Les enfants s’expriment - 2/14 - e-Zabel, blog maman Paris

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Les enfants s'expriment

De l'art de recruter une babysitter

Jeune maman, jeune papa. Tu culpabilises à l’idée de (ah non mince, j’aurai pas dû mettre « jeune papa » du coup, tant pis)(oh ça vaaaaaaa)

Je reprends.

Jeune maman, vieille maman, tu culpabilises à l’idée de faire garder tes enfants le mercredi matin pour prendre du bon temps travailler.

Tu le sais, tu pourrais parfaitement être heureuse et épanouie avec eux, vous seriez blottis chaleureusement autour d’une partie de scrabble.

Ah non mince.

Tu le sais, tu pourrais parfaitement passer ta matinée à leur dire de se calmer, de faire moins de bruit, de ne pas mâchouiller les lettres du scrabble.

Finalement, tu as décidé, par plaisir devoir, de laisser quelqu’un d’autre s’en occuper quelques heures les abandonner lâchement .

Grand bien t’en a pris. Tu as pu finir ton travail important dans le calme du café du coin et rentrer sereinement à la maison pour passer du vrai bon temps, plus court, mais vraiment positif, avec eux.

Sauf qu’en mère à la frontière du parfait, tu as recruté LA baby-sitter.

Celle qui :
– fait mieux à manger que toi (bon aucun mérité, c’était facile)
– coiffe divinement ta 11 ans sans lui arracher la moitié des cheveux

coiffure tresse

tresse 11 ans

Oui, mercredi après-midi, on était au Musée de l’Homme, j’ai tenté de me culturiser (y avait du boulot), en prenant l’excuse des enfants (bien sûr)

– dessine… O…o…O… comme une étudiante aux Beaux Arts (qu’elle est)

dessin babysitter

Sur le tableau métallique ardoise du mur de la chambre de la 11 ans…

– manipule les Plus Plus pendant des heures sans broncher assise en tailleur auprès du P’tit…

Plus Plus

En bas celui de la baby-sitter, en haut à droite, celui du P’tit Grand.

Manquerait plus qu’elle soit meilleure que moi à Mario Kart 8 !!

J’ai donc interdit l’usage de la Wii U pendant le baby-sitting.

Non, mais oh

C’est quoi ces enfants qui hurlent au désespoir quand elle quitte la maison pour ME les laisser !!!

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L'épreuve de la porte

Vous le sentiez venir vous aussi j’en suis certaine. Ce vent de l’autonomie. Ou devrais-je dire cette tempête…

En septembre, j’abordais « l’année de l’autonomie » le CM2, vendredi dernier, je râlais sur les passages piétons dangereux

Ce moment est arrivé.

Comme je m’en doutais, en quelques semaines, nous sommes passés des « non » :

Non, je ne veux pas rester seule à la maison 10 min/1h/2h…

Non, je ne veux pas aller à la médiathèque (située à 200 mètres) seule…

et des « j’ai peur »

… de traverser seule LA rue

(oui, bon, là, moi aussi je suis flippée)

À…

Je veux rentrer seule de l’école« 

Évidemment je m’en doutais qu’elle changerait très vite !!! Trop vite ? Écoutez, je me raisonne… c’est la vie… elle grandit – et plutôt bien plus sereine et confiante que ces dernières années pouvaient nous le laisser craindre – je ne peux que m’en réjouir. Je vais donc désormais entrer de ce « club », un nouveau après d’autres : le « club des angoissées qui laissent leur enfant faire des trajets seuls ». Le clan des mamans qui doivent donc faire confiance (et prier). Cela me changera du club des « a t-elle pris assez de bib’ ce soir » ou de nos conversations chez les « janviettes 2005 » (coucou les filles, je sais qu’il y en a qui traîne ici ! hiiii) que je visitais quotidiennement il y a 11 ans… pour vérifier qu’elle se développait bien comme les autres, que ses repas étaient dans les normes ainsi que sa prise de poids… Ce temps où je m’angoissais à l’idée de lui faire rater une sieste… où j’hésitais à la réveiller la nuit pour la changer.

