Bon, récapitulons.
Quand nos enfants sont petits, nous avons légitimement hâte de sortir du tunnel : biberons (ou sein hein, je ne veux pas segmenter), couches, nuits hachées/écourtées/inexistantes (cochez la réponse adéquate), crises des 3 semaines, 8 mois, 2 ans, etc. D’autant plus pressées nous sommes, que dans les bibles de la littérature parentale on peut lire que « l’âge de raison » arrivera pour nous soulager avant la pré-adolescence.
Nous en avons déjà parlé ici il y a quelques mois : c’est une arnaque absolue, l’âge de raison mon Q
Cependant, têtue comme je suis, je me disais qu’il était impossible que l’on nous mente à ce point !
Notamment pour les « mots d’enfants » ou plutôt les phrases… dont nos petits sont friands. Celle lancée gentiment à la mamie de l’immeuble dans l’ascenseur : « t’es vieille toi » ou à belle maman « maman elle a dit qu’elle n’avait pas envie de te parler« .
C’était évident que ces grands moments de solitude avaient une fin !
…
Mouais
C’était sans compter sur mon Petit Chéri. Toujours aussi nature et … si mignon hein. Hum. Je vous laisse imaginer et évaluer mon niveau de honte ce dernier mercredi :
Quelque part au milieu du Dojo :
moi j’aime pas le président »
Fantastique mon chéri. Et donc, on va y aller hein. Entre le regard coincé d’une maman, celui compatissant d’une autre et enfin le rire d’une troisième, mon fils a pensé qu’il était important… d’insister. Après l’avoir étouffé en dissimulant l’opération sous un câlin, j’ai fini par justifier son point de vue politique par le fait qu’il n’acceptait pas trop la réforme des rythmes scolaires l’obligeant à aller à l’école le mercredi. Toussa toussa. Allez, on y va hein. OUF
Sauf qu’il a remis ça 30 minutes plus tard chez la gardienne.



