Coup de gueule et débats - 2/12 - e-Zabel, blog maman Paris

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Coup de gueule et débats

Il y a des matins comme ça…

… où je suis en colère

Parce que l’on confine durant l’éclipse les petits parisiens dans leurs écoles par mesure de précaution. La santé c’est important. Ah ça !

Évidemment.

Par contre, les voitures, elles, peuvent toutes sortir librement.

Même si cela fait 3 jours que Paris est « presque » (il faut dire qu’on se bataille sévère pour la 1ere place avec Shanghai) la ville la plus polluée du monde (j’ai envie de dire YOUHOU, voyez qu’on les rattrape bien les chinois !)

donc on protège les yeux mais pas les poumons

Ok

C’est pas comme si nous avions une mairie de gauche, avec des « verts » dedans hein.

Ah pardon, on me souffle dans l’oreillette que si.

Alors, on dira que ça ne sert peut-être à rien, mais ce matin j’ai tweeté et j’ai retweeté

 

tweet pollution eza

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Comment observer l'éclipse du 20 mars ?

eclipse enfantJ’ai ouvert lundi un statut sur ma page facebook concernant l’éclipse solaire de vendredi matin afin de savoir si vous en aviez entendu parler, mais surtout si vous aviez une idée de ce que vos enfants auraient la possibilité – ou non – d’observer de la cour de récré.

Parce qu’ici je n’ai toujours rien vu passer : aucune information, consigne ou demande d’achats, etc.

Parmi les nombreuses réponses, l’une de mes « fans » (j’adore dire ça, ça fait très Séverine Ferrer) m’a orienté vers un très chouette article sous forme de BD d’ailleurs, expliquant comment observer l’éclipse.

Donc le trouvant génial, je me suis dit que cela intéresserait peut-être le plus grand nombre. Bon, entre temps il a été beaucoup repris aussi sur les réseaux, mais, peut-être vivez-vous dans une grotte et ne l’avez-vous pas encore lu ?!

J’avais aussi la possibilité de vous parler de la news Yahoo extrêmement palpitante – comme 99% des news diffusées sur ce portail préhistorique du web – sur laquelle je suis tombée en zonant sur internet travaillant : « suite au tournage de Koh Lanta, Rocco annonce vouloir arrêter le porno par amour pour sa femme. »

Oui, je vous le disais : incontournable actu. Scoop terrifiant : Rocco a fait Koh Lanta.

Bref. Revenons à ce phénomène naturel gigantesque qui nous préoccupe : l’éclipse – bien sûr.

Vendredi matin aura lieu, là, au-dessus de nos têtes de quoi expliquer concrètement, facilement et efficacement comment fonctionne notre système solaire aux enfants. Petits ou grands. Il y a là, matière à intéresser nos mômes aux Sciences.

Mais, évidemment, comme on vient JUSTE de découvrir qu’il y avait une éclipse solaire vendredi 20 mars 2015 à l’Éducation Nationale, il semblerait qu’une circulaire ait été envoyée en catastrophe pour demander aux enseignants de ne SURTOUT PAS FAIRE SORTIR LES ENFANTS.

Ba non !!

On aurait pu éventuellement appréhender un peu le phénomène et fournir – par exemple – une « paire de lunettes spéciales éclipse » pour chaque élève. Ou à minima expliquer comment fabriquer avec une boîte en carton – ou mieux avec une canette ou boîte de conserve – un observatoire !

On aurait pu éventuellement s’y prendre un peu à l’avance et proposer aux enseignants de profiter de cet événement pour faire un cours spécial sur les éclipses.

Mais non !!

Alors, certes, je ne suis pas débile même si j’en ai l’air, je comprends qu’il ne faut – comme toujours – jamais prendre de risques avec la santé des enfants. Alors que le soleil est dangereux tous les jours, il ne vient jamais à l’idée des petits de le regarder. Mais vendredi, la plupart auront entendu parler de l’éclipse et tenteront peut-être de regarder.

Et la maîtresse, aussi géniale soit-elle, ne pourra pas empêcher un « accident ».

Du coup, les enfants seront confinés en classe. Alors, que dehors, la nature fera sa petite vie tranquille à savoir un événement scientifique fabuleux qui nous rappellent à quel point, nous ne sommes… pas grand-chose.

Dommage.