et hop, 3 mois plus tard (ah non pardon 11 ans…) :

Elle est rentrée seule de l’école hier soir. Avec son trousseau de clés. Elle était si fière la semaine dernière d’avoir réussi à ouvrir la porte blindée de l’appartement. Elle a passé de longues minutes à essayer parce qu’en effet, elle n’est pas simple à ouvrir. Et voilà. Elle a passé la seule épreuve qu’il lui restait à franchir avant… ce grand pas vers l’autonomie. (Elle est prête pour Koh Lanta)

Je profite donc de devoir emmener son frère à son cours de piano le lundi soir pour la laisser rentrer SEULE de son côté et ainsi lui éviter un détour. On verra ensuite pour les autres jours… Est-ce qu’on va lui laisser la « responsabilité » de son frère ou vais-je, pour quelques mois encore, aller chercher le P’tit Grand et du coup « l’empêcher » de rentrer vraiment seule, j’entends par là : sans que je sois 3 mètres devant elle ou derrière…

Ma vie change tellement depuis qu’ils grandissent. Oui, tous les deux, car évidemment, le P’tit Grand n’est pas en reste. Déjà, avec son année d’avance… il réclame plus d’autonomie lui aussi. Mais oh ça va hein !!!! Laissez-moi encore un peu mon bébé ! On va laisser la priorité à l’aînée… (coucou l’excuse).

En tout cas, c’est la première fois que je sens poindre la fin de quelque chose. D’une période. La seule que je connaisse en fait. Celle où ils ont besoin de moi, physiquement. Besoin de mon assurance, de ma main pour traverser, de ma présence pour sortir de l’école. C’est encore une fois une sacrée ambivalence que j’éprouve. J’ai tellement peur de ce qui arrive – l’inconnu toussa – mais j’ai aussi tellement de fierté de les avoir portés jusque là.  Ils grandissent, c’est la vie, mais je ne veux pas qu’ils m’échappent, j’ai… besoin d’eux moi ! (confidences, j’avoue tout)

Ah bien sûr, je ne vous cache pas que cette nouvelle situation du « lundi soir » va m’éviter des aller-retour inutiles à moi aussi : je vais pouvoir me poser dans un café pendant le cours du P’tit, au lieu de rentrer déposer Grande Chérie, me poser 30 minutes et repartir chercher le pianiste en herbe.

Ah bien sûr, j’entends les remarques de mes collègues mamans déjà passées par ce cap, rassurantes pour la plupart. Je sais que je trouverai une autre place, un autre rôle, qu’une maman reste une maman et que sa présence est indispensable. Oui, mais différemment. Je touche du doigt l’avenir. Celui avec deux adolescents.

Et je flippe.

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11 ans et une adresse mail

emailQu’offre-t-on à une demoiselle de 11 ans, en équilibre entre enfance et adolescence ? Penchera, tombera pas ?

Des livres, beaucoup, comme à Noël. Des jouets aussi, pour garnir sa nouvelle – et dernière – maison playmobil.

Sur ce point, aucun regret. Elle y joue vraiment, avec son frère en bonus, ce qui me laisse – outre des minutes de tranquillité pour zoner, euh pardon pour vaquer à mes multiples activités (hum) – l’occasion de gagatiser encore pendant quelques jours ? Semaines ? Mois ??? (j’y crois)

Parce qu’évidemment le compte à rebours de la porte qui se ferme sur le nez de son « petit frère chéri » a démarré en même temps que celui qui me rapproche irrémédiablement de ses humeurs d’adoleschiantes.

Alors, je profite, il profite sans le savoir, je profite pour deux en les encourageant à jouer en effet ensemble, même si c’est pour me retrouver avec un P’tit Grand de 8,5 ans en train de faire le bébé dans le canapé pour capter l’attention de sa « maman grande soeur ».

Parce que cela ne durera pas. Ainsi va la vie. (minute gloups). Il y aura une autre relation, j’imagine (3615 maman débutante en fratrie)

Et puis, à 11 ans, on continue à parler téléphone, iPod ou autres outils connectés. À 11 ans, on aimerait bien en avoir comme les quelques copines gâtées ! Ba oui. Mais non. Pour l’entrée en 6e, parce qu’elle prendra le métro, elle aura un téléphone, mais sans connexion internet. Ba non. Ici l’entrée dans le monde d’internet est et sera dans la mesure du possible (adolescence bonjour) encadré, expliqué. Comme pour tout outil, il y a un mode d’emploi et des étapes.

