Il est grand temps d’étudier le profil très courant de la chouineuse.
Rappel 1er cas : le boudeur, pour les nouvelles

Sexe : féminin (j’ai honte de l’écrire, mais il faut se rendre à l’évidence… les filles sont des chouineuses)

Age : dès 5 ans environ

Signes distinctifs physiques primaires : moue de la bouche, air désespérément triste, abattu même, la chouineuse est malheureuse par définition, la chouineuse n’est jamais contente (et c’est là qu’on passe à 3 millimètres du profil de la « raleuse » que nous verrons dans un autre temps, promis)
Des sons sortent de sa bouche ( ?) : ouinnnnnnnnnnn, maisssssssss à la moindre demande de ses parents, il faut dire qu’ils sont abominables ces parents à demander sans cesse des choses, sans contrepartie, évidemment.
Signes distinctifs optionnels : des larmes (fausses 99% du temps)

Mise en garde : là encore, il est très difficile de ne pas tomber dans la facilité afin de détecter au plus juste ( !!) le véritable profil de la demoiselle. Les frontières sont minces entre la chouineuse et la râleuse. J’aurai tendance à dire, mais je ne sais pas si je suis prête pour m’avancer un peu sur le terrain scientifique de la chose, que la râleuse et bien souvent un peu plus âgée que la chouineuse. Car avec le temps, la chouineuse se rend compte qu’elle casse les couilles agace, et passe donc à un autre mode, qui malheureusement est aussi insupportable mais bon… il en est ainsi, la messe est dite.

Mode opératoire : la chouineuse chouine, oui tout comme le boudeur boude. Vous lui demandez de mettre ses chaussures (pour la 4e fois – hum- en 5 minutes), elle… chouine : « mouinnnnnnn tu me les mets-toi ! »
La chouineuse a, à sa disposition, tout un éventail de « sonneries », prêtes à se déclencher à la première demande mais aussi, et c’est là sans doute le plus pesant : à la moindre « rien du tout »… elle frôle de trop près le mur (vu qu’elle traine les pieds pour avancer par exemple), hop ça chouine. Elle trébuche, là on passe près de la catastrophe, elle a PRESQUE un bobo, paf, elle chouine.
Le chien de la voisine la renifle, elle chouine.

Réaction de base (et donc conne) : là encore, le parent a comme premier réflexe sincèrement bien compréhensible de se foutre de la tronche de la chouineuse ! Là encore, double effet kisscool 1/ ça ne marche pas 2/ elle chouine de plus belle parce que vous vous moquez… Le chouineuse étant susceptible. Très.

Comment réagir alors ? la serial chouineuse est difficile à cerner… a-t-elle réellement un message à faire passer ? (on s’en fout en fait), pour tenter d’atténuer les chouinades, par pitié, ne tombez pas dans la facilité : ne cédez pas. JAMAIS (ou vous êtes morts). Au contraire, ignorez la chouineuse, je vous autorise même, si, à vous moquer un peu en faisant comme elle « ouinnnnnnnnnn je suis trop malheureuse alors je chouine », vous bénéficierez au moins de l’effet surprise qui aura pour conséquence immédiate de : faire taire la chouineuse !!! (ne me remerciez pas, ça ne durera que 15 secondes avant qu’elle ne reparte de plus belle).

Si vous avez un petit frère sous la main, vous trouverez très amusant que ce dernier, pendant la crise de la chouineuse, lui lance :

« ouhhhhhhhh t’es une chouineuse toi ! »

Rires garantis et c’est toujours bon à prendre ! N’est-ce pas ?

Prochaine étude de cas, donc, la râleuse. Puis, je pense qu’il faudra s’intéresser de près, chères mamans, au profil du « séducteur/manipulateur », masculin donc cette fois.