Coup de gueule et débats - e-Zabel, blog maman Paris

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Coup de gueule et débats

On ne m’avait pas prévenue

Finalement, cette phrase sera peut-être celle que j’aurai le plus prononcée depuis que je suis devenue mère il y a près de 13 ans et demi.

(avec « laissez-moi dormir bordel »)

(bon et « je vous aime fort mes petits cœurs » aussi )

On ne m’avait pas prévenue.

Que le jour de mes accouchements, il est possible que je ne tombe pas en extase devant mes enfants, mais plutôt en hypoglycémie ou de fatigue (ou des deux). Que le blues n’est pas qu’un style de musique. Que les bébés dorment beaucoup, mais par tranche de 10 minutes.

Par exemple.

On ne m’avait surtout pas prévenue à QUEL POINT :

On pleure

On est heureuse

On repleure

Ils nous manquent

On n’en peut plus

On s’inquiète

Et…. c’est de pire en pire

Alors, bien sûr il y avait ces petites injonctions « profite ! » lâchées de-ci de-là discrètement, tout en bienveillance bien sûr (c’est à la mode), par des parents de « plus grands ». Les fameux « petits enfants, petits soucis »

Ouais ba quand t’as la tête dans le caca et pas sur ton oreiller pendant plus de 4h de suite, jonglant entre les paperasses de CAF, la nounou et les rendez-vous médicaux (ou l’inverse)… eh bien non seulement tu ne comprends pas de quoi on te parle, mais en plus tu t’en contre cogne parce que tu as de vrais problèmes toi.

En effet.

Je dirai que les deux ont raison. D’ailleurs, doit-on chercher à savoir qui gagne ?! Car il ne s’agit pas d’une compétition entre parents pour obtenir la médaille d’or de celui qui a le plus de souci que je sache. Il y a toujours pire, il y a toujours mieux. Réponse de Normande. Même si ces foutus réseaux sociaux nous prouvent chaque jour le contraire.

Tandis qu’on feuillette les instagram lissés au Monsieur Propre (pardon, au savon noir) des instamums qui nous promettent une photo sur 100 que si, si, vraiment chez elle aussi c’est le bordel souvent (ah ?) et qu’elles aussi sont fatiguées (ouf)

Eh bien, on en chie. Mais drôlement. Nous, les parents d’une jeune ado.

Voilà. Deux années scolaires au collège déjà. Passées comme un Concorde, crash inclus.

Je ne pensais pas. On ne m’avait pas prévenue et même si je pense faire partie de la catégorie des gens « ouverts d’esprit », qui savent que tout peut arriver, qu’il ne faut pas boire l’eau de la fontaine ni vendre d’ours. C’est dur. Tellement.

Je ne la reconnais plus. Alors, je lis beaucoup sur cette période, car je ne l’ai pas vécue moi-même de cette façon. Parce que même si j’arrive à comprendre à quel point on est paumé à ces âges, je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter, de chercher des solutions, de crier, de pleurer, de laisser pisser aussi. Il n’y a aucun mode d’emploi. Exactement comme quand ils étaient nourrissons.

Tu découvres au jour le jour ce merveilleux cadeau qu’est la maternité.

Adolescence comprise.

Tu te demandes ce que tu as fait de mal. Tu te demandes pourquoi.

Qui est cette personne strictement opposée à ce qu’elle était … avant. Opposée à toi aussi.

Tu te retrouves finalement comme un môme marmonnant au fond de sa chambre « c’est trop injuste »

L’adolescence est un tsunami. Des vagues de sentiments qui te déracinent totalement alors que tu te pensais (enfin) bien équilibrée et sereine. Heureusement, il y a des éclaircies de temps en temps, des éclairs de plénitude que tu chopes sans perdre une seconde et que tu ranges précieusement au fond à gauche dans ton petit cœur de maman. Double effet kisscool par contre, car tu retombes à nouveau de très haut. Ascenseurs émotionnels.

Alors, bien sûr, j’imagine que TOUT LE MONDE (expression préférée des ados) ne vit pas la même chose, au même moment, de la même amplitude. Je sais aussi qu’il y a pire. Et que je ne suis sans doute pas au bout du cycle.

Mais en tout cas moi j’en souffre beaucoup.

Même si parfois j’en arrive à détester non pas ce qu’elle est, mais son comportement. Parce qu’elle nous « gâche » notre vie de famille, parce qu’elle nous rend dingues. On est juste paumé. On fait au jour le jour. On tente tout. Test & learn. On ne lâche rien, mais peut-être devrait-on ?

Ma dernière lecture (Mon ado, ma bataille d’Emmanuelle Piquet) m’a permis de découvrir un nouvel angle. J’ai hâte de digérer ça et de le mettre en pratique. Je vous en parlerai. Que cela fonctionne ou pas.

 

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La cosmétique bio dérangerait-elle la cosmétique conventionnelle ?

OH WAIT

Aujourd’hui je prends la souris pour tenter, à ma petite échelle, d’alerter sur un point qui me chatouille au sujet des lobbies de la cosmétique conventionnelle.

La cosmétique naturelle/bio dérange. De plus en plus de consommateurs, moi la première vous le savez depuis plusieurs mois maintenant, commencent à s’intéresser de près aux fameuses compositions des différents produits que nous mettons sur notre peau quotidiennement. Ici le déclic s’est fait en commençant à lire notamment les reportages et tests du magazine de l’Association Que Choisir, mais aussi en consommant de plus en plus bio et si possible sans trop de déchets (avec grâce aux Tendances d’Emma d’abord) et surtout en consommant de plus en plus « simplement ». J’entends par là, en limitant mes achats pour les produits d’hygiène notamment (quelques basiques qui servent à tout suffisent), mais aussi pour les produits ménagers. Rien d’extraordinaire. Mais un chemin que l’on prend tous à la maison et qui nous tient à coeur.

AVANT PROPOS
Alors, avant tout, je sais. Je sais que les produits bio ne sont pas tolérés par 100% des peaux. Certaines font justement des allergies/intolérances à ces produits naturels, du fait de la forte présence de plantes notamment et de l’absence de conservateurs… Mais, sincèrement pour moi, cela reste une minorité et n’excuse en rien le comportement de ce que j’appellerai le lobby de la cosmétique conventionnelle.

Par ailleurs, je ne suis pas chimiste, ni dermato, je ne travaille pas dans les cosmétiques, je n’ai aucune action chez les uns ou les autres (j’ai même été longtemps « blogueuse ambassadrice » pour AVENE), j’ai tartiné mes bébés avec du Klorane bourré de phenoxyethanol et je sais combien coûte un changement quelconque d’habitude.

Enfin, je sais que chacun fait ce qu’il veut (avec ses cheveux), mais voilà, nos achats, nos choix de consommation impliquent NOTRE planète (le pétrole des produits d’hygiène finit dans nos nappes phréatiques). Celle que nous laissons à NOS enfants. Donc il me parait important non pas de forcer à changer, mais d’échanger, d’expliquer, d’aider à prendre conscience le plus possible.

Je ne fais pas tout bien. Au non, loin de là. Mais je m’améliore sur mon petit chemin, sans contrainte, quand je me sens prête à passer à une autre étape. Un peu comme avec ma routine sport. C’est quand on peut vraiment qu’on y arrive.