La 1ere c’est l’adresse email. Elle nous en a parlé récemment, pour pallier aux SMS. J’y avais déjà pensé. Du coup, à sa grande surprise, nous avons dit oui. Elle a désormais son adresse email. Configurée sur le vieux iPad familial qu’elle a le droit de consulter sur demandes pour le moment TRÈS fréquentes…

Nos directives :

  • son adresse ne devait contenir ni son prénom, ni son nom de famille : on a reparlé de l’anonymat sur internet, déjà abordé largement à cause (grâce) à ce blog.
  • elle doit nous dire qui lui donne son adresse mail (pour le moment des copines et la famille)
  • elle doit nous demander/prévenir si elle veut donner son adresse à quelqu’un d’extérieur à un cercle d’amis proches et à la famille
  • si les résultats scolaires et/ou le comportement déraillent, on bloque l’adresse.

Des lectrices – via Facebook – m’avaient demandé si j’avais fait une « étude de marché » sur les domaines/sites spécialisés pour créer le mail de son enfant. Non. Pour le moment – je m’autorise à changer d’avis : je rappelle que je débute en adolescence connectée – je ne suis pas pour les services/sites/logiciels de contrôle parental. J’aimerai autant que faire ce peu éviter de fliquer mes enfants. Je vais prendre la voie de la confiance et de l’éducation.

Pour moi, il est essentiel, très tôt, d’expliquer aux enfants qu’internet est à la fois un monde merveilleux et magique, mais aussi dangereux. Et surtout qu’il y a des règles, des droits, mais aussi des devoirs pour l’utiliser correctement et pleinement.

En écrivant ces lignes, je me dis que certains vont rire dans leur barbe, peut-être que je suis trop optimiste – voir totalement folle. Mais j’y crois, j’ai autour de moi quelques exemples de réussite donc je m’y accroche.

On a bien expliqué à notre 11 ans que ce qu’elle pouvait considérer comme injuste était fait pour son bien et que oui, on sera super stricts, mais qu’il y a un âge pour tout. Et Facebook ou instagram à 11 ans, ce n’est pas possible. À 11 ans, un email c’est bien.

J’avoue, sincèrement, même si je suis sincèrement bienveillante, compréhensive et respectueuse des différents modèles d’éducation. J’ai vraiment du mal à comprendre comment des parents peuvent laisser leurs enfants de 9, 10, 11 ans sur internet sans contrôle, les laisser ouvrir un compte sur Facebook (interdit aux moins de 13 ans, dois-je le rappeler). Pourquoi ? Parce qu’ils ne réussissent pas à dire non ? Parce que « ça lui fait tellement plaisir » ou pire, pour faire « comme ses copines ». N’est-ce pas justement le moyen d’aggraver ce processus du « toujours plus tôt, toujours vite ». Et le harcèlement bon sang !

Attention, je ne suis pas pour tout interdire bêtement. Je suis pour prendre le TEMPS d’expliquer pourquoi on dit non POUR LE MOMENT. Pourquoi il faut tout d’abord apprendre à utiliser certains outils, pourquoi il faut attendre une certaine maturité.

Ce blog et mon métier me permettront, je pense, d’avoir en main les bonnes cartes (arguments, exemples précis, connaissance des différents réseaux sociaux – je viens de me mettre sur snapchat justement pour TENTER DE COMPRENDRE le pourquoi de ce… truc) pour l’encadrer et je ne perds pas de vue qu’il faut vivre avec son temps, promis. Cependant, c’est son bien-être et sa sécurité physique et morale qui m’intéressent le plus. Étonnement.

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L'année de l'autonomie – Home Alone

home aloneOn le savait, c’est cette année qu’elle va vraiment devoir (?) grandir. En sortant de la réunion de classe de CM2 l’autre soir, j’étais définitivement convaincue.

