Coup de gueule et débats - 4/12 - e-Zabel, blog maman Paris

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Coup de gueule et débats

La cour de récré… cette jungle

Je sais que je suis bizarre car, enceinte, ou même encore jeune maman, je ne me suis jamais vraiment posé de questions… finalement ce n’est peut-être pas si mal, mais je referai un billet spécial à ce sujet…

En tout cas, il y a bien un thème auquel je ne pensais pas être confrontée.

Depuis que les enfants sont à l’école, il n’y a pas un jour où au moins l’un des deux ne me raconte ce qu’il se passe dans la cour de récré.

Ce lieu qui dans mes souvenirs de sage écolière (à couettes, socquettes et à jupe cousue par ma maman) était synonyme de liberté, de course, de jeux, de cri de joie, de secrets…

En fait, il n’est plus.

Du tout. Et encore, je pense être dans un des quartiers les plus tranquilles de la capitale.

Exemples en vrac :

Maman, machin il a donné un coup de poing à truc »

Maman, aujourd’hui on m’a donné un coup de poing dans le ventre pendant la queue de la cantine, j’arrivais plus à respirer »

Maman, tu sais, trucmachin il a été à l’hôpital aujourd’hui, il saignait du front, l’autre il l’a poussé contre le mur de la cour »

Maman, chose m’a mordu le doigt, ça a saigné »

Voilà pour les violences physiques

Mais il y a aussi les « copines » qui insultent

Maman, C. elle m’a dit conne »

Sans parler des menaces …

Maman, j’ai passé les tests pour entrer dans le groupe, j’ai dit « t’es nul » à un garçon dans la cour »

Non, maman, j’ai pas dit à un adulte pour la morsure parce que chose m’a dit de pas le dire »

Et des chocs à la tête que je découvre, par pur hasard, le soir au coucher

Aie maman tu m’as fait mal avec ton câlin cheveux, j’ai mal à la tête, ici »

Et là, en effet, un bleu, une légère bosse même cachée par les cheveux. On discute, et on apprend que le petit s’est violemment cogné à la tête contre un copain – par accident (sans doute en plus). Une autre fois, c’était choupie qui était carrément, elle, tombée sur la tête. Personne ne m’a prévenu à la sortie. Mais tu sais, « on m’a mis de la glace ! »

Et mon angoisse de remonter alors : et si, dans la nuit, elle avait été prise de vomissements ?! J’aurai pensé à quoi moi ? A une gastro ! Et non pas à une éventuelle conséquence du traumatisme.

Alors, non seulement, je ne comprends pas cette violence quotidienne : verbale, physique, psychologique. Dès le plus jeune âge. La cour, c’est la jungle, il n’y a pas un jour où en les déposant le matin je me demande si, aujourd’hui, on va m’appeler, si « cela sera mon tour ».

Je sais qu’on ne peut pas être derrière chaque enfant. Merci, je ne suis pas née de la dernière pluie. Cependant, je pense qu’on peut attendre des encadrants, à qui on confie chaque jour, la chaire de notre chaire, en toute confiance, un minimum d’attention et de suivi, durant les récréations ou à la cantine.

Des accidents ça arrive. Mais des enfants tabassés dans un coin de la cour, cela ne devrait pas exister.

Je termine avec une pensée de vieille (conne ?) que je suis devenue : « de mon temps, à la moindre dispute dans la cour, au moindre coup de pieds balancés, on se retrouvait convoqué chez la Directrice et on était mort 1/de honte 2/ de peur »

Evidemment, je n’ose imaginer ce que cela va donner dans quelques années. Je me prépare doucement mais sûrement (ou pas)

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Il n’y a que les imbéciles… avis… toussa

Lundi dernier j’étais en colère contre l’idée même de cette xième réforme des rythmes scolaires… dont on ne savait pas encore grand-chose finalement.
Rappelez-vous, je m’inquiétais de la fatigue des enfants contraints de se lever tôt les mercredis matin.
Egalement, je bouillais d’agacement en imaginant mes enfants surexcités par la collectivité imposée plusieurs heures supplémentaires par semaine.
Enfin, j’appréhendais – bêtement sans doute – ce que les municipalités allaient bien pouvoir mettre en place pour occuper nos chères têtes blondes et parallèlement ce que les associations sportives et artistiques allaient bien pouvoir inventer pour recaser les créneaux des activités extra-scolaire du mercredi matin… l’après-midi. Mais ils sont sans doute tous pleins de belles idées, pleins de sous et tout ira fantastiquement bien dans le meilleur des mondes, dès septembre 2013. A savoir : demain.

