Valvec : les Yeux en Mirettes

Valvec : les Yeux en Mirettes

Cela faisait bien longtemps ! Mais voila, c’est la rentrée, on reprends ses bonnes habitudes. Donc je suis vraiment très heureuse de vous présenter aujourd’hui, ma COPINE, Valérie du blog « Les yeux en Mirettes« .

Merci de décliner tout d’abord votre identité, pseudo, âge, nombres de gnomes à charge, localisation géographique (ici e-Zabel, police nationale, vos papiers s’il vous plait)

ValVec, 35 ans, parisienne et maman de deux petites paires d’Yeux : Rose, 4 ans et demi et Emile, bientôt 3 ans…

Working maman ou Home maman ou en gros, à part glander à la maison, tu fais quoi comme activités reconnues par la société ?

Après 8 années passées en agence de conseil en relations publiques, Home Maman depuis 5 ans… Autrement dit je ne fais rien de reconnu par la société et je ne m’en porte pas plus mal !

A la naissance de ma fille, ce choix s’est imposé, viscéral… A cela une conjonction de facteurs : un parcours de grossesses accidenté, l’envie de faire une pause professionnelle, et sûrement ma toute petite enfance, mais cela relève de la psychanalyse et je n’en ai plus l’âge, ni les moyens !

Ensuite, mon fils est arrivé assez rapidement et j’ai donc naturellement renouvelé mon CDD de home maman.

A cette heure, pas une seconde, je n’ai regretté ce choix même si je ne suis pas dupe et qu’il faudra payer l’addition et même s’il faut dire (non pour se jeter des fleurs, mais pour que ce ne soit pas un tabou), que c’est un choix extrêmement dur, qui implique de frôler, parfois, l’overdose et la folie !

A toutes celles qui sont tentées par ce choix, je dirais donc foncez, mais inscrivez tout de même votre enfant en halte garderie, ménagez vous quelques demi journées de répit, il en va de votre survie :)

Un papa qui aide un peu, beaucoup, passionnément ou… un quoi ? (un joker peut–être utilisé si le zhom en question est susceptible ET lecteur de blog !) ?

Un papa exceptionnel (tiens, faites moi penser de lui transmettre le lien de cette interview J) : le vrai travail reconnu par la société, c’est lui, l’histoire du soir, c’est lui, les courses, le samedi, c’est lui, tous les travaux de « bricolage » (animaux blessés, poupées décapitées, voitures en panne, etc), c’est lui, le square le week end, c’est souvent lui, les réveils intempestifs, la nuit, c’est lui une fois sur deux…

Tiens mais, je sers à quoi moi finalement ?!

Ton plus beau souvenir de maman (je sais c’est cucul, mais c’est un blog de fille ici tout de même, il faut respecter quelques règles de base)

Comme ça, spontanément, le 1er fou-rire de ma fille, totalement inexpliqué, enfin à mes yeux… Elle avait quelques mois, je ne sais plus exactement, mais ce jour là, j’ai su que j’avais bien fait de rester auprès d’elle, que pour rien au monde je n’aurais voulu rater ces quelques secondes… Même si bien sûr, des fous-rires, il y en a eu pleins d’autres, ensuite.

Ton blog : pourquoi, depuis quand, ce qu’on y trouve, tes ambitions, ce qui te plait dans l’écriture… (bref, maintenant que tu es milliardaire grâce à ton blog, peux tu nous en parler un peu plus ?) …

Les Yeux en Mirettes sont nés au mois de janvier 2009. Je partageais déjà beaucoup d’activités (spectacles, expo, ateliers…) avec mes enfants et mes copines s’en étonnaient souvent en me demandant où j’avais trouvé les informations… De là est né le projet d’un guide, lequel se heurtait à un problème de pérennité de l’information. D’où le blog, plus réactif, plus actualisé. A défaut d’enrichissement matériel ( J), je suis très heureuse lorsqu’une maman (ou un papa) me dit qu’elle y a trouvé une idée de sortie…

Maman sévère, maman poule ou un mélange des deux ? (Tu les fais marcher à la carotte, au fouet ou aux oui oui mon petit chéri)

Je crois que je suis très exigeante, assez dure, mais suis-je vraiment bien placée pour en juger… Toujours est-il que mes enfants ont parfois eu envie de me changer : « t’es plus ma maman ! »

Pour toi, c’est quoi le plus difficile dans la vie de maman ? (oui je suis toujours dans mon objectif de mettre à bas le fameux « c’est merveilleux et que du bonheur d’être maman » !)

