Les mères et leurs nounous - avis maman employeur parisienne

le blog d'e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Où l'on parle des nounous…

Comme beaucoup, j’ai lu avec attention (3 fois donc) l’article paru dans Le Monde du 1er février dernier.

Les mères et leurs nounous, je t’aime moi non plus.

Comme certaines, il m’a très légèrement dérangé.

J’apprécie que le sujet, finalement assez mal connu, des gardes à domicile soit enfin abordé à la fois dans un livre et aux pages « société » d’un grand titre et non pas uniquement dans les magazines consacrés aux parents.

Une sociologue vient donc de sortir un livre issu d’une longue enquête (3 ans) sur les nounous d’origine africaine qui gardent à domicile les enfants parisiens.

Oui parce qu’à Paris, c’est très courant. Il faut dire que les places en crèches sont rares, que les assistantes maternelles (celles qui gardent, chez elle, en fonction de leur agrément – délivré par la PMI – environ 3 enfants) sont également peu nombreuses donc prises d’assaut.

Nombreux sont donc les parents « contraints » (ou pas, et là je parle de mon cas personnel) de faire appel à une AUXILIAIRE PARENTALE (car c’est le nom savant, celui qui est sur la convention collective et le contrat de travail) pour garder à domicile leur progéniture (et éventuellement celle d’une autre famille dans le cas d’une garde partagée)

Pour les détails techniques, je vous renvoie à mes articles précédents sur les modes de garde.

Je n’ai pas lu le livre, il est sorti hier d’ailleurs, mais je pense aller l’emprunter à la médiathèque, car il a attisé ma curiosité.

L’article du Monde rapporte tout de même pas mal d’éléments le constituant.

Et j’aimerai donner un peu mon avis. (Même si tout le monde s’en fiche !)(oui je vous vois au fond)

1ere remarque : la « sociologue » a observé les nounous et leurs employeurs pendant 3 ans.

Là je dis, ouahou ! C’est énorme 3 ans. Sachant qu’une nounou reste généralement pas plus de 3 ans dans une famille (pour cause d’entrée à l’école maternelle). Plus loin je découvre, qu’en fait, elle a fréquenté un seul et même square, du 16e arrondissement,  pendant 3 ans donc, pour gagner la confiance de… 12 nounous. Arf.

Je ne savais pas que le 16e arrondissement parisien était représentatif de Paris.

J’ai du mal à imaginer que le recueil de 12 témoignages suffit à donner une idée détaillée et hétérogène des conditions et ressentis de travail de toutes les nounous parisiennes. Surtout qu’elle n’a « gagné la confiance » que de nounous d’origine africaine. Et qu’elles ne sont pas les seules à faire ce travail.

En 3 mois, j’aurai compris. En 3 ans, je trouve cela dommage.

Tant pis.

L’étude est tout de même très intéressante. En gros, on retrouve le clivage employeur/employé, le fossé abyssal entre deux classes sociales, sur lequel on saupoudre les vieux préjugés raciaux bien pourris. La sociologue analyse également parfaitement ce « mal être » des mamans, qui, dans leur propre travail, essayent, justement, de s’affranchir des préjugés sur leur statut de mère et à la maison essaye d’être à la hauteur face aux tâches leur revenant traditionnellement (hélas). On comprend ainsi que les mamans employeuses ont tendance à faire payer à « leur nounou » leur souffrance personnelle.

Mouais. Donc là, j’aimerai revenir sur quelques points qui me paraissent importants. J’ai employé en 7 ans, 4 nounous à domicile. J’ai, je pense, une bonne expérience de la chose. J’ai d’ailleurs une maîtrise « ès recrutement et gestion de ressources humaines ».

Ce qui me gêne avec cet article c’est que l’employeur passe vraiment pour un vilain pas gentil méchant patron. Et la nounou, pour la pauvre petite exploitée malheureuse. Qui discute au parc avec ses collègues dans une sorte de pause syndical réconfortante. (pendant ce temps là, les bébés sont scotchés dans les poussettes)

Bon, ok, malheureusement, c’est sans aucun doute, et je suis la première à le déplorer, trop souvent le cas. Mais il ne faudrait pas généraliser. Merci.

Alors, reprenons déjà un point essentiel hein :

LA NOUNOU PARFAITE N’EXISTE PAS

L’EMPLOYEUR PARFAIT N’EXISTE PAS

ça c’est fait

En devenant maman, je ne m’attendais pas à devenir employeuse. Depuis, je fais au mieux, j’apprends sur le tas. Ma personnalité fait que, naturellement, je cherche à avoir de bonnes relations avec la personne qui s’occupe de mes enfants et à qui je confie mes clés.

Voici ce que je considère être, mes droits et mes devoirs en tant qu’employeuse d’une nounou :

Je considère avoir le droit :

– de demander des références (et de les vérifier en appelant les familles)

– de « tester » la personne sur une journée, en la rémunérant

– de lui demander d’être ponctuelle

– de choisir quelqu’un qui correspond bien à ma façon d’être employeuse, à savoir : de confiance, qui prendra des initiatives, car je ne souhaite pas lui dicter ce qu’elle a à faire : pour moi, elle sait faire. Point barre. J’ai besoin qu’elle me soutienne et qu’on fasse « front » face aux enfants, qu’on ait donc les mêmes envies, idées sur les façons de faire. Et en cas de doute, de s’en parler.