Mea Culpa. Donc.
Non mais vraiment ! J’ai retourné ma veste. Ça mange pas d’pain. J’aime bien l’idée d’être à l’opposé finalement des 90% des lecteurs qui ont gentiment commentés sous mon billet.
Non mais vraiment, pensez-y, mamans qui, aujourd’hui SOUFFREZ terriblement chaque mercredi. Si, si, je vous vois. Sur facebook, ça y va avec des « c’est mercredi, achevez-moi », en passant par des appels au secours à 12h23 « quand est-ce que cette journée va se terminer ».
Finis tout ça ! Le soir, vous serez fraîche et dispo, car vous n’aurez pas supporté vos enfants toute la journée !
Voyez qu’on va y trouver des bons côtés !! D’ailleurs, Nipette, elle l’a déjà dit : le mercredi matin, elle ira au cinéma ! Et moi, Nipette, je l’aime beaucoup 😛

Voilà, vraiment, je lui dis MERCI, moi, finalement au Ministre. Grâce à lui, je vais avoir du temps libre, pour aller travailler, pour gagner plus d’argent ou pour prendre du bon temps, si je décide de rester à temps partiel. J’sais pas, j’hésite.

Je dis MERCI à notre Président qui, dans son discours à la Sorbonne, a annoncé qu’il mettrait fin aux devoirs à la maison. (pardon, aux leçons). Fini la guerre avec nos écoliers. Terminé la honte devant eux quand on ne comprenait l’exercice … « attends chéri, va prendre ton bain, maman va mettre son cerveau en route pour résoudre le problème ». Hop terminé ! (ba voyons…)

Ah le pied.

Non ?

BA NON

Pour avoir épluché tous vos commentaires, ainsi que ceux laissés chez mes collègues blogueurs parents qui ont repris le sujet ensuite sur leurs blogs ou pages facebook…

Je pense qu’au doigt mouillé, on peut compter que 90% d’entre vous sont contre une demi-journée supplémentaire.

Il est assez clair que la FAMEUSE concertation de quelques mois, on l’attend de pied ferme. YOUHOU, on est là, nous les parents ! COUCOU, on est plutôt opposé à vos idées… ALLÔ !!!

Reprenons les arguments des uns et des autres consciencieusement (j’en ai pour 3h, ça m’apprendra à faire de la promo pour mes billets hein… près de 110 commentaires)

la fatigue des enfants est un point qui revient énormément chez les mamans disponibles les mercredis. A ce sujet, je note que ces mamans sont sans aucun doute sur-représentées sur ce blog, c’est assez troublant d’ailleurs. Mais c’est à prendre en compte, car les mamans dont les enfants vont déjà en collectivité toute la journée les mercredis (en Centre de Loisirs) sont, elles, plutôt favorables à cette matinée en classe (pour des raisons de coûts et de « contenu »)

– également, la déception de ne plus pouvoir profiter de cette journée pour « faire autre chose », que cela soit des activités extra-scolaires, des visites chez le médecin ou du shopping avec/pour les enfants !

Si on creuse un peu car finalement, beaucoup d’entre vous en sont vite arrivés à cette remarque : le soucis n’est pas tant que ça la demi-journée en plus, c’est surtout, encore et toujours la question du rythme des… parents (et là, je prends le parti, désolée, de préciser surtout le rythme des mamans) et donc de la FAMEUSE question de la  conciliation vie pro/vie perso. Le modèle des pays scandinaves où il est normal qu’une mère – et même qu’un père – parte « tôt » pour aller récupérer ses enfants à l’école est encore et toujours mis en avant. A juste titre je dois dire !! J’ajoute que Lilibulle parle, elle, du modèle hongrois dans lequel également les parents récupèrent leurs enfants tôt.

A quand la fin en France du « tu prends ton après-midi ? » lâché sèchement lorsque l’on part à 17h30 ???

