Le marathon d’une maman - e-Zabel, blog maman Paris

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Le marathon d'une maman

Ete 2018 – round #1

À quelques jours de la fin du 1er round, je prends la souris pour vous donner des nouvelles !

Mais avant, je vous montre les cadeaux d’anniversaire du 11 ans ! Cette année, c’était très simple (comme quoi tout arrive), il a demandé une guitare et « à partager » avec les grands-parents, un lego !

 

Ce 1er round de vacances, donc, est fort classique : les enfants sont partis en début de mois, par avion donc en UM (obligatoire pour le P’tit Grand de 11 ans et je paye pour sa grande soeur afin que cela soit plus simple et qu’ils restent ensemble, on verra l’an prochain quant on ne sera plus « obligés » de le faire). Direction mes parents. On est bien chez papy et mamie, avec la piscine, le jardin et les salades de fruits du goûter. TU M’ÉTONNES.

Nouveauté tout de même cette année, l’ado est ensuite partie quelques jours chez une copine à quelques kilomètres de là, laissant seul son frère. Surchouchouté donc. LE PAUVRE.

Pendant ce temps, pauvre maman abandonnée de ses petits coeurs chéris adorés (ça va j’en ai fait assez ?), j’ai dû lutter fort contre ma tristesse, désespérée, je me suis jetée sur le travail bien sûr.

ÉVIDEMMENT

(mais pas que)

Rangement, commande des fournitures scolaires (cette année, j’ai changé mon fournisseur officiel de fournitures, je vous conseille d’ailleurs fortement MaRentréePasCher.com (via ce lien, vous aurez 5€ et 10% sur votre 1ere commande), mise en vente de jouets, livres qu’ils ont triés avant de partir pour se faire quelques sous d’argent de poche.

Et puis, bien sûr, moments à deux, afterwork entre amis sans regarder sa montre et plusieurs dans la même semaine, ciné, plateau télé, frigo vide…

J’avoue tout : ils commencent à peine à me manquer, j’avais besoin de les laisser un peu, de laisser retomber la pression

Bon, j’avais pas prévu que la tension descendrait aussi, à 9… c’est une autre histoire.

Faut dire que je me donne des airs, mais le rythme est toujours aussi soutenu même en leur absence. C’est juste un peu différent. Je profite d’être sans cette « contrainte » là. Je pense le mériter vu l’année scolaire encore bien éprouvante qu’on vient de passer.

Alors et vous ? Ça donne quoi le planning cet été ?

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Un p'tit 3e ?

Un p’tit 3e ?

Avant j’avais de bien belles excuses : nan merci sans façon, j’ai déjà une fille et un garçon, ils vont bien, je vais bien, équilibre toussa, pas envie de changer de voiture non plus, ni de les faire partager leur chambre…

bon ok, pas envie de me remettre à ne pas dormir la nuit, ni le jour d’ailleurs..

pas envie de repousser nos envies de voyages…

JE SAIS

chaque excuse était démontable en 3 secondes

Mais j’ai tenu avec un bon moment.

Cependant, je dois avouer que j’ai changé.

J’ai changé d’avis.

Imbécile fontaine…

Désormais je n’ai qu’une seule excuse :

PAS QUESTION DE ME RETAPER L’ADOLESCENCE DU « petit 3e » quand j’aurai la cinquantaine bien tassée.

No Way !

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Dernière étape

Il y a d’abord le lit bébé et puis la table à langer.

La poussette aussi. Et la chaise haute.

Il devient grand dites donc ce petit bonhomme !

Enfin le dernier biberon, qu’on gardait « au cas où »

On refait sa chambre. On descend les jouets « de bébé » à la cave.

Comme des indices sur ce qui se trame. Comme des preuves qu’ils ont été petits. Si, si.

Hier, j’ai vendu le dernier siège auto.

Fini les bébés, finis les enfants petits. Plus de matériel spécialisé. Plus d’adapteur à quoi que ce soit.

C’est désormais à nous leurs parents de nous adapter aux nouveaux eux.

Et ce n’est pas simple.

J’aurai bien besoin d’une béquille sur laquelle m’appuyer. D’un réhausseur pour continuer à les regarder de plus haut.