Pour moi qui ai beaucoup les enfants à la maison, l’absence de silence… Et puis, maintenant qu’ils grandissent, la gestion des conflits frère/sœur m’épuise.

Champs libre : (vas y exprimes toi, lâches toi, c’est le moment !)

Merci ma COPINE, t’es la meilleure…

Et fuck Marco ! Heu, ça craint ça sur un blog de maman, non ? Et ben voilà, Maman, c’est pas toujours ce qu’on croit et de toute façon les enfants ne savent pas encore lire :)

Edit de la rédaction : Marco, c’est Marc Lavoine que l’on devait rencontrer vendredi soir dernier mais qui a annulé au dernier moment…

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Aujourd’hui, on retrouve Patricia qui nous raconte un joli moment de honte !

Mon fils aîné a environ 4 ans.
Il fait une poussée d’eczéma.
Comme tout enfant qui se respecte, il développe les symptômes une veille de WE prolongé, histoire de tester efficacement l’étendue de mon dévouement et ma capacité à répondre à ses problèmes en toutes circonstances.

Comme toute mère qui se respecte, je relève le défi et remue ciel et terre pour obtenir LE rendez-vous avec LE dermatologue de garde.
Nous sommes dans la salle d’attente, mon fils est calme, le docteur est à l’heure. Alléluia !

On entre, je dis bonjour. Une simple pression de la main suffit à entendre la voix claire et fluette de mon fils dire un magnifique et spontané « Bonjour Docteur ! ».
J’explique le motif de notre venue pendant qu’il prend place à côté de moi et écoute sagement notre conversation, bien droit, les mains sur les genoux.

(A cet instant précis, je me dis intérieurement que le bermuda en flanelle grise et le blazer bleu marine lui iraient à merveille. Mais bon…bref)

Le docteur lui demande de le suivre jusqu’à la table d’osculation et de se déshabiller. Il s’exécute, va poser ses vêtements avec précaution sur une chaise et se laisse ausculter sans broncher. Le dermato diagnostique un eczéma quelconque et l’autorise à se rhabiller, ce qu’il fait.

Le docteur m’explique le traitement prescrit pendant que mon fils se rassied à côté de moi et attends toujours aussi sagement, les mains sur les genoux.
La consultation est terminée, le dermato nous regarde tous les deux et me félicite pour la bonne éducation de mon enfant, le complimentant sur sa sagesse, et m’assenant le couplet habituel sur les garnements d’aujourd’hui que les parents ne savent plus tenir…

Je fais la modeste mais me lève de mon siège gonflée d’orgueil, passant instantanément du bonnet A au bonnet C. Je tends la main à mon fils adoré, l’invitant à sortir. Nous sommes sur le pas de la porte, je dis au revoir et ne doute pas un seul instant qu’il va m’imiter.

Et là…mon fils se tourne vers lui…un sourire radieux aux lèvres…il lève la main pour lui adresser un petit signe d’au revoir et lui lance très…décontracté :

Salut Poulet ! »

Vous voyez, dans les dessins animés, quand les personnages se brisent en mille morceaux à la suite d’un choc, ben voilà…c’était moi !

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On retrouve une 2e fois Caroline qui cette fois va nous parler de sa course à une place en crèche !
J’en profite pour vous remettre le lien vers mon article à ce sujet.

My sister is enceinte, elle réfléchit à son futur mode de garde… Je pense qu’au final ils ont tous leurs avantages, mais nous on était plutôt partis sur la crèche. Et pour vous je vais enfreindre le tabou de « comment on a fait pour l’avoir ». C’est vrai que normalement c’est le genre de choses qui ne se racontent pas, mais si ça peut servir à quelqu’un… Donc à mois 4 de grossesse, on a enfin rendez-vous avec la directrice, qui nous dit : Il n’y a pas de règle pour accepter les dossiers, on en garde que 10% en commission, c’est selon la « motivation des parents » ( ??? quoi ils organisent un 100m et les premiers parents ont gagné ? comment ils mesurent la motivation ?). Moi j’ai traduit dans ma tête : les parents les plus motivés sont donc les plus chiants. Elle a aussi rajouté « si vous connaissez quelqu’un ça peut aider ». Ça, on s’en doutait, mais bon on ne connaissait « personne ».
Enfin on s’est quand même bougés :
- appel tous les mois à la crèche pour rappeler qu’on existait toujours et qu’on était toujours « super motivés » pour une place en crèche. Enfin je tombais sur l’autre directrice, celle qu’on ne connaissait pas, et qui me répondait : « J’imagine que si vous avez déposé un dossier vous devez être intéressés, pourquoi au juste est ce que vous m’appelez ? » La troisième fois va savoir quoi répondre…
-    Rendez-vous avec le président du conseil général, pour lui expliquer notre cas personnel qu’est pareil que celui de tout le monde, et un autre rendez-vous avec la conseillère municipale déléguée à la petite enfance, idem. J’avais préparé un beau discours mais il n’y a même pas eu besoin, ils avaient l’air de trouver ça normal que je leur fasse perdre leur temps juste parce que j’allais avoir un bébé et que je travaillais.
-    Touche finale (rien à perdre), on a écrit une lettre de motivation : mérites pédagogiques, sociologiques etc.…