L’autre gros VRAI sujet posé à la suite du débat est celui des programmes scolaires. Et là les quelques institutrices – pardon « professeurs des écoles » qui ont laissé leurs commentaires vont toutes (!!!) dans le même sens. Les programmes sont trop lourds, il semble qu’on y ajoute sans cesse tel et tel matières/sujets sans, en plus, que les formations des maîtres suivent nécessairement. L’une d’entre vous précise que les apprentissages ne se font que le MATIN. Je l’avais déjà entendu. Et là, je demande :

pourquoi emmener les enfants à la piscine le matin alors ?

La maîtresse de Choupie l’an dernier avait « osé » faire la réflexion en réunion devant les parents… la piscine, en gros, ça la saoulait (et nous donc…) parce que ça lui bouffait tout simplement TOUTE une matinée ! Là, évidemment, je comprends que cela soit d’autant plus difficile de caser les programmes quand le temps est amputé ainsi. Alors, oui, je sais, tous les enfants n’ont pas la chance d’apprendre à nager avec leurs parents, ni même tout simplement d’aller à la piscine… m’enfin oh ? Sérieusement ? Quel parent préfère que son enfant nage (20 MINUTES DANS L’EAU – pour 2 heures de trajet/déshabillage/habillage/trajet) plutôt que d’apprendre l’histoire ou les divisions ?

Revenons donc à nos moutons.

Une chose est donc certaine : ce n’est pas parce que les journées d’école seront raccourcies que les journées seront moins longues.

Je ne sais pas ce que tout ceci va donner. A priori les enfants ne sortiront pas plus tôt qu’aujourd’hui (16h30), donc quel type de contenus va « remplacer » les heures de classe, j’ai hâte de le savoir. Je m’inquiète clairement des inégalités qui risquent de naître en fonction des municipalités/bonnes âmes pour cette organisation. Je m’inquiète pour les associations sportives et artistiques qui vont « perdre » beaucoup d’heures de cours et donc des sources de revenus, car il sera évidemment impossible de replacer tous leurs créneaux sur un après-midi ou des soirées déjà bien chargées. Déjà qu’on fait la queue 3h à Paris pour pré- inscrire un enfant, en juin, à un pauvre cours de gym …

MAIS je suis ouverte et surtout je prendrai ce qu’il y a à prendre, cependant, je prie – vraiment – pour que les parents, les enseignants soient un minimum consultés, ce qui ne semblent pas encore le cas à l’heure où j’écris ces lignes.

Alors, monsieur le Ministre, monsieur les Directeurs de Cabinet, si vous ne savez pas où trouver des parents pour échanger, discuter et avancer sur cette réforme, il y en a un paquet ici, on vous en prie, servez-vous !

 

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Vous prendrez bien un 5e jour d'école non ?

rythmes scolaires rentrée 2013

Allez, je mets les pieds dans l’assiette réchauffée, sans attendre la confirmation officielle, parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence, tout ça m’a l’air déjà bien avancé, et on a beau ne parler que de « réflexions », je pense que c’est cuit-cuit.

Nouveau rythme scolaire pour la rentrée 2013…

Qu’en pense-je ?

Certes, on n’est pas mourrute d’avoir été  nous-mêmes à l’école les samedis matin… (M’enfin j’ai tout de même le vague souvenir que ça flinguait bien le week-end.)

Plus sérieusement, en tant que maman qui a la chance de pouvoir, pour le moment en tout cas, proposer autre chose que le centre de loisirs à ses enfants les mercredis, je suis contre.

Mais alors COMPLÈTEMENT.

Parce que ça me fait bien rire moi les « ohhhhhhhhh mais leurs journées d’école seront plus courtes »

C’te bonne blague. 

Calculons donc.

Ils vont rester en classe à étudier « calmement » encadrés par leur maîtresse, moins longtemps. Exact.

Ils vont rester autant de temps en collectivité par jour. Surtout.

Et ils vont rester une journée de plus par semaine en collectivité. AH AH !

Désolée, mais moi, ma grasse matinée (jusqu’à 8h) le mercredi matin, j’y tiens.