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J'ai testé pour vous : le Miracle Morning

Des mois, que dis-je, des années que j’entends parler de cette méthode révolutionnaire.

Ah j’avoue j’étais un peu sceptique. Rho, si peu.

C’est vrai qu’en lisant les 4e de couverture (pas celle de votre lit hein, de couverture), si tu es un tantinet pragmatique (et flemmarde) comme moi, tu as de quoi te poser des questions sur l’état mental des auteurs… En effet, si l’on résume – pardon ce n’est sans doute pas idéal, mais bon, on n’a pas 3 heures devant nous – le miracle morning c’est :

Se lever plus tôt pour être moins stressé

Sachant qu’en fait, dans mon cas, me lever plus tôt c’est … ba impossible quoi. Déjà que je mets 15 minutes pour ouvrir un oeil dont 10 pour me souvenir qui je suis/où j’habite/quel jour on est/ah merde j’ai tout ça à faire.

Sceptique, circonspecte, ouverte d’esprit hein, bien sûr, m’enfin, je me disais que ce truc c’était pour les nullipares. Ces gens qui dorment la nuit. Ceux qui ne se lèvent pas à 8h un dimanche matin en hurlant de joie : « j’ai fait une grasse matinée yeahhhhhhh« .

Et puis, plus récemment est sorti en librairie, le miracle morning pour PARENTS.

Et là… c’était prometteur :

Comment orienter son rituel pour devenir le parent que l’on veut être ? Quelles valeurs d’affirmation de soi transmettre à ses enfants ?

Ah non. Finalement, j’ai déjà envie de me recoucher.

Alors ? Pourquoi ? Pourquoi depuis quelques jours, je me réveille avant mon réveil. POURQUOI ce changement d’avis (une histoire d’imbécile sans doute) ? Une soif de découverte ? Une curiosité bien trop échaudée à force de lire et relire tant de merveilles sur cette méthode attractive. Imaginez : se lever, méditer, prendre du temps pour préparer sa journée et le bonheur de sa petite famille.

Caroline Ingalls, sors de ce corps !

Depuis 3 matins déjà, je vous l’annonce. Je pratique le Miracle Morning. Et c’est merveilleux. Je me sens paix et amour. Ma famille Ricoré se porte immensément mieux. Je ne m’énerve plus (ba non je dors debout)

Ouais nan j’déconne c’est juste l’effet du décalage horaire. 4h30 avec le Sri Lanka.

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Fontaine, eau toussa

Tout comme on ne pensait pas un jour faire comme ces gens étranges (= les déjà parents) dont on se moquait légèrement (ba si), par exemple se réjouir d’une grasse matinée : « YEAH ! J’ai dormi jusqu’à 6h30 ce matin, je pète la forme » ou encore parler de la couleur du caca de son bébé avec son conjoint…

On ne pensait pas un jour s’entendre parler … comme ses propres parents à l’époque (smiley terrifié)

Extrait (je vous laisse compléter #parentsd’ado)

Utilise le savon hein

Tu baisses d’un ton !

C’est quoi cette note ?

Range / aère ta chambre

C’est quoi ce look ?

Mais comment tu fais pour vivre dans un tel bazar

Tu feras ce que tu veux chez toi c’est-à-dire quand tu paieras un loyer

Et évidemment, celui qui m’a fait prendre conscience qu’il y avait un problème/non-respect de cette promesse de ne JAMAIS devenir … cet adulte qui ne comprend définitivement rien à rien de ma vie…

C’EST PAS L’HÔTEL ICI

 

On dit quoi déjà ? Fontaine je ne boirai pas de ton eau ?

 

 

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Nouvelle vie à 5 ! (pour 6 semaines)

J’ai hésité à vous faire un titre à sensation. En mode « mais quoi ? Elle est enceinte« . Je n’ai pas assumé. J’ai rajouté les parenthèses. Je pense que vous avez bien compris que non, définitivement pas de petit 3e en projet. DU TOUT.

Par contre, on adopte. AH AH AH

Plus sérieusement. J’en avais parlé rapidement sur Facebook (voilà pourquoi il faut aussi me suivre là-bas), nous accueillons à partir de ce soir une jeune fille de 19 ans arrivant tout juste du … Guatemala ! À l’heure où j’écris ces lignes (enfin que je les tape sur mon clavier), elle est d’ailleurs en vol. Cette pensée me fait déjà rêver.

