C’est bien connu, une maman qui travaille, souvenez-vous, c’est bien trop souvent considérée comme un boulet par son entourage professionnel…
Même si, au contraire, bandes de nazes, une maman qui travaille est dotée d’énormes qualités et déborde de motivation. Justement.
Non pas qu’elle culpabilise (oh nonnnnnnnnnnnnnn) de ne pas pouvoir être là à toutes les réunions, surtout celles callées (exprès ?) après 18h (sans oublier celles du mercredi, « oh mince c’est vrai, t’es pas là le mercredi – ba non banane, ça fait 2 ans que c’est ainsi, t’inquiètes, tu vas finir par percuter »).
Non pas qu’elle culpabilise de devoir parfois travailler de la maison rester chez elle, pour cause de poussées dentaires fiévreuses chez son petit dernier, recalé donc par la crèche.
Non. Elle se fait même discrète, en général, et n’étale pas trop de photos cucul la praline de ses mouflets (que tout le monde, sauf elle, trouve au mieux sans intérêt, au pire, moches) sur son bureau. Quelques dessins peut-être… par-ci par-là…
Non. Elle accepte même sans broncher la charge de travail de 100% à caser dans 80% de son temps (payé 80% hein). Normal.
Non, elle déborde de motivation parce qu’elle n’a qu’une envie justement c’est de ne plus penser à ses enfants, à sa vie de mère pendant 8h non stop ! ELLE VEUT AVOIR UNE VIE SOCIALE ET INTELLECTUELLE.
Elle veut être utile pour autre chose que pour changer des couches, faire à manger, passer l’aspirateur et prendre rendez-vous avec le pédiatre.
ELLE VEUT : des responsabilités, de la confiance, des dossiers intéressants, du partage, de la compréhension, de l’ouverture d’esprit, du BOULOT !!
Alors, expliquez-moi pourquoi depuis quelque temps je ne croise quasiment que des femmes, au choix, frustrées, étouffées, cachées, bannies, déprimées, déçues, dévalorisées par leur travail ?
Hein ?
Pourquoi tant de femmes en sortant de leur congé maternité/parentale ne se retrouvent plus dans leur ancien job ? Est-ce dû uniquement au fait que nos caractères, nos envies, nos besoins, nos centres d’intérêt ont bougé avec l’arrivée d’un bébé ?
Je m’interroge. Et j’ai mal.
Pas vous ?