– qu’elle aime son travail, donc qu’elle aime s’occuper d’enfants, parce que c’est un métier très difficile et que même si je ne perds pas de vue que c’est son gagne-pain, sa seule source de revenus, elle doit aussi prendre un minimum de plaisir à venir. Car les enfants sentent tout.

– de lui demander de prendre soin de mes enfants, et de mon petit chez moi, en me le rendant à peu près rangé et propre.

– d’attendre d’elle, qu’elle m’apprécie un minimum, qu’elle ait confiance en moi et qu’elle n’hésite pas à  me parler s’il y a un souci et non pas, dans mon dos, sur un banc, en me « parodiant » avec ses amies nounous (cf un encart de l’article)

– qu’elle joue au parc avec mes enfants au lieu de leur hurler dessus scotchée sur son banc à bavasser avec ses copines (du vu, je n’exagère pas)

En contrepartie, je ne suis pas la chef, la méchante, celle qui a tous les droits et à qui ont doit donc tout.

Si je veux qu’une personne m’apprécie, je fais de mon côté preuve d’empathie, d’ouverture d’esprit et je remplis, moi aussi, ma part du contrat à savoir :

– je suis ponctuelle, j’arrive même 15 minutes avant la fin de sa journée à elle, afin d’avoir le temps d’échanger sur ce qui s’est passé, sans empiéter sur son temps, car, elle a une vie, elle aussi.

– je la paye convenablement et je ne pinaille pas sur les heures. Car, je dois bien l’avouer, beaucoup de mes collègues employeurs, osent, retirer du salaire le temps qu’ils ont EUX MÊMES décidés de passer avec leurs enfants, par exemple, un après-midi RTT où ils libèrent en fait la nounou plus tôt pour s’occuper de bébé ou quand les grands-parents viennent passer la journée avec leur petit-fils. Et là, j’hallucine. J’ai honte même. Le pire c’est qu’ils ne comprennent pas que la « nounou fasse la gueule » ! Mais punaize (je suis polie), et si ton patron un jour te disait « allez, prends ton après-midi, t’as l’air crevé » et qu’en fin de mois tu découvrais qu’il t’avait enlevé 4h de ta paye, tu dirais quoi ???

– je ne la prends pas pour ma femme de ménage. Le contrat de travail stipule qu’elle doit laisser propre les espaces des enfants et la cuisine. Cela ne comprends donc pas, le nettoyage de notre baignoire, ni le repassage !!

– je la place au coeur de notre « équipe éducative », son avis est important pour moi, je prends ses conseils, je considère que, vu son métier, elle a de l’expérience et que c’est toujours intéressant d’avoir un regard externe.

– je la remercie, je la félicite, je lui montre, donc, qu’elle est importante pour nous, et pas seulement pour les enfants.

– je demande aux enfants de la respecter, de lui obéir, je me mets de son côté pour qu’elle puisse asseoir son autorité.

Je terminerai (enfin) par dire que recruter une « bonne » nounou est une chose très difficile, mais possible. Il faut se donner les moyens de trouver une personne qui ira vraiment bien avec les enfants et nous, les parents. Prendre quelqu’un, juste parce qu’elle « a l’air douce » et qu’elle s’est lavée les mains en arrivant à l’heure au rendez-vous, je suis désolée, mais pour moi, ce n’est pas assez. Je vous envoie, encore une fois à mes recommandations, et n’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin d’aide. Je serai ravie de vous aider.

51 commentaires

  1. J’ai lu cet article plusieurs fois! Pour me faire un avis, je suis de « l’autre » coté ;) J’ai été « aux parentale » puis ass mat ( peu de temps )Puis trois enfants , çH

  2. Pffff… Pas douée le matin! Bon, pour résumer, je repasserais plus tard, je suis un peu déçue, des trois années passer dans un seul square, a un seul endroit donc! Mais effectivement c’est assez représentatif, un peu trop trop de  » vilain patron pas beau  » et trop de  » pauvre nounou  » mais encore une fois, c’est malheureusement assez fréquent tout ce qu’elle raconte… J’hésitait a ecrire a Caroline Ipsos, pour lui parler d’un truc, moi je suis Portugaise, fille de femme de ménage/nounou a domicile, C’était pareil y’a 30 ou 40 ans… Elle devrait se pencher sur le  » ce qu’ils sont devenus » Comment ont été perçues les choses etc… Le choc des cultures est peut-être moins fort, mais il est là! Encore aujourd’hui, je prononce cette phrase : ç

  3. ARGHHHH

    La phrase : ça c’est un truc de Français » Je me souviens de ma mère et ses copines, parodiant les mères françaises… Et maintenant c’est moi qu’elles parodient! Je suis passer de l’autre côté malgré moi… J’ai epouser un Français! ;) Bref, c’est un vaste sujet! Et je m’égare! Je continue de penser qu’il faudrait effectivement que les parents sachent comment s’y prendre, que c’est souvent des maladresse des deux côté qui provoquent beaucoup de malentendus…

  4. Sujet qui tient probablement à cœur à beaucoup de mamans qui travaillent…. Je suis totalement énormément d’accord avec toi je me suis fait les mêmes remarques sur le choix de l’échantillon.
    Enfin chez nous c’est assistante maternelle et hors la question du ménage, les problématiques sont les mêmes.
    Pas facile d’être employeur. Et les nounous savent qu’on dépend beaucoup d’elles et parfois en jouent. Nous avons toujours eu beaucoup de chance jusqu’ici mais nous faisons aussi beaucoup d’efforts pour être arrangeants. Et nous ne déduisons pas nos RTT, là encore tout à fait d’accord!!
    Bref. On adore notre nounou, nos enfants aussi. Et ça aussi ça complique tout. Car il y a une intimité et un affectif beaucoup plus fort que dans une relation employeur/employé classique! Il faut aussi voir que parfois les parents se cachent d’avoir pris une demi-journée pour ne pas avoir à se justifier de laisser les enfants à la nounou. Le rapport de force est beaucoup moins desequilibré qu’il n’y parait.
    Bref. Merci pour cet article.