Alors, non, elle ne sera pas jeune fille au paire pour nous. Nous serons cependant sa famille d’accueil pour 6 semaines. Le temps pour elle de … découvrir Paris durant ses vacances ! Cette jeune étudiante va donc partager notre chez-nous pendant son séjour. Logée, nourrie, blanchie, je crois que c’est l’expression d’usage. En « contrepartie », elle nous donnera des cours d’anglais et d’espagnol. Autant vous dire que les enfants sont ravis, surtout que pour ma 5e, le début en espagnol n’est pas des plus sensationnels. Cela risque de bien vite changer !

Je vous vois au fond. Mais pourquoi cet accueil ?? Pourquoi ? Et comment ?

Tout est parti d’une recherche de ma part avant l’été… je cherchais des plans « séjour linguistique » pour les enfants, vous me connaissez, c’est mon dada. Je suis tombée par hasard sur une association proposant des départs en famille d’accueil (mais pour des ados plus grands que les nôtres) : j’ai tout de même pris contact. Notre objectif était assez simple : nous adorerions voyager plus. Évidemment. Comme tout le monde. Cela n’est pas possible, même si nous mettons une grosse partie de notre budget annuel dans nos vacances en famille. Alors, pourquoi ne pas « voyager » un peu sans bouger de chez nous en accueillant un-e étranger-ère quelques semaines. Matériellement c’est impossible pour nous d’accueillir plus longtemps. Mais sur du court terme oui ! Voilà comment je me suis retrouvée à dire oui à l’association pour accueillir 6 semaines cette jeune fille du Guatemala. Sa lettre de présentation laissait clairement sentir qu’elle est une personne adorable, consciente de sa chance, désireuse de découvrir notre ville et notre culture européenne, de partager notre vie de famille.

Il ne restait plus qu’à expliquer aux enfants et leur demander s’ils étaient d’accord, eux aussi, pour faire de la place à notre invitée. Hop conseil de famille (oui, on adore faire des conseils de famille ici). Il fut voté à l’unanimité qu’elle était la bienvenue et que oui ça serait bizarre et même parfois un peu compliqué de faire de la place, mais que définitivement cela sera marrant, excitant, EXTRAordinaire.

De mon côté, autant dire que comme j’étais déjà bien débordée, cela ne va pas aller en s’améliorant AH AH AH, mais par contre, je suis vraiment ravie de changer mon quotidien, de casser ma routine – un tantinet déprimante, je ne vous le cache pas (hashtag dépression saisonnière) pendant ces 6 semaines.

Bon, on en reparle à son départ ?

Concrètement, c’est le P’tit Grand qui laisse sa chambre. On a tout rangé, vidé une partie de ses placards, déplacé tout ça dans la chambre de sa soeur qui a, elle aussi, fait de la place. Il dormira sur un lit de camp, mais le plus douillet du monde, à base de matelas gonflable et surmatelas confectionné spécialement par notre grande tante pour l’occasion, sous la mezzanine de sa soeur. Cela présage de belles disputes dans la fratrie, je m’y attends. Mais je suis fondamentalement persuadée que c’est encore une fois une très bonne expérience. Ils ne sont pas au bagne ! Ils doivent juste apprendre à partager, vivre ensemble. Comme de TRÈS TRÈS nombreuses familles. Cela leur fera le plus grand bien et ils apprécieront encore plus leur confort et leur chance ensuite.

Allez, on y croit. Vivement ce soir qu’elle arrive !

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La 6e, deuxième

Ce qui est bien avec les enfants rapprochés (ou dans notre cas avec un enfant sautant une classe pour se rapprocher de sa grande soeur), c’est que du coup, on ne perd pas le rythme niveau scolarité. On enchaîne quoi. Hop, un niveau de fini, paf, on recommence l’année suivante avec le deuxième.

Première 6e l’an passé. Hop, deuxième round cette année.

Pour le P’tit Grand, il y a des avantages conséquents : programmes identiques, cours encore disponibles dans la chambre de sa soeur, réponses à ses multiples questions sur le collège, les profs, l’emploi du temps, etc. tout ceci fait largement baisser son stress, alors qu’il était bien naturellement au maximum chez l’ainée l’an dernier.

