Les enfants s’expriment - e-Zabel, blog maman Paris

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Les enfants s'expriment

Un premier séjour linguistique avant le collège

Un premier séjour linguistique avant le collège. Bonne idée ? Je peux déjà vous répondre… oui. Mais lisez tout de même ce billet hein. AH AH AH

On s’en pose tellement de questions au sujet de leur apprentissage des langues étrangères et notamment de l’anglais. J’ai déjà largement abordé ce sujet sur le blog. Avec mes différentes tentatives pour leur faire aimer la belle langue de Shakespeare. Convaincu évidemment que la meilleure manière de progresser en anglais, enfants ou adultes d’ailleurs, c’est de PARTIR. Vivre quelques jours/semaines en immersion. Mais voilà c’est pas toujours si simple. Outre les moyens financiers, il y a aussi beaucoup d’interrogations que tout parent normalement constitué se pose généralement à la fin de l’hiver quand on commence à penser aux éventuelles colonies de vacances d’été !

N’est-ce pas ? En tout cas, nous c’était le cas l’an dernier.

À quel âge les faire partir en séjour linguistique ? Les envoyer « tôt » pratiquer l’anglais, en immersion, en Angleterre, alors qu’ils ont à peine quelques notions apprises tant bien que mal à l’école primaire, cela paraît un cap énorme à leur faire franchir.
Où les faire partir ? Angleterre, Malte, ou encore plus loin ? Dans quelles conditions : en groupe avec des Français, chez un particulier, avec des cours le matin, toute la journée ? Combien de temps ? Une semaine, deux semaines ?

Souvenez-vous (ou pas), l’été dernier fut synonyme ici de grande première : les enfants sont partis en séjour linguistique, en Angleterre, avec OISE. Je reviens aujourd’hui sur cette expérience tellement enrichissante. Pourquoi cette décision, comment avons-nous fait notre choix ? Comment lutter contre les freins et surtout quels sont vraiment les bénéfices tirés, plus de 6 mois après.

Voici le programme du billet :)

Bien sûr, comme toujours ici, je vous parle de notre expérience personnelle, dans un contexte (matériel et psychologique) qui est le nôtre. Je sais que des lectrices vont se reconnaître, d’autres pas du tout. Je m’en excuse par avance. L’idée est de vous raconter – enfin (6 mois après, il était temps) – nos choix pour nos enfants. Qui, oui, sont favorisés. Mais je vous rassure, on fait aussi des sacrifices pour ça.

Notre contexte :

  • la future collégienne n’aimait soit disant pas l’anglais… la petite expérience de « nounou anglophone » le mercredi n’avait pas hélas suffit à lui faire changer son avis de bourrique.
  • on le savait, en 6e, les choses allaient commencer fort. D’un coup, en plus du changement de lieu d’apprentissage, de rythme, le programme d’anglais démarre vite et fort par rapport au primaire où clairement, ils apprennent à nommer les parties du corps, les couleurs et les pièces d’une maison.
  • l’Homme et moi sommes convaincus de la très haute importance de l’anglais (voire même d’une deuxième langue vivante) « de nos jours ». Pardon pour le cliché hein, mais voilà, si tu ne parles pas anglais correctement aujourd’hui ça bouche tout de même beaucoup d’issus.
  • nous envisageons très sérieusement d’envoyer très vite les enfants obtenir des diplômes à l’étranger. Pour nous l’avenir en France est… sombre. Nous voulons vraiment les encourager à partir. Aller prendre l’air. Et pour ça, l’anglais est indispensable. Bien sûr, ils apprendront très bien « sur place », mais pour y aller, il faut désormais déjà montrer de grandes aptitudes à…

Notre objectif pour l’été dernier :

  • envoyer la puce dans un environnement anglophone complet pour une vraie immersion afin de déclencher un coup de coeur pour l’anglais,
  • mais comme il s’agissait à la fois d’un premier départ « en colonie », mais « pire » à l ‘étranger, nous avons cherché un encadrement aux petits oignons. Comme un cocon.

OISE nous a alors contactés et proposé un voyage (offert) de deux semaines pour notre future collégienne en Angleterre. Immédiatement, en consultant le site, les brochures, nous sommes évidemment tombés sous le charme.

C’était exactement ce qui lui fallait : un centre consacré aux plus jeunes (7 à 13 ans), un petit nombre d’enfants (une vingtaine) de nationalités différentes, un encadrement anglophone, des chambres de 2 à 3 lits, une pension complète, un programme d’étude linguistique sous forme de cours de niveaux en petits groupes (8 élèves maximum), des activités culturelles et sportives…

On a présenté l’offre à la 11 ans, elle a hurlé de joie. Tout simplement. Tant est si bien qu’on s’est vite posé la question de son frère… Même si nous n’avions absolument pas prévu de l’envoyer en fin de CM1, à 9 ans à peine, en séjour linguistique, nous avons vite été tentés. Alors, on a fait les comptes (hum) et on s’est dit que c’était tout simplement immanquable.