J’ai reçu quelques témoignages de parents m’annonçant qu’ils garderont leurs enfants vendredi matin avec eux pour pouvoir observer l’éclipse. Et vous ?

Ici, je ne lui ferai pas manquer la classe, mais j’ai acheté une paire de lunettes avec le magazine Science et Vie – que je laisserai traîner bien en vu pour faire genre – et je la glisserai dans son cartable. Quant au P’tit, il est en Dordogne et… pour le coup, je n’ai aucun moyen de savoir avant, ce qu’ils feront !

 

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Le harcèlement scolaire

harcelement scolaireEn devenant parents – et c’est d’ailleurs aussitôt l’embryon accroché dans le ventre de la maman, nous signons un contrat à durée indéterminée avec l’Entreprise de la Vie – celle qu’on a créée en l’occurrence, merci de suivre – et donc de la peur de la perdre. CQFD. On appellera ça les dommages collatéraux de la parentalité.

Si on pensait jusque là connaître le mot « peur », il prend là sa véritable signification. Il ne s’agit plus de cette sensation ressentie quand il fallait parler en public, passer un examen, ou même sauter en parachute! Nan, du pipi de chat ça. Nan désormais, on parle juste de la peur que la chose que l’on aime le plus au monde soit blessée, abîmée, malheureuse, ou pire.

À chaque étape de leur vie, nos peurs changent, c’est pour ne pas s’ennuyer en fait. Évidemment, la base reste identique. Cependant, d’abord, on a peur qu’il ne reste pas bien accroché, qu’il se passe quelque chose à l’accouchement, qu’il ne soit pas « normal »… puis  qu’il ne grossisse pas assez, qu’il ne marche pas avant ses 3 ans, qu’il ne dorme pas une nuit complète avant ses 18 ans. Cela peut paraître ridicule quand on regarde en arrière, évidemment. Mais pourtant. On est tous passés par là.

Notre petit grandit, il fait de plus en plus de pas… dans la société. Et là, ça se gâte. On a peur qu’il ne se fasse pas d’ami à la maternelle, que quelqu’un lui fasse du mal dans la cour, qu’on le kidnappe, qu’il échappe à notre vigilance et qu’il traverse seul la rue…

La liste est longue hein ?!

Et puis finalement, on arrive, j’arrive, bon an mal an à la perspective très proche de l’entrée au collège. Dans 18 mois ici, Choupie étant de janvier, j’ai l’impression d’avoir gagné 1 an dans l’affaire !

Je pense toujours avoir été une mère cool. Pas pot de colle. Je laisse mes petits aller depuis leurs plus jeunes âges chez leurs grands-parents par exemple, l’été plusieurs semaines de suite même. La séparation, je trouve ça positif, et je la positive face à eux en tout cas. Ensuite, derrière, JE gère MES sentiments parfois ambivalents.

Mais alors, l’entrée au collège me terrifie. Déjà parce qu' »ON » dit que c’est une étape particulièrement frappante. Et que moi, les « ON-DIT », j’ai tendance à les écouter, à les amplifier et là, pour le coup, à ne pas vraiment réussir à les positiver.

De quoi ai-je peur ?

De l’effet de groupe. Des clopes. De la drogue. De l’alcool. Du sexe. De cette envie de faire comme les autres, conneries incluses.

Et puis évidemment, du harcèlement, du racket, de la violence physique, mais, j’ai presque envie de dire « pire » : morale.

Les injures. 24/24, 7/7 (merci les réseaux sociaux)

Déjà aujourd’hui, les 2 ou 3 fois où les enfants ici se sont fait « embêter » en classe ou dans la cour de l’école primaire, il a fallu plusieurs jours et divers signes très difficiles à décrypter pour s’en apercevoir. Et pourtant, ils savent. Ils savent que si quelqu’un, un jour, leur dit « n’en parle pas à tes parents sinon… », ils doivent JUSTEMENT venir nous le dire.

Ils savent qu’en se laissant faire, le harceleur n’arrêtera pas, au contraire.

Mais pourtant, déjà, on a du mal à les faire parler.

Alors demain ? Quand ils seront adolescents et que nous serons donc nous, parents, mécaniquement des gros relous ?

