Les copines - 2/9 - e-Zabel, blog maman Paris

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Les copines

Bonne fête PapaCube !

Après Till The Cat et Pacco, cette année, en cette fête des Pères, j’accueille, avec un grand plaisir, un collègue de l’aventure « 9 blogueurs » : Papa Cube !!!!!!!!!
Merci de décliner tout d’abord votre identité, pseudo, âge, nombres de gnomes à charge, localisation géographique (ici e-Zabel, police nationale, vos papiers s’il vous plait)

Alors… En ce qui concerne l’identité, je m’appelle Michaël. Mon pseudo est « Papa Cube » car j’ai 3 filles (une grande de 3 ans et des jumelles de 1an) : Je suis donc un papa « au cube », papa³… Marrant non ? La famille Cube est localisée en Ile de France et j’ai bientôt 35 ans.

Working papa ou Home papa ou en gros, à part glander à la maison, tu fais quoi comme activités reconnues par la société ? (genre pour les paumées qui ne te connaissent pas encore… si si il y en a encore – les pauvres chut…)

Je suis un working papa, donc je ne suis que très peu à la maison… Et quand j’y suis, crois moi, je ne glande pas ! 😀 En dehors de ça mon loisir favori quand mes filles dorment est de m’occuper de mon blog Papacube. Cela me permet de partager des anecdotes sur mes trois filles avec d’autres parents (ou tout autre personne qui se sent concernée par le sujet !)

Une maman qui aide un peu, beaucoup, passionnément ou… ?

Maman Cube a arrêté de travailler à la naissance des jumelles pour s’occuper de nos 3 filles. Elle gère tout en semaine, je dirais donc plutôt que c’est moi qui ai le rôle d’aide les soirs, weekend et jours fériés.

Ton plus beau souvenir de papa (je sais c’est cucul, mais c’est un blog de fille ici tout de même, il faut respecter quelques règles de base)

Quand j’ai réussi à faire rentrer les 3 sièges bébé dans la voiture ! Plus sérieusement, il y en a plein, mais aucun n’est vraiment original (naissance des filles, annonce de la grossesse, premiers pas, premier « papa »…)

Ton blog : pourquoi, depuis quand, ce qu’on y trouve, tes ambitions, ce qui te plait dans l’illustration… (bref, maintenant que tu es milliardaire et célébrissime, peux tu nous en parler un peu plus ?) …

Le blog existe depuis Novembre 2010. J’ai commencé à raconter notre vie de parents en BDs à la naissance de notre grande (il y a un peu plus de 3 ans maintenant), mais je ne partageais ça qu’avec la famille et les amis, par mails. Je trouvais ça super que ma fille puisse un jour lire tout ça. Après la naissance des jumelles, en suivant les conseils de mon entourage et surtout grâce à l’initiative des « 9 blogueurs », j’ai créé mon blog. Quand je me suis rendu compte que j’avais des lecteurs, je n’ai plus pu m’arrêter. Parfois j’imagine mes 3 filles, plus grandes, découvrir ces morceaux de vie et je trouve ça vraiment chouette.

Papa sévère, papa poule ou un mélange des deux ? (Tu les fais marcher à la carotte, au fouet ou aux « oui oui ma petite chérie »)

Je me fais régulièrement arnaquer par ma grande. Les jumelles sont encore trop petites pour ça, mais je pense qu’elles vont bientôt s’y mettre. Heureusement que maman cube est là pour remettre de l’ordre !

Pour toi, c’est quoi le plus difficile dans la vie de papa ?

Sans hésitation, dans mon cas, c’est de devoir donner le repas à 3 enfants en bas âge en même temps !

Champs libre : (vas y exprimes toi, lâches toi, c’est le moment !)

Merci e-Zabel pour l’interview, c’est très gentil à toi de m’accueillir ici. Et si des futurs papas de jumeaux lisent ceci, ne paniquez pas : c’est vrai que c’est flippant au début, mais on s’y fait très vite et l’expérience est vraiment unique !

Son blog !

hiiiiiiiiiiiiiiiii trop fière, Papa Cube il a dessiné pour moi ! Papa Cube, il a dessiné pour moi !

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9 blogueurs racontent 9 mois (oui encore !)

C’est à dire qu’on se marre bien tous les 9, faut dire.

Donc on a encore remis ça, juste pour rigoler (mais certains diront qu’on bosse dur en plus…)

Certes

Mais j’adore !

Ce mois-ci, le choix du sujet s’est porté sur … (roulements de tambours) :

l’annonce de la grossesse » !

Au début, j’avoue, j’étais peu inspirée… je ne voulais pas trop reprendre, les pourtant hilarantes, idées des annonces cucul la praline à « chouchou ». Alors, j’ai réfléchi (si si une blonde réfléchit – parfois) et d’un coup en marchant dans la rue, j’ai trouvé ! (dingue hein)

Moi, j’allais traiter l’annonce … à l’ainé(e) ! Poussin, mon chéri, tu vas être grand frère !

Je vous laisse tout de suite découvrir nos textes et illustrations sur le sujet sur le blog 9 blogueurs racontent 9 mois !

Pour un accès direct à mon billet, c’est ici.

