Vous avez décidé de nous culpabiliser encore longtemps ? - e-Zabel, blog maman parisienne

le blog d'e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Vous avez décidé de nous culpabiliser encore longtemps ?

Bon, je n’avais absolument pas prévu de prendre la souris pour passer ce coup de gueule là (j’en ai un autre en réserve qui du coup passera plus tard, priorité à l’actualité)(j’ai toujours rêvé de dire ça)(ah ah ah)

Cela ne se voit pas, mais je suis un tantinet colère.

Pourquoi ????? Tant de haine.

Qui a encore énervé e-za vous demandez-vous !?

Eh bien le contenu cet article (tout pourri). Il s’intitule « Vous avez décidé de laisser pleurer bébé ? Voici ce qui se passe dans son corps »

Pas besoin de sortir d’HEC pour comprendre qu’on va se farcir un plaidoyer anti mère indigne qui ose laisser pleurer leur tout-petit. Ces vilaines.

J’ai lu. Je suis partie hurler. Je suis revenue. J’ai relu. J’ai décidé de répondre.

Alors, écoutez-moi bien, comme je le disais à mon contact Facebook qui a partagé cet article sans le commenter (du coup, je ne connais pas son avis sur le sujet) :

vous êtes tous bien mignons les gars, avec vos études et vos beaux articles décrivant les résultats de ceux-ci… mais il va falloir choisir à un moment.

On ne peut pas entendre d’un côté le discours exprimant (enfin) à quel point le rôle de mère est aujourd’hui plus que jamais difficile et qu’il faut les aider. En quelques mots : fatigue, stress, rythme de vie, équilibre vie pro/perso, burn-out maternel, pression sociale, pression tout court.

Et découvrir quelques jours plus tard, sur les mêmes supports en plus, son absolu contraire (ça se dit ?)(je suis énervée désolée), à savoir dans notre cas du jour : culpabiliser les mères qui ont (ou laisse encore) pleurer leurs bébés.

MAIS BON SANG. Quand allez-vous arrêter de nous casser les pieds ? Vous croyez quoi ? Que cela m’a plu de laisser pleurer ma Choupie ? Que j’ai fait la danse de la joie pendant ce temps-là ? Évidemment que je me doute que cela ne lui a pas procuré un plaisir intense bien au contraire ! Alors, merci, je n’ai pas besoin de lire que j’en ai peut-être fait une dépressive. Évidemment

Laisser pleurer les enfants n’a absolument aucune valeur pédagogique

Sans déconner ? Ah bon ! Purée, mais merci !! Je pensais moi !!

La recette du succès: beaucoup de câlins

Dingue…

Vraiment quel article intéressant.

Oui, j’aurai pu l’ignorer. Je réussis plutôt pas mal à oublier bon nombre de… déjections… rédigées sur le web. Les réseaux sociaux étant une mine d’or pour cela.

On dira que celui-ci était la goutte d’eau de ce vase-là. Peut-être parce que je me sens particulièrement visée.

Oui, j’ai laissé pleurer mes bébés. Et surtout ma fille. Parce qu’elle pleurait beaucoup en journée et soirée. Qu’elle ne dormait que par micro siestes de 5 minutes à peine, que j’étais seule dans la journée, que je l’allaitais 24/24… Attendez, je cherche à me justifier là ? Oui. Il semble que cela soit nécessaire…. Il m’est arrivé, certes assez rarement, mais c’est arrivé, que je n’en puisse tout simplement plus. Je me revois un jour la prendre, la poser non délicatement dans son lit – pour la sécuriser. Parce que je ne supportais plus ses hurlements. Que je ne pouvais plus. Je me revois lui dire, maman est épuisée, maman revient, mais là, je ne peux plus. J’ai fermé la porte de sa chambre. J’ai été pleuré dans la pièce à côté. J’ai mis de l’eau sur mon visage. Il s’est écoulé quelques … minutes. Elle hurlait toujours. Je lui ai procuré une grosse dose de stress. Mais ne l’ai-je pas surtout protéger ? De mon moi dépassé, épuisé ? On ne le saura jamais. En tout cas, quand j’ai repris des forces, j’ai pu retourner la chercher, la prendre dans mes bras et lui dire que tout allait bien se passer.