Pourquoi ce billet aujourd’hui ? Eh bien, car j’ai reçu il y a quelques semaines, de la part de la FEBEA – la fédération des entreprises de la beauté – une demande pour relayer les vidéos d’une campagne intitulée  » démêlez le vrai du faux » (et pas avec un après-shampoing). Titillée je suis allée voir ces fameuses vidéos sur leur chaine Youtube et … j’ai eu un sacré coup, non pas de coeur, mais au coeur ! Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une websérie subventionnée par le syndicat des entreprises de la beauté m’expliquer bien gentiment à base de jolie montage d’infographies avec de rigolos bruits et rires de bébé qu’en fait, par exemple, ba… le phenoxyéthanol c’est limite hyper important dans la composition d’un produit ! Même pour un produit d’hygiène pour les bébés et les enfants. Ba oui bien sûr patate que je suis !

hashtag prends moi pour une cruchonne j’adore ça

Plus sérieusement

WHAT ???

Je suis outrée, c’est bien simple, je ne m’en suis pas remise. J’ai revisualisé pour être sûre que je n’avais pas mal compris. Et non, non, définitivement, le phenoxyethanol ne présente AUCUN danger.

Alors, que penser de ça, messieurs mesdames des cosmétiques conventionnels qui ont payé pour désinformer les consommateurs « lambdas » (ce n’est pas péjoratif)

Nadine Fabrega, pharmacienne et qui est depuis 30 ans Responsable scientifique des Laboratoires Phyt’s (merci à la marque pour ce témoignage):

Concernant le phenoxyéthanol, on ne peut pas ignorer que certaines études réalisées (Heindel et al. – 1990) ont montré la toxicité sur l’animal : effet toxique sur la reproduction (baisse du poids fœtal, augmentation de la mortalité des petits, toxicité hépatique, hémotoxicité, …). Bien qu’il n’existe pas de publication concernant l’utilisation chez l’homme, la suspicion de la toxicité du phénoxyéthanol est bien réelle ; à ce titre d’ailleurs, l’ANSM après études avait recommandé sur les enfants de moins de 3 ans la non-utilisation du phénoxyéthanol concernant les produits pour le siège et une limitation à 0.4% pour la conservation au phénoxyéthanol dans tous les autres produits, à la place de 1% actuellement. Cette évaluation par l’ANSM, du risque lié à l’utilisation du phénoxyéthanol, date de 2012 ; pourtant le CSSC (Comité Scientifique Européen pour la sécurité du consommateur) a décidé de maintenir la concentration maximale de phénoxyéthanol à 1% dans les produits cosmétiques, quel que soit le groupe d’âge… »

Que penser de ça :

Phénoxyéthanol, 7 raisons de le bannir : Le Phénoxyéthanol est un conservateur bien connu et très utilisé en cosmétique conventionnelle. Pourtant sa toxicité est avérée alors même qu’il est autorisé par la réglementation européenne.

Entre autres : C’EST UN ÉTHER DE GLYCOL, IL A UN POTENTIEL TOXIQUE AVÉRÉ,  Il A AUSSI UN POTENTIEL ALLERGISANT

Enfin, IL EST FACILEMENT SUBSTITUABLE
Si les éthers de glycols sont encore présents dans les cosmétiques aujourd’hui, c’est qu’ils sont très faciles à formuler, sans odeur pour interférer avec celle du produit, et d’un coût faible pour les fabricants. La plupart sont utilisés en tant que solvants, par exemple dans les colorations pour cheveux. Le phénoxyéthanol, lui, est employé pour ses propriétés de conservateur. Les industriels ont pourtant à disposition d’autres solvants, et d’autres conservateurs !

Non les fabricants ne sont pas OBLIGÉS de les utiliser ! D’ailleurs, la cosmétique bio y arrive très bien…

Que penser de ça aussi :

Ce conservateur a été réévalué par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en 2012. Elle l’a jugé hématotoxique et hépatotoxique (toxique pour le sang et le foie). (source Que Choisir)

 

et pendant ce temps-là, on peut regarder la vidéo de la FEBEA nous rassurer, car non, le phenoxyethanol ce n’est pas dangereux…

Deuxième chapitre, je vous propose maintenant la mirifique vidéo sur les Parabens

J’ai bien envie de répondre : à te tuer à petit feu, mais je ne le dirai pas, je ne vais tout gâcher (bon alors, je dirai à rendre ta descendance stérile)(oups). La FEBEA te rassure cher consommateur : les parabènes sont tes alliées !!! (siiiiii) Ils protègent tes produits qui risqueraient de se dégrader trop vite ! (sur ce, on m’expliquera à quoi ça sert de garder sa crème de jour 12 mois, sachant qu’en l’utilisant deux fois par jour normalement, tu en as pour 2 mois à tout casser)(mais ce n’est pas le sujet)(quoique). Donc les parabènes, ils sont gentils tout plein, ils existent même dans les fruits rouges que tu manges ! Et tout le monde est d’accord (pour une fois) pour dire que les fruits c’est BON POUR LA SANTÉ. CQFD.

Ah non mince… en tout cas chez QUE CHOISIR, voici ce que je lis :

(les parabènes) tous les membres de cette famille ne sont pas à mettre dans le même panier : ceux à courte chaîne, ethylparaben et methylparaben (et les composés qui contiennent ce nom, comme sodium ethylparaben) ont été blanchis par les experts français et européens. À l’inverse, les plus dangereux (isobutyl, isopropyl, benzyl, pentyl, phenylparaben) sont interdits depuis 2014. Mais le butylparaben et le propylparaben restent autorisés (ainsi que les ingrédients dont le nom composé accole un de ces mots à « sodium » ou « potassium ») alors qu’ils sont considérés comme perturbateurs endocriniens.

On continue ? Oh oui, vite vite la FEBEA rassure moi au sujet des …

Non j’arrête là, je pense que vous avez compris. Je vous laisse découvrir les autres vidéos « vérités » par vous-même.

Mes conseils sont simples, lisez les étiquettes, apprenez à les décrypter. On en a déjà parlé ici, mais je répète, voici les outils :

La vérité sur les cosmétiques

L’application Officinea Clean Beauty (pas complète à mon goût, mais aide bien quand vous êtes dans un magasin et que vous avez un doute)

La carte de Que Choisir 

Le blog de Marie Youpie avec surtout cet article sur LES ETIQUETTES (comment les décrypter), mais aussi Beauté Naturelle, les essentielles à Petits Prix (parce que OUI on peut garder le même budget sans acheter de la merdasse) et son Instagram pour ses stories qui démontent sans tabou les produits cracra.

Et donc, merci à la FEBEA mais non, je n’adhère pas du tout personnellement à vos vidéos que je trouve même DANGEREUSES.

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Froid l'ado ? Jamais

Il est temps, je pense, d’aborder cette caractéristique que semble partager tous les « jeunes » et qui reste non seulement un mystère absolu, mais plus que ça : un vrai sujet de conflit entre la préado et nous. Nous, pauvres parents frileux.

Autant le dire clairement : winter is coming. Les ados s’en contrent fichent.

Le blouson c’est moche. Les écharpes c’est pénible. Le bonnet je n’en parle même pas. Les gants, ça empêche d’utiliser le smartphone.

MAIS LES CHEVILLES BON SANG.

Alerte !! Instant « je parle comme une vieille »

Qu’est-ce que c’est que cette mode-là !!! Merci pour les Stan Smith and Co (ici Superstar) j’avais compris qu’il fallait des soquettes, ok, sinon… c’est moche. Même la nullarde en style que je suis le comprend très bien.