« Au collège, il faudra que… »

« Au collège, ils devront… »

Au collège, au collège, au collège

Elle m’avait dit que sa maitresse ne cessait depuis le 1er jour de rappeler « qu’en 6e » (youhou, une variante), ils ne pourraient plus compter sur leur maitresse pour : relire leurs agendas/cahiers, les attendre pour la copie, répéter les consignes, etc, etc, etc

J’ai beau tenter de me souvenir de ma rentrée en 6e, je ne me rappelle pas avoir souffert d’un changement en particulier. J’étais (encore pour quelques petites années) excellente élève, elle l’est également (pour plus longtemps je lui souhaite). Elle est organisée, autonome pour ses devoirs depuis bien longtemps (le CP ?) comme j’ai pu l’être aussi. Je ne m’inquiète donc pas du tout pour son prochain quotidien au collège.

Là où ça se complique un peu c’est au sujet de son autonomie à l’extérieur.

Premièrement, elle a encore du mal à rester seule à la maison. On avait commencé très gentiment, il y a environ 1 an et demi (non, pas avant…), à les laisser seuls à la maison quelques minutes. Le temps, je m’en souviens aussi de cette « première fois », d’aller à la pharmacie. J’avais pris mon téléphone, évidemment pas l’ascenseur (j’habite au 1er de toute façon) et j’avais marché très vite. Elle avait tenu bon, parce que son petit frère, totalement détendu du sujet lui par contre, était là, avec elle.

Finalement, c’est assez rare que je les laisse, j’aime bien les prendre avec moi pour les courses notamment, pas de raison que je sois la seule à me taper la corvée 🙂

Cependant, il m’est arrivé très récemment de les laisser près d’une petite heure. Tout s’est bien passé à chaque fois. Disons que je ne traîne pas en route non plus.

A quelques reprises, qui se comptent sur les doigts d’une main, elle est restée seule. Seule. 40 minutes la semaine dernière, le temps que j’aille récupérer son frère à son cours de piano. On a trainé un peu, il fallait faire l’inscription, régler, etc. Elle a soit disant eu un peu peur… mais je l’ai retrouvé comme je l’avais laissé : sur l’iPad en train de jouer. Hum.

Deuxièmement, les trajets. Elle n’en n’a tout bonnement jamais fait un seul, seule. Pas de bol sur ce point : l’école privée est assez loin, enfin surtout, il faut traverser beaucoup de rue, dont une large et très passante via un passage piéton non protégé, sur lequel, je ne plaisante pas, je risque ma vie 4 fois par jour. C’est un autre sujet : la civilité et le respect du code de la route. Nous y reviendrons dans un coup de gueule.

Ce soir donc, elle va, pour la première fois, rentrer seule de son cours de Hip Hop. J’ai un peu forcé les choses. L’occasion est idéale pour démarrer cette indispensable prise d’autonomie : la salle de cours se situe dans la même rue, à environ 200 mètres. Il y a une petite rue à traverser, très peu passante, la visibilité est excellente. Pour le moment, la nuit n’est pas encore tombée à l’heure de la sortie. Donc, je n’ai aucune inquiétude. Ce chemin, on le fait depuis toujours (ses 6 mois…), au moins une fois par semaine. Elle le connait donc par coeur. Mais voilà, elle a peur. Je penserai donc encore plus à elle ce soir, d’autant plus que je serai à ce moment là en réunion pour le 2e collège visé et que c’est la baby-sitter qui l’attendra, avec son frère, à la maison. Mon discours est assez ferme : j’avais promis d’aller la chercher la 1ere semaine de cours mais pas plus. Je m’y tiens. Mon discours est aussi bienveillant. Je lui explique que sa peur est naturelle, elle n’a jamais fait ça. Mais que je sais que cela se passera hyper bien, qu’à peine partie elle sera déjà arrivée et surtout : qu’elle va adorer cette sensation de liberté. J’en mets ma main à couper.

A 10,5 ans, je pense qu’il est enfin temps qu’elle se lance non ?