  5. j’ai également lu l’article du Monde, et comme toi je trouvais que « observer » 12 nounous dans un parc du 16e n’était pas représentatif mais le travail des socilogue est souvent comme ça: l’objectif n’est pas d’extrapoler les résultat mais c’est de s’intéresser à une « population » bien précise… donc ces résultats ne sont pas extrapolables à toutes les nounous et tous les employeurs…
    Par ailleurs j’ai moi même été employeur d’une nounou dans le cadre d’une garde partagée: et ça s’est très mal passé. Il faut dire que je savais pas comment il fallait s’y prendre pour le recrutement et qu’on est tombée sur une nounou fainéante et de très mauvaise foi qui passait la plus grande partie de son temps à regarder les feux de l’amour, à téléphoner à ses copines et à lire la bible!
    mon expérience m’a traumatisée, je n’étais pas prête à être employeur et je ne suis pas prête à retenter tout de suite! ceci dit maintenant que je sais que je peux compter sur toi, si un jour je dois recruter une nounou, je vais t’inviter à faire partie du jury de recrutement…qu’en penses-tu???

  6. Arf, vraiment contente d’avoir eu une place en crèche à 200 m de chez moi… et elle est géniale cette crèche!!
    Je suis d’accord avec tous tes points, ça parait évident mais tout le monde n’est pas fait pour être employeur.
    Pour en discuter souvent avec mon chef, la place de « chef-manager-employeur » n’est pas évidente et surtout pas facile de trouver le juste équilibre et encore moins lorsque cela concerne nos enfants j’imagine.
    Je suis encore plus consciente que je n’aurais peut-être pas été une « bonne employeuse », c’est que je ne sais pas faire confiance, en tout cas pas facilement. Le fait est que je ne me voyais pas laisser mon enfant à 1 seule personne.

    Tout comme il y a plein de personnes qui n’envisagent même pas la crèche…

    L’étude est bien, mais trop limitée (à seulement 12 personnes) et pourquoi dans le 16ème…

    Bonne journée en tout cas !!

  7. pour :mrgreen: t’as pas réussi à trouver un playmo africain ? :P

  8. Je me suis moi aussi fait la même réflexion….. 1 seul parc pendant 3 ans…. Paris 16ème…..
    Je pense qu’en 3 ans elle aurait pu essayer d’aller voir plus loin, pourquoi pas même en banlieue!!
    Pour avoir été des deux côtés de la barrière (employeur puis employée), je dois bien avouer que le rapport de force existe.
    Mais si l’on sait (comme toi) faire en sorte de vivre et de travailler en bonne intelligence, il n’y a pas de raison pour que chacun n’y trouve pas son compte.
    Je n’aijamais déduit mes RTT ou les visites des grands parents du salaire de ma nounou et je n’ai jamais reproché à une maman de me confier son enfant pour aller chez le coiffeur ou faire les soldes quand elle avait pris 1/2 journée!

  9. Je peux abuser en demandant le lien internet car je n’arrive pas à le trouver et j’aurais bien voulu le lire.
    Merci beaucoup

  10. à Paris, j’ai souvent ressenti ce « malaise », face à ces familles des (très) beaux-quartiers qui embauchent des nounous pas déclarées, pas forcément régularisées, et évidemment pas agréées… cette « confiance basée sur rien », pour confier pourtant la chair de sa chair, m’interpelle, comme dans cet article.

    Ce bouquin à mon avis s’intéresse d’abord au phénomène (très vu…) des nounous africaines, sans papiers, engagées par des riches qui les exploitent.
    Car ce sont souvent les plus riches qui sont les plus près de leurs sous avec le « petit personnel ».

    J’ai toujours été très étonnée de voir que des couples aisés préféraient confier leurs enfants, ce qu’il y a de plus cher pour eux, à des nounous en position de faiblesse, sans droits, sans suivi médical… bref, à l’aveugle.
    En cas de problème, lors d’une sortie au parc, etc… où sont les responsabilités? qu’est-ce qui se passe?

    On ne parle pas du problème de ne pas avoir le choix de modes de garde… puisqu’on s’intéresse à ces familles qui l’ont, le choix (car elles ont les moyens).
    Il y a des nouveaux esclavagistes, il faut le reconnaitre.
    Ils font confiance à des femmes pour élever leurs enfants (rien que ça!) mais ensuite les méprisent, les virent, les sous-payent, sans problème de conscience.
    Ca me dépasse, ça me bouleverse

    (et ça me fait penser à « La Couleur des Sentiments »)

  11. L’article du Monde (et donc le livre) me mettent un peu un rogne, c’est beaucoup trop réducteur. Je suis maman employeuse d’une auxiliaire parentale, d’origine roumaine, dans le 11ème. Et là où je me reconnais à 100 %, c’est dans le post d’E-Zabel, pas dans l’article !