Jugez-moi

Je demande officiellement pardon à ma puce. Chérie, puisque tu me lis, si tu es angoissée c’est peut-être la faute de maman en fait !? AH AH AH

Je citerai une dernière fois l’article, mais pour l’utiliser hors contexte :

Le meilleur conseil que l’on puisse donner aux parents est donc d’écouter leur instinct.

Et si l’instinct est de le laisser pleurer parce que finalement c’est le moindre risque, faites-le et ne culpabilisez pas. Au contraire. Félicitez-vous de ce geste destiné à le protéger d’un élément plus que naturel et humain : l’épuisement.

Quand les jeunes mamans auront l’aide nécessaire à domicile (je rappelle qu’AVANT elle avait auprès d’elle – longtemps – sa maman voire sa grand-mère. Dans de nombreuses tribus, c’est bien toutes les femmes du village qui viennent aider), quand on laissera les pères prendre un congé décent, quand on aura recréé du lien social, de voisinage… On en reparlera de vos études à la con, ok ?

Parce que les parents qui font VRAIMENT du mal à leurs enfants, ils s’en fichent en fait – par définition. Ils sont là les vrais maltraitants qu’on retrouve en Une des journaux.

50 commentaires

  1. Pour le coup Isabelle, je suis à fond avec toi. Je n’ai jamais au de scrupules à laisser mes enfants pleurer si moi je ne tenais plus le choc. Qu’est qu’il aurait mieux valu : que je pète les plombs et que je m’énerve sur eux ? Les conseils des pédopsychiatre et autres donneurs de leçons qui connaissent tout mieux que personne et qui te soutiennent que la vie ne doit ( et je souligne doit) être que  « ludique » me sidèrent toujours. On ne doit pas être dans la même réalité. Et le fait de laisser pleurer un enfant ne veut pas dire qu’on ne l’aime pas, bien au contraire parfois. Bref, comme tu dis, suivre son instinct… Je crois qu’il m’a aussi un peu énervé cet article…bises

  2. Alors tu vois, ce genre d’article me fait ni chaud ni froid, moi. Pourquoi ? Parce que je me souviens encore de ce conseil TELLEMENT précieux d’une sage-femme lors de mes cours de préparation à la naissance qui nous avait dit qu’il valait mieux laisser bébé pleurer dans son berceau en toute sécurité que de péter un câble et de le secouer. Et ça, ça peut peut-être choquer les gens qui n’ont pas d’enfant… mais quand tu deviens maman, que tu dors plus ou très peu, que t’as des douleurs post-partum et que tu te sens physiquement diminuée, que tu doutes de toi et de tes capacités parce que ton bébé pleure et que tu n’arrives pas à le calmer, bah tout à coup, le précieux conseil prend tout son sens… 
    VALA !

    Bisous !

    • Bonjour,

      voilà qui ressemble beaucoup à ce que j’avais en tête de répondre ! J’ai découvert un jour cette tentation atroce de secouer bébé pour faire cesser les pleurs, les demandes et cette sensation irrépressible d’être devenu esclave d’un être minuscule ! Oui mieux vaut laisser pleurer après avoir sécurisé l’environnement et le laisser seul plutôt que risquer de devenir le danger numéro 1 ! Quand je repense à cette cette sensation de ne plus rien contrôler, d’être d’une fragilité incroyable (jamais autant pleuré de ma vie !) et la solitude !! Car souvent on est seule la journée à tout prendre en direct… Le meilleur conseil je trouve est de faire en sorte d’éviter la solitude, soit en demandant au papa de prendre des vacances pour le 1er mois (le plus dur) et d’en prévoir encore les 2 autres qui suivent) ou en ayant un parent (moi c’était ma mère, merci maman !) qui puisse venir aider en journée juste pour vous permettre de dormir ! J’ai lu qu’autrefois, on s’arrangeait pour ne jamais laisser une jeune mère toute seule, c’est frappé au coin du bon sens !! Indispensable.