A son âge (en CM2), dans ma petite ville tranquille de banlieue, je rentrais même déjeuner tous les midis chez moi seule (ma maman m’avait préparé un repas que je devais juste réchauffer ou qui m’attendait dans le four programmé), j’avais mes clés, je devais utiliser la plaque au gaz et penser à remettre le système d’alarme ! On est bien loin de cela avec ma 10,5 ans….

Allez racontez-moi, cela se passe comment chez vous pour les trajets et le fait de rester seul à la maison ? Tout dépend évidemment de nos contextes (ville/campagne, boulangerie à côté ou pas permettant de leur proposer d’aller acheter la baguette seul, possibilité de prendre facilement des baby-sitter ou pas…), mais dites-moi !

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Frères et soeurs – acte 1

cadeau naissance frere soeurDepuis un peu plus de 10 ans et demi, je découvre le rôle de maman. Depuis un peu plus de 8 ans, je découvre la notion de fratrie.

Fille unique, pour moi, chaque jour est une découverte. Cette relation frère/soeur, je ne pouvais jusqu’alors la vivre qu’à travers les histoires de mes copines d’école, de lycée puis de mes amies. J’entendais beaucoup parler de jalousie, mais également d’un lien, particulier, paraît-il, que je ne connaîtrais jamais. Il y aussi ce jour où ma meilleure amie est arrivée en classe, avec des traces de coups et qui m’a lancé en voyant mon regard inquiet « t’inquiète pas tu verrais ce que je lui ai mis à ma soeur ! »

Donc, depuis la naissance du P’tit ou même plus précisément depuis le début de ma 2e grossesse, j’apprends sur le tas, j’observe, j’essaye de comprendre, je ris, je pleure, j’adore, j’aime moins, mais jamais, évidemment, je ne regrette.

J’ai eu envie de me repasser les différentes phases que j’ai pu observer dans la relation entre mes deux enfants, en les écrivant ici.

#Acte 1

Il y a d’abord eu l’attente de son arrivée. Il y a déjà un peu plus de 8 ans. Elle avait 2 ans et presque demi, elle s’impatientait :

il arrive quand mon pitit frère ? »

je lui répondais qu’il fallait patienter (notion tellement compréhensible pour une enfant de cet âge, n’est-il pas ?)

« y veut pas me voir » me disait-elle en pleurant quelques jours avant sa naissance (heureusement qu’il a compris l’urgence de la situation et qu’il a tambouriné 3 semaines avant le terme surtout qu’il faisait déjà 3 kg700…). La réflexion parfaite quand tu es bourrée d’hormones de grossesse et en pleine interrogation sur ta capacité de mère à redevenir maman une seconde fois…

Mais nonnnnnnn ma chérie, il n’est juste pas prêt encore (tu parles… cf le poids plus haut)

Et il est né dans la nuit du samedi au dimanche 1er juillet 2007.

Je me souviendrai toujours de LA rencontre. Elle est arrivée avec mes parents qui l’avaient gardée pendant notre absence. Je l’ai entendu du bout du couloir : « il est you mon pitit frère », elle hurlait, elle se précipitait.

La porte de ma chambre s’est ouverte, elle a couru sans me regarder une seule seconde alors que je lui lançais un petit « coucou princesse », vers le berceau transparent.

AH !!!!! IL EST LÀ.

Ouf, j’ai envie de dire. Depuis le temps !

Elle a grimpé sur mon lit, je crois qu’elle a dû à ce moment-là m’accorder un semblant de sourire, mais j’ai pu me tromper, mes yeux étaient floutés par l’émotion – foutues hormones (hum). Puis, elle a replacé la manche de la turbulette de son frère correctement, parce que bon. C’était son petit frère quoi. Enfin, elle lui a donné un doudou (enfin, elle lui a collé sur le visage, en disant « tiens c’est pour toi »)

Ce doudou, il l’a toujours.

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Je mens, tu mens (ba si)

Mentir à ses enfants ce n’est pas bien. Oulalala.

M’enfin ça peut être utile parfois. Disons qu’on ne ment pas vraiment, surtout, pas sur des sujets importants. On déforme juste un tantinet la vérité. Et puis parfois, du coup, c’est même drôle.