On a fait le choix de les envoyer ensemble, contre la « recommandation officielle, mais bienveillante » de l’organisme. Pour un premier départ, nous avons préféré qu’ils restent « ensemble », même si évidemment, ils seraient vite séparés ne serait-ce que pour les chambres. Cela permettait à l’un et à l’autre de se « rassurer » tout de même. Pas de regret après coup sur ce choix. Ils ont fait leur vie chacun de leur côté, mais cela a aidé pour le voyage.

S’est ensuite posée la question de la durée. Une ou deux semaines. Là, nous avons suivi la reco de Oise. Deux semaines. En effet, et cela s’est LARGEMENT confirmé : la première semaine l’enfant découvre et la deuxième semaine, il progresse !

Et bon sang, oui quels progrès !! J’en viens déjà aux résultats ? Ba oui, car je pense que c’est ce qui vous intéresse. Les enfants sont rentrés avec un amour inconditionnel pour la langue anglaise. Ils se sont rendu compte à quel point l’anglais était « simple », « utile » que finalement, on arrive à se faire comprendre et à comprendre !! À leur retour, les « amazing » ou autres petites expressions/phrases en anglais fusaient. Ils avaient un adorable petit accent et surtout une aisance, une facilité, une envie… qui ont dégagé fissa la timidité à parler anglais !

Exactement ce qu’on souhaitait !!

Concrètement, l’encadrement OISE était impeccable. Nous avons laissé les enfants à Gare Du Nord. Ils ont voyagé avec un correspondant OISE francophone jusqu’à Londres. Ensuite, ils ont été pris en charge en anglais uniquement par l’équipe du centre où ils se rendaient. Un trajet en bus et à leur arrivée, on a reçu un SMS comme quoi tout allait bien. Le lendemain, la directrice du centre, sur place, appelle – en anglais (ah ah ah) – les parents. Nous avons donc appris que le P’tit Grand était très demandeur et que la Puce avait un peu plus de mal, mais que tout allait bien et qu’ils étaient « très mignons ».

Je ne vous cache pas que la première semaine a été très difficile pour la 11 ans. Je l’ai eu en ligne en milieu de semaine, elle m’a alors demandé – en pleurant (gloups) – à rentrer à la fin de la semaine… j’ai tenu bon évidemment. J’ai du coup appelé l’organisme qui a immédiatement tout fait pour elle : sur place, elle a été encore plus « surveillée », on lui a proposé de parler en français de ce qui n’allait pas. Elle a aussi reçu une visite d’une francophone qui m’a ensuite recontacté pour me rassurer. En fait, elle s’était liée d’amitié à une Française qui partait… à la fin de la semaine… elle appréhendait donc la deuxième sans elle. Ahhhh ma 11 ans… On ne la changera pas ! Quoi qu’il en soit, elle comprenait finalement plutôt bien et surtout participait très bien aux différentes activités, mais il a été décidé de former un autre groupe de niveau pour elle (et son frère d’ailleurs) de très très débutants !! Dès la fin de la première semaine, tout allait mieux. L’encadrement sur place a vraiment été extraordinaire.

Et puis quand la veille du départ est arrivée… j’ai reçu un appel en facetime de la tablette de la 11 ans … exigeant… de rester. TU TE FOUS DE MOI LA ? J’avais envie de lui dire. En vrai j’étais tellement heureuse pour elle.

Elle a changé énormément. Elle est devenue plus confiante, plus mature, elle s’est rendu compte qu’elle pouvait très bien y arriver.

Exactement ce qu’on souhaitait !!

oh wait je l’ai déjà dit ?

Le P’tit Grand lui, comme pour TOUT en fait, nous a encore étonné. Personnellement j’appréhendais surtout SON ressenti quant à la séparation et l’immersion TOTALE en anglais… Pensez-vous… je n’ai eu AUCUNE nouvelle de lui. Il avait bien d’autres choses à faire… notamment du badminton avec son copain russe (qui parlait aussi français un peu)… L’éclate absolue pour lui. Il a géré comme un chef deux semaines (et une lessive). Bien sûr, il est revenu avec des morceaux de…. j’sais pas quoi … dans les cheveux.

Exactement ce qu’on souhaitait !! AH AH AH AH

Amazing non ?