Et voici comment il commence :

On oublie. Si, on oublie. On a du mal à le croire quand on a le nez dedans (dans la merde, pardon dans les couches, enfin c’est pareil) Mais tout arrive. Même ça. On réussit donc vraiment à oublier et on se remet même à penser en souriant béatement (et niaisement) :

–          Aux petites (oui pour le coup, il n’y en a pas tant que ça hein) joies de la grossesse ;

A SUIVRE

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Pas 1 mais 9 (bis)

Eh oui, souvenez-vous il y a quelques semaines, je vous présentais une expérience groupée d’écriture sur un même thème, alors, la GROSSESSE !

9 blogueurs racontent 9 mois revient aujourd’hui, sur le thème, cher à mon cœur, de la culpabilité.

Ce matin, je suis donc là-bas, avec ma vision personnelle du comment se débarrasser de la vermine de culpabilité pendant sa grossesse et après !

Retrouvez aussi mes copains de jeu :  Astrid M, Marlène, Marie, Valérie, Till The Cat, Lise, et Michaël .

Et revenez vers 14h, il y aura un avis de recherche à découvrir sur e-zabel !

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Pas 1 mais 9

Aujourd’hui, ce n’est pas 1 article que je souhaite vous faire lire, mais 9 !

9 comme 9 blogs.

9 comme 9 mois (de grossesse)

9 blogueurs avec qui ces derniers jours on s’est franchement bien marré. Juste pour le plaisir !

9 mais à l’origine UN, celui-ci « Je Veux Un Bébé« , avec à sa tête Julie et une super idée : réunir comme ça, 9 blogueurs, avec un mélange d’illustrateurs et de « plumes », pour écrire chacun un article sur « notre meilleur ou pire souvenir de grossesse ».

9 blogueurs racontent 9 mois

Je vous laisse aller nous lire !

Avec du Astrid M, de la Marlène, de la Marie, de la Valérie, du Till The Cat, du Lise, et du Michaël dedans.

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[Mère Bordel] Le gag de l’écho du 5ème mois

Je suis aujourd’hui ravie d’accueillir, une des blogueuses que je suis depuis quelques semaines avec beaucoup d’intérêt et qui me fait tant rire : Mère Bordel !

Elle a accepté d’écrire un « petit » article pour mon blog, et je lui dis un grand merci, car je sais qu’elle était en vacances et qu’elle a dû speeder un peu pour le faire !

Place :