Enfin la commission : YES ! ben mon bébé n’était toujours pas né et j’étais aussi fière de lui que le jour où il réussira un grand concours !
Voilà le dessous des cartes, mais en vrai, promis, je ne suis pas une chieuse !

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On retrouve pour un 2e billet, Santa, qui cette fois va nous raconter ces anecdotes d’institutrice !

Bonjour à toutes, ayant la possibilité grâce à toi Isabelle d‘écrire quelques lignes pendant que tu te la coules douce au soleil, je me lance…
Je vais raconter quelques anecdotes d‘instit,…d’instit en vacances qui n’a rien de mieux à faire que de parler de son boulot.

Je m’entends encore dire à mes collègues au repas de fin d’année: « oh, moi, pendant les vacances, je fais le vide, l’école devient le cadet de mes soucis… ». C’est un peu le problème de ce métier, on n’est jamais totalement déconnecté; bon, lorsque je serai sur le ferry en plein milieu d’un fjord norvégien, d’ici une semaine, je ne suis pas sûre de tenir le même discours, mais pour l’instant c’est encore frais, donc je me lance…

Je vais vous parler des fins d’année scolaire… ce fameux mois de juin où il fait 40 degrés à l’ombre dans le classe et où les enfants se sentent déjà en vacances : le mercredi et le week-end, ils s’éclatent à la plage (ok, je travaille dans une école située sur la côte d’Azur…), ils se couchent plus tard (allez, avouez-le mamans indignes, c’est la saison des barbecues, non?), ce dernier mois de l’année où, nous pauvres enseignantes devons, dans l’ordre :

- les occuper toute la journée et même plus: les récrés sont écourtées, il fait trop CHAUD et les enfants des mamans indignes ont encore oublié leur casquette! (« pourtant, j’ai mis un mot dans le cahier, sur la porte…il faut que je me le tamponne sur le front? », parole d’instit ).

- les évaluer : une quarantaine de compétences pas moins à l’oral l’un après l’autre pendant que les autres enfants …heu…s’occupent seuls et bien entendu…sans bruit, je vous laisse imaginer la discrétion de 27 enfants de 4 à 5 ans…

- préparer la kermesse, une danse comme chaque année, mais une différente (donc se creuser la tête pour inventer chaque année une nouvelle chorégraphie…), qu’on va répéter tous les jours et même plus s’il le faut car « il faut que ce soit IMPECCABLE les enfants, sinon on recommence ».

Heureusement que les gentils parents nous gâtent, parfois ils se regroupent même pour offrir un cadeau à l’instit (Waouh, une journée en thalasso pour oublier ce que nous ont fait subir leurs petits monstres…c’est bon ça… ), et parfois ils ne se regroupent pas (« super, j’ai eu une bougie et un œuf, quand on l’ouvre, on entent les cigales », parole d’instit, toujours la même, quelle râleuse ).
Bon, allez, ce qui compte ce sont les mots doux de ces chers enfants qui ne sont pas toujours ingrats: « maîcresse, je vais te manquer, je veux jamais changer de classe, je veux toujours que tu sois ma maîcresse »paroles de la petite Solange, 5 ans…

Sur ce, profitez-bien de vos vacances et des barbecues et à la rentrée, n’oubliez pas les casquettes, il fait encore chaud en septembre!
Et merci Isabelle de m’avoir permis de vider mon sac d’instit sur ton blog…

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Suite, suite de notre série de l’été « lectrices contributrices », place à Sothey qui nous raconte comment elle est devenue une ménagère de moins de 50 ans !