L’inconvénient principal… c’est qu’on sait nous aussi désormais comment l’année se déroule… Et non seulement on possède une certaine expérience (et quelle expérience !), mais l’année est encore bien fraîche dans nos esprits (trop ?)… Soyons clairs : on ne va pas faire les mêmes erreurs que l’an passé et ça, il l’a bien compris le P’tit Grand !

Donc, lui pour le moment 1/il bosse (à sa manière, à savoir par terre dans le couloir et le moins possible)(on ne change pas une équipe qui gagne), 2/il prévient quand il rentre, et ce, sans détour et 3/il ne passe pas des heures sur son téléphone (qui restera « à touches » beaucoup plus longtemps que pour sa soeur à qui on avait BÊTEMENT offert un vieux IPhone 4 fin décembre)

Évidemment, ne hurlez pas de suite, je ne suis pas née de la dernière pluie, merci : je sais qu’il fera d’autres bêtises/posera d’autres soucis.

MAIS AU MOINS pas les mêmes que sa soeur.

Ce qui aura le mérite de nous faire passer une autre type d’année. (Mon top/flop de la 6e est à (re)lire ici)

ET TANT MIEUX

Vous l’avez compris, l’année passée a été compliquée, douloureuse pour tout le monde. On a donc pris les devant dès septembre. J’ai décidé de me faire aider à la maison pour les devoirs le soir. C’était intenable l’an dernier, entre l’agence qui se développe heureusement fort bien ce qui demande beaucoup de temps, un Homme bossant toujours autant et … une collégienne en pleine crise d’ado à gérer. Pas question de remettre ça cette année. Terminées les fins de soirées sur les rotules et en larmes (oui oui moi aussi). Cet été, j’ai appelé une agence que le bouche-à-oreille m’a recommandée : Complétude. Je n’ai aucune action chez eux, mais honnêtement, ils ont fait un super boulot. Ils ont compris ma demande : soutien scolaire oui, mais pas pour une matière en particulier et pour 2 enfants. La mission est simple : les aider à se mettre au travail deux fins d’après-midi par semaine (le collégien finit tôt sachez-le), les aider à s’organiser, s’avancer, approfondir les leçons.

Depuis début septembre, je suis donc tranquille deux soirées par semaine. Je rentre vers 19h au lieu de 18h, ce qui me laisse une heure non négligeable au bureau. Je rentre sereine, les enfants ont bossé chacun une heure avec leur « prof ». On peut donc parler d’autres choses, avoir des échanges cordiaux et même (!!) se faire des câlins.

Le climat est beaucoup plus paisible et surtout, je ne suis plus celle qui emmerde tout le monde avec les devoirs. AH AH AH et cela fait toute la différence. J’ai un vrai soutien à la maison. Oui, parce qu’en plus Complétude m’a trouvé une perle. Elle a parfaitement cerné les deux personnalités de mes joyeux lurons en quelques jours. Bluffante.

L’ado va mieux, elle s’est mise au travail. Évidemment, elle n’avait guère le choix. On a passé un deal avec elle, deal qui comprend notamment le fait qu’on lui colle aux fesses et qu’on exige un comportement irréprochable et à défaut de bonnes notes, de vraies bonnes annotations des profs à la fin du 1er trimestre. Pas d’effort = pas de sortie avec les copines.

À la dure. Ouais, non je vous rassure, ça reste vivable hein. Mais surtout, tout se passe sincèrement bien mieux depuis quelques semaines. On revit. Même le P’tit Grand qui garde bien en tête ce qu’il n’a pas intérêt à tenter… sent qu’en travaillant sérieusement, en s’avançant, on est contents et donc que tout va bien.

CQFD

Allez, je les laisse respirer deux semaines, ils sont partis chez mes parents sous le soleil du Sud (veinards) tout à l’heure. Et pour vous montrer à quel point c’est chouette aussi (et surtout) une ado avec un smartphone malgré tous les conflits qu’on puisse avoir… son SMS envoyé en attendant son avion :

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Il est temps d'y retourner : la rentrée c'est demain !