  3. Tellement d’accord avec toi!! Il faut arrêter avec cette vision supra épanouissante de la maternité… il y a des moments heureux et des moments tellement difficiles… 

  4. Moi aussi je l’ai laissé, en sécurité dans son lit, et je suis sortie devant la porte, fumer 4 cigarettes en pleurant… il était 3 h du matin, elle pleurait depuis 23 h 30 et mon mari travaille de nuit, donc j’étais seule. Elle avait 15 jours. Je ne lis plus ce genre d’article culpabilisant, je me débrouille très bien toute seule pour culpabiliser . 

  5. Je me souviens pour boulet n°1 qui ne dormait malheureusement pas autant qu’il pleurait et que j’allaitais également 24/24 avec un mari qui faisait des gardes et tout ce qu’il pouvait mais pas assez bien sûr (surtout qu’à l’époque le congé de paternité pour les libéraux : 0)… Bref, je me souviens d’une nuit vers 3h du matin, dans le salon, mon bébé à bout de bras au dessus de la tête avec juste l’envie de le jeter contre le mur… Nous étions en appartement (difficile pour les voisins la nuit de laisser pleurer). Je l’ai posé dans son transat dans l’endroit le plus reculé de l’appart et je suis partie hurler ma fatigue & Co dans un oreiller.

    J’avoue, il est peut-être lui aussi angoissé parce que, clairement, je l’ai laissé pleurer certaines après-midi…
    On fait ce qu’on peut avec notre instinct (et on s’adapte avec les suivants) et on fera jusqu’à ce qu’ils quittent le nid… Merci de ton coup de gueule… du coup j’ai hâte de lire le prochain :mrgreen:

  6. C’est marrant (ou pas) mais quand j’ai vu le titre de cet article qui est apparu dans mon fil grâce (à cause ?) de ton com, j’ai su presque instantanément que tu allais en parler :? .
    Et très franchement on s’en fout Isa, oui je me sens visée parce que j’ai laissé pleurer mes bébés et non je ne me sens pas visée car je SAIS que ces fois là (car oui c’est arrivé plusieurs fois ET plusieurs jours de suite parfois ) c’était ce qu’il y avait à faire de mieux pour eux ET moi.
    Alors franchement sachant que si on avait pas eu cet éclair de lucidité, cette barrière de sécurité ça aurait pu être pire je n’en ai vraiment rien à carrer de leurs études à la con! !
    Et je valide à 2000% (rien que ça ) la dernière partie car oui il faut tout un village pour élever un enfant, tout le monde en ressort tellement plus riches.
    Des bises à bientôt

  7. L’article doit être écrit par des gens sans enfant. :)

  8. Mais voyons e-za, il ne s’agit pas de toi et des exemples que tu donnes ! D’ailleurs ta Choupie ne sera pas dépressive à cause de cette fois-là où tu l’as laissée pour pleurer et reprendre le contrôle.

    Aujourd’hui il y a encore des parents -sans qu’ils soient maltraitants par ailleurs- qui laissent pleurer leur bébé de manière intentionnelle. Parce qu’on leur a dit qu’il fallait le laisser pleurer (pédiatre, grand-parents, etc.). Même si ça leur tord les boyaux.
    Parce qu’on leur a dit que c’est comme ça que le bébé apprendrait à faire ses nuits.
    S’ils vont le chercher, ils entendent dire « tu vas le rendre dépendant » ou autre idiotie.
    Donc oui ce genre d’article peut (peut-être) faire un déclic (voir Catherine Gueguen : Pour une enfance heureuse).

    Après 100% d’accord avec toi qu’il faut une vraie aide après l’accouchement. On est suivi avant comme une perle rare et après c’est le désert…
    Et pourtant qu’est ce que ça peut être difficile !
    Merci d’ailleurs de souligner le risque de passage à l’acte et la meilleure protection qu’il soit : poser le bébé et revenir quelques minutes plus tard.