30 ans, une petite fille de 10 mois, une thèse que je traîne comme un boulet et que je peine à terminer depuis … 7 ans ! et prof en congé parental pour quelques mois encore ! je crois que l’ordre de ces choses dit assez bien mes priorités du moment ;-) (et j’habite Paris aussi !)

J’ai trente ans et, depuis le lendemain de cet « anniversaire tournant », j’ai aussi une petite pitchoune (beau cadeau, me direz-vous … mais deux caps à franchir d’un coup, ça fait beaucoup !).
Et il semblerait que ces changements dans ma vie me rangent d’office dans une catégorie. Oui, je suis en congé parental et non, je n’ai pas le temps de répondre à des enquêtes de consommateurs presque tous les jours, à l’heure du déjeuner :
- « Mais votre avis nous intéresse, madame ! Vous êtes pile dans la cible » ! Le mot est lâché : je suis « la cible » ! Celle qui va penser comme la moyenne des françaises, agir comme la moyenne des françaises et surtout CONSOMMER comme la moyenne des françaises ! Aussi veut-on me décortiquer le cerveau pour savoir quels secrets il cache …
Alors, je me rebelle comme je peux pour ne pas être « LA NORME » ! Je m’habille encore plus en teenager (mais ça ne trompe personne, avec ma poussette), je réponds gentiment à la dame qui m’appelle toutes les semaines pour me vendre des super fenêtres que je suis locataire de mon logement (même si ce n’est pas tout à fait vrai) … et je soupire comme une âme en peine quand les ouvriers qui travaillent en bas de chez moi ne se retournent même plus !
Finalement, c’est peut-être ça, la ménagère de moins de 50 ans ! Celle qui fait tout pour ne pas l’être et qui n’y parvient pas ! Celle qui assume mieux son âge qu’à 20 ans mais qui regrette de voir le temps passer si vite, celle qui se réjouit d’être mère mais qui se dit tout les jours que c’est un boulot un peu ingrat (surtout quand son homme trouve qu’elle n’a « rien fait de sa journée ») …

Et vous, quelle ménagère êtes-vous ?

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Aujourd’hui, place à Caroline, alias Babychoupette :

J’ai 31 ans, habitant Vincennes, mariée depuis 2 ans… avec un Zhom formidable qui s’occupe bien de sa petite femme et de son P’tit Lou qui a 7 mois.
Sinon, mis à part le chocolat, j’adôôôre mes 2 hommes, je suis super (trop) active et j’essaye de tout concilier comme toutes celles qui lisent ce blog! :-)

Étrange phénomène que celui de la grand-maternité et grand-paternité…. Surtout si c’est pour la 1ère fois ce qui a été le cas de mes parents….
Figurez-vous que depuis la naissance de P’tit Lou, je suis devenue, comment dirais-je… transparente et que mes parents ont « oublié » certains de leurs principes…
J’appelle Maman pour lui raconter 2-3 trucs de ma semaine, histoire qu’elle ne dise pas que je suis une fille indigne qui ne pense plus à elle, et au bout de 15 secondes, la conversation tourne à « comment va P’tit Lou ? son petit bouton sur l’oreille gauche est-il parti ? et son appétit ? n’a-t-il pas trop souffert des grosses chaleurs ? ». Bien entendu, cela me choquerait qu’elle ne prenne pas de nouvelles de son petit-fils mais qu’elle ne parle QUE de lui, alors que je me tue à trouver 15min au calme dans mon rythme débordée de super-working-and-mother-woman pour l’appeler elle, c’est… insupportable !
Autre exemple ? J’ai toujours été élevé dans la culture « tu fais des enfants, tu les assumes. Ne compte pas sur nous (=mes parents) pour te garder tes enfants alors que tu partiras faire la fête… pour une hospitalisation oui, car c’est un cas de force majeure, mais sinon, niet ». J’en avais donc fait ma religion et malgré la fatigue des 1ers mois, j’ai toujours gardé P’tit Lou accroché à mes basques… Pas question de montrer la moindre faiblesse à mes parents, non mais ! Eh bien figurez-vous qu’il y a 3 semaines, ce sont les mêmes qui m’ont supplié au téléphone de leur laisser P’tit Lou un week-end car «  il est trop mignon » et ils pourront plus en profiter… Bon, je n’ai pas joué ma butée, j’ai dit oui, trop contente à l’idée de faire ma 1ère grasse mat’ depuis 7 mois mais quand même… c’est fou….
Et le summum du ridicule… Mes parents ne sont pas trop démonstratifs mais  désormais, chez eux, il y a PARTOUT des photos du fiston : dans le salon, passe encore, mais sur le frigo, dans la chambre à coucher, dans le sac à main, dans un cadre dans le couloir…. Je crois qu’il n’y a que les WC et la salle de bains qui ont été épargné…. !!!
Bon, bon, je me plains mais je préfère que P’tit Lou ait des grands parents aimant… mais quand même, avant d’être ses grands-parents, c’est mes parents et de temps en temps, j’aimerai juste qu’ils s’en souviennent et pouvoir dire moi aussi « ma môman » !