  12. bravo pour ton billet, parce que si moi je n’ai que l’expérience de la crèche j’ai vu des copines galérer avec leur garde à domicile parce qu’effectivement, elles ne faisaient pas attention aux points que tu as évoqué (tâches demandées, rémunération…). Mais c’est un rôle d’employeur vraiment difficile puisqu’on leur confie ce qu’on a de plus précieux (euh sauf le mari !)…

  13. Je n’ai jamais été dans la situation d’employeur [mais en tout cas, je trouve que tu t’en sors très bien] par contre, ça commence à me saouler ces gens qui publient des livres en faisant des études sur 10 personnes d’un même environnement puis qui généralisent.

  14. Nous sommes employeur d’une Assistante Maternelle et je me retrouve tout à fait dans tes propos sur nos relations avec elle (salaire les jours où elle ne travaille pas, écoute de ses conseils, respect des enfants, arriver un peu en avance …). J’espère que tout ira bien avec notre nouvelle nounou (déménagement).
    Je pense qu’il a fallu effectivement pas mal de temps pour que les nounous expriment vraiment ce qu’elles ont sur le coeur. Je suis par contre gênée par le terme « couples parisiens ». A mon avis, la classe social ejoue énormément sur les relations : on ne peut pas extrapoler cette étude à tout Paris. On parle de préjugés raciaux mais bonjour le stéréotype de l’entretien d’embauche !
    Plutôt que de racisme, pourquoi ne pas parler du fait qu’on « juge » ses personnes sur la base de nos propres références culturelles (ethEnocentrisme) ?
    Franchement négatif pour les parents ! Je m’interroge sur le fait que l’auteur soit elle-même partie non dans une observation objetcive de la situation mais à la recherche consciente ou non de preuves ne visant qu’à étayer sa propre représentation des choses.
    En tout cas, si tout le livre est ainsi, on ne peut pas généraliser à l’ensemble des parents (qui ne vivent pas dans les beaux quartiers, qui se montrent parfois plus rationnels …).
    Après, le trait est peut être forcé pour faire vendre le livre (ça c’es déjà vu avec celui de Badinter …).
    PS : Les nounous sur le banc au parc qui crie sur les enfants, déjà vu aussi.

  15. Alors moi je suis « employeur » d’une ass mat et je suis comme toi Isa, je fais en sorte que tout se passe bien entre nous et c’est vrai que j’ai eu de la chance c’est une personne formidable.je prend en considération tout ce qu’elle me dit car elle passe beaucoup plus de temps avec mon nounoute et on peut même dire qu’elle fait parti de son évolution, éducation.Elle fait parti de notre vie donc je la respecte énormément pour ce qu’elle fait.
    je trouve ton post interessant car je ne connais pas du tout le sujet et je ne pensais pas qu’il existait encore des apriori comme ceux là.les choses doivent changer mais il faut que tout le monde le veuille.

  16. article super intéressant et les conseils sont vraiment utiles, on sent le vécu !!!
    C’est quand même pas évident de laisser ses petits à un(e) inconnu(e) ! Autant prendre toutes les précautions possibles.
    Le feeling aussi fait pas mal de choses. Si on ne le sent pas, ce n’est vraiment pas la peine !

  17. J’m bcp ton article e-za !
    Je n’emploie pas de nounou a

    • domicile mais une assistante maternelle qui garde ma fille chez elle et comme toi je trouve ça scandaleux de ne pas payer la nounou quand je décide d’amener mon enfant en vacances ou autre. Je ne paye pas l’indemnité d’entretient et les repas mais la nounou est payée bien évidemment !

  18. Merci pour cet article.
    Trop souvent, on a tendance à oublier que nous avons des devoirs et pas seulement des droits, quelque soit la position dans laquelle nous sommes: employeur et employé.

    J’aime beaucoup ta façon de voir les choses fondée sur le respect de l’autre, de son métier sans oublier ses obligations.

  19. Merci pour l’info, pour avoir été baby sitter et maintenant maman, l’article me dérange aussi!
    Je pensais que « Le Monde » publiait des trucs plus sérieux que ça!
    Néanmoins, Tu es sûrement un très bonne employeuse E-zabel!
    et oui, on ne vit pas dans le monde des bisounours, il y a des bons et des mauvais employées et employeurs!
    Dommage que l’article de Mme Ibos ne soit pas représentatif de toutes les mamans et les nounous de Paris!

  20. Merci pour ton billet, ce que tu décris me semble bien plus réaliste que l’article du Monde.
    J’habite dans un « beau quartier », où il y a zéro assistante maternelle et pas de place de crèche — enfin pas pour moi, et surtout pas en cours d’année — et je reprends le travail dans un peu plus d’un mois. Mon mari et moi sommes donc en train de recruter une nounou en garde partagée pour garder notre fille.
    A en croire l’article du Monde, je serais donc une vilaine carriériste qui va laisser sa fille dix heures par jour à une inconnue. Déjà que j’assume moyennement ma nouvelle situation d’employeur…

    Surtout, je n’ai pas aimé la critique voilée, pas dite explicitement dans l’article, mais exprimée par un commentateur du Monde : « puisqu’elles ont les moyens, elles n’ont qu’à prendre un congé parental ! » Ben voyons. Tout le monde sait bien que les enfants, tous ces trucs-là, c’est des problèmes de bonnes femmes. Et puis personnellement, ça voudrait dire arrêter de payer soit le loyer, soit les mensualités de mon prêt étudiant.
    Très souvent, les employeurs de nounous à domicile n’ont pas vraiment le choix…
    Quant au côté « mal payé », une des nounous que j’ai rencontrées en entretien est arrivée avec un beau sac de marque, le genre qui coûte deux à trois fois le prix de mes propres sacs… Et toutes celles que j’ai rencontrées demandent un salaire pas mal plus élevé que le salaire médian en France.