On leur a dit qu’ils ne pourraient pas repartir là-bas, que cela avait été à la fois une immense chance (merci OISE, merci ce blog) et un gros sacrifice financier, mais que nous ne le regrettions évidemment pas une seule seconde.

Au collège, la puce se débrouille très bien en anglais, c’est sa meilleure moyenne pour le moment. Elle étudie avec plaisir, participe en classe. Sa prof ne m’a fait que des éloges à son sujet mi-décembre au speed dating parents/profs.

Pour un premier départ en séjour linguistique on fera donc particulièrement attention :

  • au nombre d’enfants sur place et à leurs nationalités
  • au niveau d’immersion que je conseille la plus totale possible : on ne se doute pas à quel point elle est importante pour que les enfants – ces éponges – progressent et prennent confiance !!! J’ai du mal à imaginer l’utilité d’une colonie de vacances avec une thématique « anglais » annonçant quelques heures de cours, mais dont le contenu rappellera ce qui est fait en primaire en France… Le coût n’en vaut pas la chandelle à mon sens. Autant miser sur une colo normale pour les vacances et proposer aux enfants des outils en anglais (ateliers, livres, films en VO, etc) tout au long de l’année.
  • aux à-côtés des cours : les activités prévues (choix des sports, visites, les structures mises à disposition…). On apprend aussi beaucoup en jouant ensemble. Bon, le P’tit a du coup appris quelques gros mots aussi, en russe. AH AH AH.
  • à la durée : deux semaines me paraissent être un excellent compromis si on peut.

 

Et je terminerai en précisant que l’organisme OISE avec lequel sont partis les enfants l’été dernier soutient très largement l’association TOUTES A L’ECOLE fondée par Tina Kieffer : Cet été, 25 jeunes filles cambodgiennes sont venues vivre un séjour linguistique de deux semaines en Angleterre dans les centres de Newbury et Folkestone.

 

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Le 1er trimestre

Alors ? Ce premier trimestre de 6e ? Le collège ? Pas trop difficile ?

Non, mais… c’est pas coton coton cette affaire.

Déjà, il faut se lever plus tôt. Le collège étant à 20 minutes de marche/métro, auxquelles on ajoute la bonne grosse marge de sécurité. Le départ à 7h45, il pique.

Et je ne vous parle pas du mercredi matin alors sur le P’tit Grand reste carrément à la maison et qu’il peut donc dormir LUI.

Ensuite, il faut arrêter de dire « maitresse ». On a affaire à des professeurs désormais.

Les devoirs le soir, même si on s’avance, il en reste toujours au dernier moment, du coup, on dîne plus tard, ou on s’y remet ensuite.

Les notes sont disponibles sur l’intranet, du coup, pas d’excuse pour ne pas être au courant d’une difficulté dans une matière.

Il a fallu se refaire plein d’amies en peu de temps, retenir tous ces nouveaux prénoms…

Les fractions et les nombres babyloniens en maths… comment vous dire…

Je suis paumée !!!

Ah on parlait pas de moi ?

Ma fille ?

Ah non elle ça va.

Plus sérieusement, si je devais lui coller une 253e note, je lui mettrais 19/20 en organisation et en autonomie. Autant vous dire que je n’ai RIEN eu à gérer.

Elle s’est retrouvée une seule et unique fois totalement débordée fin septembre de mémoire, un soir, car elle ne s’était pas avancée. Evidemment elle a de suite bien bien pigé la notion.

Je n’ai jamais mis mon nez dans ses affaires, lesquels prendre, laisser dans son casier, rapporter pour le bon cours. Je n’ai jamais eu à rechercher si on était dans cette foutue semaine A ou B. Rien nada.

Les doigts dans le museau la gamine. Ce qui n’est pas une surprise.

Elle s’est rapidement bien intégrée, je ne m’en sors pas dans tous ces nouveaux prénoms et ces visages que je vois défiler à la maison le week-end. Mais je m’applique.

J’ai participé à mon premier speed dating parents/profs hier soir. J’avais prévu le thermos et un chargeur supplémentaire pour mon téléphone.

OH ça va hein.

Il n’y a que la prof de maths qui avait 40 minutes de retard, les autres étaient presque à l’heure !

Je ne mentionnerai pas ce papa qui m’a grillé ALORS QU’IL N’AVAIT PAS RENDEZ-VOUS avec un aplomb qui m’a fait retourner en enfance illico.

Bien sûr, TOUS les profs ont noté que la bientôt 12 ans (kill me now) était très « discrète » et qu’elle ne participait pas assez.

MOUHAHAHAH

A quoi j’ai répondu à chaque fois avec cette fois ma répartie d’aujourd’hui (41 ans)(re kill me) : « telle mère, telle fille« .