Dans la vie, il y a des moments si surréalistes qu’on tourne la tête à la recherche désespérée d’une caméra qui justifierait l’absurdité d’un instant T…
Mais, on ne le dira jamais assez : La réalité dépasse la fiction.
Le lundi 12 juillet, dans des circonstances déjà un peu hallucinantes, je me rendais avec ma mère à l’écho du 5ème mois.
En effet, Homme, pour des raisons professionnelles, avait décidé de ne pas venir, pour ne pas « abuser » auprès de son employeur…
Mouais…
En prime, nous étions fâchés depuis quelques jours et j’avais pris la poudre d’escampette, pour aller trouver refuge auprès de mes sœurs de cœur, avec lesquelles j’avais passé des moments géniaux, comme seules les filles peuvent en vivre entre elles, avec blagues salasses autour du périnée inside.
Le matin de ce lundi, donc, rendez-vous à 10h dans un hôpital que je ne connais pas, avec l’espoir qu’Homme a tout lâché pour me retrouver là-bas avec un bouquet géant, non, un bouquet je m’en fous, une énorme boîte de chocolat ou un bon pour un dîner gastronomique le soir même.
Néanmoins, j’ai peu d’espoir, sachant l’Homme peu dégourdi et n’ayant pas eu le moindre texto depuis mon réveil.
Heureusement ma mère est à l’heure, détendue et soutenante.
Quant à moi, je suis à fleur de peau à l’idée de vivre ce moment si important sans le futur papa, un peu furax contre lui aussi, mais pas une seconde inquiète quant à ma fille, je suis persuadée qu’elle va très bien.
J’arrive à l’accueil.
« Bonjour, j’ai RDV avec le Docteur Ross (bon, je change le nom, vous l’aurez compris hein…) à 10h pour une écho ».
« Le Docteur qui ?! (A elle je lui ai dit le VRAI nom hein, j’suis pas débile…) »
Je marque une seconde d’hésitation, lève un sourcil, cherche une caméra.
Je regarde ma mère pour être sûre que j’ai bien articulé, enfin que je parlé quoi…
« Le Docteur Juliette Ross, j’ai rendez-vous pour l’écho du 5ème mois ».
La secrétaire me regarde comme si je lui avais annoncé que Georges Clooney allait me faire un frottis, elle ricane.
« Ah mais je ne connais pas le Docteur Ross, moi… »
Je reste incrédule, elle me dit ça si naturellement que je n’ai même pas (encore) envie de lui en coller une. J’attends quelques secondes qu’elle me propose une autre solution pour qu’on arrive à s’entendre, ça ne vient pas, elle attend visiblement que le salut vienne de moi.
Je tente :
« Euh sinon vous ne pouvez pas me retrouver avec mon nom ? Parce que mon nom, ça je m’en souviens et j’en suis sûre… »
Elle glousse.
« Ah mais nan parce que moi j’ai la liste par médecin, et je connais pas le Docteur Ross alors… »
Elle me regarde à nouveau, attendant que je trouve la solution.
Cette fois, la paume de ma main me démange franchement.
Il est 9h55. Mon mec n’est pas là. Et j’ai RDV avec la femme invisible.
Le sol s’ouvre sous mes pieds, je me dis que je ne vais pas avoir d’écho, mais comment je vais trouver un autre RDV en urgence en plein été, j’ai dû me tromper d’hôpital.
Je respire un grand coup, je dis à ma mère « Je te laisse gérer ça je vais craquer », je m’éloigne de quelques pas.
Les larmes me montent aux yeux, en sortent un peu.
Un couple arrive.
J’entends « Bonjour, nous avons RDV avec le Docteur Ross ».
Je me ressaisis : je ne suis donc pas COMPLETEMENT barge, c’est le bon endroit, et le bon nom ! Ca ressemble de plus en plus à une caméra cachée…
Le couple est mieux renseigné que moi, et face à l’incrédulité de la grognasse secrétaire de l’accueil, ils lui disent avec douceur : « Mais oui, c’est la remplaçante du Docteur Carter ! (on aime Urgences ou on aime pas…) ».
Hop hop, en quelques secondes tout est rentré dans l’ordre, et nous voilà assises dans la salle d’attente.
Une discussion s’engage à bâtons rompus avec le couple, leur histoire est extraordinaire, ils ont une grande qui a 12 ans, et elle est enceinte du 2ème, qu’ils essayaient d’avoir depuis…9 ans !!! Elle, c’est une ancienne obèse, elle a subit une lourde opération pour maigrir, un by-pass je crois ou un truc comme ça, car on pensait que son infertilité était en rapport avec son poids, et bingo quelques mois après elle tombait enceinte.
Tous deux ont des histoires de vie incroyables, on n’a de cesse d’échanger, je ne vois pas le temps passer.
Toujours pas de news d’Homme, je lui envoie un texto assassin lui disant qu’à défaut d’être présent il aurait au moins pu m’envoyer un message, ça ne lui ressemble pas.
Il me répond illico, il a posé sa matinée pour me faire une surprise, mais il croit que l’écho a lieu à 12h à un autre endroit, la faute à un premier rendez-vous qui avait été annulé.
Les mecs, y a pas à dire, ils impriment rien dans leur tout petit cerveau de moineau.
Mais j’ai tellement envie qu’il soit là, même s’il est atrophié du bulbe…
Je lui envoie toutes les coordonnées par texto, lui dit de prendre un taxi, tant pis on s’en fout, de se speeder à mort.
Il en a au moins pour 45mn à venir jusqu’à nous, il est déjà 11h, mais on nous a dit qu’il y a avait du retard.
En même temps, on avait remarqué, vu l’heure, mais notre discussion nous passionne tous les 4 et le temps passe vite.
Le Docteur Ross m’appelle, Homme n’est pas là.
Je me lève et, au lieu de lui dire que je vis avec un brise-burnes débile qu’est même pas foutu de trouver un taxi et de percuter un lieu + une heure de RDV, je lui annonce que mon merveilleux compagnon a pu se libérer in extremis pour me faire la merveilleuse surprise d’arriver dans les minutes à venir, et que mes nouveaux amis seraient ravis de prendre ma place…
Gina et son homme passent donc devant nous, j’attends le mien en stress, il arrive enfin.
Mais qu’est-ce qu’il est beau, quand même…
Encore quelques minutes, Gina et son homme sortent, tout va bien pour eux, ils passent nous le dire et charrier un peu mon mec au passage.
Nous voilà tous 3 à l’écho, c’est très drôle, d’être là allongée et de voir la tronche d’Homme et de ma mère, tous deux les yeux rivés sur l’écran.
J’ai envie de leur dire « Ouh ouh j’suis là les boulets j’existe !!! », mais je sens la dame bien trop stressée par ses 2 heures de retard pour tenter l’humour.
Je me marre intérieurement parce que je sens ma fille bouger dans tous les sens, et l’échographe me dit « Ben dites-donc, faut être rapide avec votre bébé hein ! »
Ben ouais, c’est une flèche qu’est-ce que tu veux…
Fin de l’écho moins drôle avec l’annonce d’une malformation cardiaque, autant dire que j’ai été pseudo en état de choc et que je suis rentrée fissa dans mon sweet home pour faire corps avec mon homme (oui, bien sûr, et AUSSI me réconcilier sur l’oreiller…).
J’ai réussi dès le lendemain matin à obtenir une échographie cardiaque fœtale à l’Institut de Puériculture de Paris pour le mardi suivant, les meilleurs en la matière.
Et j’ai passé cette semaine à mentaliser que je réparais le cœur de mon babe, un peu comme avec les petits bonshommes de « Il était une fois la Vie » vous vous souvenez ?
Et ben, je ne sais pas si j’ai réussi, ou s’il ne faut juste pas faire confiance aux médecins blonds, mais la semaine suivante, c’est un cœur parfait qu’on a pu admirer à l’écho cardiaque, et nos deux cœurs de parents ont pu sortir du pressoir qui les maintenait depuis une semaine.
La vie a définitivement plus d’humour que nous…

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[Marie du blog les mamans testent] épisode 3

Etape 3 : La plage, ah, la plage…

Je terminerai cet article par ce divin instant, ce mirifique moment, cette communion avec l’astre solaire.