Et vous ? Des réactions inattendues de vos parents à la naissance de vos chères têtes blondes ?

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Je suis très émue aujourd’hui de laisser la place à Santa d’origine corse et habitant à Nice, instit en maternelle et maman d’un petit garçon de 13 mois.
Elle nous livre aujourd’hui en tout simplicité l’expérience personnelle douloureuse qu’elle vient de vivre.

Lundi 6 juillet 17hoo : Je me repasse le film de ces dernières heures. Les vacances avaient bien commencé :
Un week-end en thalasso avec ma sœur jumelle, on essaie chaque année de se faire un petit voyage toutes les deux, histoire de se retrouver car on habite loin…la mer nous sépare. La préparation d’un voyage en Norvège quelques jours plus tard avec mari et enfant cette fois-ci …et enfin et surtout un test de grossesse positif! Après quelques mois d’essais et une grande envie de donner un petit frère ou (et de préférence) une petite sœur à notre petit garçon de 13 mois, c’était donc une excellente nouvelle!
Forte de ma première expérience (et des quelques 19 kg qui l’ont accompagnée), j’ai aussitôt pris de très bonnes résolutions: manger des fruits, boire de l’eau (et donc oublier le coca light et le rosé), marcher dans l’eau, nager…
De bonnes résolutions, de joyeuses perspectives, un week-end de soins…tout allait pour le mieux jusqu’à la découverte de quelques gouttes de sang dans mon maillot, qui sont devenues abondantes et malgré l’espoir et les prières, qui ne laissaient plus beaucoup place aux doutes. De retour chez moi, le rendez-vous chez le gynéco et l’échographie ont confirmé mes craintes: j’avais fait une fausse couche…
Le verdict tombe, pesant… triste… « Je ne vois rien, il n’y a plus de grossesse », puis « vous devez vous reposer 10 jours, je vous déconseille fortement de voyager »… En quelques secondes et deux phrases, tout s’écroule…

Jeudi 9 juillet 9h00 : Je suis encore dans mon lit, j’entends mon bébé crier (il crie toujours, quand il est content, pas content, en colère, joyeux…bref, il suffit de s’y habituer), j’entends mon homme claquer la porte, je sais qu’il revient de la boulangerie et que dans quelques secondes ils rentreront dans la chambre avec des croissants. Je le sais parce que cela fait trois matins que c’est comme ça, depuis l’annonce de la mauvaise nouvelle…Pour la première fois depuis, je me lève avec le sourire…j’ai hâte de voir leurs têtes…Je suis contente d’avoir préparé le sac de plage hier, comme ça, on pourra vite décoller…Je regarde par la fenêtre, le temps est superbe…finalement, ça tombe bien qu’on reste ici, on profite de la plage; la Norvège, ce sera pour plus tard…dans huit jours à peine, nous avons réussi à décaler les billets, l’assurance a pris en charge tous les frais…depuis deux jours, nous réservons des hôtels et traçons notre itinéraire…avant ça, je n’avais pas eu la motivation pour le faire, un pressentiment peut-être. Je me réjouis de partir pour la première fois à l’étranger tous les trois…Comme je ne suis plus enceinte, je vais me déchainer en randonnées, vélo…etc…je n’économiserai aucun effort…et puis les apéros qu’on va s’enfiler, le soir, quand le petit sera couché…On boit quoi d’ailleurs en Norvège?…pas sûre de trouver du pastis…
Je repense à ma conversation téléphonique d’hier soir avec ma copine Léa. Elle est de nouveau enceinte, trois mois à peine après sa fausse couche, elle me disait qu’elle avait, par contre du mal à vivre sa grossesse sereinement…Toutes les deux, nous avons fait une fausse couche à 5 semaines à peine d’aménorrhée. Je n’avais découvert la grossesse que 4 jours avant et encore, si je n’avais pas fait de test-ce jour-là je ne l’aurais jamais su…Je me dis que c’est la nature, que l’on n’y peut rien et que finalement le plus dur pour moi sera d’attendre deux mois avant de réessayer, c’est le gynécologue qui me l’a conseillé. Je me dis qu’il faut que je profite de mon bébé, de mon gentil mari qui me soutient si bien et que j’ai de la chance de les avoir.
Je me dis que le temps est vraiment splendide et qu’ils ont intérêt à vite arriver avec les croissants…