MAIS EN HIVER ???

Je commençais à me faire à l’idée quand tout à coup :

 

 

 

QUOI ?

Parce qu’en plus, il faut remonter son pantalon ? Genre pêche aux moules. Même en hiver ?!! Bon sang, mais il fait -3 degrés dehors et les ados se baladent les chevilles à l’air ! ALLO ?

Y a quelqu’un dans le cerveau là ?

Ah non mince. On parle des ados.

Oh ça va, j’ai le droit. Je paye la taxe tous les jours.

Définitivement, je ne peux pas.

Je lui ai fait choisir un bonnet et des gants (chez Monoprix), elle était super contente (et moi donc). Mais non hein. Elle ne les porte pas.

Son pantalon de sport est trop court (merci la poussée de croissance), mais non, elle ne veut pas changer, c’est parfait ces petits centimètres de tissus en moins justement !!

AHHHHHHH

je deviens folle

Elle part avec un pauvre sweat en coton, rien en dessous, un blouson (heureusement), rien autour du cou et les chevilles à l’air.

J’ai attrapé un rhume à sa place.

Et je vends une paire de bottines noires neuves, légèrement fourrées. Pointure 35. Achetez bêtement plein pot en octobre.

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Vous avez décidé de nous culpabiliser encore longtemps ?

Bon, je n’avais absolument pas prévu de prendre la souris pour passer ce coup de gueule là (j’en ai un autre en réserve qui du coup passera plus tard, priorité à l’actualité)(j’ai toujours rêvé de dire ça)(ah ah ah)

Cela ne se voit pas, mais je suis un tantinet colère.

Pourquoi ????? Tant de haine.

Qui a encore énervé e-za vous demandez-vous !?

Eh bien le contenu cet article (tout pourri). Il s’intitule « Vous avez décidé de laisser pleurer bébé ? Voici ce qui se passe dans son corps »

Pas besoin de sortir d’HEC pour comprendre qu’on va se farcir un plaidoyer anti mère indigne qui ose laisser pleurer leur tout-petit. Ces vilaines.

J’ai lu. Je suis partie hurler. Je suis revenue. J’ai relu. J’ai décidé de répondre.

Alors, écoutez-moi bien, comme je le disais à mon contact Facebook qui a partagé cet article sans le commenter (du coup, je ne connais pas son avis sur le sujet) :

vous êtes tous bien mignons les gars, avec vos études et vos beaux articles décrivant les résultats de ceux-ci… mais il va falloir choisir à un moment.

On ne peut pas entendre d’un côté le discours exprimant (enfin) à quel point le rôle de mère est aujourd’hui plus que jamais difficile et qu’il faut les aider. En quelques mots : fatigue, stress, rythme de vie, équilibre vie pro/perso, burn-out maternel, pression sociale, pression tout court.

Et découvrir quelques jours plus tard, sur les mêmes supports en plus, son absolu contraire (ça se dit ?)(je suis énervée désolée), à savoir dans notre cas du jour : culpabiliser les mères qui ont (ou laisse encore) pleurer leurs bébés.

MAIS BON SANG. Quand allez-vous arrêter de nous casser les pieds ? Vous croyez quoi ? Que cela m’a plu de laisser pleurer ma Choupie ? Que j’ai fait la danse de la joie pendant ce temps-là ? Évidemment que je me doute que cela ne lui a pas procuré un plaisir intense bien au contraire ! Alors, merci, je n’ai pas besoin de lire que j’en ai peut-être fait une dépressive. Évidemment

Laisser pleurer les enfants n’a absolument aucune valeur pédagogique

Sans déconner ? Ah bon ! Purée, mais merci !! Je pensais moi !!

La recette du succès: beaucoup de câlins

Dingue…

Vraiment quel article intéressant.

Oui, j’aurai pu l’ignorer. Je réussis plutôt pas mal à oublier bon nombre de… déjections… rédigées sur le web. Les réseaux sociaux étant une mine d’or pour cela.

On dira que celui-ci était la goutte d’eau de ce vase-là. Peut-être parce que je me sens particulièrement visée.

Oui, j’ai laissé pleurer mes bébés. Et surtout ma fille. Parce qu’elle pleurait beaucoup en journée et soirée. Qu’elle ne dormait que par micro siestes de 5 minutes à peine, que j’étais seule dans la journée, que je l’allaitais 24/24… Attendez, je cherche à me justifier là ? Oui. Il semble que cela soit nécessaire…. Il m’est arrivé, certes assez rarement, mais c’est arrivé, que je n’en puisse tout simplement plus. Je me revois un jour la prendre, la poser non délicatement dans son lit – pour la sécuriser. Parce que je ne supportais plus ses hurlements. Que je ne pouvais plus. Je me revois lui dire, maman est épuisée, maman revient, mais là, je ne peux plus. J’ai fermé la porte de sa chambre. J’ai été pleuré dans la pièce à côté. J’ai mis de l’eau sur mon visage. Il s’est écoulé quelques … minutes. Elle hurlait toujours. Je lui ai procuré une grosse dose de stress. Mais ne l’ai-je pas surtout protéger ? De mon moi dépassé, épuisé ? On ne le saura jamais. En tout cas, quand j’ai repris des forces, j’ai pu retourner la chercher, la prendre dans mes bras et lui dire que tout allait bien se passer.

Jugez-moi

Je demande officiellement pardon à ma puce. Chérie, puisque tu me lis, si tu es angoissée c’est peut-être la faute de maman en fait !? AH AH AH

Je citerai une dernière fois l’article, mais pour l’utiliser hors contexte :

Le meilleur conseil que l’on puisse donner aux parents est donc d’écouter leur instinct.

Et si l’instinct est de le laisser pleurer parce que finalement c’est le moindre risque, faites-le et ne culpabilisez pas. Au contraire. Félicitez-vous de ce geste destiné à le protéger d’un élément plus que naturel et humain : l’épuisement.

Quand les jeunes mamans auront l’aide nécessaire à domicile (je rappelle qu’AVANT elle avait auprès d’elle – longtemps – sa maman voire sa grand-mère. Dans de nombreuses tribus, c’est bien toutes les femmes du village qui viennent aider), quand on laissera les pères prendre un congé décent, quand on aura recréé du lien social, de voisinage… On en reparlera de vos études à la con, ok ?

Parce que les parents qui font VRAIMENT du mal à leurs enfants, ils s’en fichent en fait – par définition. Ils sont là les vrais maltraitants qu’on retrouve en Une des journaux.

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Ados, alcool, cannabis et tabac… faire face aux addictions.

ados cannabis tabacJe n’ai jamais fumé. Je ne sais pas pourquoi. Ado, j’ai dû vivre dans une bulle. Je ne vois pas comment j’ai pu passer à travers les mailles du filet. Quoi que, j’ai quelques doutes. J’étais cette « petite fille en soquettes » un peu trop sage, pas très à la mode, dans les jupes de sa mère, mais qu’on aimait bien tout de même parce qu’elle faisait du sport, qu’elle courrait vite au cross du collège et puis qu’elle était très gentille. Cela devait être marqué sur mon front : « ne rien lui proposer ». Du coup, je n’ai même pas eu besoin de chercher des excuses. Je regardais de loin le « coin fumeurs » où partait une de mes super copines, que j’admirai alors pour sa décontraction et la facilité qu’elle avait à se faire des amis cool. Et puis, j’étais cette « petite fille », mine de rien, entourée d’amies bienveillantes ou elles aussi pas assez cool pour ces groupes-là.