    Gros bisous

    • Tout a fait d’accord. Ce genre d’article n’est pas là pour faire culpabiliser les mère qui ont laissé pleurer leur enfant pour le protéger, parce qu’elle n’en pouvait plus (je pense qu’on l’a toute plus ou moins fait, mieux vaut ça que de le secouer ou le jeter contre le mur). Mais bien pour ces mère qui écoutent les conseils de certains pédiatre, des méthodes comme le « 5-10-15 », etc… Et qui se forcent à laisser pleurer leur bébé pour qu’il « fasse ses nuits » et détruisent leur instinct de mère. Moi je vois plus ça comme un article pour faire déculpabiliser les mères qui n’arrivent pas a laisser pleurer leur enfant et à qui on dit « mais tu vas en faire un enfant capricieux, laisse le pleurer!! »

  9. Je suis entièrement d’accord avec toi !! Moi aussi ça m’horripile les gens bien pensant qui disent ce genre de chose, il y même quelqu’un qui un jour m’a dit « ah oui il faut du courage pour ne pas laisser pleurer un bébé » juste après que j’ai dit que moi j’y arrivais pas…

    Mon ainé pleurait tout le temps dans ses premiers mois, il hurlait même et faisait aussi des micro siestes, j’ai cru que j’allais craquer et moi aussi je l’ai laissé le temps de me ressaisir… c’est arrivé plusieurs fois même.
    Après il existe différent « modèle » de bébé et les mamans qui ne comprennent pas comment tu peux laisser pleurer ton bébé n’ont jamais eu je pense un bébé comme mon ainé !! Enfin ça fait plaisir de voir que je suis pas seule, merci !! :)

  10. Bonoir, 
    je découvre votre blog et du coup ce commentaire par  » papa cube » ms voyez vous je pense vu me commentaire que vous faites que ce message ne vous ai pas destinési plutôt à tous ces parents qui disent : « ms laisse le pleurer il va bien finir par s’endormir  » vous voyez la différence. 
    D’un côté une maman ( un parent) fatigue qui laisse 5min son enfant pleurer pcq il n’a plus la force, de l’autre un parent qui laisse son enfant pleurer pcq c un mode d’éducation,  pcq il ne veut pas répondre aux pleurs,  pcq il a 3nvie de profiter de sa soirée. 
    Bonne soirée
    Nous sommes les parents que nous pouvons

  11. Je comprends le coup de gueule mais pour moi cet article m’a fait du bien (même si fort mal écrit) ! Oui il m’est arrivé de laisser pleurer mes enfants plutôt sue de les balancer contre le mur mais il m’est arrivé BIEEEEEEN plus souvent de tenter de me justifier auprès de mon entourage/mes collègues pédiatres/mes voisins/de parfaits inconnus qui me conseillaient de les laisser pleurer, que je me faisais bouffer en les portant/les calinant/leur donnant le sein/pratiquant le cododo etc… Que je leur donnais de mauvaises habitudes… J’en passe et des plus connes. Donc je suis contente que la science montre enfin ce que pas mal de parents ressentent dans leurs tripes, que la méthode du 5-10-15 s’approche de la maltraitance… Pour autant, je dis tous les jours à des parents la même chose que la sage femme de Melle O, mieut vaut laisser pleurer que secouer ou frapper. Et savoir demander de l’aide parce que oui, c’est super hard d’être parent (parole de maman de jumeaux)

  12. C’est marrant comme on a toujours tort. Je n’ai pas laissé pleurer mes enfants parce que tout simplement, je pense que je ne supporte pas les pleurs de bébé. Les entendre pleurer m’est vite insupportable. Et j’en ai entendu des remarques, surtout pour ma fille. j’allais en faire une capricieuse, elle ne décollerai jamais de mes bras, si elle ne faisait pas ses nuits c’était notre faute, on avait qu’à la laisser pleurer et blablabla et blabalabla.
    Elle faisait aussi des microsieste de 5 minutes bébé et je me revois un jour faire le tour du pâté de maison hyper vite, sous une pluie battante dans l’espoir qu’elle dorme un peu…. Une amie a laissé pleurer sa 2ème fille une semaine pour qu’elle fasse ses nuits, je sais que j’en serai incapable mais il ne me serait pas venu à l’idée de lui faire une remarque ou pire de la juger