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J’accueille aujourd’hui Mélanie :

J’habite une petite ville de Bretagne, je suis instit en primaire parce que les 3-6 ans je les ai déjà à la maison, et je suis donc maman d’une fille de 6 ans (et demi, elle insiste) et d’un petit gars de 3 ans.

Quelle bonne idée cet appel à contribution. Ça me permet de m’exprimer sur un sujet qui me tient à cœur : les nouveaux échangistes.
Ouah, le ton change sur le blog d’e-zabel ! Ne nous emballons pas, les nouveaux échangistes n’échangent que… les maisons.

Eh oui, j’ai sacrifié à la mode (et à la crise) et j’ai échangé ma maison.
Avec l’arrivée des gnomes, finis les périples rando-camping dans les Pyrénées (mais ce n’était déjà pas mon truc) les vacances à l’hôtel (hors de prix) ou les séjours dernière minute à l’autre bout du monde (c’était rare mais c’est devenu totalement inimaginable). Alors plutôt que de se retrouver dans un grand gîte perdu au fin fond de l’Ardèche dont la déco n’aurait pas été refaite depuis disons… l’année de ma naissance (belle année pour la déco 1973) ou dans un club de vacances entourée de hordes de gamins braillards, ceux des autres bien sûr, j’ai sauté le pas pour devenir une échangiste.

Pour nous, les vacances commencent comme pour tout le monde, c’est-à-dire mal ! Aires d’autoroutes accueillantes, pauses pipi inopinées, d’autres pauses encore plus inopinées (je vous laisse deviner lesquelles ) ponctuent notre voyage. Pour ça je n’ai pas encore trouvé de solution.

Imaginez alors le soulagement lorsque l’on arrive sur notre lieu d’échange : une maison comme la nôtre mais en mieux !
Pour l’accueil, un joli bouquet et une bonne bouteille sur la table (tiens, tiens, ces gens-là nous connaissent bien) et un bon repas au frigo. Et là si les enfants ne sont pas encore trop épuisés par le voyage c’est là que l’on entend : « maman, la petite fille elle a au moins douze barbie ! » « T’as vu la cabane dans le jardin ? » « Et il y a même une piscine! »  A ce moment précis, on se dit que c’est gagné et on savoure alors le plaisir de ne pas avoir à sortir de la voiture le lit pliant, le transat et tout le bazar : on échange jusqu’aux jouets de plage.
Pendant notre séjour on profitera des bons plans recommandés par nos hôtes : les belles plages que les touristes ne connaissent pas, les balades à faire en famille et à vélo (échangés), les meilleurs restos. On pourra même se faire une sortie en amoureux puisqu’ils nous ont laissé le numéro de leur baby-sitter. On a l’esprit d’autant plus tranquille que l’on sait que notre chat est bien nourri pendant que nous nous occupons des plantes et des oies (!)

Bref je ne trouve que des avantages à partir ainsi en vacances en famille. Cela nous permet même de partir plus souvent : l’été dans le Gard, au printemps quelques jours à Paris, un petit pont en Vendée.
Tout le monde trouve l’idée de l’échange tellement bonne que ma belle-mère s’est même proposée de nous accompagner l’année prochaine (ben oui, il y a suffisamment de chambres). Bon, dans ce cas on mettra peut-être une option sur le Québec ou La Réunion (elle a la phobie de l’avion !)

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piscine

La piscine de Nath-Ali

Ce matin, place à Nath-Ali, 32 ans maman d’une Poupette de 4 ans.

Moi je voulais aborder avec vous le sujet de la piscine municipale. Eh oui  si comme moi vous avez des enfants qui adorent la piscine et que pour jouer aux parents sympas vous avez décidé de vous sacrifier et de prendre comme initiative de vous rendre au moins une fois par semaine dans les eaux turquoises Oula !! Je m’égare…dans les eaux chlorées de la piscine de votre commune peut être que vous vous reconnaîtrez dans mon billet.