Avant les nains : tu as préparé ton cabas avec soin. Tu opères une check list intérieure :

– serviette molletonnée de chez Jalla
– natte pour ne pas salir ta somptueuse serviette
– paréo sesky ramené d’un précédent voyage avec le mâle en Thaïlande
– de l’huile de monoï (indice 2, il faut bien revenir bronzée) qui permettra au mâle de t’oindre sensuellement.
– une petite bouteille de Contrex bien fraîche rangée dans ton petit étui isotherme offert par Monop’.
– un sachet de fruits secs, rien de tel pour couper une petite faim (et pour éviter de craquer sur une glace hypercalorique).

Ça y est, tu es parée, vêtue d’une robe légère sur ton nouveau bikini minimaliste. Il est framboise, hyper classy, échancré et dos nu, tout ce que tu aimes (et le mâle aussi). Ton épilation est nickel, tes cheveux sont protégés par un spray Clarins anti UV et anti sel. Tout ton corps réclame le soleil, tu es prête à aller parfaire ton bronzage (commencé  chez Point Soleil la semaine dernière).

La plage se déroule sous tes pieds, le sable est brûlant mais tes pieds manucurés sont protégés dans d’adorables petites tongs. Le mâle et toi, main dans la main, vous dirigez un peu à l’écart. La plage n’est pas bondée et l’heure est idéale pour éviter les familles et leurs braillards de nains.
Le lieu est choisi et vous déroulez votre natte. La serviette vient délicatement se poser dessus. Puis c’est votre tour. Vous  ôtez votre robe et vous vous allongez avec sensualité. Le mâle vous oint et vous profitez de cet instant idyllique en écoutant ensemble le ressac, uniquement le ressac.

Durant l’après midi, tu iras te baigner plusieurs fois histoire de te rafraîchir entre deux articles de fond sur Lilly Allen et le micro short. Le mâle nagera jusqu’à la bouée et te fera un signe de la main. Puis il jouera à te couvrir les pieds de sable chaud, et tu t’amuseras à entortiller ses poils de torse. Ensuite, tu grignoteras ton petit sachet de fruits secs pendant que le mâle déguste (avec la langue) une glace à la fraise. Vous marcherez ensuite au bord de l’eau, main dans la main, en parlant de l’avenir (mariage, voyage, bébé ?).

Après cette petite pause, vous vous ré allongerez tous les deux sur le sable, un écouteur d’Ipod chacun. Les yeux fermés, vous écouterez VOS chansons en boucle, en pensant à tous les excellents souvenirs (à deux) qu’elles font remonter à la surface. Enfin, sur les coups de 17h30, tu rentreras gorgée de soleil avec un mâle reposé. En chemin, tu croiseras une famille qui arrive seulement à la plage. La pauvre mère a l’air crevé, elle a des cernes jusqu’au chaussettes et porte dans ses bras une naine surexcitée. Le nain qui marche derrière elle te salue d’un « salut caca boudin ». Finalement, on va revoir ce projet bébé.

Tu fais fi de cet affront et tu regardes le mâle d’un air entendu. Cette chaleur langoureuse vous aura donné des idées que vous vous empresserez de mettre en pratique dans la douche à l’italienne de la maison de location, puis dans les draps de lin de la chambre.

Après nains : Ok, le sac est fait. Enfin, LES sacs sont faits. D’ailleurs tu songes à emmener un âne en vacances la prochaine fois histoire d’épargner ton dos.  Tu opères une check list intérieure.

– Maillots, ok, on les mettra avant pour ne pas se faire chier arriver à la plage. Le tien ? Heu, bin, depuis que tu as eu les nains, tu as eu pas mal de vergetures bonheur, et de bourrelets, et du coup, bon, tu as préféré opter pour un une pièce. Mais un glamour hein. Enfin bon, un que tu peux aussi mettre pour aller à la piscine (tu sais, cette activité qui consiste à surveiller le nain qui patauge en couche Némo dans 20 cm d’eau avant de devenir tout bleu).
– des serviettes, ça c’est bon. Une Cars avec Flash Mac Queen dessus pour le nain, une Hello Kitty pour la naine. Et pour le mâle et toi ? Une serviette chourée dans un Novotel, ça fera l’affaire.
– de la crème solaire. En pot de vingt litres. Bleu. Spray. Indice 50. Le bouchon est dans la baignoire, le nain a joué avec hier pour boire l’eau du bain (riche en urinium).
– des joujoux. Seaux, pelles, râteaux et petites voitures. Avec un peu de sable de l’an dernier. Et, aussi, tiens…un vieux Bernard l’Hermite. Feu Bernard.
– des magazines. Popi, Papoum et Picoti. Que du léger quoi. Avec le dernier Harlan Coben pour toi. Ça va maintenant faire trois mois que tu l’as acheté, il serait temps de passer les deux premiers chapitres.
-le goûter des nains. Barquettes 3 chatons à la framboise et vittel fraise. Le mâle tient absolument à ce qu’on emmène ses cookies pur sucre. Et toi ? Bah, tu finiras les barquettes tombées dans le sable.
– la panoplie bob-lunettes des nains. Avec l’espoir qu’ils les garderont plus de trois secondes sur le nez/tête.

– des lingettes et des couches, en même temps, ce genre de choses, limite tu en as dans les poches de ton jean alors…

Bon. Où sont les nains ?µ
L’un se bat contre les mauvaises herbes avec son épuisette et l’autre…tiens, où est l’autre ? Il est    avec le mâle qui bataille pour lui enfiler ses tongs Oui Oui. Ok, la famille est parée à envahir la plage.