  13. Mon Coup de gueule a moi a été Suite à des avalanches de post Facebook d éducation positive.
    Je n arrêtais pas d’en recevoir de mes contacts….et ai pu heureusement échangé à ce propos.
    Mais à lire tous ces articles , beaucoup de choses m ont dérangé , malgré au demeurant des choses essentielles , auxquelles j adhérais pour une part et tres intéressantes : 
    mais, 
    – Éducation positive ….quoi , sous entendu tout le reste était donc négatif ? Et donc à rejeter…terminologie peu adéquate même si j en comprends la portée.
    C est un détail….
    – J ai donc lu, et même si mes enfants ont grandi (7 et 3) , je m’ en suis inspiré…il y a des choses intéressantes….
    Mais je trouve que tout cela manque de réalité et de pragmatisme….
    La réalité c est l épreuve du quotidien, qui dans par sa répétition nous use et modifie le rapport aux choses et aux autres , 
    La réalité ce n est pas que l ´enfant , c’est la famille dans ses modes de fonctionnement autour d’une vie quotidienne , et cela est trop absent de ces discours
    -Et puis ces articles parlent beaucoup de la psychologie, de la sensibilité , l intelligence de nos enfants : oui , et justement pourquoi ne pas intégrer que certains , à certains âges -car il ne faut pas oublier que tout ne se passe pas de la meme maniere a tout age-  usent de cette meme intelligence pour « manipuler « un peu leurs parents pour arriver à leur fin et s affirmer dans la maison ? Et que de surcroît , d un enfant à l’autre , beaucoup de choses peuvent changer….
    – ce qui m est apparu aussi , c est le sentiment de vouloir ériger cela en « nouveau dogme « , alors peut être par la maniere dont beaucoup ont relayé tous ces articles…..certes, 
    Mais dans les mots et le contenu, à croire qu il n’y a que ce discours qui vaille et donc rejeter tout le reste….
    Un peu  d équilibre, de cas par cas, manquent pour apporter un peu de nuances et de relief….
    Dans la vie rien n est tout noir ou tout blanc, chaque chose est à mettre en perspective avec une autre , un contexte…..
    On souffre assez dans notre monde de ceux qui veulent imposer leur maniere de penser, alors mollo,
    Et surtout , ne pas effectivement nous culpabiliser…..car tel est bien le cas ! Dans les mots et les tournures choisis . 

    Je fais partie des mères « indignes » peut être aux yeux de certains :  j ai laissé pleurer mes deux enfants , au moment du coucher en ce qui me concerne, et après avoir essayé beaucoup de choses (quand je dis essayer ce n est pas un soir, mais chaque tentative signifiait plusieurs semaines) , à savoir des rituels a n en plus finir, les lumières, les histoires , parler, beaucoup parler, chercher à détecter les peurs, parler de la journée, des câlins , des bisous…..la seule chose qui a permis à chacun de dormir et de trouver un peu de quiétude a été : les laisser pleurer…..et quelle  épreuve pour nous parents….ce fut très dur…..mais ça a marché, pour l un et pour l autre ! 

    IL N y a pas de recette idéale, il n y a pas qu une éducation, 
    Ayons un regard éclairé, 
    Et continuons de partager nos expériences , comme sur ce blog et d autres le pemettent , 
    Merci. E zabel

  14. Bon. Je n’ai pas laissé pleurer mes enfants. J’entendais régulièrement des personnes bienfaisantes me dire de les laisser pleurer, que c’était ainsi que les poumons se développaient / dépliaient (?). Mouais…

    Mais. Mais cela m’a tellement agacée ces sermons (à tous propos d’ailleurs) qu’il ne me vient pas à l’esprit de critiquer le mode d’éducation adopté par les parents. Qu’est-ce qui est important au final ? De quoi a réellement besoin un bébé ? Je me souviens d’un médecin (hélas remplaçant) qui m’avait répondu alors que je lui faisais part de mes angoisses : « Votre enfant est en bonne santé ou alors vous faites ce qu’il fait pour le soigner. C’est ça qui fait un bon parent. Pas ce qu’on veut vous imposer ». Il va de soit qu’il ne me vient pas à l’esprit de critiquer les agissements ou les réactions d’un parent qui laisse pleurer son bébé.