Oups, pardon, parlons du bonheur, du bien-être et de l’équilibre de nos enfants…

Reprenons donc :

Désolée, mais moi, les voir se réveiller « naturellement », sans réveil brutal, le mercredi (et le samedi hein), j’y tiens.

Parce qu’ils sont tout de même petitou encore mes petits… et que les voir crevés, cernés, alors que je les couche tôt (pensez donc que j’aime avoir mes soirées peinardes) , ça me fend le coeur (sans compter qu’ils sont méga fiants, comme dirait Marie, quand ils sont fatigués)

Alors, on nous promet des activités « extrascolaires » pour les occuper, oui oui oui, bien sûr… mais excusez-moi, ça reste de la collectivité et la collectivité, c’est bon à moyenne dose. Plus, c’est l’enfer.

Alors, je suis très open minded (en plus d’être bilingue), donc j’attends leur proposition d’organisation.

Mais je reste, hélas, très basique, très matérielle. Moi le soir (ah ah ah), pardon l’après-midi : je ne pourrai pas venir les chercher.

Et puis quid des parents actuellement en 80 % pour être avec leurs enfants le mercredi ?

Est-ce que cela va toujours valoir le coup, pour une demi-journée ? Tiens, j’en connais un qui va être content : travailler plus…

Je m’égare.

Alors, et vous ? Votre avis ? Votre préférence – si sur un malentendu on nous le demande hein… ?

Sachez que 1000 habitants d’Issy les Moulineaux ont donné leur avis, eux. Et qu’ils seraient plutôt favorables à une demi-journée de plus MAIS uniquement pour les primaires. Pas pour les maternelles. Poire en deux ? C’est une idée…

A LIRE SUR LE SUJET, CHEZ MES COLLÈGUES BLOGUEUSES :

Ange Etrange

Sabine

Doudette

Carole

Cranemou

Papalion

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Amie du plan galère, bonjour

10 jours donc, en gros. Et ce n’est pas fini.
J’en sors épuisée, démoralisée. Et encore !!! J’ai eu 2 jours au milieu de répits et de détente quasi-totale (oui parce que je m’inquiétais tout de même, même si je suis amoureuse de l’hydrojet)(ahhhhhhhhhh)(pardon)

Comment vous dire… je cherche désespérément une réponse…
Quel est le pire ?
Un enfant malade ?
Non
Deux enfants malades ?
Pas mal… mais non.
Deux enfants malades et la maman malade en même temps ?
On frôle l’enfer, croyez-moi. La descente à la pharmacie avec les enfants après le passage du docteur était rocambolesque.
Mais non, vraiment, je crois que le pire c’est :
L’Homme malade et moi pas encore complètement remise.

Je me demandais si j’étais l’unique détentrice du modèle.
Renseignements pris à droite à gauche, il semblerait que non.
D’ailleurs, j’ai bien ri hier matin avec cette copine maman à la sortie de l’école me demandant si la famille allait mieux. Je lui ai dit que oui dans l’ensemble, heureusement, mais que j’avais laissé encore mon « grand » à la maison, avec sa fièvre et sa mauvaise humeur.
C’est pas gentil hein. Non. Pardon. Mais bon… Comment dire…
Evidemment, je ne suis pas moi-même complètement « paix et amour » quand je suis souffrante. Mais je ne pense pas être aussi… hum. Voilà quoi.

HEUREUSEMENT, j’ai tout oublié pendant quelques minutes, dimanche au goûter, quand il s’est levé pour : me faire un chocolat chaud. Maison. Une tuerie. Limite aussi bon que l’hydrojet.
Je vous ai dit que l’hydrojet consiste à s’allonger sur un espace de matelas d’eau et à se laisser masser par des jets (d’eaux donc) ultra puissants qui montent et descendent tout le long de votre corps ? Divin.
Mais je m’égare à nouveau.

C’est-à-dire qu’en fait, pour me faire craquer, c’est assez simple : du chocolat ou un massage !
Tout ça pour dire, sérieusement, que je suis à cran, à bout, à vendre (ah non)

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La journée débile de solidarité

Non pas que je trouve ce don d’une journée débile. Du tout.

Juste que chaque année, elle me fait pousser une belle gueulante.

Pas d’école. Pas d’administration. Pas de centre de loisirs. 3615 démerde-toi.