    Je trouve ça normal, parce qu’elles font beaucoup d’heures, que ce n’est pas un métier facile, et qu’elles ont une lourde responsabilité. Il y a très probablement des abus de la part des parents. Mais je connais plein de gens qui ont recours à des nounous, et aucun d’entre eux n’est dans un schéma « grande famille bourgeoise avec du petit personnel » comme l’article peut le laisser penser… Quant au ménage, j’ai assez râlé quand je commençais à travailler et qu’on me faisait faire des photocopies pour ne pas demander à ma nounou de doubler en femme de ménage…

  21. J’ai lu aussi cet article. Je suis d’accord avec de nombreuses informations incluses dedans.

    Concernant les nourrices qui bavardent sur un banc au lieu de surveiller des enfants, je tiens à dire qu’il arrive aussi à des mamans de bavasser sur un banc avec leurs copines (pour critiquer leur nounou, par exemple) ou passer des heures au téléphone sans s’occuper de leurs enfants mais ça, c’est considéré comme normal, parce que les mamans ne sont pas payées. Moi, je ne trouve ça normal ni pour les nourrices, ni pour les mamans.

    Et quand même, des fois, ça se passe bien. j’ai la chance de n’avoir connu qu’une seule nourrice pour mes filles (d’origine africaine) et nous travaillons ensemble depuis 6 ans (j’ai trois filles). Elle a des défauts, j’en ai aussi mais je l’apprécie sincèrement et je crois que c’est réciproque. Je sais que mes filles (surtout la grande) s’en souviendront comme d’une personne très présente au cours de leur petite enfance.

  22. Dans Le Point de cette semaine, également un article sur « nounous noires, bébés blancs », les médias sont en train de décovrir un truc qui existe depuis très longtemps!!!
    Quand est ce que tu écris ton livre madame e-zabel??? ;)

  23. J’ai écrit pas mal d’articles justement sur mon casting de nounous, sur un angle humoristique, mais bon… Tout cela reste assez complexe, et pour avoir rencontré-côtoyé énormément de nounous et autres parents employeurs, je ne peux dire qu’une chose : autant de « cas » que de gens…

  24. Merci pour cet article très intéressant.
    je ne trouve pas moi non plus que l’étude soit représentative de la relation parents / nounou.

    J’emploie moi même une nounou à domicile (2 même en ce moment car la 1ère est en arrêt maladie) en garde partagée et je ne me reconnais absolument pas dans ce qui est décrit dans l’article.
    par contre j’adhère beaucoup à la description que tu en fais.
    pour moi le critère essentiel est que la nounou aime son métier. l’expérience et la formation viennent ensuite.

    merci pour la fiche pratique, elle risque bien de me servir sous peu car je risque de devoir recruter une 3ème nounou, hélas.

  25. J’ai eu deux nounous en deux ans et ça se passe très bien : mais c’est vrai qu’il faut apprendre à être employeur, soit connaître le droit applicable et traiter la nounou avec respect. Je partage ton approche : pour moi, c’est la personne qui passe le plus de temps avec mes enfants donc c’est important qu’on travaille en équipe…

    Maintenant, ce qui est décrit dans l’article existe au vu de ce que m’ont raconté mes nounous de leurs anciens employeurs. Et notre co-famille de garde partagée a parfois eu des réflexions ou comportements de ce genre (qu’on a recadres en tant qu’employeur principal).
    C’est dommage que l’étude manque de crédibilité car très parisianiste et peu représentative…

  26. Je suis évidemment tout à fait d’accord avec ton point de vue et tes droits et devoirs … après je suis dérangée par le fait que ce soit une critique d’un article qui parle d’un livre. Le Monde est critiqué alors qu’ils n’ont fait que reprendre des propos du livre et de la sociologue. Je n’aime pas dire des choses sans avoir lu donc oui il ne faut pas généraliser à toutes les mamans qui emploient des nounous, oui c’est vrai ce genre de relations existent mais il faut voir comment le livre traite vraiment du sujet, si elle défend que son panel a valeur de constat ou si c’est valeur de constat chez un type bien précis d’employeurs… Là on pourra critiquer vraiment le fait qu’un square du 16ème = juste un square du 16ème et non la France entière.

    • Chez Canal+ (la nouvelle édition), elle a bien précisé que ce square avait été choisi car c’est celui qu’elle fréquente. Elle n’a pas tenté de ne pas généraliser par contre …

  27. CARICATURAL !!!

    Les rapports entre nounous ivoiriennes d’un square lambda et leurs employeurs du 16ème seraient « Révélateur d’un état de la société française »! rien que ça!

    Je n’ai pas lu le livre et réserve donc mon jugement. Mais l’article du monde laisse a pensé qu’il donne vision très biaisée des relations nounous/mamans.