Ba ouais, j’avais jamais de question moi. Ba non.

Et pourtant, elle est laaaaargement moins timide que moi, donc imaginez le tableau… mes bulletins c’étaient une collection de « on ne l’entend pas », « a-t-elle une voix ? », « on se demande si elle vient bien en cours »

BREF

Sinon, évidemment, sa moyenne a bien baissé entre le CM2 et ce début d’année. On s’y attendait. Le niveau n’est clairement pas le même, et les demandes bien différentes. Ehhhhh non, il ne suffit plus d’apprendre bêtement son cours et de faire de l’à peu près… non il faut désormais réfléchir, analyser, argumenter.

Y A DU BOULOT

Mais pas de panique. On a eu les encouragements.

Ah pardon.

Ma fille a eu les encouragements.

Moi j’ai gagné une nouvelle mèche de cheveux blancs.

Sinon, en me relisant, je me demande combien d’entre vous ont pensé que j’étais enceinte de 3 mois en lisant mon titre.

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L'entre deux

L’évidence est venue toquer à la porte de mon cerveau la dernière semaine de nos vacances (oui j’ai une porte à mon cerveau. Des fenêtres aussi, pour aérer)

Il pleuvait, on a décidé d’aller au ciné. Coup de bol, le BGG passait. Avec ma 11,5 ans, dingue des livres de Roald Dahl, on ne pouvait pas manquer de découvrir l’adaptation ciné. Finalement, c’était bien, mais sans plus. Très long et pourtant très beau… décidément, ce n’est jamais tranché nos avis !

Mais ce n’était pas le but de ce billet. Non, en fait, avant le film, c’est le temps de… la pub. Et des bandes-annonces. J’adore les bandes-annonces. Mais ce n’est pas non plus le sujet.

Non, je voulais vous parler de cette évidence, de cette révélation… Les enfants ont regardé les bandes-annonces des dessins animés qui sortiront d’ici la fin de l’année. Et là, leurs réactions ont été incroyables… Les Trolls ne les ont pas fait rire : « ça a l’air nul » (bon, ça l’est sans doute hein, AH AH AH). Même les images du prochain Disney Vaiana ont généré des gloussements débiles. Idem pour Cigognes et Compagnies.

Là où avant j’aurai eu des « on ira le voir hein maman« . Me faisant calculer à combien allait me revenir toutes ces nouvelles sorties ciné à prévoir…

Seul espoir de voir un dessin animé avant la fin de l’année : Kubo et l’armure magique. Ravie de leur choix, car en effet, les extraits sont très tentants : action, humour, je pense que je vais me régaler.

kubo

Euh pardon, que cela ne sera pas trop galère de les emmener.

OH ça va hein !

Ils grandissent, rien de neuf sous le soleil. C’est la vie et c’est tant mieux. Non, mon coeur n’est pas brisé à l’idée de ne plus avoir à regarder des niaiseries sur grand écran. Surtout que l’on continue leur éducation cinématographique à la maison. Je vous remets le lien de mon billet sur nos « films du samedi soir ». Le dernier en date : Les Gremlins.

gremlins

Ouf, je n’ai pas eu trop peur.

Euh pardon, ils n’ont pas trop sursauté.

OH

Et je rassure tout le monde. Une page se tourne, mais en rentrant de vacances, qu’ont fait mes deux « encore petits » ?

Ils se sont précipités dans leurs chambres pour jouer aux Playmobil. Ensemble. À s’inventer une ville, des vies, des histoires.

maison playmobil

Et depuis, je les regarde s’amuser avec un léger pincement au coeur. Car je sais que c’est une des dernières fois que je les vois jouer ensemble ainsi, comme des enfants.

Bonjour Collège !

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Et en CM1…

Je vous ai parlé récemment de la dernière ligne droite pour notre future collégienne, quid du P’tit Grand ?

Celui qui voulait aller plus vite que la moyenne se porte plutôt bien en fin de CM1. Je pense déjà à l’inscription en 6e que je vais devoir faire dès début septembre, comme pour sa soeur. Cependant, je suis moins stressée, rodée à l’exercice, même si, l’unique année scolaire d’écart entre les deux ne me permettra pas d’avoir plus d’une semaine de recul pour « juger » concrètement de la qualité du collège. Oui, évidemment, il ira sans doute dans le même, c’est son souhait. Il veut suivre sa soeur qui, mine de rien, va lui faciliter l’accès en y étant déjà inscrite… Il est malin. Mais ce n’est pas non plus gagné !

La grande nouveauté de l’année : le P’tit Grand est désormais équipé d’une paire de lunettes. Mais cela n’a pas rendu son écriture plus lisible.

Dommage.