Il est 17h, l’heure des nains.
En descendant sur la plage, tu croises un jeune couple doré à point. Ils se tiennent par la main et ont l’air très amoureux. Tu les salues, envieuse. Le nain les salue également, poli le nain, d’un « salut caca boudin ». Sioupère le nain.

Arrivés sur la plage, vous trouvez un coin non-squatté par des tentes pop-up anti UV. La vôtre n’est pas du voyage cette année rapport à la honte qu’a ressenti le mâle l’an dernier lors du repliage de la dite-tente.
Tu poses les sacs. Tu étends les serviettes. Les nains sont en maillots, leurs fringues éparpillées, les tongs oui-oui sont sous 30 cm de sable et ils commencent à courir en hurlant vers la mer. Ok, zen, tu envoies le mâle récupérer les deux mariolos pour les bomber de crème solaire.

« Bah, il est 17h, dit le mâle, ça ne risque plus rien »

« Oui, mais cette nuit, si ça braille, c’est toi qui es de Biafine ». (Sache, chère lectrice, qu’inclure la menace « nuit » et « toi » dans une phrase au mâle, c’est l’assurance qu’il va obéir à la lettre à l’ordre donné).

Les nains sont bleus de crème. Ok. Le mâle a enlevé son tshirt et arbore fièrement son short de plage bleu. Il part avec les nains jouer au bord de l’eau. Tu profites de cet instant de calme pour ôter ton pantacourt et ton débardeur (et te maudis de ne pas avoir enfilé une robe à la place, mais en as-tu emmené, ah bin nan, yavait plus de place dans les valises ). A côté de toi, une jeune maman en bikini revient s’asseoir sur sa serviette et se frictionne vigoureusement : « elle est bonne !! ». Son mâle occupe ses deux adorabeuls nains et elle prend son pavé de 800 pages pour continuer de bouquiner. Tu ne peux pas t’empêcher de regarder sa silhouette de rêve et ses ongles de pieds rouge carmin. Salope. C’est wondermaman. Sache que tu en auras au moins un exemplaire sur ton lieu de vacances. Histoire de ne pas oublier que certaines savent gérer. Et oui. Pas toi.

Tu t’allonges et tu fermes les yeux et tu rentres le ventre espérant récupérer un peu de la nuit difficile et du réveil matinal.

Soudain un nain ruisselant et hurlant se penche sur toi : « Mamaaaaaaaaaaaaaan, j’ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaal ». Oui, le nain, quoi donc ?
Et là le nain entre dans une transe déraisonnable où il t’explique des choses incompréhensibles entre deux sanglots. Tu t’assois, tu le prends dans tes bras (putain, il est gelé), et tu le calmes. « Qu’est ce qui se passe mon chat ? »
« Mamaaaaaaaaaaaaaan, l’eau brûûûûle mes boboooos……….. ». Ok, le nain a les jambes toutes pourrites d’égratignures et le sel, bah, le sel, ça picote. Enfin, comme le nain tient du mâle, il hurle de souffrance, genre « achevez-moi toudessuite ». En bonne maman,tu verses de l’eau sur les bobos, ça va mieux. Mais le nain se met assis sur sa serviette et ne veut plus aller dans l’eau. Il préfère rester près de maman. Et merde.

Tu lui proposes des barquettes. Il en mange deux et demi. Tu manges le reste un peu humide. Mioume. Un régal.
Le mâle rappelle le nain. Le nain boude. Il veut maman. Tu te lèves. Tu t’accroupis pitoyablement au bord d’un trou. « On dirait qu’on fait de la pâte à crêpes maman ». Formidabeul.
Le nain est ravi et touille. La naine mange le sable et te regarde en ouvrant la bouche. Tu n’essaies même plus de lui enlever. Pitoyable.

Wondermaman, elle, est entrain de réaliser une sculpture en sable avec ses nains. Elle a réussi à faire la voiture de Cars. Salope. Le nain chouine. Il veut la même. Tu avises le marchand de glaces, voilà qui va faire diversion.
Le mâle prendra un magnum double choc. Le nain un truc à la fraise et la naine une glace Dora au yaourt insipide. Que tu finiras. Parce qu’elle sera tombée dans le sable. Mioume. Encore un régal.

Vers 18h30, tu songeras qu’il est bientôt l’heure de rentrer, que les nains vont bientôt avoir faim et qu’il ne faudra pas les coucher trop tard puisqu’ils n’ont pas beaucoup siesté. Evidemment, la naine vient de vomir sa glace au sable et le nain chouine parce qu’il a du sable collé au zizi.
Tu as des traces au niveau des seins sur ton débardeur parce que le mâle a décidé qu’on partait juste quand tu avais enfin réussi à aller dans l’eau (en même temps, tu crevais d’envie de faire pipi, il y a bien fallu y aller dans cette eau à 16°).

Les nains sont hagards et ne veulent pas remettre leurs tongs oui oui. Tu fourres tout dans les sacs et tu jettes un regard haineux à wondermaman qui a sorti de la glacière une petite bouteille de blanc bien frais et deux verres pour trinquer avec son mâle. Salope.

Voilà, voilà, alors maintenant on se dépêche d’avoir une pensée pour celle qui remonte péniblement de la plage, les nains dans les bras, de la glace Dora sur le débardeur.

Quant à moi, je te salue bien bas. Je me suis sentie en confiance avec toi, public, à très bientôt j’espère…je retourne à mes nains.