Tant mieux avec le recul.

Pour l’alcool, idem. J’organisais pourtant régulièrement des « boums » (bonjour le coup de vieux là) dans le garage de mes parents. L’alcool n’était pas autorisé et tout le monde respectait la règle. Si, je vous assure. Fous non ? De ce côté là, j’arrivais clairement à dire non. J’ai toujours adoré danser et c’était ça mon moyen de m’éclater en soirée. « Si je bois, je ris 5 minutes comme une débile puis je tombe de sommeil dans un coin. YOUHOU super ambiance. »

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça aujourd’hui ?

Parce que début décembre, j’ai fait une rencontre extraordinaire (dans son sens littéral). Je me suis rendu à l’un des centres Consultation Jeunes Consommateurs (CJC) de la région parisienne, celui de Boulogne plus précisément. Accueillie adorablement notamment par deux psychologues Jean-Pierre Couteron (également président de la Fédération Addiction) et Aude Stehelin, j’ai passé deux grosses heures à … m’en prendre plein la tronche.

Mais en toute bienveillance là aussi. AH AH AH AH

Plus sérieusement, en recevant cette invitation, j’ai tout de suite su qu’il fallait y aller. Mes enfants grandissent, les nouveaux enjeux et problèmes se dessinent désormais clairement. Encore une fois, je risque d’avoir besoin d’aide, j’ai envie de me préparer au mieux, envie de partager avec vous, aussi. On a déjà abordé ces derniers temps des sujets bien différents de ceux que je m’amusais à tourner en dérision il y a encore quelques mois… de blog de maman de petits, je deviens blog de maman de préados… et les thématiques traitées ici suivent mon quotidien. Et si j’ai bien lu tous vos commentaires sur mes billets consacrés au harcèlement (Te laisse pas Faire), à la prise d’autonomie… vous avez pour la plupart les mêmes problématiques à la maison.

Je vais donc essayer de vous faire passer le plus d’infos possible dans ce billet « récap » de ma visite au CJC. Notez qu’il m’a fallu des semaines pour digérer le truc hein. J’espère que cela servira à quelque chose d’avoir attendu autant. Tant qu’à faire.

Tout d’abord.

Petit1. Je ne savais pas du tout que ce genre de centre existait. Et croyez-moi, c’est hyper rassurant de le savoir. Je sais désormais où aller si un jour mes enfants sont confrontés à un problème d’addiction. Car c’est bien d’addiction dont il s’agit. Addiction au tabac, à l’alcool et au cannabis. Mais pas que. Aux jeux vidéo également.

Vous avez sans doute déjà vu ces publicités pour les CJC.

 

Petit1bis. J’ai compris. Entendez par là : j’ai accepté d’entendre / c’est entré et pas ressorti de mon cerveau / que : tous les ados rencontrent ces produits (et surtout les deux « légaux » que sont le tabac et l’alcool). TOUS. AUCUNE EXCEPTION. Genre, même pas MA fille. Voyez le topo que je me suis pris en pleine poire… Nous sommes dans une société qui permet l’accès « facile » à ces addictions. Une société où l’instantanéité domine, l’envie d’avoir toujours plus fort, plus vite. Par conséquent, il est inutile de se voiler la face, de faire l’autruche, de penser que sa petite pupuce chérie bien élevée et qui, depuis qu’elle sait parler dit « c’est caca le tabac », n’essayera pas au minimum une fois (et si elle s’arrête là, on pourra dire MIRACLE).

(le P’tit, 8 ans et demi, continue à penser que les fumeurs sont idiots. Puisqu’il y a marqué DESSUS « le tabac tue ». Oh les boulets. En vrai, il me fait rire… j’ai envie de le prendre en vidéo quand il m’explique par A+B qu’il faut vraiment être illettré pour fumer)

Petit2, ça se gâte. On a intégré qu’ils y passeront. OKay. J’étais prête à tout entendre. La suite était à la hauteur de mes espérances…

« On assiste à un rajeunissement de la cible des dépendants au cannabis »

Gloups. Donc non seulement ça va nous tomber sur la tronche, mais EN PLUS, bientôt. YOUHOU.

Alors on fait quoi nous les parents ?

  • « Détendons-nous sur le sujet » (facile Basile)
  • « Faire confiance à son ressenti« . Les psychologues nous conseillent en effet de consulter tôt même s’il n’y a pas encore beaucoup de soucis et pour cela, il faut écouter son instinct de maman. Celui que l’on utilise depuis toujours en fait. Celui qui nous fait dire qu’il y a un truc qui cloche… Souvent l’appel des parents au CJC intervient car le dialogue avec l’adolescent est rompu.
  • Notre objectif de parents n’est pas d’empêcher à tout prix la consommation : on connaît très bien la réaction d’un ado face à un interdit… Mais de l’empêcher TROP TÔT et TROP FORT. Le cerveau n’est mature qu’à l’âge de 21 ans (voir 25 ans). Pour l’alcool il faut pouvoir dépasser l’âge de 15 ans. L’usage régulier de ces produits constitue une réelle perte de chance pour son avenir…
  • Laisser des espaces de liberté à l’adolescent tout en gardant des règles et des repères. L’ado sait que l’adulte est là, mais qu’il lui laisse chercher son autonomie. Tout est une question de juste milieu. L’ado se rebelle contre, mais l’ado a toujours autant besoin de repères familiaux. Tout n’est pas blanc ou noir. Il faut construire autour de lui un cadre évolutif. L’exemple qu’il nous a été donné était celui de la gestion d’une soirée : on laisse à l’ado une heure de retour obligatoire et on lui demande de ne pas boire. Le parent contrôlera l’heure (et si elle n’est pas respectée, la prochaine sortie sera amputée d’autant de minutes de retard), sa démarche, mais pas son haleine, ni son taux précis d’alcoolémie. Et évidemment, promettre à son adolescent d’être toujours disponible pour aller le récupérer n’importe où et n’importe quand sans poser la moindre question. Juste pour sa sécurité.
  • Valoriser l’adolescent qui trouve le moyen de dire non et venir lui donner des astuces. Et là, il y a moyen de bien se marrer pour trouver …
  • Ne pas sous-estimer ou nier le bien procuré par cette consommation de cannabis ou de jeux vidéo. L’adolescence est une période terriblement compliquée, où l’on se cherche, où l’on n’a pas de conscience de tout et où l’interaction avec LE groupe prédomine.

Alors ils font quoi au CJC ?

Les CJC reçoivent parents et ados GRATUITEMENT. Ensemble, séparément. Tout dépend. Dans ce centre, les parents seront rassurés et les ados ne seront pas jugés ni culpabilisés. On ne leur demandera pas d’arrêter leur consommation du jour au lendemain sans comprendre, sans expliquer, sans empathie. Au contraire.

C’est l’objectif : établir un lien avec l’ado, comprendre ce qu’il se passe, trouver avec lui ce qu’il compense, le faire parler de sa consommation et lui faire noter dans un carnet, lui faire prendre conscience des risques (car il le sent très bien : certes, cette addiction le calme, mais cela le pénalise, celui lui enlève des fonctions cérébrales). Petit à petit, le psychologue amènera l’adolescent à trouver des solutions pour diminuer sa consommation. Pas de culpabilisation. Pas de discours bullshit à la noix. Juste de l’aide, de l’écoute. En moyenne 4 à 5 séances suffisent.