La grosse dizaine de séances de graphothérapie non plus d’ailleurs.

Dommage.

Vous l’avez deviné ? Son gros (et unique) point faible : l’écriture et le soin (cela fait deux)(en fait)(mon point faible ce sont les additions)

Niveau scolaire, aucun souci particulier. Grosse préférence pour les chiffres (il ne tient pas de moi), l’histoire et les sciences. En ce moment, il veut être astronome. Je passe ma vie sur Wikipedia pour répondre à ces questions quotidiennes toujours aussi désarmantes.

Le truc qui l’agace c’est vraiment écrire. Un vrai cauchemar pour le faire écrire trois mots. Il lutte. Alors quand il écrit… bon, j’ai envie de dire « c’est écrit, c’est écrit quoi hein« , tant pis pour la ligne, tant pis pour la hauteur de t et des l, tant pis pour la descente des p et des j et puis bon, confondre un i et un e parce que la boucle n’est pas assez formée, c’est pas si dérangeant.

Pour lui.

Hum

On a finalement lâché la « pression » à ce sujet récemment, sur le conseil de sa pedospy qu’il voit de temps en temps, à sa demande quand il en ressent le besoin, pour vider sa tête et prendre de « bons conseils ».

Devinez ? Il a décidé de lui-même de faire les quelques efforts qui vont, j’espère, lui permettre d’être au moins lisible. Je ne lui demande clairement pas d’écrire aussi proprement que sa soeur, dont je n’ose pas toucher les cahiers tant ils sont nickels. Non, juste d’éviter de perdre des points bêtement parce qu’on ne peut … pas le relire !!

A bientôt 9 ans, le P’tit Grand est bluffant. Capable d’être totalement sage, concentré, curieux et devenir ce petit garçon foufou, gloussant à la 1ere blague un peu pipi caca, crapahutant et réclamant de faire la bagarre avec son père. Souvent, le soir, je retrouve par contre un petit garçon bien trop émotif. Tout le bouleverse. La moindre injustice l’indigne au plus haut point. Il peut bouder de longues minutes et me réclamer beaucoup de câlins. J’ai réussi à comprendre un peu plus son fonctionnement cette année. En fait, beaucoup de ses réactions, ressentis, sentiments font écho en moi… je lui raconte du coup des souvenirs de mon enfance pour le rassurer, échanger avec lui et tenter de répondre, de l’aider à vider un peu son esprit, notamment avant de s’endormir. Voilà comment il y a peu je lui ai raconté ma « première punition en CE1 », je l’avais presque oublié et lorsqu’il m’a raconté un petit souci rencontré à l’école qui lui a valu une grosse frayeur, cela a fait tilt. J’ai pu lui dire « je comprends ». J’étais pareil.

J’en ai profité pour lui rappeler qu’il n’a pas à être parfait. Bien au contraire. Et quand il m’a demandé s’il pouvait pleurer, autant vous dire que j’ai sauté sur l’occasion de lui rappeler que ce n’est pas une faiblesse, bien au contraire.

Et que je pleure systématiquement en regardant Toy Story 3.

Eh oui, je lui apprends aussi l’humour à ce petit. Bien trop grand déjà. Il soufflera ses 9 bougies le 1er juillet prochain.

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La dernière ligne droite

Lundi dernier c’était la rentrée. Pour deux jours, mais ça, c’est une autre affaire…

La dernière rentrée post-vacances avant… l’été, septembre et le collège.

Gloups

Étant donné…

…que cette année scolaire se terminera pour cause de travaux dans leur école le 17 juin,

…qu’elle partira avec sa classe quelques jours à Rome début juin, afin de clôturer en beauté ces années de primaire,

…que le temps passe de plus en plus vite. Si, je vous assure. Quand le prof de piano du P’tit m’a dit qu’il fallait penser à la réinscription… j’ai réalisé à quel point je n’avais pas vu l’année défiler… pire que d’habitude.

ça fait une dernière ligne droite bien trop courte

(surtout que je n’ai toujours rien réservé pour l’été… gloups)

Alors il est temps de faire un point ici sur ce CM2…

La maîtresse nous avait prévenus en début d’année (oui j’ai assisté à la réunion et j’avais même pris des NOTES et toc), c’est LA dernière année. Du coup, les enfants, dès qu’ils connaissent leur affectation au collège, ont tendance à se laisser un peu aller, voir… un tantinet à déprimer (!!). Ma 11 ans n’a pas fait exception, les notes ont légèrement baissé. On ne dit pas grand-chose, je l’avoue, puisqu’elles restent excellentes, on veille juste à ce que cela ne finisse pas mal. Notre envie est claire : qu’elle profite de la « dernière » année cool avec ses innombrables copines (et copains)(chéri, si tu me lis, ferme les yeux). On serre toujours autant la vis niveau comportement par contre – on ne la changera pas – et croyez-moi : je me m’ennuie pas. Dès que je lâche un morceau, je me fais dévorer le reste… Le vocabulaire, le ton, tout me donne des boutons. Enfin à elles aussi. Mais c’est un autre sujet, j’en ferai un petit article aussi.