On apprend chaque jour notre rôle de parents, en tout cas, nous, on n’a pas été livré du mode d’emploi. Mais sur ce coup-là, l’Homme et moi, on aimerait une formation accélérée (et une boule de cristal et un sérum de vérité aussi).

Comme on n’a pas trouvé. On se dit qu’on va devoir expliquer, encore et encore, ce qui existe, ce qui peut arriver, ce dont ils peuvent être témoins aussi, comme le dit si bien ce jeune homme très touchant à la fin de ce reportage terrifiant, poignant, très dur émotionnellement, mais tellement bien fait : SOUFFRE-DOULEURS, ILS SE MANIFESTENT.

Plusieurs passages m’ont marqué. Notamment le fait que les enfants harcelés ne savent pas qu’ils le sont. Ils ne savent pas que cela porte un nom.

Et puis cette peur de le dire, pour ne pas passer évidemment pour le pauvre petit à sa maman, mais aussi pour ne pas « décevoir », « blesser », « inquiéter » ses parents. Bon sang. Mais JUSTEMENT, INQUIÉTEZ-NOUS !! QUE J’AILLE RÉGLER MOI-MÊME SON COMPTE A CES PETITS C… Pardon je m’égare.

Enfin, l’impuissance, voir l’aveuglement des certains professionnels du corps enseignant… le « ça ne se passe pas dans mon lycée, mais sur facebook« , m’est resté en travers de la gorge. Je ne parle pas du Directeur qui a vu cette jeune fille au sol et qui… n’a rien fait. Ses agresseurs ont pu compléter le tableau en ajoutant « t’as vu, même le proviseur s’en fiche de toi ». BRAVO LE VEAU.

Ce documentaire m’a bouleversé, je savais qu’il me ferait pleurer. Voir ces parents dont les enfants se sont suicidés témoigner… Mais finalement ce documentaire m’a encore plus ouvert les yeux. Entendre ces jeunes parler de ce qui leur est arrivé, comprendre pourquoi ils ne se déconnectaient pas, pourquoi ils ne disaient rien, écouter leurs conseils… Cela m’a fait un bien fou et m’a motivé encore plus pour en parler à mes louloux.

Mais bon sang quelle horreur ! Quels gâchis ! Quelle tristesse.

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Quand il faut trouver les mots

CharlieHebdoJe pose ce billet là, vous le lirez demain, pour moi c’est encore aujourd’hui, il y a quelques heures on apprenait tous L’incompréhensible. Je ne tiens pas à revenir sur ce qu’il s’est passé. On est choqué, terrifié, etc. etc. tout le monde y va de son témoignage, je ne vais pas vous raconter ce que je faisais quand j’ai appris que. On s’en contre fiche et cela ne me soulagera en rien de vous le dire.

J’ouvre simplement ce billet pour échanger sur la réaction de nos enfants. Je pense que l’on peut toutes et tous parents s’aider un peu en partageant la manière dont on a dû (ou pas pour certains d’ailleurs) leur expliquer l’inexplicable.

Ici j’ai récupéré les enfants à 16h30, ils avaient passé la matinée avec leur babysitter à la maison et ensuite à 13h30 ils sont partis au sport avec le Centre de Loisirs de l’école. Je me doutais que le P’tit Grand n’aurait pas pu faire foot « à l’extérieur » de l’enceinte scolaire comme d’habitude : j’avais vu passer la demande du préfet annulant toutes sorties scolaires. J’espérais juste que les animateurs aient expliqué du mieux possible la raison.

En sortant ils étaient calmes, ils m’ont dit qu’il y avait eu une explosion dans un journal et qu’il n’ y avait pas eu foot au stade.

On est rentré, on a goûté et je leur ai expliqué.

J’ai parlé d’événement dramatique mais « exceptionnel ». J’ai aussi expliqué que ces « méchants » étaient une minorité. Choupie a eu très peur quand je lui ai dit que les terroristes n’avaient pas encore été attrapés, alors j’ai précisé qu’ils devaient être loin, qu’il n’y avait pas de raison qu’ils trainent dans notre quartier et qu’ils avaient toute la police de France à leur trousse.

J’ai parlé de la grande tristesse des gens. De la peur qu’il ne fallait pas laisser gagner. J’ai aussi tenté d’aborder les notions de démocratie, des droits de l’homme, de liberté d’expression. J’ai finalement très peu parlé des religions, je ne pense même pas avoir prononcé les mots Islam ou Musulmans. J’ai fait un peu l’autruche peut-être … ?