  15. Bonjour,
    je me permets de réagir car il me semble que vous vous mettez en colère sans raison. Je m’explique : il me semble que l’article dont vous parlez ne s’adresse pas à vous. Vous n’avez, à vous lire, pas laissé pleuré votre fille par « méthode éducative », il vous paraît même absurde que cette « méthode » existe. Les fois où vous l’avez laissée pleurer, vous en avez souffert car vous auriez aimé pouvoir faire autrement – mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut, juste ce qu’on peut.
    Du coup, cet article vous semble absurde aussi.

    Sauf qu’il y a effectivement des gens qui pensent qu’un bébé de quatre mois fait des caprices quand il pleure en dehors des heures où il est autorisé à avoir faim parce que le temps imposé entre deux bibs est passé. Et qui le laissent pleurer non pas parce qu’ils sont à bout, mais parce qu’ils pensent que c’est ainsi que l’on procède, sans se poser de question (comment sont-ils passé au travers des enseignements des sages-femmes et pédiatres? je l’ignore). J’ai ai encore rencontré la semaine dernière. C’est à eux, età toutes les personnes qui appliquent encore les cours de cette « vieille école », que cet article s’adresse, et je pense que oui, ils ont vraiment besoin de l’entendre (enfin, leurs enfants auraient besoin que leurs parents l’entendent).
    Bien cordialement.

    • Je pense aussi que l’article ne s’adresse pas aux mamans qui ont laissé pleurer leur enfant parce qu’elle n’en pouvaient plus, et/ou après avoir tout essayé et ont parfaitement conscience que c’est un moindre mal plutôt que rester avec son enfant dans les bras tout en étant à bout de nerfs. J’ai l’exemple d’un couple d’ami qui, dès les 2 mois de leur enfant, l’ont laissé pleurer «par principe», par exemple au moins 20 minutes après le réveil de chaque sieste, pour je cite «ne pas en faire un enfant roi» et «lui montrer que l’on n’est pas à son service». Je pense que c’est à ces parents-là que l’article s’adresse, ceux qui font du «laisser pleurer» une méthode éducative ou une question de principes.

  16. Moi je le laisse pleurer en l’enfermant dans la cave…
    J’ai bon?  :P

  17. « Laisse le pleurer, ca lui fait les nerfs ».
    Voilà ce que j’ai entendu à la naissance de mon premier. En l’occurrence, il aurait’suffi de couper la clim, mais ce n’était pas une option envisagée par l’auteur de la réflexion. 

    Cet article est tout pourri parce qu’il n’a aucune nuance dans un domaine où la nuance est si vitale. Un grand principe comme ca c’est bien beau, mais « sur le terrain » c’est hyper culpabilisant.

    Non il ne FAUT pas laisser pleurer son bébé. Et non, il ne faut évidemment pas hésiter à le laisser pleurer. J’ai été dans la situation que toutes les autres mamans qui ont commenté plus haut, et quand j’ai senti monter la colère en moi j’ai tout de suite compris ou etait l’intérêt du bébé. Hurler, ça ne lui aurait sûrement pas fait de bien, côté stress ou déprime… Heureusement, ma mere m’a toujours dit de suivre mon instinct. 

    Merci pour ton article.

  18. Bonjour, 
    Je viens de tomber sur votre article via papa Chouch, et franchement, merci!! Merci de dire la vérité de ce monde en besoin constant de critique mais où il est bien plus facile de juger l’autre avant de regarder ce qui ne va pas chez soi!! 
    Je suis actuellement dans la lecture d’un ouvrage sur la pédagogie positive qui nous explique qu’il faut aider l’enfant à décrypter se qu’il ressent et se qu’il exprime à travers ses pleurs quand il est bebe. Et il y a un très beau paragraphe qui nous explique également que oui, les parents aussi craquent. À cause de la fatigue, du stress, ect… alors déculpabilisez!! Vous avez absolument bien réagit en mettant bebe en sécurité avant d’aller craquer!! Et même si il à pleurer pendant quelque temps, au pire comme dirait mon père : »ca développe les poumons!! Regarde comment ta voix porte maintenant » (oui oui il m’a laisser pleurer, et je n’en suis pas plus angoissée pour autant!! ;)