Si vous voulez en savoir encore plus, avoir un autre regard de cette rencontre, je vous conseille la lecture du billet de Caroline (PenséeByCaro) qui était avec moi ce jour-là.

Enfin, notez le numéro 0800 23 13 13 (consultation gratuite et anonyme) et ce site: Drogue Info Service

Un grand merci à Alexandra de m’avoir proposé cette rencontre bouleversante pour la maman lucide, mais inquiète que je suis. Merci – et bravo – à l’équipe du CJC qui nous a reçu Caroline et moi. Encore une fois, ce blog m’apporte beaucoup. Je me sens plus forte, plus armée et je sais que j’aurai ce réflexe CJC en cas de problème.

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Le permis de conduire des pochettes surprises

passage pietonChaque matin pour aller à l’école, nous traversons cette rue. Chaque matin, les enfants angoissent en arrivant au bord de ce passage « protégé » (de mon temps on disait clouté)(j’ai 40 ans).

Chaque matin, je me dis que je ne suis pas prête à les laisser y aller seuls, par ce chemin-là en tout cas. Le plus court.

C’est moi ou bien ?

Reprenons

Un passage piéton est une partie de la route aménagée pour permettre aux piétons de circuler en sécurité sur la chaussée, généralement pour la traverser. Il est conçu pour maintenir les usagers groupés dans un espace visible par les automobilistes et où ils peuvent circuler ou traverser en toute sécurité vis-à-vis du trafic routier. (source Wikipedia)

Ah, j’ai bon donc.

Mais euh

Toutefois, en France, un tiers des piétons tués en ville est tué sur un passage piéton.

C’est ballot.

Comment se fesse ? (pardon, faut bien rire un peu)

Peut-être parce que, rien qu’à notre échelle, sur NOTRE passage piéton, en nous voyant arriver, à QUATRE, 2 adultes, 2 enfants équipés de cartables, aux abords du passage, mais aussi SUR le passage, 1 voiture sur … 20 s’arrête !?

Les autres…  au choix :

  • font semblant de ne pas nous voir et passent à la même allure ;
  • accélèrent ;
  • font un écart (au point de se mettre sur la file d’en face et de risquer un accident) ;
  • klaxonnent et nous insultent si on ose avancer un peu plus…

Oui parce qu’évidemment, pensez bien qu’on ne se laisse pas faire et puis qu’on aimerait ACCESSOIREMENT TRAVERSER EN FAIT HEIN, et pas dans 2 heures. Généralement, l’un de nous (l’Homme ou moi, pas les enfants bien sûr, qui eux restent sur le trottoir à nous hurler dessus de trouille) passe devant et tout en faisant bien attention, je peux vous dire qu’on en fait piler beaucoup, mais alors, beaucoup. Certains s’excusent légèrement. On voit d’ailleurs que notre action les a clairement réveillés !! D’autres réagissent beaucoup plus mal. Peut-être par peur, mais, clairement, je m’en tape.

La palme revient à cette dame. Je n’étais pas là (heureusement), c’est l’Homme et la puce qui l’ont joyeusement rencontrée un matin. L’Homme l’a fait s’arrêter puisqu’elle ne semblait pas, comme 99% des conducteurs, se souvenir que le piéton est PRIORITAIRE. Elle a ouvert sa vitre et a lancé : « ça ne va pas non ? Vous voulez vous faire tuer ou quoi ?! Moi, je m’en fiche vous savez, si je vous écrase, je suis assurée ».

MAIS OUI. OUF HEIN.

L’Homme – étonnamment pour ceux qui le connaissent – en est resté bouche bée, il n’a rien réussi à lui sortir. Les « et si c’était tes enfants/petits-enfants à notre place tu trouverais ça normal peut-être ? » ou autres noms d’oiseaux ne sont pas sortis.

Juste une haine, un sentiment d’injustice totale, un mal de bide à en vomir.

Mais ouf, la loi est de notre côté :

Selon le Code de la route, le piéton est prioritaire aux abords des passages piétons et son non-respect constitue un refus de priorité donnant suite à une amende et perte de points.

#ohwait

Vous avez déjà vu des policiers verbaliser pour les feux rouges grillés quotidiennement en ville ? Pour les passages piétons non respectés ?

C’est marrant, j’ai l’impression de connaître la réponse.

En attendant, on en est là. À répéter 1000 fois aux enfants qu’il faut être prudent que même si le feu est vert pour eux, ils doivent vérifier et attendre que les voitures soient vraiment à l’arrêt pour passer.

En attendant, on retarde le moment où l’on va devoir les laisser se promener seuls dans les rues.

En attendant, on angoisse en y pensant. Et on s’énerve chaque matin.

Je n’en peux juste plus de ces incivilités.

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Des supports pour leur parler

Je n’ai pas l’intention de parler de ce qu’il s’est passé ni de vous dire où j’étais, ce que je faisais ce soir-là. Je suis touchée comme vous tous. Nous avons la « chance » de ne connaître personnellement aucune victime.

Je voulais juste publier ici ce que j’ai publié ce week-end rapidement sur facebook et twitter. Mon objectif étant simplement de partager les informations que je trouve bien faite pour nous aider, parents, à parler à nos enfants. Le PDF spécial gratuit d’Astrapi (pour les 7/10 ans), ce message pour les 3-6 ans et ce PDF de Pomme d’Api, mais aussi les éditions spéciales et gratuites du Petit Quotidien et de Mon Quotidien.  Le Journal des Enfants – Le JDE pour les 9 à 14 ans prépare un dossier spécial pour son numéro du 19 novembre. Pour le commander, écrivez à jde@jde.fr ou appelez Christine au 03.89.32.70.05.

En les diffusant, j’ai reçu deux ou trois commentaires de mamans de « petits » m’indiquant leur souhait de ne pas en parler. Parce qu’ils ont pris soin de ne pas les mettre devant la télé, évidemment.

Une discussion très posée avec l’une d’entre elles a eu lieu sur ma page facebook hier soir et c’est ce qui me conduit à finalement prendre la souris ce matin pour publier sur le blog.

J’ai tenu à donner mon avis, j’ai osé donner un conseil, en précisant bien que je ne voulais pas que cela soit pris comme un jugement ou pire. Vraiment. Heureusement, comme dans 99% des cas avec vous, mes lectrices, tout se passe bien et nous pouvons échanger posément. Ce que j’aime ça. On appelle ça la liberté non ?

Mon avis sur la question est simple.

Oui, je pense profondément qu’il faut parler aux enfants. Même donc aux plus jeunes. Particulièrement aux enfants scolarisés. Donc, oui dès 3 ans.

Pourquoi ?

Parce que par expérience (ma fille aînée va avoir 11 ans en janvier, je peux vous dire que je commence à comprendre comment ça fonctionne, un enfant), et à force d’échanges avec des pédopsys notamment, je sais qu’un enfant sent tout.

Dans notre ventre le foetus sent nos réactions.

Et bien c’est pareil une fois dehors. Il voit bien, même si vous êtes les meilleurs acteurs du monde, que quelque chose cloche. Dans votre voix, vos gestes, votre comportement.

Et il n’y a rien de pire pour un petit de sentir qu’on lui cache quelque chose. Plus particulièrement : que ceux qu’ils aiment le plus, ses encadrants, son air bag (!!) lui cachent quelque chose.