    :angry:

  28. Ca fait effectivement beaucoup penser à « La Couleur des sentiments » ! Qui est, par contre, un bouquin formidable (et un bon film) ;)

    Je ne me base que sur l’article et sur ton post, je n’ai pas lu le livre donc peut-être que je me trompe, mais il me semble qu’une sociologue digne de ce nom aurait au moins pris la peine de sortir un peu du 16ème arrdt.
    Soit sa « cible » était « les nounous dans le 16ème arrdt », soit sa cible était « les nounous d’origine africaine à Paris ». Si c’est le deuxième cas, c’est vraiment n’importe quoi de s’être limité à un square. Et si c’est le premier choix, a-t-elle au moins rencontré un des employeurs ?

    Les nounous à domicile, vaste sujet. J’ai employé 5 nounous en 4 ans, sans compter une gentille babysitter ponctuelle qui est passée nounou à plein temps pendant deux semaines un été. J’ai testé la garde simple et la garde partagée, et aussi la crèche pendant un an pour ma fille aînée (et je prie tous les soirs pour avoir une place en crèche pour ma n°2 en septembre prochain, sans me faire d’illusions). L’une des nounous est restée plus d’un an et était désolée de partir – et nous, de la voir partir. Une autre nous a balancé sa démission au bout de trois mois sans explication et sans même faire sa semaine de préavis. Une autre encore est devenue une amie, et m’a demandé d’être la marraine de sa fille :-D

    Comme toi, j’ai très mal vécu le fait de devenir employeur. Rien ne m’avait préparé à ça.
    Les 64 appels sur mon portable dans les 24 heures suivant la publication de mon annonce, dont 50 dames qui n’avaient même pas pris la peine de lire correctement mon annonce.
    Les entretiens chez moi, avec des candidates « improbables », des conversations surréalistes (une candidate m’a plus parlé de son chien que de ses enfants et des enfants qu’elle avait gardés ; une autre avait des ongles vernis rouge trèèèès longs, comment pouvait-elle changer une couche ?).
    Les papiers à remplir avant, pendant et après la durée du contrat.
    Pourtant, je suis juriste de formation, la paperasse, je connais ça dans mon boulot. Mais au bout de 4 ans j’ai encore l’impression de « bricoler », je ne suis jamais sûre de faire tous les calculs et de remplir toutes les formalités comme il faut. Et on manque cruellement d’interlocuteurs faciles d’accès en la matière (quoique, un coup de chapeau en passant à l’association « Paris Services Famille »).

    Au bout du compte, la nounou que j’emploie actuellement est celle des 5 que j’apprécie le moins. Je la garde « faute de mieux » – je lui fais suffisamment confiance, « quand même », et je n’ai rien de précis à lui reprocher, mais c’est surtout l’idée de me replonger dans la galère d’un recrutement qui me fait lâchement continuer avec elle. Pourvuuuuuuu qu’on ait une place en crèèèèèche !!!

  29. …super, le Playmobil portage de bébé ! :D

  30. J’ai lu avec attention ton article et tous les commentaires… Pourvu que je trouve une assistante maternelle pour septembre, ^pourvu que… Le crèche ce n’est pas la peine, elle ferment à 18 h30 ici et le papa et moi finissons à 18 h alors pour peu qu’il y est une panne de métro ou un gros bouchon sur le périph, on ne sera jamais à l’heure… Ca semble bien compliqué en tous les cas…

    • Delphine Amsellem - Baby planner
      mardi 21 février 2012, 12:18

      Bonjour,

      Nous étions dans le même cas et nous avons complété la journée de crèche par une nounou le temps de nous attendre. il n’y avait pas d’autres solutions et je trouvais mieux la crèche toute la journée et la nounou seulement 2 heures.

  31. Je suis absolument d’accord avec toi.
    Je suis nounou à domicile, contrairement à toi, je travaille pour une agence et ensuite pour une famille. Donc c’est plus simple les parents ont quand mm moins de paperasse, et sont sûr d’avoir quelqu’un de qualifié.
    Avec un mois d’essai, les parents peuvent tout à fait changer de nounou si elle ne convient pas.

    :)

  32. Nous avons employé une nounou pendant 1 an: trajet école/maison a pied/gouter/jeux et j’arrivais généralement 1h30 plus tard….sauf qu’au bout d’un an elle a « pété un plomb »oubliait l’enfant a l’école, pas de réponse au tél bref le tout sans explications.
    J’ai pris peur et tout de suite cessé notre relation…mais comme quoi on ne connait jamais vraiment la personne employée…maintenant c’est GARDERIE en confiance!!

  33. Excellent article E-za !
    Je dirais aussi que la garde partagée permet de gommer un peu de ce clivage, parce que chaque famille cherche aussi à faire bonne figure auprès de l’autre. Si tu es plus chiante que l’autre maman tu le vois vite et tu essaie de rattraper un peu la sauce.
    En tout cas moi j’ai eu une expérience formidable de garde partagée : 4 ans avec une famille et une nounou géniales, qu’on n’a quittées que parce qu’on partait à Londres.

  34. Je n’ai jamais employé une nounou et je ne suis pas parisienne, mais les raccourcis pris par l’auteur m’ont « gavés ». Trois ans pour copiner avec 10 nounous et pondre une étude pareil, pleine de clichés, quelle perte de temps. Maintenant peut être que l’article ne rend pas hommage au livre; donc à voir.

    Tu as, en tout les cas, très bien résumé ce que je pense.