Marie

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[Marie du blog les mamans testent] épisode 2

Etape 2 : Un rituel de vacances : le marché

Avant nain : Tu t’éveilles plus tard qu’à Paris, c’est bien normal, tout est si calme ici. De ta chambre, tu entends la mer au loin. Le mâle dort encore et tu te lèves doucement pour lui préparer son petit déjeuner. La table mise sur la terrasse, tu te sers tes céréales Musli spécial Maigre avec un yaglourt 0%. Le soleil chauffe déjà tes jambes que dévoile ta nuisette en coton bio. Hmmmm…que c’est bon. Un baiser dans le cou te signale que le mâle est éveillé. Vous partagez un pamplemousse en devisant gaiement. Puis, comme il est déjà 10h30, vous songez à aller faire le marché pour déjeuner ce midi. Tu enfiles prestement un petit top de lin et un mini short. Tes spartiates feront l’affaire, tu n’es pas là pour faire un défilé de mode, voyons… Main dans la main, avec le mâle, vous descendez la route qui mène au bourg. Une petite marche d’un quart d’heure, voilà qui fait du bien.

Le marché est charmant, quelques étals, des fruits, des légumes, du poisson frais, des petits paniers tressés. Tout est tellement typique, c’est adorabeul. Tu choisis un melon avec le mâle et une petite mamie de la file vous conseille. Vous la remerciez chaleureusement. Les gens sont tellement plus gentils qu’à Paris, c’est fou. Le mâle part choisir des langoustines pour votre repas de midi tandis que tu patientes chez le boulanger pour choisir une délicieuse miche aux céréales bio. Ensuite, vous décidez de prendre un petit café en terrasse. Le soleil est chaud et vous lisez ensemble le Libé autour d’un Moka Sidamo, votre café préféré. La matinée étant bien avancée, vous rentrez ensuite vers la maison histoire de préparer un déjeuner léger arrosé d’un vin blanc glacé. Avant de sombrer pour une petite sieste. En culotte dans les draps de lin.

Après nains :
6h20 , le premier nain braille. Il réveille l’autre.
Le mâle, étrangement, n’entend pas et continue de respirer bien profondément. Toi, tu te lèves, de toute façon avec ce put*** de coq qui cocoricote depuis 5h du mat’, tu étais réveillée. Un petit coup de latte au mâle en te levant, ça ne fait pas de mal, et ça défoule.

Les nains sont ronchons, normal, il est 6h20. Bon.
Le petit déjeuner est pris rapidement, enfin celui des nains, puisque tu n’as pas vraiment le temps de te faire un café, d’ailleurs, tu as oublié d’acheter des filtres hier et il n’y a rien dans cette maison de loc’.

Tu sors les nains dans le jardin, histoire de ne pas faire trop de bruit dans la maison (car, bonne pomme, tu penses au mâle). Ils jouent dehors dans l’herbe, les jeux promis ne sont en fait qu’un vil bac à sable un peu dégueulasse et louche ainsi qu’un vieux tracto-pelle rouillé. Cela dit, les nains étant vaccinés contre le tétanos, tu les laisses se disputer le tracto-pelle. Pendant ce temps, tu tentes de finir ta nuit dans le transat. Difficile avec ce bruit. Surtout que le transat ne s’allonge plus. Difficile de dormir à la verticale.

– Mamaaaaaaaaaaaaaan….elle m’a dit « pas beau ».

– Chéri, ta soeur a 15 mois, elle dit « pas beau » mais elle ne comprend pas, dis tu en ouvrant difficilement les paupières.

Manifestement, la petite comprend très bien puisqu’elle vient d’asséner un coup de pelle (où l’a-t-elle trouvée cette pelle ?) sur la tête de son frère en lui criant « pas beau ».

Tu rentres les nains, il est 8h45, le mâle a assez dormi. Il émerge d’ailleurs, vaseux, en disant qu’il n’a pas réussi à se rendormir depuis que tu l’as réveillé en te levant. Tu songes à lui enfouir la tronche dans le bac à sable, mais le mâle n’est peut être pas vacciné contre le tétanos.

10h30 : tout le monde est prêt, les nains ont déjà eu le droit de manger des Pom’Potes (sache, public ignorant, que la Pom’Pote est le meilleur allié des parents gavés et des nains en hypoglycémie), et commencent à être un peu fatigués. Tu te jure intérieurement qu’ils seront à la sieste à 12h.
Pour aller au marché, il faut pédaler 15 minutes. Heureusement, il y a des sièges enfants sur les vélos. Bon, les casques sont ridicules et crados mais ils vont aux nains. Et tu as pensé à emmener du Parapou. Youhou. La petite hurle de joie « vélovélovélovélo » tout le trajet et le grand pleure parce qu’il voulait monter derrière maman et « pas papa, pas papa ». Le mâle s’énerve.

L’arrivée au marché est des plus discrète puisque petite nain et grand nain papotent du haut de leur siège vélo. Compte tenu de leur état de fatigue, leur dialogue tient plus du « Caca », « Prout », « Caca Fesse » et « Gros Prout ». Le tout hurlé, bien entendu.

Rouge de honte, tu descends de vélo, tu songes à y laisser les nains mais ça ferait mauvais genre.
Tu te glisses dans la file pour les fruits et légumes avec les nains. Le mâle va s’acheter le Libé, il revient. Les nains sont à hauteur de cagettes. Ils veulent du melon. Oui, les nains, on va prendre du melon.