Ma 11 ans est désormais bien autonome pour les trajets, comme je m’en doutais, cela s’est fait très vite. Je ne suis pas du tout anxieuse sur le sujet non plus finalement. Elle m’a juste fait une belle frayeur un samedi après-midi en restant seule à la maison en ouvrant la porte à un inconnu qui avait sonné… cependant, elle a eu tellement peur que je pense qu’elle a vraiment compris la « leçon » qui heureusement n’a pas eu de conséquences malheureuses !

Elle a des moments de perfection. Si, si. Parfois (oh ça va !) Souriante, aidante, posée, semblant tellement heureuse et épanouie… j’en ai des papillons dans le cœur, surtout après tous ces moments difficiles dans sa petite et moyenne enfance (comportement, colère, difficulté à l’endormissement, tics… qui nous ont emmenés chez la psy bien souvent)

Et puis d’un coup, pif paf pouf, je ne la reconnais plus : fermée, semblant triste… ou bien saoulée pour tout, soufflant, levant les yeux… OH SECOURS. Ces passages sont très rudes pour nous, je vous assure qu’on se demande comment notre fille peut être si négative, si peu empathique, si paresseuse, c’est terrible. Cela me déprime, mais surtout… alors que je ne devrai pas (je sais) : cela m’exaspère et je me fâche… je suis démunie en fait. On met tellement toute notre énergie à faire passer de belles valeurs à nos enfants, à mettre en place de jolies relations de confiance qu’on se demande « mais où est-ce qu’on s’est loupé ? »

Alors, bien sûr et heureusement, j’ai toujours autour de moi des amies mamans qui me rassurent : les hormones jouent, c’est l’adolescence qui arrive (youhou) et qui me confient qu’elles galèrent aussi de leur côté et me certifient que ma 11 ans est adorable quand elle vient chez elles… polie, souriante et sociable… bon, c’est déjà ça !

Voilà dans un mois et demi, ma petite fera ses adieux à l’école primaire et à son cartable « moche ». Bonjour Collège, bonjour sac Eastpack comme « tout le monde« .

Mercredi après-midi c’est la porte ouverte au collège pour les futurs 6e, je suis autant excitée qu’elle à l’idée d’y aller !

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Les enregistrer…

On ne peut pas dire que j’ai des enfants « sûrs d’eux », cependant, ils ont certaines certitudes qui me font franchement rigoler.

C’est qu’en grandissant, ils continuent à avoir de bien mignonnes réflexions. Les fameux « mots d’enfants » deviennent des « mots de préadolescents »

J’ai tellement envie d’appuyer sur REC d’une caméra invisible.

enregristrer

Alors nous notre groupe de copines, on ne se disputera jamais, c’est sûr »

oui sauf quand un garçon passera devant vous »

ah NON JAMAIS !!! »

 

moi, je viendrai te voir tous les jours mamans quand je serai grand »

uh uh

je demande pardon à ma future belle-fille, promis, je lui apprends à étendre le linge en parallèle.

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« Tout le monde » : l'instant pré-ado #3

Après notre travail commun sur l’abécédaire du pré-adolescent, je souhaitais revenir, si cela ne vous dérange pas, sur cette délicieuse expression.

TOUT LE MONDE

Rendons à César ce que Nefertiti aurait pu lui chourer, cette expression n’est pas utilisée uniquement par les pré-adolescents puisqu’elle est apparue chez nous relativement (trop) tôt. A moins que la pré-adolescence débute à 7/8 ans, ce qui, pour le coup serait tout de même sacrément pas de bol. Déjà que l’âge de raison est un mythe… #oups

BREF

Ma première confrontation avec « Tout le monde » date de l’époque (préhistorique) de l’arrivée du phénomène Violetta en France, enfin à Paris, enfin… dans la cour de récré de l’école, de ma CE2 à l’époque. Figurez-vous que ma demoiselle têtue (on se demande de qui elle tient) m’affirmait alors que « tout le monde » regardait Violetta. Ah bon ? Ce truc qui parle de garçons, de collège, de clans de copines ? Ah…

Tant est si bien que je finissais PRESQUE (faut pas déconner non plus) à culpabiliser d’être une si horrible mère lui interdisant l’accès à cette… Violetta.