  35. Hello,

    Je viens de tomber sur ton blog par l’intermédiaire d’Hellocoton et j’ai tout de suite été interpellé. Je suis étudiante et je travail comme auxiliaire parentale à coté (je précise bien que je ne suis pas baby sitter). franchement,je n’ai pas lu l’article du monde mais se que tu en dis me laisse pantoise. Je travail pour la même famille depuis 7 ans, il y a 4 ans et demi, mes patrons ont eu une petite fille. Il a fallu donc prendre une seconde nounou car moi je ne travail qu’a partir de 4h, et bien ils ont vite déchantés puisque la nounou est parti au bout de 3 mois et demi du jour au lendemain sans préavis.
    Alors oui, avoir une nounou c’est en premier lieu, une histoire de confiance.
    Ensuite, je n’ai jamais eu de problème, en 7ans de travail, j’ai établi avec mes employeurs une réelle confiance, une même ligne directrice dans l’éducation reçu pour chacun des 4 enfants, je pars seule en vacances avec les petits. Chaque fois que je sens qu’un des enfants va mal, j’en parle, il me demande eux aussi se que je pense sur les divers activités de leurs enfants ect…
    Alors j’ai de la chance d’être dans une famille comme celle ci et oui le travail est parfois pénible et difficile mais très gratifiant. Etre nounou est un choix qui doit être assumé. Je côtoie beaucoup de nounous via l’école et je me rend bien compte que nounous est un monde à part. Alors je ne pense pas que l’on puisse généraliser les nounous d’un square qui plus est dans le 16ème et ivoirienne à toute les nounous en france. Mais encore une fois, je n’ai pas lu l’article ni le livre.
    Mais chaque parents chaque nounous à sa propre histoire à construire et on ne peut pas généraliser.

    A bientôt

  36. tu as tout dit dans ton article 50/50 tout est vrai des deux côtés sans rentrer dans les généralités j’ai été nounou pendant 8 ans dans le 16 , 17, 15,14 et 12 ème et engagé des nounous

    et je peux dire que le respect mutuel est dans les deux sens,

    mes deux mauvaises expériences se sont passées ds le 16 ème près de ce fameux parc, entre ceux qui te prennent pour une femme de ménage et d’autres qui veulent carrément que d’éduquent leurs enfants à leur place ou ceux qui ne veulent pas comprendre qu’on doit suivre le rythme de l’enfant et non le leur, ou ceux qui n’ont pas de règles de vie par rapport à leurs enfants ah oui ceux qui cherchent une place en crèche en douce et te préviennent au dernier moment que ils n’auront plus besoin de toi dans deux mois sympa merci, qui st étonnés que tu réclames une augmentation après 2ans et demi avec eux, te donner des rtt sans que tu en veuilles çà se voit sur la paye , ceux qui arrive en retard ts les jrs et s’excuse désolée ce st les transports qui ramènent les enfants de la copine ou de la soeur sans te prévenir et même de te payer en plus
    en gros j’ai vu de tout

    et du côté des nounous j’en ai aussi à dire, celles qui st tjrs en retard ,qui ne s’occupent vraiment pas de l enfant qui font semblant de jouer avec l’enfant qd les parents st là qui s’inventent des maladies, ou qui ne reviennent plus après les vacances, qui » parkent » les enfants ds la poussette et discutent avec leurs copines d’autres carrément qui dorment pdt que l’enfant est là et lui dit de s’occuper, qui se cherchent des nouveaux employeurs sans même vous prévenir qui font payer aux enfants qd les parents se comportent mal avec elles j’ai tellement entendu et vu des choses que j’ai préféré gardé moi même mes enfants et j’ai été très rigoureuse avec la nounou de mes enfants
    ,
    non elle n’est pas ma femme de ménage, non elle ne fait pas l’education de mes enfants si on a des choses à dire on se le dit, oui elle a une vie à côté si elle venait à être malade ce n’est pas comme si elle me faisait un enfant dans mon dos :|

    RESPECT MUTUEL

    excusez moi de ce long texte mais il fallait que je fasse ma thérapie! :evil: merci e za

    il n’y a pas que des nounous africaines, il y’en a des philipinnes, d’origine nord africaine, des européennes je suis dslée mais l’étude de cette femme n’est pas complète

  37. c’est encore moi! :mrgreen:

    Je tiens à dire et j’insiste mes autres expériences ont été superbes, des bons employeurs justes et des gens bien
    j’avais des pincements au coeur quand je partais! (cause déménagement de la famille , congé parentale cause 2 ème bébé ou entrée en maternelle de l’enfant ils ont vraiment été supers, compréhensifs alors je peux vous dire pour eux je me mettais en quatre pour eux quitte à prendre sur mon temps et cela ne me dérangeait pas du tout et même si avec les autres parents n’étaient bien je m’occupais des enfants comme il se devait car l’enfant lui n’avait rien à voir c’était mon travail et mon devoir de le faire correctement

  38. Houlala…. Cela fait 2/3 ans que j’ai envie d’ecrire un livre sur le sujet. Oui des parents abusent… Mais le comportement des nounous au parc est proprement hallucinant… Si les parents savaient ce qui se passe ils ne leur confieraient pas leurs enfants.
    Dernière anecdotes en date… Avec ce froid glacial, 3 nounous discutent en attendant qu’un atelier pour enfants de 45 minutes se passent… Elles sont assises sur un banc dehors enveloppées dans de grosses couvertures et a cote d’elles un petit bonhomme de 2 ans attaché dans une poussette en Jean et blouson avec une cagoule… Et c’est tout. Premier passage je ne dis rien… Deuxième passage je leur demande si elles n’ont pas peur que le petit bonhomme est froid… Réponse « mais non il est bien habillé »
    Moi « vu le froid glacial, je ne pense pas qu’il soit assez habillé, vous devriez lui mettre une couverture en plus comme pour vous »
    Réponse « ha non alors, moi je ne veux pas avoir froid »
    Moi : « dans ce cas, rentrez au chaud et n’attendez pas une heure dehors, il va attraper froid »
    Réponse  » et pui occupez vous de vos affaires d’abord »
    Moi : « désolée mais je ne peux pas laisser un petit garçon qui ne peut pas se défendre dans un Tel froid glacial, je vous demande juste de faire pour lui ce que vous faites pour vous… Couvrez le!  »