C’est d’ailleurs le pari que le constructeur de voitures FORD a fait récemment pour organiser la campagne de lancement de son Nouveau Ford C-MAX. Une adorable vidéo que j’ai accepté de relayer ici, parce que nous sommes tous, parents, coupables – si – d’avoir utilisé cette petite pirouette un peu facile qu’est le mensonge…

Ba si.

Dieu Pinocchio pardonnez-nous.

« Ah si mon chéri, il faut rentrer à la maison maintenant, parce que le parc va fermer. Oui déjà. Il ne

faudrait pas que le gardien nous enferme dedans. »

(et je n’ai plus de batterie sur mon téléphone)

« Oui, mon amour, la purée est verte, tu as vu c’est rigolo hein ?! Je l’ai colorié pour faire plus joli »

(avec des haricots verts)

« Non, on ne va pas pouvoir garder tes bâtons et les 25 marrons à la maison, ça risque d’attirer les

petites bestioles »

(sur le balcon c’est mieux, un coup de vent et hop c’est tombé)

« Où est ton cadeau de la fête des mères de ta petite section de maternelle ? Ah mais ma chérie, je

l’ai mis à la cave – avec toutes tes œuvres – dans ma boite à souvenirs les plus précieux, bien rangés

au fond pour que personne ne me le prenne. »

(hum)

Je sais que vous avez des tonnes. Faites-vous plaisir, faites-moi rire (et déculpabiliser s’il vous plait) dans les commentaires.

Une dernière ici pour la route ?

« Non papa n’a pas dormi pendant le récital de ta chorale, il était très concentré » #ParentsMythos

Attention enfants absolument ADORABLES inside :

Article sponsorisé

Edit : une très chouette application spéciale pour la fête des mères

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A son tour…

Je savais bien qu’un jour ça me tomberait aussi dessus. J’avais déjà lu plusieurs « témoignages » de mamans plus expérimentées que moi à ce sujet.

c&a 8 ans coton bio

Le P’tit Grand « qui ne veut plus de câlin en public » en jean et polo « trompe l’oeil » C&A coton Bio.

Comme toutes ces nouvelles premières fois-là, je l’attendais, mais peut-être pas si tôt. On dira que son glissement CP/CE1 et donc son « année d’avance » en auront décidé autrement.

L’autre jour mon P’tit Grand était invité à l’anniversaire d’un CM2, le fils d’un couple d’amis. La fête allait se passer au Laser Game (MANDIEU, à ce propos, j’ai noté qu’il ne fallait jamais opté pour un anniversaire complet dans ce haut lieu du bruit).

Quelques jours avant, je sentais bien qu’un truc clochait. Impossible de savoir quoi. J’ai finalement fait ce qu’il y a de mieux dans ces cas-là avec lui : le prévenir que j’avais remarqué le truc louche, lui rappeler que j’étais là pour en parler si besoin et puis me taire. Attendre. Il a finalement vidé son sac le matin même du jour J.

Jour où j’ai donc pris délicatement en plein coeur la première déclaration de séparation de mon fils. La vie quoi.

Maman ? Tout à l’heure quand tu me déposeras, tu pourras éviter de me faire des câlins ? Parce que tu comprends, j’adore trop tes câlins, mais… devant les copains tout ça, ça me met un peu la honte. »

Gloups.

Bien sûr mon coeur. JE PEUX TE LES FAIRE MAINTENANT ???? « 

J’ai été parfaite SUR CE COUP, je ne l’ai même pas touché : je craignais de me laisser entraîner par une petite caresse sur sa tête. Je lui mis une p’tite tape dans l’dos, tranquillou bilou, genre, et j’ai dit « bon ba à tout’ amuse-toi bien surtout« . Point de mon chéri, ou autre mon loulou. Il ne m’avait pas parlé des surnoms, mais TELLEMENT INTELLIGENTE que je suis, j’avais deviné que ça, aussi, ça devait mettre un peu la TEHONT

Et je suis allée attendre au café du coin. Pour pleurer un peu.