Une nounou ? Oui, mais il faudrait la payer double… car, je rappelle que le lundi de Pentecôte reste férié, mais non chômé. Sauf pour les fonctionnaires donc. Pardon, mais je constate.

Alors ? Salariée dont l’entreprise reste ouverte (mais te paye double si tu viens bosser : bonjour l’incohérence du truc, mais passons), j’ai donc posé ma dernière journée de vacances disponible.

L’Homme, lui, avait sa journée libre imposée !

Et on l’a donc passé tous les 4. TRANQUILLE.

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Quand j'aurai un peu de temps…

En répondant hier à un des nombreux mails en attente dans ma chère boite aux lettres extensibles : « voyons ça en juin maintenant, parce que là, je suis complètement sous l’eau « , m’est venu l’idée – de génie – de ce billet ! Le destinataire s’appelait Eugénie… de génie/Eugénie, je te préviens je tiens la méga patate de jeu de mots !

À la question « quelle est la période la plus difficile dans l’année pour une maman ? », niveau organisation, pardon, niveau trucs à gérer vraiment.
Vous répondriez quoi vous ?

Parce que moi j’hésite.

Septembre ? Évidemment. La rentrée. Elle revient chaque année, chaque année tu te dis que tu vas t’y prendre mieux l’année suivante. Genre que tu vas « t’avancer » dès juin. Meuh oui bien sûr… et chaque année tu te retrouves en fait complètement débordée. Les fournitures, les certificats médicaux, les vêtements trop petits, les inscriptions aux activités municipales, les vendanges (ah non pardon, je confonds)… BREF

Juin ? Parlons-en… le mois de l’enfer. Qui a tendance à déborder sur mai et juillet, en plus, ce boulet.
Au programme :
– Mariages ou cérémonies familiales en tout genre, que l’on case ici puisqu’il fait beau NORMALEMENT (rapport à ce mois de juin 2011 des plus pourris).
– Fêtes, kermesses et spectacles de fin d’années : je colle ici tout ce qui concerne les enfants donc et leurs activités extrascolaires que parallèlement tu cherches à renouveler et/ou à remplacer, JUSTEMENT en juin, aussi.
– Transition toute trouvée : les recherches de nouvelles activités, les essais, les premières préinscriptions (donc les premiers meurtres et/ou suicides)… photos, certificats médicaux (qu’il faudra refaire en septembre parce que madame il doit être daté de moins de 3 mois), tableur excel de gestion des emplois du temps… (qu’il faudra aussi refaire parce que la p’tite étudiante qui te faisait les sorties d’école, elle a finalement plus la possibilité de venir te chercher des gosses le mardi, ni le lundi une fois sur deux)

Et s’il te reste du temps (ah ah ah), tu peux éventuellement organiser un pique-nique amical au parc.

Décembre ? Oui dans le genre bonne réponse, il a sa place le mois de décembre ! Les cadeaux, les excuses à trouver pour ne pas aller réveillonner chez tata Suzanne, les recettes, les repas, le froid, la neige… et la fatigue ! Surtout que n’oublions pas que c’est en décembre qu’il faut commencer à réfléchir à ses vacances… d’été ! Ba oui, parce qu’évidemment tu dois prendre comme les ¾ des français tes vacances en août. Histoire de te bousculer sur la route, la plage, le gîte ou le camping en payant un max.

Du coup, je ne sais pas. Je ne sais plus. Y a t-il vraiment un moment (une semaine ?) un peu plus calme dans l’année ? Août peut-être… finalement… cela rentabilise l’énorme budget vacances !

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Les brèves de fin de semaine en coup de g…

Oui non juste, en fait, je me demandais si, des fois, c’était moi qui étais trop exigeante – je peux l’entendre hein – ou si il n’y aurait pas un peu de l’abus dans l’air polué.

Ma puce est inscrite à un cours de danse classique depuis septembre dans un lieu dédié plus particulièrement, d’ailleurs, aux arts martiaux – et non pas martiens, comme je venais de le taper – du 15e arrondissement.

C’est très choupie. Cela me va très bien, même si l’addition était salée. Mon rein droit était là pour ça. Faut bien qu’il serve.