Chez nous c’est la piscine des Fontaines (et oui c’est ti’ pas mignon comme petit nom). Elle est à 5 min à pied de la maison autant dire aucune excuse pour ne pas y aller….
Depuis quelque temps nous avions acquis un certain rythme on y allait tous les vendredis soirs à 19h. Et oui à cette heure là l’eau de la pataugeoire et du bassin d’apprentissage est chauffée à 32 °C Pour les enfants c’est super !!
Oui mais voilà depuis le début des vacances scolaires les horaires ont changé et les bassins intérieurs (ceux sympas pour les enfants : pataugeoire avec toboggans, jeux, ballons….et bassin d’apprentissage où ils se sentent grands avec leurs bouées) sont ouverts tous les jours de 10h à 13h !! sympa pour les parents qui travaillent !! Mais sont accessibles toute la journée les bassins extérieurs : super me direz vous !! Sauf que la pataugeoire (d’ordinaire 40 cm) est remplacée par une espèce de pédiluve de 10 cm sans jouet avec un carrelage blanc morbide…bon bah c’est pas grave il y a aussi un bassin d’apprentissage. Oui mais détail qui tue c’est qu’il correspond au bassin d’arrivée du méga-gigantesque-tobbogan-de-4-boucles-jaune pour grands alors autant dire que votre bout de chou avec ses brassards et sa bouée a pas intérêt à se trouver dedans !!
Merci l’été et les nouveaux horaires !!

Mais sinon la piscine c’est chouette comme activité familiale une fois qu’on s’adapte :

•    CONTORTIONNISTE tu seras quand tu te changeras dans les cabines avec tes enfants.
•    RATATINAGE tu feras. A quoi cela sert-il de faire des vestiaires profonds et hauts mais larges que d’une dizaine de centimètres dans lequel on est obligé de ratatiner son sac à dos pour le faire rentrer !! parce que moi j’ai bien regardé la plupart des gens viennent à la piscine avec des sacs à dos et pas des valises !!
•    DES RENDEZ VOUS tu prendras chez le dermato pour les problèmes de peau liés à l’eau chlorée et brûler nos amies les verrues plantaires !
•    ZEN tu seras. Avec les ados qui jouent dans le bassin d’apprentissage à se noyer, plonger, éclabousser …tout le monde.
•    COOL tu resteras. Avec les parents qui ne comprennent pas que la pataugeoire est destinée aux enfants et n’a pas pour but de se vautrer dedans telles des baleines échouées .
•    NO COMPLEX tu essaieras. Arrêter de regarder les jeunes filles qui viennent à la piscine en bikini alors que toi tu as ton pauvre maillot 1 pièce noir de natation.
•    SPORT tu ne feras pas. Eh oui c’est pas en emmenant ton bout de chou patauger que tu vas éliminer la cellulite de tes cuisses en faisant des longueurs.
•    SOURDE tu seras. Ne pas écouter les ados parler entre eux : « P- – - – N ! t’as vu la meuf comme elle est foutue »…..

Bref la piscine c’est super !!
Non sans blaguer je suis quand même contente d’y aller car à chaque fois que je vois ma Poupette heureuse et rire comme une petite folle dans l’eau j’en oublie les désagréments !!
Vivement les vacances et la piscine de l’hôtel !! (Je ne sais pas si ce sera mieux ??!!surtout en août)

Et vous, vous allez à la piscine ?

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On retrouve une 2e fois Patricia :

Patricia, 39 ans et 11 mois et demi, détentrice d’un pass navigo zone 5, co-gérante d’un hôtel-restaurant  où logent, en pension complète, 2 mioches de 5 et 7 ans et une demoiselle de 19 ans, grande utilisatrice de notre service conciergerie (pressing, DAB , agence de voyages…). Mon statut de gérante non salariée me contraint à venir 4 jours par semaine à la capitale pour mendier un peu d’argent de poche que mes pensionnaires s’empressent de troquer contre quelques mots d’amour.

Ah ! les beaux jours sont là ! Le soleil, sa douce chaleur, les terrasses de café, les bras musclés des hommes dans leurs T-shirts moulants…on revit non ?
Et puis les vacances approchent, on y pense, on imagine le bruit des glaçons dans le verre, le clapotis de l’eau…
Bon, on se réveille ! En attendant on a deux-trois trucs à préparer !