Pour expliquer pourquoi ils avaient « choisi » ce journal, j’ai tenté de leur faire comprendre qu’il avait publié plein de dessins « humoristiques » et que certains se « moquaient » des pensées des terroristes… Choupie a répondu qu’ils n’auraient pas dû faire ça… les dessins. J’ai monté un peu le ton en disant que si, qu’ils étaient comme des héros qui se battaient contre les méchants avec des mots, des images, que c’était important pour défendre la liberté de pensée. Enfin, encore, qu’il ne fallait pas laisser la peur gagner car justement c’est ce que les terroristes voulaient.

On verra dans les jours à venir…

Cela me rappelle quand il a fallu parler de la tuerie de Toulouse, parce qu’ils en avaient parlé à l’école (en maternelle…)

Voilà, si vous avez envie de me dire comment vous abordez le sujet avec vos enfants, je suis vraiment preneuse. Je ne me suis pas trouvée bonne sur ce coup-là, j’attends la 1ere journée d’école, d’échanges et de deuil national pour voir avec quoi ils vont revenir.

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oh secours je deviens rabat-joie

brosse a dents connectee enfantC’est en découvrant cet article sur une brosse à dents pour enfants « connectée » et surtout en constatant l’ampleur de ma réaction … disproportionnée ? négative ? outrée ? agacée ?…
… que j’ai réalisé à quel point j’étais en train de tourner rabat-joie et que j’aurai du mal à « vivre avec mon temps » en vieillissant.
Bonjour la claque.
Surtout 3 jours après avoir écrit ce billet d’anticipation #2050

Plus sérieusement, je voulais partager avec vous ma réaction, pour que vous puissiez venir ensuite, au choix :

1/ me dire que j’ai tout à fait raison de m’emporter et que je suis décidément vraiment clairvoyante dans mes propos et ma pensée (LOL)(et toucher 1000 euros)
2/ que j’exagère drôlement parce que bon, tout est bon dans le cochon (ne passez pas par la case départ, rendez-vous directement en prison)

Avant-propos : je suis du genre à détester entendre de la part, PAR EXEMPLE de ma mère : ‘ »Avant – comprendre quand tu étais enfant – on n’avait pas de siège auto et tu n’en es pas morte« . Certes.

Constat que j’assimile en fait à « Avant, il n’y avait pas d’électricité et on vivait très bien aussi« . Mouais

Alors pourquoi ai-je donc réagi « violemment » à la lecture de cet article, présentant une brosse à dents pour enfants « connectée » dont le but, semble-t-il est de mettre ENCORE/DEJA les enfants devant un écran et de balancer encore plein d’ondes dans notre environnement de motiver les enfants au brossage, en les faisant participer, via des petites vidéos et des jeux ludo-éducatifs, à leur propre apprentissage de l’hygiène dentaire ?

La rabat-joie en moi a vu instantanément :
– un écran dans la salle de bain (la salle de bain quoi !) ;
– le fait qu’on prend les parents pour des incapables : c’est difficile de faire se laver les dents aux enfants. Ba ouais. Mais attention « scoop » : avoir des enfants et les élever c’est pas facile. Ba non ;
– le fait qu’on apprend aux plus petits à faire des choses pour des bons points/récompenses, et pas pour eux, leur santé et juste parce qu’il faut, aussi, en fait ! Car dans la vie, non, on ne fait pas uniquement ce qui nous fait plaisir ;
– la délégation à un tiers de notre rôle d’éducateur et de détenteur d’autorité. Après le « c’est à l’école d’éduquer nos enfants », on a « c’est à la télé/tablette » de le faire ?

Je suis virulente, un peu dans l’excès, je le fais un peu exprès (ainsi que les rimes)

J’aime les nouvelles technologies, je voue une admiration sans faille aux inventeurs et à l’innovation. Je suis bluffée par la plupart, même quand elles sont fondamentalement inutiles.

Mais les inutiles ne me dérangent pas. Elles sont là pour un loisir. Par exemple, l’application « santé » de la nouvelle version IOS de mon iPhone. Qui ne me sert à rien, vu que je me contre fiche de savoir combien de pas j’ai fait dans la journée. Mais l’appli ne me dérange pas, je cherche juste à l’enlever histoire qu’elle cesse de me vider ma batterie pour rien MAIS C’EST UN AUTRE SUJET.