Le nain n’attend pas la gentille jeune fille qui sert. La petite a saisi un melon et l’envoie à son frère en hurlant « Baballe ». Le melon tombe au pied du grand nain. Qui hurle parce que le melon a effleuré son orteil. « ymafémaaaal mamaaaaaaaaaan !!! ». Bon, ok, on va prendre celui là.  D’ailleurs tu vas te contenter du melon et tu empoignes tes nains pour partir au plus vite de ce marché où tout le monde te fixe d’un air agressif. Le mâle tarde à revenir. Les nains commencent à chouiner. Tu cours à la boulangerie chercher une baguette pour leur en coller un morceau dans le bec.

Silence. Calme.

Tu rentres en pédalant de toutes tes forces. Tu as mal aux cuisses. Le mâle fonce devant.
Ce midi, c’est reste de coquillettes au jambon pour tout le monde. Et sieste.
Enfin, sieste. Le nain trouve qu’en vacances, on dort une heure, pas plus. Après, on va à la plage.

Suite et fin demain

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[Marie du blog les mamans testent] épisode 1

Petite introduction avant de laisser la place à mon invitée du jour, qui restera d’ailleurs 3 jours (elle est un tantinet collante , mais on l’aime bien)

J’avais donc fait un appel à contribution ici même aux lectrices NON blogueuses. Alors vous devez vous étonner d’en voir débarquer une (blogueuse) ici aujourd’hui (et pendant la semaine rapport qu’elle est collante toussa)

Mais que néni c’est normal ! Je l’ai personnellement invitée, contactée, démarchée, bref assaillie de mail du style : « plizzzzzzzzzzzzzzzzzz je t’aime trop d’amour, c’est trop bien comment tu écris, je VEUX que tu viennes squatter chez moi ».

Résultat, elle squatte 3 jours, mais ça je sens que vous l’avez compris…

J’ai en effet voulu inviter Marie et vous verrez en fin de semaine une autre, deux donc seulement, deux que je suis depuis quelques semaines, deux qui me font hurler de rire et voila, je tenais à vous les faire connaitre AU CAS OU vous ne les connaitriez pas encore (ouf)

Place à Marie donc maintenant (je me la boucle) (surtout qu’elle est bavarde aussi elle)

J’y suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. Ça y est !!! Je squatte chez e-zabel. Ouééééééééééééé (mini-ola).
Humble Marie, humble.
YOUHOU.
Bon, toi qui ne me connais pas, gentil public, je me présente. Marie, 2 nains, et un blog, les mamanstestent. Puisque ta chère bloggeuse parisienne part en vacances, bin, c’est ma pomme qui prend la relève, enfin, pour aujourd’hui, t’emballe pas tout de même.
Et ouiche, pendant que certaines partent se dorer la couenne, d’autres écrivent des artikeuls. M’enfin, ayons tout de même une pensée pour Isabelle qui doit, en ce moment même, gérer ses nains, 24/24h. Gulp.

Oh… je te vois qui sourit, toi qui n’as pas de nains. Tu penses que les vacances avec nains, c’est juste meugnon. Qu’on montre une mouette au nain et qu’il la regarde pendant des heures en disant « é bô maman ». Que nenni jeune naïve, que nenni. Pour toi, cher public, pour toi, j’ai entrepris une étude comparative de quelques moments de vacances. Sans nains. Avec nains. Et là, bin tu ne vas plus rigoler. Du tout.