Alors, vous allez me dire, non mais nous, on n’habite pas Paris, on n’a pas mis les infos, il a 3 ans, il n’a pas à être au courant.

Détrompez-vous. Ah comme j’aimerai vous dire « en effet ».

Le P’tit était en maternelle quand la tuerie de Toulouse est arrivée. J’étais en colère quand j’ai su qu’il y aurait une minute de silence à l’école. Je voulais lui cacher. Le protéger encore un peu. Des enfants avaient été tués. Il était si sensible déjà. Si emphatique. Et puis, je me suis posée, j’ai échangé avec d’autres parents, et des spécialistes de la petite enfance. Et ils m’ont ouvert les yeux. La réalité c’est qu’à l’école, d’autres enfants eux, savaient. Parce qu’ils n’ont pas des parents aussi protecteurs … qu’ils auront vus des images, entendu la radio et/ou tout simplement qu’ils ont des frères et soeurs plus grands. Les enfants dans la cour, je n’ai pas besoin de vous rappeler ce que cela peut donner. Des mots, des phrases, des expressions toutes faites entendues et rebalancer. Tout devient pire dans leur bouche.

Alors, il vaut vraiment mieux leur dire AVANT.

Avant même la maîtresse, qui fera sans doute très bien. Mais encore une fois, c’est nous les parents leur repère. Il ne faut pas perdre leur confiance.

Évidemment à 3 ans, nous n’aurons pas le même discours qu’avec une préado de 11 ! On va parler de méchants qui ont fait du mal à des gens. On va dire que les adultes sont tristes et qu’on va penser à eux un peu plus ces prochains jours. Et c’est tout. Pas la peine d’entrer dans les détails. L’important est de leur dire que quelque chose d’ « extraordinaire » (à prendre en son sens premier) est arrivé. Et que les gens sont tristes. Cela suffit.

N’oubliez pas de préciser que vous êtes là si des questions arrivent, maintenant ou plus tard.

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Te laisse pas faire !

te laisse pas faire aider son enfant« aider harcèlement école »: 3 mots forts. 3 mots qui touchent.

Des mois que je dois vous parler de cet ouvrage qu’une de vous (coucou lectrice de l’ombre) m’a conseillé de lire il y a donc déjà un baille.

(C’est malin, je bâille)

Des mois qu’il traîne sur mon bureau et que je procrastine. Ma matière préférée.

Mais, là les étoiles étant parfaitement alignées, je pense que c’est le bon moment pour rédiger ce billet qui me tient beaucoup à coeur, tant le livre m’a …

bouleversée, énervée, agitée, fait réagir, pleurer pour finalement me rebooster et me motiver à !

Agir ou plutôt ne pas agir de la manière qu’on imagine…

Que de suspens hein. Donc, non il ne s’agit pas du dernier roman de Marc Lévy.

C’est à l’occasion de la première journée nationale de sensibilisation au harcèlement scolaire que je me suis décidée à poser un peu ici ce que j’ai lu dedans.

Dedans le livre donc d’Emmanuelle Piquet : Te laisse pas faire ! : Aider son enfant face au harcèlement à l’école.

J’espère que je vais réussir à faire passer l’essentiel, posément, pour vous laisser y réfléchir de votre côté, afin comme toujours que si débat à ouvrir dans les commentaires, cela se fasse en parfaite intelligence. Je sais que vous en êtes capables, vous me le montrez à chaque fois que j’aborde un sujet « chaud » (l’histoire du soutien-gorge rembourré étant le dernier en date) (merci encore pour cela d’ailleurs)

Emmanuelle Piquet est psychologue, mère de 4 enfants, fondatrice du Centre d’intervention en souffrance scolaire (C-Sco) à Lyon et à Paris, où elle reçoit enfants, adolescents, parents et enseignants.

Son objectif dans ce livre rédigé clairement avec passion et professionnalisme, en s’appuyant uniquement de faits concrets, réels, c’est de venir bouleverser nos réflexes primaires de parents « Dolto » que nous sommes naturellement. Sans jugement aucun !

Il faut donc être prêt en parcourant le livre à se prendre une bonne claque. Elle le fait de manière bienveillante paradoxalement : on sent qu’elle a l’habitude d’en donner aux parents venant la consulter avec leurs enfants « harcelés » ! Il faut être prêt à vouloir regarder le problème du harcèlement d’une manière très différente, d’adopter un autre angle de vue, mais surtout d’acquérir de nouvelles méthodes pour agir. Et agir dans le bon sens ! Celui qui mettra fin aux agissements terribles des harceleurs tout en redonnant confiance aux harcelés.

Pourquoi une claque ? Tout simplement parce qu’elle rappelle immédiatement les règles de la Cour de Récré. Souvenez-vous !! On les connaît pourtant !! On les a juste mis d’un côté de notre mémoire en devenant parents à notre tour.

1/ les problèmes se règlent d’abord entre enfants

2/ celui ou celle qui déroge à cette règle à partir du CM1 (environ) perd considérablement de sa « popularité »

« Rapporteur », « Fille à sa maman » ou autre… ça ne vous rappelle rien ces mots ? Moi si… Et en lisant ses premières pages, je m’en suis terriblement voulu de les avoir oubliés ! Mais là encore l’auteur tout en choquant, rassure.

harcelement scolaire te laisse pas faire

Toute la 1ere partie du livre est donc en fait basé sur l’anéantissement de nos réflexes primaires de protection vis-à-vis de nos enfants. Je résume, mais en voulant intervenir, on a tout faux. L’auteure explique, justifie par des exemples et en les lisant, on ne peut pas le nier : elle a raison. On le sait, mais ça fait mal.

Âme sensible prévenue, il se peut que vous pleuriez un peu…

On arrive grosso modo totalement lessivé à la moitié du livre. À la bouche une expression qui revient non-stop : « oui bon ok mais DONC ON FAIT COMMENT BON SANG« .

Et démarre la 2e partie qui vient clairement expliquer la méthodologie de la psy. Qui a fait ses preuves hein, naturellement. Deuxième partie de l’espoir donc. OUF.

Attention, rien n’est simple, mais avec beaucoup d’amour, de confiance réciproque, d’écoute, de valorisation je suis convaincue qu’il est possible d’avoir des résultats.

La lecture de ce livre a vraiment changé ma façon de voir les choses.

J’ai la chance d’avoir des enfants qui – pour le moment – n’ont pas subi de harcèlement lourd. Cependant, j’ai déjà eu quelques soucis tout de même.

Le P’tit Grand par exemple qui, l’an dernier, n’arrivait pas à se faire de copains, car étant le plus petit de la classe… le plus grand avait dit aux autres de ne pas jouer avec lui. SYMPA.

La puce, elle, s’est vu chahuter également l’an dernier par un camarade de classe, à qui j’aurai donné le Bon Dieu sans confession quand j’ai vu sa bouille. Mais tout de même ! Bousculade, petite claque, vulgarité, etc. Mon premier réflexe évidemment : en parler à la maîtresse. Merveilleuse, elle avait pris en compte le problème, avait parlé aux deux enfants et avait parfaitement géré l’affaire en nous demandant à nous parents, de lui faire confiance pour régler ça. Car, pour elle, il était important d’arriver à « vivre ensemble », surtout dans le climat qui était celui de janvier 2015…

Peu de temps après, j’ai lu le livre Te laisse pas faire ! Aider son enfant face au harcèlement à l’école.

