Je vous ai parlé récemment de la dernière ligne droite pour notre future collégienne, quid du P’tit Grand ?
Celui qui voulait aller plus vite que la moyenne se porte plutôt bien en fin de CM1. Je pense déjà à l’inscription en 6e que je vais devoir faire dès début septembre, comme pour sa soeur. Cependant, je suis moins stressée, rodée à l’exercice, même si, l’unique année scolaire d’écart entre les deux ne me permettra pas d’avoir plus d’une semaine de recul pour « juger » concrètement de la qualité du collège. Oui, évidemment, il ira sans doute dans le même, c’est son souhait. Il veut suivre sa soeur qui, mine de rien, va lui faciliter l’accès en y étant déjà inscrite… Il est malin. Mais ce n’est pas non plus gagné !
La grande nouveauté de l’année : le P’tit Grand est désormais équipé d’une paire de lunettes. Mais cela n’a pas rendu son écriture plus lisible.
Dommage.
La grosse dizaine de séances de graphothérapie non plus d’ailleurs.
Dommage.
Vous l’avez deviné ? Son gros (et unique) point faible : l’écriture et le soin (cela fait deux)(en fait)(mon point faible ce sont les additions)
Niveau scolaire, aucun souci particulier. Grosse préférence pour les chiffres (il ne tient pas de moi), l’histoire et les sciences. En ce moment, il veut être astronome. Je passe ma vie sur Wikipedia pour répondre à ces questions quotidiennes toujours aussi désarmantes.
Le truc qui l’agace c’est vraiment écrire. Un vrai cauchemar pour le faire écrire trois mots. Il lutte. Alors quand il écrit… bon, j’ai envie de dire « c’est écrit, c’est écrit quoi hein« , tant pis pour la ligne, tant pis pour la hauteur de t et des l, tant pis pour la descente des p et des j et puis bon, confondre un i et un e parce que la boucle n’est pas assez formée, c’est pas si dérangeant.
Pour lui.
Hum
On a finalement lâché la « pression » à ce sujet récemment, sur le conseil de sa pedospy qu’il voit de temps en temps, à sa demande quand il en ressent le besoin, pour vider sa tête et prendre de « bons conseils ».
Devinez ? Il a décidé de lui-même de faire les quelques efforts qui vont, j’espère, lui permettre d’être au moins lisible. Je ne lui demande clairement pas d’écrire aussi proprement que sa soeur, dont je n’ose pas toucher les cahiers tant ils sont nickels. Non, juste d’éviter de perdre des points bêtement parce qu’on ne peut … pas le relire !!
A bientôt 9 ans, le P’tit Grand est bluffant. Capable d’être totalement sage, concentré, curieux et devenir ce petit garçon foufou, gloussant à la 1ere blague un peu pipi caca, crapahutant et réclamant de faire la bagarre avec son père. Souvent, le soir, je retrouve par contre un petit garçon bien trop émotif. Tout le bouleverse. La moindre injustice l’indigne au plus haut point. Il peut bouder de longues minutes et me réclamer beaucoup de câlins. J’ai réussi à comprendre un peu plus son fonctionnement cette année. En fait, beaucoup de ses réactions, ressentis, sentiments font écho en moi… je lui raconte du coup des souvenirs de mon enfance pour le rassurer, échanger avec lui et tenter de répondre, de l’aider à vider un peu son esprit, notamment avant de s’endormir. Voilà comment il y a peu je lui ai raconté ma « première punition en CE1 », je l’avais presque oublié et lorsqu’il m’a raconté un petit souci rencontré à l’école qui lui a valu une grosse frayeur, cela a fait tilt. J’ai pu lui dire « je comprends ». J’étais pareil.
J’en ai profité pour lui rappeler qu’il n’a pas à être parfait. Bien au contraire. Et quand il m’a demandé s’il pouvait pleurer, autant vous dire que j’ai sauté sur l’occasion de lui rappeler que ce n’est pas une faiblesse, bien au contraire.
Et que je pleure systématiquement en regardant Toy Story 3.
Eh oui, je lui apprends aussi l’humour à ce petit. Bien trop grand déjà. Il soufflera ses 9 bougies le 1er juillet prochain.

