousser dans nos derniers retranchements, et généralement ce n’est pas une chose à laquelle on est préparé. A mon avis être parent devrait être un énorme atout sur un CV mais bizarrement ça n’est pas le cas.

Champs libre : (vas y exprimes toi, lâches toi, c’est le moment)

Merci à toi de me faire une petite place ici, et aux lecteurs de mon blog, fidèles ou occasionnels, sans qui rien n’aurait été possible (*verse une petite larme*) !
Et aux parents qui passent par ici : Solidarité interparentale ! A bas la culpabilité et la culpabilisation ! Vive la sieste ! Vive les apéros et les mojitos !