Une semaine depuis notre retour d’Irlande, l’Homme et moi avons repris le chemin du bureau dès le lendemain matin (ouille ça pique).

Mais qui a gardé les enfants ?

Eh bien grande première cette année… ils se sont gardés tout seuls ! Comme des grands… qu’ils sont (achevez-moi)

Je me suis transformée en humoriste irrésistible – semble-t-il – au vu des réactions de mon entourage face à mon interrogation/inquiétude : « mais que vont-ils faire sans moi ? »

Ouais bon ça va hein

Pour les occuper (donc) limiter l’utilisation des écrans, je préparais chaque matin une petite « to do list« , à base de lave-vaisselle à vider, chambre à ranger, fournitures scolaires à trier, pain à aller acheter et autres grands-parents à appeler.

Je n’avais pas mis sur la liste : « encombrer le salon avec des circuits de dominos en kapla »

On dira que ce n’est pas grave, qu’on passera par un autre chemin …

Vivement la rentrée demain

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Qui suis-je ?

(Question pour un CHAMPION

C’est parti)

je suis habituée et pourtant c’est toujours une épreuve

mon frigo est vide

je regarde Netflix

je me fiche de ce que je ne vais pas faire à manger

je deviens la pro des plateaux télé

j’accepte les afterworks avec les copines

je sors plus tard du boulot

je suis heureuse

je suis libre

je suis triste

il me manque un truc (ou deux)

je profite du silence

le silence m’angoisse

j’ai du mal à me lever le matin

je dors, je fais la sieste

je suis, je suis, je suis…

une maman sans enfant !!!!

via GIPHY

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Le top/flop de la 6e

En admettant que j’admette que l’année est déjà passée, je peux dans ces conditions d’admission rédiger un bilan de l’année…

Que je n’ai pas vu passer donc. Mais ça, je pense que vous l’avez bien compris. Pour les autres, c’est par ici qu’il faut aller lire l’avis de recherche (et cessez de sécher le blog aussi).

Vous l’attendez toutes et tous, j’entends la foule hurler : « alors ?? Comment faire pour réussir son entrée au collège ?? »

Ba j’en sais rien.

Désolée, mais moi je considère l’avoir bien foiré. En tant que maman.

Et voici donc le top/flop de cette entrée au collège qu’on redoutait tant.

Bon sang, les « autres » avaient ENCORE raison. Les mêmes qui osaient nous dire « d’en profiter » quand on galérait avec nos enfants version bébés.

 

Top 1 : l’autonomie => la liberté

Ne nous mentons pas, c’est très chouette de pouvoir les laisser aller seuls au collège, ça évite de devoir se lever partir trop tôt, ça libère même du temps pour le(s) plus petit(s)…

Ici nous l’avons tout de même très longtemps accompagné, soit son père soit plus rarement moi, au métro le matin. Il lui restait un soupçon d’appréhension pour les 7 minutes qui nous séparent de la station. On n’a pas cherché à comprendre, on a attendu que ça passe en l’accompagnant. Cela va vraiment mieux depuis peu.

Flop 1 : l’autonomie => l’angoisse

Tout ça s’est bien mignon, mais j’ai vraiment galéré pour obtenir d’elle des SMS quand elle décidait de traîner un peu avec les copains à la sortie du collège… bêtement, après le 1er retard et une bonne remise au point, j’ai cru que bon, voilà, elle avait pigé hein.

AH AH AH

Non évidemment. Cela s’est reproduit. À chaque fois ensuite, j’ai confisqué le téléphone portable PUISQU’IL NE SERT A RIEN EN FAIT HEIN. Étant donné qu’elle ne répond pas aux appels/SMS…

BREF

Gros sujet noir. Elle ne percute pas que je puisse m’inquiéter. Cela ne rentre pas.

Top 2 : l’organisation pratico-pratique

C’est en fait le seul et unique apprentissage important de ce niveau. Certes, les maths et le français aussi. Mais en fait, en 6e, ce qu’on essaye TOUS de leur apprendre, c’est à s’organiser. Comme des « grands ». Gestion de l’emploi du temps : ici nickel. Gestion du casier/trucs à ramener à la maison : au top aussi. Honnêtement à la fin du 1er trimestre, devant la baisse de ses notes par rapport au primaire, j’ai même virtuellement donné un 20/20 à mon alors presque 12 ans pour son adaptation au collège. Les doigts dans le nez.