Là, je suis dérangée. Je sais que c’est dur de faire brosser les dents correctement d’autant plus aux enfants. Mais une visite chez un bon dentiste, vers 3/4 ans, permettra déjà à l’enfant de comprendre et d’apprendre de la part d’un professionnel qu’il va respecter (sinon, il lui fera du mal avec ses instruments AH AH AH) les bons gestes. A nous ensuite de vérifier et de rappeler. Je sais, on n’a pas que ça à faire, je suis maman aussi, et pourtant, je n’ai « que » 2 enfants. Aujourd’hui encore, je passe souvent une tête pour vérifier qu’ils ne sont pas juste en train de machouiller leurs brosses…

Je sais, on a souvent envie de déléguer – je suis la première à le dire mais pour le ménage surtout uh uh uh – envie de jeter l’éponge parce que c’est épuisant, parce qu’on est épuisé… mais je suis fondamentalement convaincue que nous devons en tant que parent le faire tout de même. C’est notre rôle et pas celui d’une application web. Soit elle 8.0.

J’aime l’idée, par contre, d’avoir un support supplémentaire de ce type, pour visionner avec l’enfant, une vidéo rigolote expliquant par exemple les gestes du brossage. Mais de là à aller connecter sa tablette ou son smartphone matin et soir sur une application, poser le bazar dans la salle de bain à côté de l’enfant (ET D’UN POINT D’EAU), pour ne pas avoir à gérer le souci et laisser faire un personnage imaginaire, ba, je ne suis pas convaincue. Du tout.

Vous peut-être ? Allez, défoulez vous, dites-moi que je ne suis rien qu’une rabat-joie !

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Du choix de l'école

© Anthonycz - Fotolia.com

© Anthonycz – Fotolia.com

S’il y a bien un truc auquel tu ne penses pas en choisissant ton appartement à tout juste 30 ans – avant hier donc pour moi – c’est de regarder de quel collège ta nouvelle adresse va dépendre.

Non, tu penses bonheur, chance, crédit, trouille, plan, superficie, charges et réfection des parties communes.

Au mieux tu te réjouis de la présence d’une école maternelle juste en face et tu te félicites de ce petit point positif.

Et pourtant.

Arrive le jour où tu parles collège avec tes copines mamans du quartier et tu découvres l’ampleur des dégâts.

Certes nous n’habitons pas non plus un des quartiers les plus malfamés de Paris. Je sais, merci, je suis née à Argenteuil je vous rappelle et j’ai pris la ligne de train tant décriée Paris gare du Nord / Valmondois ou Pointoise pendant des années. Alors, en matière de racailles, je m’y connais un peu.

Cependant, pas de bol, le collège public dont nous dépendons n’est pas folichon.

Fort de ce constat plusieurs possibilités :

– déménager

– se dire qu’au moins dans un collège médiocre mes enfants découvriront la vraie mixité sociale, les dangers de la vie, qu’ils apprendront à se défendre (ou pas), qu’ils auront d’excellentes notes pour prétendre ensuite à un lycée bien coté…

– trouver des pistons, mais pas des moindres, pour réussir à obtenir une dérogation (réussir < voir la courbe du chômage baisser 6 mois de suite en France)

– magouiller (une histoire de sous-location de chambres de bonnes ou d’entente avec des gardiens, mais, il me semble que cela soit finalement bien plus complexe encore – sans parler du côté illégal de la chose -, car on est censé fournir une fiche d’impôt prouvant qu’il s’agit bien de sa résidence principale… bref, j’ai pas cherché à comprendre)(call me trop honnête)

– passer de l’autre côté de la force : en école privée.

Devinez l’option choisie après moultes et moultes prises de têtes, réflexions, posages de pour, de contre, de prises d’avis, de-ci, de-là… ?

Voilà. Les enfants iront donc dès la rentrée de septembre poursuivre leur primaire en privé.

Moi, l’ancienne petite fille élevée dans un cadre catholique non pratiquant, mais convertie athée à l’âge adulte, moi la pro mixité sociale, mais moi la maman paniquée pour l’avenir de ses enfants, je passe de l’autre côté. Ah non pas du périph hein, faut pas déconner. Uh uh. Juste du côté privé.