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Il ne lui a pas du tout manqué

retour classe verteIl est rentré samedi par le train de 17h18. Des souvenirs plein les poches, rattrapés à temps, comprendre avant le passage en machine…

Elle a un peu traîné des pieds pour aller le chercher.

C’est qu’elle a bien profité de son absence. Pensez donc : une semaine sans son pot de colle.

Une semaine avec maman le soir rien que pour elle. On en a bien profité pour entamer d’intéressantes discussions de fille, n’en déplaise aux féministes. Si, il y a des sujets qu’on ne traite qu’entre filles. Même (surtout ?) à 10 ans.

Une semaine calme. Si calme que l’on a fini par mettre de la musique, alors qu’habituellement c’est impossible : on a déjà du mal à tous s’entendre !

Une semaine sans son frère.

Non, il ne lui a pas manqué.

Ce n’est pas elle que j’ai surprise à le serrer dans ses bras sur le quai AVANT MOI.

Ce n’est pas elle non plus que j’ai vue caresser sa joue dans le métro et lui remettre sa mèche de cheveux sur le front.

Elle ne lui a pas non plus donné le dernier bonbon du paquet.

Non non, c’était un mirage.

Idem pour celle que j’ai retrouvée dans la salle de bain le soir, assise sur sa chaise de bureau (tant qu’à faire), en train de lire une histoire à son frère tandis qu’il prenait son bain.

Ce n’était pas elle.

Non non, j’ai rêvé.

Si elle insiste…

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L'instant pré-ado #1

instant pré adoNe sachant pas trop si je dois plutôt rire ou pleurer, je préfère écrire. Ma 10 ans se rapprochant dangereusement de la zone de turbulences que nous apelorio Quézac pré-adolesence, je suis partagée, vous le savez, entre la nécessité de respecter son évolution, son intimité, son image et le sain besoin – il me semble – de me décharger de ces maux par des mots

Parce que tout de même, hein, on s’en souvient, c’est pas facile tous les jours d’être une jeune fille de 10 ans !!

Ba non. Ah voyez !

Surtout quand sa mère – la relou – lui a acheté un blouson « vraiment trop moche » qu’elle est obligée de porter, parce que non, vraiment, une simple petite veste en jean un 9 mars alors qu’on annonce de la pluie, ce n’est décidément pas suffisant.

Alors, bien sûr, le ton monte. Et c’est parti pour mes justifications tout autant débiles qu’inutiles : à base d’arrête de faire ta malheureuse… « il y a des enfants qui n’ont pas autant de chance que toi d’avoir un blouson » (oui je sais je suis allée jusqu’à là… pardon, je débute), ou d’autres certitudes comme « j’ai pas envie que tu chopes une pneumonie. »

Mademoiselle 10 ans répond.

(C’est son sport favori depuis toujours : on peut définitivement affirmer qu’elle excelle depuis quelques mois.)

Le 1er instant « pré-ado » d’une longue série sera donc :

C’est bon maman – je vous fais grâce du ton – Je n’attrape rien, je ne suis pas frileuse ! « 

Si toi aussi tu sens naître en toi des pulsions étranges lorsque tu t’adresses à ton enfant qui était tout mignon (jaune) AVANT et qui ressemble de plus en plus à ce minion violet… tu peux reprendre cette image, le #instantpreado, faire un petit billet sur ton blog ou un statut sur tes réseaux sociaux et me prévenir en faisant un lien vers ce 1er article. Je ferai une petite récap ici même. Et on partagera, on se soutiendra (et on rigolera bien, aussi)

Les autres instants pré-ados :

Bea « J’suis une peste et j’assume »

Crispolls « Et le petit toast qui va avec »

MissBrownie Contestation autour du menu

Julimelle Nan mais c’est bon quoi !

Vivement qu’ils aillent au lit

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They love english

Enfin en tout cas, c’est l’objectif.

Leur faire aimer les langues étrangères en général, l’anglais pour commencer. On dira que ça sera déjà merveilleux.