Donc voila, tu fais un chèque – enfin, du coup, plusieurs, passekil n’y a pas marqué Bettencourt – de 360 €, en souriant, le bonheur de tes enfants n’a pas de prix toussa…

Et puis arrive la presque fin d’année. Tu comprends qu’il y aura un spectacle où ces merveilles de grâce et de légèreté en tutus roses montreront ce qu’elles ont appris pour 360 € dans l’année.

Et moi, ce spectacle, j’en rêve. Oui, moi aussi, je veux me galérer à faire faire des costumes. Moi aussi, je veux m’ennuyer à regarder les 15 autres tableaux d’enfants qui ne sont pas les miens et que donc, je trouve beaucoup moins beaux. Il faut le dire. Moi aussi, je veux mon heure de super wonder maman qui déstresse sa petite chérie de 7 ans dans les coulisses parce que tout de même, c’est impressionnant, son 1er spectacle devant tout le monde.

J’y ai droit, j’ai signé le pacte de mère il y a plus de 7 ans déjà. J’exige mon spectacle de danse.

J’étais donc bonheur, impatience et exaltation suprême quand ma danseuse étoile – ou presque – m’apporta ce papier indiquant les modalités du FAMEUX spectacle.

Tu peux cliquer pour agrandir et découvrir la bonne nouvelle

Je précise que ce n’est pas ma fille sur le fascicule hein. Elle est encore plus souple et gracieuse. A mes yeux.

Donc, sache que le dimanche 10 juin 2012, je ne serai pas au spectacle de danse, parce que payer 25 € pour que ma fille y participe + 20 € pour que son père et moi la regardions + 7,5 € pour que son frère ne reste pas seul dehors. Ba ça va bien merci.

Et puis j’ai thalasso de toute manière.

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Ambivalence de la mère

Merci à Clémentine de m’avoir soufflé ce titre.

Noir. Blanc

Chaud. Froid

En bas. En haut

Amour. Haine

Vous avez compris l’idée.

Les enfants sont partis. Je suis :

Soulagée. Oppressée

Heureuse. Malheureuse

Libre. En manque

C’est d’un pénible. Rien à faire, je ne m’y habitue pas. Et pire, comme je le remarquai lors de leurs dernières vacances sans nous, plus ils grandissent et finalement plus c’est difficile.

Pourtant cette fois, j’étais à bout. Je suis encore à bout d’ailleurs. Épuisée, à fleur de peau, il fallait qu’ils partent un peu. Ils sont partis. Maintenant à moi de me ressourcer. Au mieux.

Mais bordel ils me manquent déjà. Bon, promis, je repense à ces nombreuses fois où ils ne me voient pas, où ils ne m’écoutent pas, où je cri sur eux tellement ils m’exaspèrent.

Ah ça va mieux.

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Et s’ils avaient raison… [billet cucul la praline]

Je parle des gens. Vous savez ceux qui vous agacent au plus haut point dès que votre ventre s’arrondit avec leur

profites-en bien, ça passe vite tu sais ».

Sauf que toi, en fait, non, tu sais pas. Tu as hâte que ton bébé arrive, parce que tu n’en peux plus de vomir veux le serrer dans tes bras (au lieu de te manger des coups de pieds dans la vessie de 2h à 5h du matin)… et que tu trouves ça long donc.
Ils remettent ça, les gens, à la maternité et pendant les premières semaines où tu ne vois juste pas le jour, et que la nuit, par contre, elle, tu la trouves terriblement longue… « Profite, ça grandit vite »
Oui justement, tu as hâte qu’il grandisse. Qu’il prenne un truc dans ses mains par exemple (genre son biberon)
Et quand ton bébé a atteint cet âge magnifique où il attrape tout, tu as d’un coup hâte qu’il arrête de mettre ce TOUT dans sa bouche, systématiquement.
En fait. (jamais contente)
Et ça continue, tu ne vois pas le bout du tunnel, tu ne penses qu’au jour où tu pourras faire une nuit complète (et tu ne rêves même pas d’une grasse mat’)
En attendant, tu ne supportes plus ces gens. De quoi se mêlent-ils (bordel) ! « Profiiiiiiiiiiiiiites »
MAIS DE QUOI ? De la fatigue, des doutes, du stress, des relations pourries avec le papa, de ton désert social ? Tu hésites hein ?!! Tu m’étonnes…
La palme du coup de tête revient sans doute à « ce » gens, qui insistera en t’annonçant avec un grand sourire :

tu sais, tu oublieras tout ça en fait »

Ba voyons.