Je vous rassure (ou alors, je continue de me rassurer… merci le blog), nous avons trouvé une petite école, hyper accueillante, bienveillante, ouverte aux non-catholiques, le Directeur nous a plu immédiatement, sa personnalité, ses choix d’éducation, mais aussi la manière qu’il a de parler de « ses enfants ». Nous n’étions pas sûrs en arrivant à l’entretien en ce début janvier, en ressortant 45 minutes plus tard, nous étions heureux, le choix était évident. Nous étions convaincus. OUF. Nous étions pris. Il a bien fallu expliquer que bon, finalement, malgré la demande d’inscription en CE1… c’était un CE2 qu’il nous fallait pour le P’tit Grand Sauteur de classe. Là encore, le Directeur a parfaitement bien pris la chose.

Lorsque j’ai publié sur Facebook un statut concernant notre « annonce » aux enfants, début avril, vous avez été nombreuses à me demander ce billet. J’ai mis du temps à le rédiger, car je ne veux absolument pas donner une image fausse de nos réflexions. Ce choix est entièrement fait selon notre propre contexte de vie, nos valeurs, nos envies pour nos enfants, nos moyens aussi, évidemment. Il ne constitue absolument pas un jugement vis-à-vis des autres parents d’élèves de l’école publique qui vont eux choisir de rester dans le public et donc de partir vers ce fameux collège.

Encore une fois, on s’est posé beaucoup de questions.

Attendre l’entrée en 6e de Choupie pour faire une demande en privé ? C’était pour nous trop risqué. Non membres d’une paroisse, sans piston et malgré un excellent livret scolaire, les chances étaient faibles d’accéder « au graal »… Nous n’avons pas voulu prendre le risque et c’est d’ailleurs ce qu’on a expliqué aux enfants : pour aller dans le privé au collège, il vaut mieux y être rentré avant…

Alors, oui, la raison principale de notre choix est clairement « le collège ». Mais pas loin derrière, je ne vous cache pas que je suis, sur certains points, déçue par l’encadrement du public. Nous avons la chance d’avoir une excellente école publique, un bon directeur accessible, des maîtresses EN OR. Vraiment. Mais voilà, on en a marre des bagarres, des bonbons qu’on s’échange quotidiennement, marre des insultes, du vocabulaire, marre du « laisser-aller » dans la surveillance.

Je suis agacée par la méthode de cet animateur d’un atelier périscolaire qui promet des bonbons aux enfants s’ils sont sages !!! Pardon, mais on est où là ?

Je suis agacée par le surveillant d’une étude qui « met ses pieds sur le bureau et son sac sur sa tête » pendant qu’il est censé aider les enfants à travailler… au minimum les surveiller… Ah ça, ça fait rire les gamins… moi, moins déjà.

Des petites choses, des banalités (hélas), du rien du tout, qui s’accumulent et qui me font tout de même grincer les dents et du coup… qui me font apprécier les valeurs prônées dans la nouvelle école. Ces règles de « vivre ensemble », elles aussi toutes simples, mais tellement nécessaires me semble-t-il, sont affichées dans les couloirs de la nouvelle école… Nous avons montré tout ça aux enfants. On leur a dit « ne vous inquiétez pas, ces règles, vous les connaissez, se sont les même qu’à la maison, que dans notre vie de tous les jours – respect, travail, amitié, entraide et partage -, mais là, elles devront vraiment être respectées, c’est tout« .

Croyez-moi si vous le voulez, mais ils sont contents. Ils ont apparemment compris nos motivations, notre choix. Bien sûr, Choupie surtout, n’en mène pas large pour ses copines qu’elle va devoir quitter. Le P’tit Grand lui, disons les choses clairement, semble soulager. Lui qui doit depuis le début de l’année, lutter contre de petites « discriminations » liées à son changement de classe. Là, au moins, personne ne saura. Il repart à zéro avec des nouveaux futurs amis à se faire. Il est ravi. En plus, cette année les CE2 sont partis en classe découverte, et ça, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd lors de la présentation de sa nouvelle école…

Alors, on verra bien. J’appréhende, évidemment. Encore une fois, une histoire de choix. Bon, mauvais. On ne saura jamais.

