
- J’ai hésité entre vous mettre une photo de la dent, ou une d’un ver, mais bon, j’ai opté pour les zoobles !
Ce qui est bien avec les enfants (écoute, si si, il y a un point positif je t’assure lecteur) c’est que tu n’es jamais au bout de tes surprises et que contrairement à ce qu’on peut penser : l’improviste, l’effet de surprise fait encore partie de ta vie.
Ah bien sûr, ce n’est plus « tiens, on s’fait un ciné ce soir chéri ? » et hop tu sors.
Non… pour ça, il faut prévoir 2 semaines avant, bloquer la babysitter et économiser un rein.
Non donc.
Mais, mais, mais, faut pas croire, tes enfants t’offrent encore la possibilité de transformer ta banale soirée du samedi soir calme et quasi chiante, en une soirée plus … originale. (oui c’est bien ce terme)
J’avais déjà testé pour vous, la soirée qui se termine aux urgences.
Mais bon, c’était un peu du « déjà vu » finalement. Trop facile quoi !
Samedi soir, avec l’Homme, on a testé autre chose…
ACTE 1 : ce qui était prévu
Dîner avec les enfants, parce que quand même, faut bien de temps en temps, mais surtout parce que cela nous permettra de démarrer la suite de notre programme plus tôt. À savoir : mater un film peinard dans notre nouveau canapé.
ACTE 2 : où ça commence à dégénérer
Le dîner démarre bien : nouilles au menu (youhou des enfants)
La choupie râle (normal), sauf qu’en levant la tête je me rends compte qu’elle râle « gore », c’est-à-dire avec un filet de sang dans la bouche.
Ah
donc
je respire
chéri ? tu peux prendre la relève là ? Parce qu’autant j’avais assuré avec beaucoup plus grave (le pouce sectionné du p’tit), autant là… je n’ai pas fait la maline !
Rien de grave, la dent (incisive du haut) de la puce, quasi prête à tomber saignotte.
On crachote, on rince la bouche (j’ai la nausée, et je retourne à table gérer le p’tit, qui n’avait pas besoin de moi, mais tant pis, fallait bien que je trouve une excuse)
La puce se calme, elle a peur (du sang), mais n’a pas mal du tout. L’homme l’encourage à faire tomber sa dent en la faisant tourner (et moi je retourne limite de l’œil)
ACTE 3 : où le p’tit en profite pour poser ses questions existentielles
Tous à table, assiettes abandonnées.
Pendant que l’Homme coache la puce, le petit finalement trouve chouette que je m’occupe de lui et décide donc de me poser des questions.
Maman, il sort comment le bébé du ventre »
Youhou
Toujours le bon moment, toujours le bon moment, classique (mais pénible)
Et me voilà parti à lui expliquer le passage spécial qui s’ouvre quand le bébé est prêt à sortir.
L’homme pouffe, mais reste concentré (déjà 10 minutes que la p’tite fait bouger sa dent)
Mais par où maman ?? »
[Évidemment…]
Par le kiki hiiiiiiiiiiiiiiiii » réplique la frangine, lâchant 3 secondes sa dent de lait.
[De quoi je me mêle, bordel, occupe-toi de ta dent qu’on puisse enfin bouffer nos nouilles…]
Et me voilà parti à confirmer l’existence du passage qui se termine entre les jambes, en effet. (Merci choupie)
Gloussement qui vont bien d’un côté, prières pour qu’il ne demande pas comment rentre le bébé, de l’autre.
ACTE 4 : où l’on pense que le dîner va prendre fin dans le calme
30 minutes plus tard, la dent tombe enfin, cris de félicitations, applaudissement général de la tablée dégoûtée, cette 6e nous aura donné du fil à retordre.
Elle va passer la petite souris !!!!!!!!!! »
AHHHHHHHHHHHHH bordel, oui, ouf, j’ai toujours une petite réserve de petits jouets planqués, cette nuit, ça sera : zoobles
Fin du dîner, le p’tit n’a pas trop insisté sur la naissance du bébé, en même temps quitte à passer un dîner gore, autant y aller.
ACTE 5 : où non, ce n’est pas fini
On expédie tout le monde au lit, on a pris du retard sur l’heure du film, mais c’est pas grave, l’homme et moi nous réjouissons d’avance. Sauf que …
Mamannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn j’ai mal aux fesses »
Hum
Super choupie, montre voir un peu… nan t’as rien… on va mettre de la crème tiens, hop, on en parlera plus.
La puce prend sur elle (c’est une merveille en vrai), elle accepte même de ne pas sucer son pouce ce soir-là pour laisser la cicatrice de sa dent tranquille… oui je sais, un beau bobard pour lui faire perdre son habitude… désolée, on n’a pas encore trouvé mieux.
1h plus tard, obligés de mettre pause sur le lecteur DVD : la puce hurle de douleur.
Elle se plaint des fesses… l’Homme prompt, fait une recherche sur internet. Le verdict tombe : elle a des vers.
Youhou
Très vite, on découvre le nom du remède miracle, le vermifuge « star », en vente libre. L’Homme prends la voiture, part à la pharmacie de garde pendant que je tente de soulager la puce en… lui donnant du doliprane (ba quoi ?) et en lui tenant la main…
Elle finit par se rendormir, l’Homme rentre bredouille (enfin pas complètement, il a ramené une crème…), le vermifuge est en rupture de stock national.
Vous le croyez ça ? Jamais eu de vers à la maison, le jour où ils débarquent, le vermifuge miracle est en #&à*!: de rupture !
ACTE 6 : où la nuit fut difficile aussi, mais où l’on a pu voir le film en entier
ZEN
Décision est prise d’appeler SOS Médecin le lendemain pour avoir une ordonnance. L’Homme en est malade, trouvant les doc d’SOS Médecin en général très mauvais (il n’a pas tort)(surtout le dernier en date ici, bref)
Mais bon.
On se remet au visionnage du film. On se couche et… je me relève, la puce hurle à nouveau. Je suis restée 1h auprès d’elle. Très dur de ne pas pouvoir la soulager…
Épilogue
Le lendemain matin, après un réveil difficile et une tête dans le hum hum (c’est un peu le cas de le dire), on a trouvé en pharmacie un remplaçant du vermifuge en voie de disparition.
La nuit suivante fut parfaitement calme.
Et moi je ne suis pas prête à revivre une telle soirée !