J’ai le souvenir d’avoir ramé au collège et au lycée. Mon déclic a eu lieu l’été d’avant ma Terminale grâce à un séjour de 3 semaines en immersion dans une famille américaine. J’ai découvert l’Amérique mais Christophe l’avait fait avant moi. J’ai donc surtout eu une révélation : je comprenais bien ce que l’on me disait et surtout à l’inverse : on comprenait ce que je baragouinais (du verbe baragouiner, 1er groupe). Même avec l’accent le plus pourri de la Terre. C’était miraculeux. Je parlais anglais, et j’aimais enfin ça. Il était temps.

Une chose est sûre, depuis, l’anglais n’a cessé de prendre une place importante dans nos vie, surtout professionnelle et cette langue est ainsi devenue plus qu’indispensable. Cependant, même si la langue anglaise est ENFIN enseignée dès le primaire à l’école : 1h par semaine, cela ne suffit clairement pas ! (mais c’est déjà ça hein)

Alors ici on fait quoi pour faciliter l’apprentissage mais surtout pour faire aimer l’anglais aux enfants ? J’ai écrit récemment un  article pour le blog de SpeakyPlanet où je parle de notre rapport à l’anglais et de ce que l’on met en place à la maison.

Je raconte notamment, vous verrez, notre échec à mettre les dessins animés des enfants en anglais dès leurs plus jeunes âges (on vient juste enfin de s’y mettre… avec les sous-titre en français, ça râle, mais finalement, ils comprennent puisqu’ils regardent en boucle les mêmes films !), et l’arrivée de leur babysitter anglophone (un vrai succès cette fois !)

En 2012, j’avais écrit un petit billet récapitulant adresses, livres, applications et sites internet, je vais le compléter aujourd’hui avec mes dernières trouvailles.

home-illu3Une application iPhone pour les enfants de 5 à 10 ans : Pili Pop. Je me suis abonnée pour 1 an, car les enfants ont vraiment accroché durant la semaine de test, ils jouent régulièrement depuis 3 mois déjà je crois, c’est ludique, ils « travaillent » à la fois l’écrit, l’oral et la compréhension orale. Encore une fois, l’idée est vraiment de les familiariser le plus possible avec l’anglais, que leurs oreilles entendent ces sons différents et décodent de plus en plus de petits mots ou expressions courantes.

 

Un nouveau centre d’éveil à l’anglais pour enfants (des non scolarisés à 12 ans) à Paris (5e) : Kidiesclub. Je ne l’ai pas encore testé – normal puisqu’il ouvrira en fait à la rentrée de septembre 2015, mais j’irai le voir et je vous en reparlerai à l’occasion sur Paris des Parents. Ecole, qui me rappelle Kids&Us dont j’avais déjà parlé et qui s’est largement développée depuis. Souhaitons le même destin à Kidiesclub. Je pense en effet qu’il y a de la place pour tout le monde – si sérieux bien sûr – sur ce marché !

Une plateforme webSpeakyPlanet. J’ai en effet la possibilité, suite à mon article, de tester leur offre. J’ai donc mis les enfants dessus, sachant déjà que je n’aime pas trop ce type de support web à la base, car… cela monopolise l’unique ordinateur de la maison. Oui, je fais ma radine. Mais je vous explique le contexte ! La plateforme propose « uniquement » aux enfants apprentis de JOUER. On retrouve donc un choix de plusieurs petits jeux en flash avec différents thèmes. Durant le jeu, l’enfant entend les instructions en anglais et peux aussi les lire en sous-titre en français. Il y a plusieurs niveaux possible : débutant, moyen et avancé, en gros cela correspond à du CE1, CE2, CM1 mais certains jeux sont accessibles dès la maternelle et jusqu’à la 6e. L’enfant joue, cumule des points, gagnent – ou pas – des médailles et peut se retrouver dans un classement général et hebdomadaire. Il a accès également à un dictionnaire où il retrouve tous les mots appris. Quant à nous les parents, nous pouvons « surveiller » son temps de jeux, son niveau et le détail de ses apprentissages. Très ludique donc. Et cerise sur le cake, on me souffle dans l’oreillette que SpeakyPlanet est dispo depuis peu sur tablette !!

speakyplanet

Et chez vous, qu’utilisez-vous ? Avez-vous des outils à me conseiller ou à me déconseiller d’ailleurs !?

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