C’est la vie de parents. Bon sang…

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Halte aux contenus inappropriés avant les films pour enfants au cinéma

J’avais poussé un sacré coup de gueule sur le sujet en mai dernier dans ce billet, cela vous avait beaucoup fait réagir (78 commentaires). Par manque de temps, j’avoue, je n’avais pas été bien loin dans mes démarches, j’avais vaguement interpellé Pathé Gaumont, UGC et le CNC via twitter. Les deux premiers m’avaient répondu qu’il s’agissait d’un malencontreux accidents… Mouais. Ca fait beaucoup d’accidents tout de même hein.

Et puis voilà que Papacube m’envoie un mail la semaine dernière m’indiquant d’aller lire l’article du blog Moi Timothée. Oh tiens, un nouveau contenu inapproprié avant un dessin animé ! Oh ba ça alors, sacré accident. Rha là là.

C’est alors que Paf le Paf, blogueur papa à ne pas manquer également (je ferme la parenthèse), a décidé de se retrousser les manches (de chemises) et… d’agir. Il a donc publié hier cet article que je vous encourage à aller lire, mais surtout, cette page facebook que je vous « plus qu’encourage » à aller liker. Oui, même si facebook est en déclin, c’est encore là que l’on peut se rejoindre assez facilement. Je sais que certaines d’entres vous (suivez mon regard… Véronique ?) n’ont pas de compte facebook, grand bien vous en fasse, je vous tiendrai au courant de l’avancée de la mobilisation sur le blog. Promis, juré, pas craché.

Bannière de PapaCube pour illustrer la page facebook

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Vivement les vacances

Pas de scoop, on est à plat ici, tous. Enfin moi surtout.

Un rien m’agace, je ne supporte plus le bruit, la pollution, les gens qui font du bruit et qui te polluent, ceux qui te bousculent et qui ne s’excusent pas, ceux qui roulent en vélo sur le trottoir et manquent de t’envoyer rebondir contre le feu, ceux qui grillent le feu rouge sous prétexte (?) qu’ils sont à vélos et qui trouvent le moyen de te hurler dessus quand tu leur bloques le passage piéton. Ceux qui te grillent à la caisse sans sourciller mais plutôt presque en souriant, et enfin ceux à qui ne décroche pas le moindre sourire alors que tu les salues aimablement.

Je suis devenue intolérante, irritable et presque violente. Je vois le verre à moitié vide. Exactement l’opposé de ce que je suis d’habitude.

Voilà pourquoi j’ai hurlé dans la rue mardi soir dernier quand Choupie m’a expliqué que la prof de l’atelier périscolaire n’étant pas venue, elle est restée dehors (par 0°) de 15h à 17h avec son groupe.

Voilà pourquoi j’ai manqué d’insulter la psychologue scolaire hier au téléphone quand elle m’a annoncé qu’elle n’avait pas de disponibilité avant le 22 janvier parce que vous comprenez madame, votre enfant, il va bien et moi je suis débordée de demandes d’enfants en difficulté ou en situation de handicap qui sont prioritaires. Ok donc je lui coupe un bras à mon fils pour que tu le reçoives 30 minutes afin de faire avancer son dossier ou bien je lui demande de renverser son bureau en hurlant ? Excusez-le de n’avoir que des A et des A+.

Voilà pourquoi j’ai failli répondre à une agence de communication spécialisée dans les billets sponsorisés qui venait m’annoncer que mon tarif pour rédiger un article serait divisé par 3 parce que bon, vous comprenez madame, nos clients le demandent et on n’est pas foutu de leur expliquer que la qualité vaut mieux que la quantité alors du coup, on va vous proposer le double d’articles mais au tiers du prix… que ça serait gentil de ne pas se fiche de ma poire. Je me suis contentée de demander ma désinscription.

Voilà pourquoi je l’ai eu un peu mauvaise samedi de voir la durée du spectacle Kooza du cirque du soleil diminuée de 30 minutes par rapport à ce qui était prévu. Parce que j’aurai aimé en avoir pour mon argent. Même si l’heure et demi était déjà fabuleuse.

Voilà pourquoi ce dimanche j’ai finalement décompressé, visité des tonnes de sites de voyage de luxe pour rêvasser et ressorti nos affaires de ski parce que BON SANG C’EST BIENTÔT LES VACANCES.

