A nous de vous faire aimer les enfants dans les trains !

Facile ! Pourquoi je n’y avais pas pensé avant ??

Oui. J’ai réussi. Le voyage s’est très bien passé.

Déjà : on a eu le train. A l’heure. Bon, ok, il n’est pas allé jusqu’à notre destination finale, mais que jusqu’à Toulon. Bon, pas si grave, comme je suis la Reine de l’organisation (si), et de l’anticipation (si) (et surtout que j’ai pensé à regarder l’écran avant de partir de Gare de Lyon), j’ai pu prévenir mes parents chéris qui sont venus finalement nous récupérer à Toulon.

Ensuite, que s’est-il passé dans ce train rempli de vieux, pardon de personnes dotées de la carte vermeille seniors ? Au premier coup d’œil, j’ai pris peur ! Tu penses, du vieux qui paient une première classe, c’est de la graine de grincheux ça !!

Et bien non ma belle, je me suis mise le doigt dans l’œil jusqu’au coude. (aie)

Pas une remarque désobligeante, pas un regard de mépris, pas un souffle marqué : RIEN, NADA, QUEDALLE ! Je vous jure (non, je n’étais pas sous l’emprise d’une substance interdite)

J’ai cogité, cogité et je vais vous faire part du résultat de ces cogitations intenses et profondes (faites sur le transat de mes parents, sous un soleil de plomb plus tard dans l’après-midi) :

- mes enfants ont tout simplement été sages : pas trop de bagarres, pas trop de cris, pas trop de « je me met debout pour regarder les gens derrière », la classe quoi.

- notre compagnon de carré (que nous appellerons l’intru) était charmant, un jeune homme qui en nous voyant débarquer m’a lancé : « vous allez jusqu’où ? » cash. J’ai répondu tout aussi cash et avè le sourire : « pas de chance pour vous, jusqu’au terminus, mais ne vous inquiétez pas, j’ai de quoi les matter ». Scotché le gars. Et surtout… mort de rire, j’ai su à l’instant qu’on allait bien se marrer. Il revenait justement de quelques jours avec ses neveux : le gars il avait donc bien l’habitude !

- je ressemblais comme deux goutes d’eau à la belle fille du couple d’à côté ! Un truc de malade parait-il, moi ça m’a fait rire. Et ça a surtout détendu l’atmosphère de ce côté là également (comme quoi l’humour !!)

- l’homme n’était pas là, et là je me dis, ba oui, j’ai dû attirer la pitié, comme en plus je ne porte pas de bague VU QUE JE NE SUIS PAS MARIÉE (bref), j’ai du passer pour la pauvre mère isolée (et dieu sait que je respecte et surtout d’idolâtre ces mères)

- j’ai usé… ok… j’ai abusé du lecteur DVD… dès les 20 premières minutes, sentant le vent tourner, j’ai dégainé… c’est trop tôt je sais… mais j’avais prévu 2 films (ah ah quand je vous dis que je suis la Reine de l’organisation !)

Une fois passé tout ça en revue en effet, on peut se dire que je suis bien tombée et qu’en plus les enfants sont restés tranquilles.

Certes.

Mais en fait, il y avait surtout PIRE que moi !! Un truc de dingue qui a énervé tout le monde (moi y compris). Vous voyez ?

… Eh ouais. Pour réussir à faire passer 2 gosses en bas-âge dans un wagon de TGV sans attirer une seule et unique petite remarque à leur égard … il faut : voyager un jour de grève (enfin, une semaine de grève, pardon deux pu#&% de semaines de grève).

C’est si simple ! Tout le monde râle contre les vilains conducteurs grévistes. Tout le monde est solidaire, tout le monde fondamentalement est prêt à accepter deux terreurs dans le train ! (limite ils vont même pas les voir !)

Essayez, vous verrez c’est super ! (enfin si vous avez votre train et qu’il vous emmène là où vous aviez envie d’aller)