Jusqu’au jour de sa fête d’anniversaire où j’ai donc pu papoter avec plusieurs mamans de copines… et découvrir, les bras m’en tombent encore, qu’en fait le « Tout le monde » se limitait vaguement à une ou deux autres copines et encore. Ce que c’était drôle de voir nos têtes de mères, culpabilisant chacune de notre côté et osant au début à peine expliquer que non, chez nous, ce n’était pas autorisé… pour finir par comprendre que l’on pensait finalement toute la même chose (à savoir : trop jeune pour ce programme d’histoires d’ados).

Depuis ce jour, je me méfie terriblement de « Tout le monde », je ris même d’avance quand elle me le sort.

« Tout le monde »  s’est moqué de mon blouson. En creusant et en lui faisant énumérer, on arrive sur deux remarques faites par une pseudo copine.

« Tout le monde » a un sac à dos Eastpack…. allez, un peu plus : 5 ?

« Tout le monde » a un téléphone portable ? Seriously ?

Sacré coquin ce monde non ?

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L'instant pré-ado #2 : l'abécédaire

alphabet adoAhhhhhh (j’avais pas entendu/compris…)

Bah non (à la question « t’as pas froid comme ça« )

C‘est bon… (lâche moi)

Désolée (1500 fois par jour, quand l’adulte lui fait remarquer son langage/attitude/bêtise/oubli)

Ecole (lieu où l’on retrouve les copines pour discuter plusieurs heures avant de lui envoyer 10 mails par soirée)

Frère (adorablement chiant)

Gloss (parfumé et bourré de produits toxiques pour bien énerver sa mère)

Hormones (elles débarquent et les sauts d’humeur avec)

I

Je (je je je je je, moi moi moi, moi je, moi je, moi je)

K

Liberté (à gagner petit à petit)

Mec : ne définit pas uniquement les garçons mais également un homme : « t’as vu le mec ? »

Noir : couleur préférée

O

Pfffffff (avec les yeux qui se lèvent au ciel)

Quoi ? Qu’est-ce qu’on mange ?

Rose = bébé

Stylé (c’est trop stylé) à associer avec le suivant :

T‘as vu (c’est trop stylé)

U

Vêtements : un jean slim bleu (ou éventuellement noir), un sweat ou éventuellement un pull (mais noir)

What ? (elle fait anglais)

X

YouTube : source de divertissement qu’on se partagerait bien à l’infini mais limitée par « maman relou » qui dit qu’il y a des choses mauvaises aussi dessus

Z

Retrouvez le premier instant pré-ado ici. N’hésitez pas à compléter l’abécédaire avec vos mots à vous. J’ai besoin de PARTAGER ma douleur mon bonheur !

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De l'art de recruter une babysitter

Jeune maman, jeune papa. Tu culpabilises à l’idée de (ah non mince, j’aurai pas dû mettre « jeune papa » du coup, tant pis)(oh ça vaaaaaaa)

Je reprends.

Jeune maman, vieille maman, tu culpabilises à l’idée de faire garder tes enfants le mercredi matin pour prendre du bon temps travailler.

Tu le sais, tu pourrais parfaitement être heureuse et épanouie avec eux, vous seriez blottis chaleureusement autour d’une partie de scrabble.

Ah non mince.

Tu le sais, tu pourrais parfaitement passer ta matinée à leur dire de se calmer, de faire moins de bruit, de ne pas mâchouiller les lettres du scrabble.

Finalement, tu as décidé, par plaisir devoir, de laisser quelqu’un d’autre s’en occuper quelques heures les abandonner lâchement .

Grand bien t’en a pris. Tu as pu finir ton travail important dans le calme du café du coin et rentrer sereinement à la maison pour passer du vrai bon temps, plus court, mais vraiment positif, avec eux.

Sauf qu’en mère à la frontière du parfait, tu as recruté LA baby-sitter.

Celle qui :
– fait mieux à manger que toi (bon aucun mérité, c’était facile)
– coiffe divinement ta 11 ans sans lui arracher la moitié des cheveux

coiffure tresse

tresse 11 ans

Oui, mercredi après-midi, on était au Musée de l’Homme, j’ai tenté de me culturiser (y avait du boulot), en prenant l’excuse des enfants (bien sûr)

– dessine… O…o…O… comme une étudiante aux Beaux Arts (qu’elle est)

dessin babysitter

Sur le tableau métallique ardoise du mur de la chambre de la 11 ans…

– manipule les Plus Plus pendant des heures sans broncher assise en tailleur auprès du P’tit…

Plus Plus

En bas celui de la baby-sitter, en haut à droite, celui du P’tit Grand.

Manquerait plus qu’elle soit meilleure que moi à Mario Kart 8 !!