Flop 2 : l’organisation dans le travail

Dans « organisation », on attend aussi des élèves de 6e qu’ils apprennent à travailler. Et là… Bon… je vais être directe : on a tout faux. Le 1er trimestre, on a préféré s’occuper de l’organisation, de l’adaptation au nouvel environnement, trajet, etc. Normal me direz-vous. Après promesse de se mettre au boulot au 2e trimestre, on y a cru.

AH AH AH (bis)

Le second trimestre a pris fin, je crois que je n’ai pas vu passer une seule note… et je n’ai pas regardé le logiciel en ligne non plus (ma faute)… une cata donc. Troisième trimestre, on a serré la vis, mais c’était trop tard et très honnêtement, pas assez ferme encore.

Après en avoir discuté avec beaucoup de parents de nouveau collégien, cela semble être assez courant… pas habitués en fait à bosser, et moi à devoir mettre mon nez dans ses cours… on s’est loupé. Il faut en fait être SUR LEUR DOS.

Ici, j’ai trop souvent entendu « j’ai rien à faire« , ce qui n’est, entendons-nous bien, IMPOSSIBLE.

Il faut qu’ils bossent 45 minutes par jour minimum, c’est rien en fait, mais cela fait toute la différence : la régularité, l’obligation à… croyez-moi, je m’en mords les doigts.

Top 3 : la bande de potes

Ahhhhh la belle vie, les potes, les copines et puis les (p’tits ou pas) copains. C’est ça l’adolescence. C’est ça, l’essentiel.

Flop 3 : c’est pas la colo bon sang

Ouais ba non hein. C’est pas la colo le collège, c’est important les amis évidemment, mais les cours passent avant ! Et puis, les comérages, les j’t’aime/j’t’aime plus (ça va bien les girouettes), les pourquoi t’as mis qu’elle était ta BFF alors que c’est moi (ça va bien les jalouses égocentriques, on a le droit d’avoir plein de très bonnes copines non ?) Et nia nia nia nia. Je n’en peux plus.

(c’est moi qui ait dit ça ? #jesuisvieille #jedeviensmamere)

Top 4 : la transformation

Je vous passe les détails, on a tous en mémoire, je pense, notre propre « transformation » physique…
Sans parler du yoyo des hormones. Je vais bien. Je vais pas bien. Tiens, je vais bien. Ah ba non en fait.
Mais tout cela c’est chouette. Vraiment. Ma GRANDE a 12 ans, mesure 1m60, donc 12 cm je serai définitivement foutue. Là je peux encore à peu près poser mon menton sur sa tête pour faire un coussin lors de mes calins debout.

Elle a de l’humour (quand elle va bien), elle commence à bien maîtriser la répartie, le second degré, elle est un peu plus responsable… on avance.

Flop 4 : oh secours, où est mon bébé ? Ah ba si, il est là.

On avance… mais DOUCEMENT. Avec les allées et venues des hormones, on a au choix : une ado en rébellion qui veut tout trop vite et qui claque les portes ou une petite fille qui joue à la poupée. C’est marrant deux secondes Docteur jekyll et mister Hyde. On ne sait JAMAIS sur quel pied danser, comment la prendre. C’est usant. C’est pénible. C’est réellement très difficile. L’ado mollassonne désintéressée de tout VS la petite fille adorable et aimante.

qui gagnera ?

En tout cas, je suis épuisée par ces longs combats quotidiens pour… tout. La négo. La patience. La colère. La diplomatie. L’ignorance. J’ai tout testé.

Sympa le bilan hein. Je n’ai aucune solution miracle.

Je n’aurai qu’un conseil et seulement si j’ose me le permettre puisque depuis 9,5 ans sur ce blog, je le crie haut et fort : n’écoutez pas les conseils.

AHEM

Gardez le cap, soyez fortes les mamans, il y a VRAIMENT des moments sympas (si, si), accrochez-vous à eux. Comme une jauge à remplir. ça va le faire.

Pour les futurs collégiens, ma puce continue à recommander cet ouvragela 6e les doigts dans le nez

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