    Scène de la vie quotidienne… Tant que je suis bien à discuter avec mes copines, les petits ils s’adaptent… Et ce qu’ils sont forts pour s’adapter nos enfants. Alors les parents qui exploitent les nounous ça me révolte, mais les nounous qui prennent si peu soin de petits enfants ça me donne envie de hurler… Ou d’écrire un livre.

    • J’ai assisté à une scène similaire en plein été, par une chaleur terrible, à 11h00 du matin dans un square de mon quartier (le 15ème). Moi j’étais en congé mater, je sortais mon bébé. Je m’installe sur un banc, j’étais en plein soleil mais j’avais mis chapeau, lunettes de soleil, crème et capote de la poussette pour protéger ma petite autant que possible. Au bout de dix minutes je mets ma poussette à l’ombre. Je suis restée exactement une heure. Comme ma puce dormait ou prenait son biberon tranquillement, je n’ai eu que ça à faire de regarder autour de moi.

      Pendant toute cette heure, j’avais en face de moi, près du bac à sable, 5 nounous assises sur deux bancs côte à côte, en charge de 8 gamins dont 4 tout-petits en poussette. En plein soleil.
      Aucun des 8 gamins n’avait de chapeau, ni de lunettes de soleil.
      Aucun bébé n’avait la capote de la poussette baissée pour le protéger un minimum.
      Les deux gamins les plus grands (environ 6 ans) ont passé presque toute l’heure à balancer du sable dans les yeux des autres enfants.
      Une petite est tombée d’une balançoire, la tête la première sur le gravier.
      Deux des bébés dormaient, mais les deux autres pleuraient pas mal – on les comprend.

      Et bien pendant toute cette heure, AUCUNE des 5 nounous n’a levé les fesses de son banc. Bien trop occupées à papoter. L’une d’elles a vaguement bougé la poussette d’un des petits d’avant en arrière, sans cesser de papoter et sans même regarder le bébé. Aucun gamin ne s’est vu proposer ne serait-ce qu’un biberon d’eau.

      J’en étais malade. Je suis aller aider la petite gamine à se relever et je lui ai nettoyé les mains avec une lingette. Les parents des gamins qui se prenaient du sable dans les yeux sont allés engueuler les nounous sur leur banc, mais celles-ci leur ont répondu carrément grossièrement, chacune soutenant les autres.

      Je ne généralise RIEN à partir de cette scène. J’ai eu la chance d’employer deux nounous formidables, à qui je faisais autant confiance qu’à ma propre mère. Mais ça m’a rendu malade.

  39. eh bah :| j’aurais fait un scandale

  40. Je me suis retenue de lire ton billet avant d’avoir fini le mien :) N’ayant pas eu de nounou à domicile moi-même, c’est plutôt le côté généralisons à outrance qui m’a interpellé dans l’article. Il y a de plus en plus de livre, d’articles qui partent d’analyses de petits groupes pour en faire des généralités absolues. La pseudo statiticienne qui dort en moi se révolte à chaque fois :)

  41. Bravo pour ton article, j’aurais aimé le lire au moment ou je recherchais une nounou (j’ai finalement obtenu une place en crèche familiale, OUF), mais c’est tellement vrai !

  42. Très intéressée par ton article que je trouve très juste et différent de tout ce qu’on peut lire dans les média sur la sortie de ce livre ! J’ai moi aussi été interpellée par l’article du Monde qui m’a beaucoup plu car c’est la première fois que j’entendais parler d’une vraie enquête sociologique sur le sujet. Mais c’est vrai qu’ensuite j’ai trouvé toutes les reprises du sujet (jusqu’à hier soir au journal de France 2) très virulentes contre les mamans employeuses. Alors que c’est un rôle difficile surtout pour qui n’a jamais embauché et rédigé de contrat et pour lequel on se retrouve souvent démunie. Et tout le monde est élogieux sur l’étude qui est malgré tout riche est intéressante mais ça fait du bien d’entendre un bémol (le square du 16 éme n’est en effet peut être pas ce qu’il y a de plus représentatif…) Bref, ça c’est du boulot de journaliste ! et ravie de t’avoir croisée à la cité !!
    Marianne

  43. Un peu marre du cliché méchants parents employeurs / gentilles nounous exploitées. Le square est effectivement le lieu où elles se montent le bourrichon entre elles, alors que nous parents, nous nous trouvons bien isolés face à nos questions. Ma nounou s’occupait bien de ma fille, ce qui était bien sûr le plus important, donc j’ai avalé pas mal de couleuvres. Heureusement, j’ai eu une place en crèche, car j’étais en train d’y laisser ma santé (nuits sans sommeil, angoisses deux fois par jour…).
    NB : si l’étude ne porte que sur cette micro-société du 16ème, il aurait été préférable que la sociologue intitule son livre autrement…

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