Etape 1 : La maison de location
Avant nain : tu as choisi une jolie petite maison bretonne très typique (hûûûûû les zolis volets bleus, hûûûû, les roses trémières…!) à 20 mètres de la plage. Le mâle et toi avez roulé tranquillement le vendredi et avez réservé une chambre d’hôtel histoire d’attendre le samedi, jour des locations. A l’heure dite, vous vous rendez à l’adresse donnée par la charmante dame, le coffre chargé de victuailles. Vous avez pris le temps de faire des courses en ce délicieux samedi après midi, avant la cohue du soir. La maison est EX-AC-TE-MENT comme vous vous l’imaginiez, petite mais très confortable, parfaite pour une semaine en amoureux. Tout est meublé avec goût et les matelas sont d’excellente qualité. Ça tombe bien, le mâle décide d’étrenner ce nouveau lit avec vous, huhuhu, petit coquin….
Après nain : Tu as choisi une maison de location pas trop chère, bin oui, avec deux nains, faut au moins deux chambres et un jardin clos pour que le nain ne se barre pas. Bon, la plage est à quinze minute à pied mais bon, au moins, il y a des jeux dans le jardin, ça amusera les nains. Le trajet en voiture se déroule bien évidemment un samedi, comme toutes les andouilles qui louent. Dans les bouchons. Je te passe sur le trajet en voiture avec les nains, entre le petit qui chouine et l’autre qui fait rien qu’à dégueuler, le mâle qui peste et les aires d’autoroute blindées. Pour une plongée en apnée dans le monde impitoyable du trajet en voiture, je te laisse lire mes précédents artikeuls.
En bref, après huit heures de route, des odeurs de vomi et des kilos de Pringeuls fourrés dans la bouche des nains, tu arrives ENFIN à destination. La maison est grande, chic, c’est déjà un bon point. Bon, elle n’est pas très typique, mais on ne va pas chipoter. Les chambres ? Correctes, si ce n’est le plaid dauphin et le tableau de berger allemand au point de croix encadré au mur. Pas vraiment sesky.
Les matelas sont défoncés mais bon, allez, ce sont les vacances, hein ?
Inutile de demander aux nains ce qu’ils pensent de ton choix. Sache que le nain qui a voyagé, public, est dans un état lamentable, mêlé d’excitation, de fatigue et de bad karma (rapport au fait qu’il est resté vissé huit heures dans son siège toto). Le nain n’en a donc strictement rin à fout’ de la chouette maison bretonne louée par sa chère mère. Il veut aller à la MER, toudessuite, avec son EPUISETTE épicétou. Ok, le nain, mais là, faut d’abord décharger et faire les courses parce que c’est samedi et pis que bon, voilà.
Crise. Pleurs. Trépigne le nain.
Promesse d’achat de yaourts aux smarties en courses. Calmage du nain.
Le mâle s’autodésigne pour décharger la voiture (et accessoirement s’affaler dans le transat une fois les quelques valises balancées au petit bonheur la chance dans les chambres).
Tu acceptes car tu sais que si le mâle tente de ranger le linge dans les armoires, ta naine va se retrouver avec des caleçons de mâle, ton nain avec des culottes en dentelle et le mâle avec des petits débardeurs Hello Kitty. Le tout bourré/pas rangé dans les étagères. Tu acceptes donc et te rends au Shopi du coin faire ses courses. Avec les nains, of course, sinon, ça ne serait pas de vraies vacances.
Etonnant ce Shopi, les nains sont tout déboussolés, en plus il n’y a pas de peticaddie (ronchonne le nain). Nan, certes, mais il y a un monde fou, des gens torses nus et des mamies surbronzées en marinière. Oué, c’est la mode la marinière.
Tu essaies de faire vite et de prendre l’essentiel. Le lait, les yaourts aux smarties, les bières du mâle. Mince, ya pas les céréales du nain. Crise. Trépigne. Tu chopes des compotes à boire dans un rayon et tu en colles une dans le bec du nain. La naine en veut aussi. Hurle, crie, trépigne. Une pom’pote.
Tu termines tant bien que mal ces menues courses avec tes nains hurlant dans le caddie (en même temps, ils ont terminé les quatre compotes et tu as planqué l’emballage entre deux paquets de lessive). Tu tentes quelques sourires et quelques « oui mes chéris, vous êtes fatigués, on a beaucoup roulé » pour essayer de faire comprendre aux gens que tu n’es pas une mère indigne et que tes nains ont d’excellentes raisons de brailler à 18h dans un Shopi blindé.
« Vous avez la carte du magasin ? »
« Ai-je une tête à aller au Shopi en temps normal ? » penses-tu.
Mais tu ne dis pas cela, que nenni ; en charmante maman, tu te contentes d’un non bien poli, les nains pourrissant déjà l’ambiance de tout le magasin depuis maintenant dix minutes.
Rentrée à la maison, tu trouves un mâle épuisé (d’avoir roulé LUI) entrain de comater dans le transat. Les nains veulent toujours aller à la MER avec leur EPUISETTE. Le mâle voudrait une bière.
« Mince, elles ne sont pas fraîches. T’as pas pensé aux cajoux ? »
Tu te retiens d’étouffer le mâle avec les smarties du nain et tu ranges les affaires dans les chambres. Tu fais manger les nains. Pâtes, jambon. Yaourt aux smarties.
Les nains sont cuits et toi aussi. Tu grignotes avec le mâle et tu finis par t’affaler sur le mauvais couvre lit décoré d’un husky. Les vacances commencent bien, il est 22h30.

L’étape 2 c’est pour demain !!

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[Sophie] Je joue encore à la poupée

Accueillons aujourd’hui Sophie !

Sophie, parisienne de coeur et lyonnaise d’adoption, 33 ans, over-working maman d’une puce de 5 ans et un p’tit gars de 3 ans, en pleine réflexion professionnelle pour être plus présente avec les petits loups !
Comme Bénédicte, j’aime le rose et tout ce qui brille, j’ai plus de paires de chaussures qu’il n’en faut pour chausser tout l’immeuble (chut, ne dites rien à mon homme !), j’aime les bons restos, qu’ils soient branchés, exotiques ou classiques et ma vie d’AVANT comptait voyages lointains et sorties le soir !

Vous allez me dire « Avec une puce de 5 ans, c’est bien normal… »
Mais non, en fait, je parle de moi avec mes enfants.
Je ne sais pas si vous connaissez ça : vous passez devant un magasin, vous voyez une tenue qui vous fait craquer « oh ça lui irait trop bien » et hop, ça de plus dans la placard qui a déjà tendance à déborder, je l’avoue ! Bon, rassurez-vous, je ne vais pas vous refaire les confessions d’une accro du shopping !
Mon souci c’est que, quand j’étais petite, mes Barbies elles étaient bien dociles, pas du genre à vous claquer « j’aime pas » ou pire « c’est moche ! » comme la puce.
Et puis Barbie, pas de doute, elle a les mensurations et le glamour-chic d’un mannequin : elle ne connaît pas les problèmes de pied trop large pour rentrer dans les chaussures, de système de fermeture pas pratique pour les envies pressantes du petit, etc…
Et comble du comble, elle ne dit jamais « ça gratte », « ça serre » ou au contraire « mais il tombe tout le temps ce pantalon »…
Bref, Barbie, c’était bien plus facile de t’habiller…

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