  19. Bravo pour ton article! Je suis 100% d’accord avec toi.
    Je mets l’article du Huffington dans le même panier que tous ces articles sur la parentalité bienveillante, l’éducation positive, etc. A chaque fois, c’est très culpabilisant, car cela sous-entend que si on ne fait pas comme eux, on est un mauvais parent, et que nos gamins vont être traumatisés à vie…
    Moi je n’ai qu’une chose à dire: en tant que parent on fait surtout ce qu’on PEUT! Et je pense que la grande majorité des parents le fait en pensant au bien être de son enfant.
    Bises
    Emilie

  20. Pour la première fois, en neuf ans, je ne suis pas d’accord avec toi. :evil:
    Et au vu de ce que je lis, on a vécu le même enfer, le jour et les mêmes nuits de merde. J’ai cru que j’allais mourir d’épuisement dans ma solitude ou de rage de ne pouvoir la calmer, mais j’ai pris sur moi et je ne l’ai pas laissée pleurer. Ni la nuit ni le jour… Elle a fait ses nuits vers 4 ans et demi.

  21. Bonjour,

    BRAVO pour votre article… qui semble sorti de ma bouche !

    J’ai également laissé pleurer mon aîné les après-midis. Me doutant que mon allaitement était insuffisant, j’avais contacté la maternité à plusieurs reprises. À chaque fois, on m’a conseillée de poursuivre l’allaitement bien que sa courbe de poids avait commencé de faire le yo-yo (ce qui se traduisait par aucune prise de poids en regardant la courbe sur plusieurs jours) lorsqu’il avait un mois. Un peu avant ses deux mois, je me suis mise à l’allaitement mixte. Il s’est littéralement jeté sur le premier biberon présenté. Clairement, il avait faim et les pleurs ont cessé.
    Sa deuxième petite sœur a mis un peu plus de temps à faire ses nuits. Une nuit, je lui ai dit : « Maman est fatiguée, elle a besoin de dormir. Tu pleureras si tu veux mais je ne viendrai pas car j’ai besoin de dormir. » Elle a fait ses nuits à partir de ce jour-là mais ce n’est pas une recette universelle, évidemment.
    Oui, un bébé peut comprendre MAIS chaque bébé a une histoire unique. Par exemple, les prématurés peuvent avoir besoin de téter plus souvent et par conséquent, ils peuvent mettre plus de temps à faire leurs nuits.
    Oui, certains enfants « amusent » leurs parents et pleurent la nuit pour attirer leur attention. Mais, ils peuvent aussi avoir réellement peur ou souffrir d’un mal qu’ils ne savent pas décrire…
    OUI, IL FAUT ARRÊTER DE FAIRE CULPABILISER LES PARENTS.
    Alors, MERCI pour votre cri de colère !

    Bonne journée !

  22. Comme toutes les mamans qui se sont exprimées avant, je suis absolument d’accord avec toi.
    Il faut arrêter de culpabiliser les mamans/papas et les aider, les soutenir plutôt.
    Comme beaucoup, j’ai aussi laissé pleuré ma fille, parce que j’étais épuisée de ces nuits sans sommeil, de l’allaitement difficile …
    et une des choses que j’ai appris en devenant maman, c’est qu’on est toujours coupable de quelque chose. De toute manière, si quelque chose ne va pas chez bébé, c’est de notre faute ! Alors ca suffit tout ca.

  23. Coucou,
    je te lis depuis un moment mais c’est la première fois que je laisse un com.
    En fait, je pense qu’en France, quoiqu’on fasse, les mères sont toujours jugées. On laisse son bébé pleurer, c’est horrible, on va en faire un futur névrosé. On ne laisse pas son bébé pleurer, c’est absurde, on va en faire un enfant roi, on est trop fusionnel, on cède à ses caprices, et patati et patata.