Et j’ai décidé d’armer ma fille et mon fils. Le livre parle de flèche. Flèche qu’il faut renvoyer à son harceleur. Vous verrez, il y a plein d’astuce. J’en ai mis une ou deux en oeuvre et cela a marché !

C’est très difficile. Il faut tout d’abord que l’enfant vous fasse confiance et qu’il exprime sa peur franchement. Ensuite, nous les parents, nous devons prendre sur nous, comprendre l’enfant et le rassurer. Puis, il faut lui faire prendre conscience qu’il ne peut pas rester dans sa peur. Et que même s’il a plus peur d’aller affronter son harceleur, au moins, quand il l’aura fait : il n’aura plus peur tous les jours.

Ensuite, notre rôle est de trouver la flèche adaptée au contexte et au harceleur et d’exercer notre enfant à la lancer.

Je vais vous en livrer une pour vous donner une idée du truc – mais allez lire le livre aussi hein !

Vous savez que Choupie est allé chez l’acupuncteur ?! Bien. Elle a donc eu dans l’oreille une « graine » (pour ne pas avoir d’aiguille d’adulte) dans l’oreille pour l’aider à l’endormissement. Miraculeux, souvenez-vous je vous en ai parlé. Bref. Cette graine sincèrement, je la distinguais à peine, mais figurez-vous que des enfants sont allés dire à ma puce qu’elle avait un point noir dans l’oreille. Elle l’a mal pris…

Oh, je sais, on est loin du harcèlement, mais j’ai trouvé que c’était un très bon exemple pour essayer d’appliquer la méthode !

J’ai proposé à ma puce de répondre à ce gamin moqueur et en prenant soin d’être devant plein de monde : « et toi, ton bouton sur les fesses, ça va mieux ? »

La puce s’est bien marrée et m’a répondu que JAMAIS elle n’oserait.

Je vous le donne en mille ?

Depuis, elle a réussi à affronter le garçon qui la chahutait. Deux fois ont suffi et désormais ils s’ignorent paisiblement.

Encore une fois, on est loin des drames, mais j’ai l’espoir qu’en mettant en place, dès aujourd’hui, des réflexes de ce genre, à savoir : pour eux de nous parler de tout et de notre côté, les aider sans intervenir directement : on saura un peu mieux prendre en charge des dossiers plus lourds dans les années qui viennent.

Qu’en pensez-vous ?

Référence du livre, en vente sur Amazon 18 euros. Le lien vers son intervention à Tedx de novembre 2013, qui est un excellent résumé du livre (Merci à la lectrice qui m’a laissé le lien sur facebook)

Le site internet officiel Non au Harcèlement

et je vous glisse cet article comme toujours très bien fait de Nadia Daam sur la « polémique » au sujet du clip.

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Le 70 bonnet A rembourré

Déjà plusieurs mois que j’ai découvert l’existence de ce « marché » ; on pourrait s’amuser à sous-titrer ce moment où je me suis retrouvée devant ce rayon, comme si on rajoutait une bulle de BD au-dessus de ma tête totalement abrutie par le spectacle qui s’offrait à mes yeux ; ça donnerait :

« euh« , »gné« , « mais pourquoi ? » ou encore « adieu monde des bisounours« 

Parce que non, définitivement, les Bisounours ne trichent jamais eux. J’ai vérifié. Professionnelle jusqu’au bout de YouTube. J’ai visionné la saison 1 et 2.

Je me gardais le sujet sous le pli du bras pour un jour de pluie ou plus honnêtement pour le moment où je n’aurai plus le choix pour me calmer que d’écrire sur cette honte/débilité/horreur ou de shooter dans un chaton. Et comme je ne tiens pas à avoir des problèmes avec les amis des animaux…

soutien gorge jeune fille

Alors, voilà, ce n’est pas un scoop, car d’après mes recherches (Google est ton ami), cela date même de 2011 (au moins). Année où un micro scandale est arrivé. La Redoute et les 3 Suisses à l’époque avaient retiré illico presto leurs modèles »rembourrés » de soutien-gorge pour préado (pas la jeune fille hein, mais bien la brassière).

La Redoute et les 3 Suisses ont tous deux retiré de leurs sites web les modèles de soutiens-gorge rembourrés de taille 10 ans/70A (source linkée ci-dessus owni.fr)

Je vous rassure (ou pas d’ailleurs, dans mon cas), en 2015, on en trouve à nouveau.

 (mais que « légèrement » hein) ou ici avec Hello Kitty dessus (lol) (et minimum en taille 75, oulalalala quel effort) et j’en passe.

Aujourd’hui donc, dans ce pays où l’on s’empresse d’hurler au scandale – et pour de bonnes raisons hein – quand une publicité est classée sexiste parce qu’elle montre une chemise en train de brûler sous un fer à repasser abandonnée par la maîtresse de maison, car elle travaille (chez France 3)(Allez lire ce billet de Till The Cat excellent à ce sujeton trouve, au rayon « sous-vêtements » enfants de grandes enseignes : Monoprix, Galeries Lafayette, le BHV pour ne citer que celles que j’ai visitées dernièrement et chez de grandes marques spécialisées comme Dim, des soutiens-gorges taille 70 bonnet A (la taille des jeunes filles de 10/11 ans) REMBOURRÉ. Le terme correct et commercial est d’ailleurs : « ampliforme » (autant utiliser les bons mots). À noter aussi l’expression « bonnet moulé » (pas mal aussi…)

Je pourrai prendre ça avec humour. Mais non. En fait, je prends ça plutôt mal.

Et j’ai même beaucoup de difficulté à classer mes raisons de le prendre si mal. Tant je suis submergée par le nombre.

Bon, faisons la liste, vous m’aidez ? (mais vous avez le droit de ne pas partager mon opinion très tranchée sur la question bien sûr, pour le coup, je suis preneuse de vos « raisons » à vous)

– l’image de la Femme. Là clairement, pour moi c’est LE sujet central. Il y a peu on s’horrifiait – à juste titre – d’une publicité montrant un intérieur dévasté, une chemise d’homme en train de prendre feu à cause d’un fer à repasser délaissé tout ça pour expliquer qu’une femme travaillait (à France 3). Mais on propose à nos filles d’à peine 10 ans de tricher sur leur physique. BRAVO LE VEAU.

– la confiance en soi / l’image de soi / le respect de soi. Encore une fois, tandis qu’on hurle au scandale – à très juste titre – devant des mannequins photoshopés, trop maigres, exposées sur des photos absolument pas naturelles, mais on propose aux petites filles un rayon sous-vêtement composé à 80% (j’ai compté hein) de soutien-gorge rembourré (pardon, ampliforme).

– je passe sur le regard des pervers hein, on dira que c’est marginal. Les mecs dégueulasses qui matent les photos des fillettes vont pouvoir se réjouir de les voir, à la sortie de la 6e, avec des décolletés encore plus attrayants. Je pars vomir et je reviens.

– la tricherie. Je vous entends, nous, on mettait bien du coton ! Certes, mais justement, on jouait à voir comment ça ferait. On ne portait pas notre coton tous les jours, toute la journée. Et puis surtout, on n’achetait pas directement l’objet de la tricherie. Et pas à 10 ans bon sang !!