ET ça va faire du bien.

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1 semaine 1 feutre

veleda feutre

Les 3 derniers cadavres retrouvés au fond du cartable du p’tit… Oui, il manque un capuchon. Ceci pouvant expliquer cela.

A force de faire la petite souris (18e passage je crois à mon actif), je me surprends à rêver d’en devenir une.

De petite souris.

Histoire d’aller voir un peu ce qu’il se passe à l’école.

Je ne reviendrai pas sur ce phénomène étrange du systématique trou au genou droit.

Je m’interdis d’évaluer ce qu’ils mangent à la cantine… étant donné leur voracité au moment du goûter : j’ai comme une idée.

Je ne cherche plus à comprendre les tenants et les aboutissants de la vie sociale de ma Grande Chérie. Copine, plus copine, mais non voyons, elle fait trop sa crâneuse (ah bon, je croyais qu’elle était géniale, non, bon c’était hier… désolée)

Oublié aussi les raisons de la perte quasi quotidienne d’un gant (ou deux parfois) et enfin le mode d’emploi des cartes Pokemon échangés à la récré.

Non, j’aimerai juste comprendre POURQUOI l’un comme l’autre me demande toutes les semaines d’aller à Disneyland un nouveau feutre ardoise Velleda (à ne pas confondre avec la marque de produits Weleda, of course).

Après avoir pris des actions chez Boiron je compte donc officiellement investir chez Velleda. S’ils cherchent à battre un record de longévité c’est rapé. Vraiment.

En attendant, j’ai désormais à la maison une boite « réserve » de fournitures scolaires. Les Velleda y ont donc une place particulière, aux côtés des cartouches pour le plume de Choupie et évidemment des tubes de colle. Que je leur soupçonne de manger. J’vois pas d’autres raisons.

 

 

 

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Le don d'ovocytes, près de chez vous (article sponsorisé)

Le don d’ovocytes. J’avais très largement abordé ce sujet qui me tient à cœur en 2010, c’était dans ce billet.

J’ai l’opportunité aujourd’hui de vous en reparler car l’agence de la biomédecine vient de mettre en ligne un nouvel espace dédié « Le don d’ovocytes près de chez vous » qui s’adresse aux femmes qui souhaitent en savoir plus sur le don d’ovocytes.

Depuis mon dernier article mes hésitations ne se sont pas dissipées, je n’ai donc finalement pas franchi le pas et j’ai désormais dépassé l’âge limite (il faut en effet avoir moins de 37 ans)(biiiiiip perdu eza). Cependant, je pense qu’il est important de trouver facilement l’information concernant ce don et si je peux y contribuer à ma petite échelle, je dis banco. Déjà que la démarche est délicate, il faut à minima donner des réponses précises, sincères et officielles aux femmes qui se posent des questions !

don ovocytes

Merci le web. Merci l’agence de la biomédecine donc.

Dans cet espace, les mamans (car il faut être déjà-maman pour faire ce don) auront les réponses à ces questions :

– Quels sont les besoins dans leur région ?
– Où s’adresser pour se renseigner ?
– Qui va s’accompagner dans ma démarche ?
– Comment cela va t’il se passer concrètement ?

En me connectant de mon côté et en mentant sur mon âge, l’avatar du site m’a dit :

Isabelle (oui, je m’appelle Isabelle), aujourd’hui en France, les dons d’ovocytes restent encore insuffisants pour satisfaire toutes les demandes de couples ne pouvant pas avoir d’enfant.

en Ile de France, 111 femmes (en 2011) ont fait un don d’ovocytes, alors que 651 couples sont en attente d’un don.

Alors, encore une fois, comme dans mon 1er billet comprenant le déroulé du don et deux témoignages, je souhaite uniquement tendre une perche, donner des informations utiles, ouvrir, non pas le débat, mais un champs du possible pour les femmes qui hésitent, ne savent pas comment s’y prendre et n’osent pas interroger leur médecin par exemple.

aucun jugement

chacun est libre

de penser, de donner ou de ne pas donner

c’est un sujet tellement personnel

Ce site est bien fait, il inclut également des témoignages de couple, rendant le sujet beaucoup plus concret. Cela méritait d’être relayé. Pour aider ceux pour qui le désir d’enfant ne suffit pas.

 


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