Tout d’abord LE truc essentiel pour passer de bonnes vacances… je vous laisse deviner…alors ?  alors ?… le maillot de bain bien sûr !
J’ai commencé par essayer les maillots de l’année dernière aux petits… on croirait qu’ils vont participer à un concours de body building tellement ils sont moulés dedans… va falloir faire quelque chose !
Et moi au fait !! si je réessaye mon maillot de l’année dernière ça donne quoi ?
Hein, c’est vrai ça ! ça donne quoi ?
AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!! (Ceci est un cri d’effroi)
Le maillot a du se déformer c’est pas possible ??!!
Comment ça c’est peut être pas le maillot ???!!!
Bon, pour les enfants, c’est simple… GO SPORT, ARENA, un bleu ciel, un bleu marine…et hop ! Quoi mère indigne ??!! nooooon, de toute façon ils sont limite naturistes les miens, dès que tu tournes le dos, ils sont à poil !!! alors le maillot…
Allez à moi maintenant !!! (on ne rigole pas s’il vous plait !)
J’arrive l’air faussement dégagé au rayon maillots en faisant celle qui regarde juste comme ça au cas où une affaire se présenterait…MAIS, sous cet air désinvolte, j’arpente méthodiquement TOUS les rayonnages, de la gauche vers la droite, de haut en bas,  sans oublier aucun stand, même pas celui de Rasurel !(les spécialistes me comprendront).
Après trois quart d’heure, j’arrive en cabine d’essayage avec trois maillots scrupuleusement choisis. La vendeuse me dit  de sa voix trainante et blasée : « 3 artiiiiicles ? allez-y ! »
J’entre dans la cabine…confiante.
Là, à peine le rideau tiré, l’angoisse m’étreint…
Eclairage aux 32 spots hallogène, lumière blanche, bien agressive… ça tu peux compter sur elle, elle te fera pas de cadeau !
Et puis il y a des glaces sur les trois côtés. C’est bien, pour se voir de dos c’est pratique !! sauf que de dos… pfff… comment dire
Bon allez, on se motive !
Je me déshabille… sous vêtements blancs, peau blanche !
Je lève les yeux vers les glaces…et je les baisse aussi vite !
Ne pas se laisser déstabiliser, on est pas encore bronzée c’est tout…
C’est pas grave ! c’est pas grave !
On est toutes blanches comme des endives à cette saison, c’est normal !
Allez allez ! on essaye le premier maillot…
Je prends le temps de l’ajuster au mieux avant de me regarder
Je lève à nouveau les yeux…les bras m’en tombent !
D’ailleurs c’est un peu la sensation que ça donne dans le reflet du miroir, ces bras blancs qui pendent sous le poids des épaules avachies…on croirait qu’ils vont se décrocher !
Et puis ce soutien-gorge bandeau qui aplatit les seins…les seins ? quels seins ?  t’as des seins toi ?
La culotte… ok elle affine les hanches… mais elle alourdit vachement la cuisse aussi !!!  alors à quoi ça sert d’avoir des hanches fines, si t’as des cuisses de catcheuses !!! hein ? tu peux me le dire ??!!
Et de dos ça donne quoi ?  ça donne que tu t’es vraiment fait avoir avec cette crème anticellulite !! ah si ! la GROSSE arnaque même !!
Après l’essayage du troisième et ultime modèle, je cherchais un point d’accroche suffisamment solide pour la corde de mon nœud coulant, quand la vendeuse arrive et me dit de sa voix toujours aussi traînante et blasée « alooooors, ça va ? la taille c’est biennnnnnn ? »
Et là, sans s’en douter, elle m’offrait une alternative à l’irrémédiable…. LA COLERE !!!

« NON ça ne va pas justement ! RIEN n’allait même ! celui-ci est taillé pour une fillette de 12 ans je pense, le blanc est transparent avant même d’être mouillé, et celui là est tellement échancré qu’on se demande à quoi il sert, ça doit être le prototype du string intégral, UNE  ficelle et rien de plus !! Voilà, je vous rends TOUT ! Et sans regret ! »

Pour conclure, je tenais à rendre ici un vibrant hommage à toutes les vendeuses affectées aux cabines d’essayage des rayons maillots de bains. Je sais maintenant d’où leur vient cette voix traînante et lasse…tellement lasse d’absorber à longueur de journée la frustration de toutes ces femmes qui réalisent enfin ne pas être la doublure de Jenifer Lopez ! lasse de supporter nos cris d’orfraie devant les ravages de nos 52 semaines de 7 jours de régime chocolat ! Lasse d’apaiser tant bien que mal nos blessures d’orgueil !
Mesdames… chapeau bas !

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