J’ai donc interdit l’usage de la Wii U pendant le baby-sitting.

Non, mais oh

C’est quoi ces enfants qui hurlent au désespoir quand elle quitte la maison pour ME les laisser !!!

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L'épreuve de la porte

Vous le sentiez venir vous aussi j’en suis certaine. Ce vent de l’autonomie. Ou devrais-je dire cette tempête…

En septembre, j’abordais « l’année de l’autonomie » le CM2, vendredi dernier, je râlais sur les passages piétons dangereux

Ce moment est arrivé.

Comme je m’en doutais, en quelques semaines, nous sommes passés des « non » :

Non, je ne veux pas rester seule à la maison 10 min/1h/2h…

Non, je ne veux pas aller à la médiathèque (située à 200 mètres) seule…

et des « j’ai peur »

… de traverser seule LA rue

(oui, bon, là, moi aussi je suis flippée)

À…

Je veux rentrer seule de l’école« 

Évidemment je m’en doutais qu’elle changerait très vite !!! Trop vite ? Écoutez, je me raisonne… c’est la vie… elle grandit – et plutôt bien plus sereine et confiante que ces dernières années pouvaient nous le laisser craindre – je ne peux que m’en réjouir. Je vais donc désormais entrer de ce « club », un nouveau après d’autres : le « club des angoissées qui laissent leur enfant faire des trajets seuls ». Le clan des mamans qui doivent donc faire confiance (et prier). Cela me changera du club des « a t-elle pris assez de bib’ ce soir » ou de nos conversations chez les « janviettes 2005 » (coucou les filles, je sais qu’il y en a qui traîne ici ! hiiii) que je visitais quotidiennement il y a 11 ans… pour vérifier qu’elle se développait bien comme les autres, que ses repas étaient dans les normes ainsi que sa prise de poids… Ce temps où je m’angoissais à l’idée de lui faire rater une sieste… où j’hésitais à la réveiller la nuit pour la changer.

et hop, 3 mois plus tard (ah non pardon 11 ans…) :

Elle est rentrée seule de l’école hier soir. Avec son trousseau de clés. Elle était si fière la semaine dernière d’avoir réussi à ouvrir la porte blindée de l’appartement. Elle a passé de longues minutes à essayer parce qu’en effet, elle n’est pas simple à ouvrir. Et voilà. Elle a passé la seule épreuve qu’il lui restait à franchir avant… ce grand pas vers l’autonomie. (Elle est prête pour Koh Lanta)

Je profite donc de devoir emmener son frère à son cours de piano le lundi soir pour la laisser rentrer SEULE de son côté et ainsi lui éviter un détour. On verra ensuite pour les autres jours… Est-ce qu’on va lui laisser la « responsabilité » de son frère ou vais-je, pour quelques mois encore, aller chercher le P’tit Grand et du coup « l’empêcher » de rentrer vraiment seule, j’entends par là : sans que je sois 3 mètres devant elle ou derrière…

Ma vie change tellement depuis qu’ils grandissent. Oui, tous les deux, car évidemment, le P’tit Grand n’est pas en reste. Déjà, avec son année d’avance… il réclame plus d’autonomie lui aussi. Mais oh ça va hein !!!! Laissez-moi encore un peu mon bébé ! On va laisser la priorité à l’aînée… (coucou l’excuse).

En tout cas, c’est la première fois que je sens poindre la fin de quelque chose. D’une période. La seule que je connaisse en fait. Celle où ils ont besoin de moi, physiquement. Besoin de mon assurance, de ma main pour traverser, de ma présence pour sortir de l’école. C’est encore une fois une sacrée ambivalence que j’éprouve. J’ai tellement peur de ce qui arrive – l’inconnu toussa – mais j’ai aussi tellement de fierté de les avoir portés jusque là.  Ils grandissent, c’est la vie, mais je ne veux pas qu’ils m’échappent, j’ai… besoin d’eux moi ! (confidences, j’avoue tout)

Ah bien sûr, je ne vous cache pas que cette nouvelle situation du « lundi soir » va m’éviter des aller-retour inutiles à moi aussi : je vais pouvoir me poser dans un café pendant le cours du P’tit, au lieu de rentrer déposer Grande Chérie, me poser 30 minutes et repartir chercher le pianiste en herbe.

Ah bien sûr, j’entends les remarques de mes collègues mamans déjà passées par ce cap, rassurantes pour la plupart. Je sais que je trouverai une autre place, un autre rôle, qu’une maman reste une maman et que sa présence est indispensable. Oui, mais différemment. Je touche du doigt l’avenir. Celui avec deux adolescents.

Et je flippe.

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