Et puis, le temps passe. Bébé grandit, passe par les crises de ci, de ça, qui en fait, s’enchainent et ne te laissent pas une seule semaine peinarde.
Et il souffle sa 1ere bougie. Ce jour, là tout de même, tu te poses et tu te dis, tiens, c’est bizarre, ça fait « déjà » un an.
2, 3, 4… (je compte bien hein, je sais)(des années d’entrainement avec le Docteur KesurDS)

Les nuits sont plus calmes, tu te surprends (presque) à te lever sans souci quand exceptionnellement ton enfant fait un cauchemar.
Il mange bien. Il te parait loin le terrifiant doute sur le nombre de millilitres de lait à lui donner.

Elles sont parties les angoisses des premiers temps : stérilisation ou pas, co-dodo ou pas, allaitement ou pas, couches lavables ou pas, petits pots ou pas, crèche ou nounou (ah non là, on n’a pas hésité, il n’y a PAS de place en crèche)…

Ces questions, ces hésitations, elles te paraissent bien futiles. Finalement, tu t’en es sorti comme une chef. Parfaitement imparfaite ?

En discutant avec ton Homme, tu te dis que c’est bon, vraiment, d’avoir tenu le cap.

En écoutant ce jeune couple, cerné, épuisé, angoissé avec leur petit, tu souris, tu réalises :

Que tu as oublié.
Que tu n’as peut-être pas vraiment profité, gravé dans ta mémoire, ces instants, aussi difficile qu’ils ont étés…
Que finalement c’est peut-être mieux ainsi.
Qu’il ne faut pas s’en vouloir, que c’est une sorte de protection.
… Qu’ils avaient raison.
LES GENS
(dont tu fais partie désormais, car si, tu viens de leur dire – et tu viens de te ramasser un regard de tueur :

Profitez, ça passe très vite ! Petits enfants, petits soucis… ne vous inquiétez pas, vous oublierez !

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Hors Service

Message de hors-service.

Coup de barre. Je n’en peux plus, cela m’a pris hier, mais c’était latent. La fatigue, le stress, l’ambiance pourrie au bureau, depuis septembre, c’est de pire en pire, tout s’accumule, le vase se remplit. Bang, sinusite carabinée par dessus qui m’a flingué 8 jours sans qu’en fait je puisse vraiment me reposer.

À peine deux jours de répits et c’est reparti. J’ai à nouveau mal à la gorge et puis, surtout, j’ai le moral au plus bas.

Marre. Marre de m’occuper de toute le monde. Marre que personne ne s’occupe de moi. Marre de ne pas savoir ce que je vais faire dans 3 mois, marre de me poser des questions sans trouver de réponses, marre de me sentir incapable de trouver des réponses !

J’ai heureusement un soutien moral d’une poignée d’amies chères. Heureusement. L’Homme, lui, fait comme il peut, il est débordé, et pour moi, ça signifie encore plus de choses à gérer seule, à la maison.

Tout m’agace, tout me fatigue, les enfants me font la misère tous les soirs, même l’organisation de nos vacances me stresse. Choupie ne va pas bien, je vous en parlerai, peut-être. En tout cas, je l’emmène chez une pédopsychiatre début janvier.

Envie d’appuyer sur Pause et d’envoyer chier tout le monde. Hier, je n’avais rien de particulier à faire, j’ai pourtant pris la nounou, et j’ai zoné… je me suis sentie mal d’avoir l’impression de fuir mes enfants et surtout de n’avoir pas tant que ça optimisé ce temps libre que j’ai la chance d’avoir pu m’accorder ! Culpabilité au degré maximum.

Sur ce, hein, ça va aller mieux. Promis. Docteur G à la rescousse. Je ne fais pas ce billet pour obtenir de la compassion, je sais que l’on est toutes dans le même état, régulièrement. Je l’écris justement pour vous montrer à toutes, que je suis comme vous et qu’il ne faut pas hésiter à en parler, à le dire, qu’il n’y a pas de honte à ça (je pense ?!).

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