– les garçons… dois-je expliquer ici ce qu’il se passe dans la tête de nos ados … enfin quand je dis dans la tête, hum… la nature, encore une fois, fait son job, c’est peut-être pas la peine non plus d’accentuer le souci en dotant nos filles d’attributs un peu trop voyants non ? Après on s’étonne qu’ils se passent des choses dans les toilettes des lieux publiques à 12 ans. Oui, oui, pour celles qui n’avaient pas encore entendu cette triste réalité de laquelle nous voulons tous être oubliées… Des cas extrêmes et rares ! Oui, oui, on va dire ça si vous voulez vous rassurer. Désolée mais de mon côté, je vais tenter de reculer l’âge fatidique, c’est mon côté fleur bleue.

Alors, elles sont où les excuses, les explications ? Dans l’article que je vous ai mis en référence plus haut, j’ai pu découvrir que la tendance viendrait d’Asie où, par pudeur, il est de bon ton de cacher les tétons qui pointent ! Pour cela, les coussinets ou autres rembourrages sont donc indispensables. Là-bas. Ok, je l’entends. Respect des cultures. Pas de soucis. Bonjour, ici c’est l’Europe, la France.

J’ai lu également le fameux « c’est pas nous, ce sont les études de marché« . Là, je prends peur. Oui, j’imagine hélas que si ce produit existe toujours, c’est qu’il y a des « gens » qui les achètent. Est-ce les mamans pour leurs filles ? Les jeunes filles elles-mêmes ? (Ma fille de 10,5 ans ne fait pas son shopping seule, donc pour les tailles 70/75 je pense honnêtement que ce ne sont pas elles.) Les jeunes filles supplient-elles leurs mères ? Alors, écoutez, pour ce coup, je vais être très dure, mais offrir ce type de produit à sa fille c’est pour moi clairement se tirer une balle dans le pied. Rapport au 1er point plus haut : l’image de la Femme. Je ne veux même pas entendre les « je n’arrive plus à lui dire non, elle est trop grande« , « ça lui fait plaisir« . NAN, MAIS BON SANG. On est parent ou pas ? Être parent ce n’est pas dire oui à tout et n’importe quoi. Être parent c’est AUSSI passer pour les plus horribles géniteurs du monde en refusant les caprices de ce genre. Être parent c’est expliquer pourquoi on dit non.

Oui, je suis énervée, je vous avais prévenu, planquez vos chatons.

Parce que je fais comment moi pour expliquer à ma fille, demain, si elle me demande ce que c’est, ou pire, si elle m’en réclame un ?

Je lui dis que son corps change, que cela va prendre quelques petites années, que c’est fait « exprès » pour qu’elle ait le temps de s’habituer, que cela ne sera pas facile tous les jours mais que je serai là pour l’accompagner, ainsi que mes amies « mamans » présentes autour d’elles si elle préfère ne pas m’en parler. Que le regard des garçons va changer, que cela peut être troublant, mais que c’est la vie. Qu’elle devient femme doucement, mais sûrement. Qu’un jour, elle aura une poitrine qui sera ce qu’elle est, petite ou grosse, il n’y pas de normes, pas de taille à avoir absolument et que si, adulte, elle ressent le besoin de la modifier, elle fera ce qu’elle veut, mais que mon rôle, de maman, de femme, c’est de lui faire aimer ce corps au point qu’elle voudra en prendre soin. Plus tard, elle en sera même peut-être fière et passera aussi ce message à ses filles.

Que non, il ne faut pas vouloir grandir trop vite. Que non, on ne peut pas faire « comme maman », car maman va avoir 40 ans et elle, à peine 11 ans.

Mettre à disposition des jeunes filles (j’ose encore les appeler des enfants de 10 ans) ce type de lingerie, vraiment, je ne comprends pas.

Pourquoi ? Sincèrement ?

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Un été solidaire

Petit billet un peu « hors du commun » ici, je ne parle jamais politique, rarement des faits de société, même si parfois, je ne serai pas contre pousser quelques coups de gueule, je me retiens encore un peu.

Hors du commun aussi car je vais relayer sur mon blog des informations reçues sur ma boite mail dernièrement alors que je ne le fais jamais, sinon ça serait la jungle croyez-moi. On dira que c’est la faute à la fontaine dont je ne bois jamais l’eau. Mais surtout, je me suis dit que ce n’était pas ici qu’une zone de franche rigolade autodérisionnelle (si, ça existe, comme capricer) mais qu’on pourrait peut-être aussi se la jouer solidaire tout en s’organisant pour la rentrée.

Alors, c’est parti

Opération Cartable dès le 24 août 2015 : chaque parent qui postera une photo du cartable de son enfant fera gagner 30 minutes de soutien scolaire à un enfant de l’association « SOS Villages d’Enfants ». Pour être prise en compte, les photos devront être postées sur la page Facebook de Duracell avec les hashtags #OperationCartable#Duracell

Le site Noms Tissés, qui propose des étiquettes tissées au nom et prénom de nos enfants, de fabrication française (cocorico) à thermocoller ou à coudre sur leurs affaires/vêtements propose jusqu’à la fin du mois de juillet (donc GROUILLEZ VOUS) de soutenir l’Association Pas d’Enfants Sans Vacances. Sur un mois « 1 commande sur le site => 3€ versés à l’association ».

ProjetCampagnePESV2015FinaleEncart250

Enfin, j’ai rencontré il y a quelques jours, dans les locaux de l’UNICEF, une de leur ambassadrice bien connue, Elodie Gossuin, pour parler de sa dernière mission auprès des équipes UNICEF au Sénégal (« objectif 100 »). Autant vous dire que je ne suis pas restée insensible à son discours, car même si on SAIT, les images, son récit et les éléments chiffrés que les équipes de l’UNICEF nous ont communiqués à l’occasion, ont fait remuer mon petit coeur de maman. Et Elodie est une femme/maman investit absolument adorable et vraie.

100% des enfants doivent être vaccinés, aujourd’hui nous sommes à 80% dans le monde (merci l’Unicef) et au Sénégal uniquement 70%

L’objectif est de sensibiliser les communautés, pour cela l’UNICEF s’appuie sur les mamans relais qui connaissent les villages qui sont écoutées et qui peuvent convaincre, à travers des « causeries », dans lesquelles sont abordés tous les sujets liés à la grossesse, à la petite enfance et à l’hygiène en général. Causes chères à l’UNICEF, entre autre.

Et nous alors ? Oui, on peut aider, un peu, beaucoup, mais surtout passionnément, en donnant, mais aussi en utilisant par exemple le site de Faire Part de naissance pour allier l’utile, l’agréable et l’entraide ou encore le service d’album photo personnalisable.

logo-unicef faire part

Juin 2015. Mission UNICEF Sénégal Elodie Gossuin (marraine de l’UNICEF France). JOAL. Poste de santé bénéficiant de l’appui de l’UNICEF. Le mardi est le jour de la vaccination, qui est gratuite au Sénégal pour les enfants de moins de 5 ans.  Ici avec Elodie Gossuin.

Juin 2015. Mission UNICEF Sénégal Elodie Gossuin (marraine de l’UNICEF France).
JOAL. Poste de santé bénéficiant de l’appui de l’UNICEF. Le mardi est le jour de la vaccination, qui est gratuite au Sénégal pour les enfants de moins de 5 ans.
Ici avec Elodie Gossuin. ©UNICEF France / Zumstein

 

elodie gossuin ezabel

 

J’avais mis des talons

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