19 mai 2008

Flash Back de 9 ans

Voila, ce matin, c’est officiellement en banlieusarde provisoire que je vous écris.

Le retour.

9 ans que je n’avais pas habité chez mes parents, 9 ans que je n’avais pas remis les pieds dans un train de banlieue, 9 ans que je n’avais pas senti la gare du nord et le RER B… 9 ans que je n’avais pas « vécu » le trajet quotidien d’un banlieusarde quelconque.
Et ça donne ça (avec la gracieuse participation de la SNCF) :

7h45 : ma mère : « couvre toi bien, il fait froid ce matin ». Le plus dur je crois sera d’être sans cesse en présence de quelqu’un pendant 3 mois… j’aime être peinarde le matin.
8h : arrivée de super nounou – passage de relais des 2 louloux
8h10 : départ à pieds de zhom et moi, direction la gare du bled
8h19 : arrivée sur le quai de la gare, le train arrive dans 3 minutes (bon timing, un grand bravo pour cette première, on se félicite chaleureusement – fais froid ce matin !)
8h21 : « le prochain train en direction de gare du nord, partira finalement du quai central » : ah, comprenez grouillez vous les couillons, le train vide qui est stationné au milieu depuis 20 minutes c’est celui-là finalement qui va vous emmener !
8h23 : on monte dans le train et on entends, 5 secondes avant la fermeture des portes, « suite à son retard, ce train ne marquera pas l’arrêt aux 2 prochaines gares ».
Sauts du train de plusieurs personnes descendant justement aux 2 prochains arrêts (merci de prévenir à la dernière seconde – bis)
8h30 : on roule depuis un p’tit moment, on s’arrête à « La barre » (patrie de Christophe Willem) et nouvelle annonce « ce train finalement sera direct gare du nord ».
Comprenez : on est vraiment à la bourre et des trains attendent derrière donc on zappe les 3 dernières stations ! (Dommage pour ceux qui voulaient descendre !)
8h49 : arrivée à gare du nord dans le noir : ça coûte trop cher d’allumer les rames, donc après 3 tunnels passés dans le nord absolu, on descend maintenant du train à l’aveugle. Croyez moi c’est beaucoup plus drôle comme ça. On se fait tout de suite plein d’amis et de trace sur les chaussures.
8h53 : attente du RER B, celui qui est à quai est blindé. On prendra le prochain.
Annonce « en raison d’un trafic encombré, le train de 8h43 est supprimé » : ba écoute, j’comprends bien, s’il y a trop de train, ba vaut mieux en virer un ! Et puis à la limite on s’en tape vu qu’il est déjà 8h53…
8h55 : compressage dans le RER, odeur « alléchante » qui ne me font pas regretter d’avoir légèrement zappé le petit déjeuner. Ouf le chargement s’allège à Châtelet.
9h12 : arrivée à Denfert. Plus que 3 stations de métro, on y croit…
9h20 : badgeage au bureau. La 1ere journée commence !

Je suis épuisée.

Je vous passe pour le moment le récit du déménagement en lui-même, j’ai trop de courbatures, j’ai du mal à porter ma tasse de café.

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