    Personnellement, j’ai deux garçons qui ont maintenant 7 ans et bientôt 4 ans. Mon aîné a été un bébé idéal qui ne pleurait jamais, dormait beaucoup, a fait ses nuits très tôt. Alors avec lui, je me suis certes posé beaucoup de questions puisque c’était mon 1er enfant, mais je n’ai jamais eu à me demander si je devais le laisser pleurer ou pas.
    Pour le second, en revanche, ça a été autre chose… Il pleurait beaucoup dès que la nuit tombait et en plus de ça il a eu des coliques monstrueuses, un soir, il devait avoir 15 jours/3 semaines, il a pleuré quasi non stop pendant 6h, de 18h00 à 00h00. A tel point qu’on a fini par appeler sos médecins car on s’est dit qu’il avait peut être quelque chose. Et le médecin nous a demandé si c’était notre premier enfant car en gros on était trop stressés/inquiets pour réagir de la sorte.
    Au fil du temps, les pleurs ont diminué et les coliques ont fini par disparaître. Par contre, il ne faisait toujours pas ses nuits…. Et ne les a faites qu’à partir de 18 mois :cry: . 18 mois de nuits avec des pleurs à devenir dingue. Et j’ai tout essayé : le cajoler, le bercer, chanter, lui parler, le laisser pleurer, ne pas le laisser pleurer, l’homéopathie, l’emmener chez l’ostéo (ostéo très con d’ailleurs qui m’a clairement dit que si mon bébé, qui avait à ce moment 1 an, ne faisait pas ses nuits, c’était à cause de moi qui étais trop stressée. Ce à quoi je lui avais répondu qu’en effet, j’étais stressée car je n’avais justement pas fait une nuit correcte depuis un an et j’ai claqué la porte).
    Bref, j’ai fait de mieux pour réconforter mon bébé. Mais quand j’étais au bout du rouleau et que je craquais, je passais le relais au papa ou je le laissais pleurer car je savais que c’était préférable pour tous les 2.
    Tout ça pour dire, que les cris et les pleurs, je pense que personne ne peut vraiment les comprendre si on n’y a pas été confronté. Et que personne n’est mieux placée qu’une maman pour savoir ce qui est le mieux pour son enfant car de toute façon, les avis divergeront toujours sur ce sujet comme sur des milliers d’autres.

  24. Ta réaction est tout à fait normal, humaine et équilibrée… mais je n’ai pas lu cet article sous le même angle je crois. Ce que j’entends dans « laisser son bébé pleurer », pour moi, ce n’est pas, le poser un instant/moment le temps de retrouver ses esprits, souffler, crier, pleurer un bon coup, pour ensuite pouvoir de nouveau le caliner et le rassurer. Mais laisser son bébé pleurer c’est cette « pédagogie » que l’on entend encore souvent: on le met dans son lit, tant pis si il pleure, il faut qu’il apprenne à se calmer et s’endormir tout seul, il va pleurer pendant quoi, 5, 10, 15, 30 minutes et puis il va comprendre et s’arrêter. Et au bout de 3/4 jours, il comprendra qu’il doit se débrouiller seul (et que ses parents ont autre chose à f…) et il ne pleurera plus.
    Ce sont deux philosophies complètement différentes, la tienne (et la mienne aussi), celle d’une maman (ou d’un papa) qui cherche l’équilibre et la sérénité, le sien et celui de son petit, et celle du parent qui ne tient pas compte des besoins de son enfant et cherche à le faire rentrer dans une case, selon des codes inadaptés à son âge.
    Bref, ne soyons pas parfaits, mais faisons de notre mieux, pour le bien-être de tous !

  25. Coucou ma belle :) , je n’ai pas encore eu d’enfants mais ton article me fait réagir car ma maman est assistante maternelle depuis maintenant 26 ans, elle à gardée environ 55 bébés à la maison, de 0 à 3 ans (donc je suis habitué aux bébés depuis que je suis née et j’ai 20 ans ..) et je rejoins ton avis … au bout d’un moment stop, ça suffit de nous donner des leçons de morales stupides et que ces personnes qui écrivent ça, j’en suis sur ,n’ont jamais eu d’enfants ou encore n’appliquent pas du tous ce qu’ils proclament !
    On a eu plusieurs enfants à la maison qui, pour s’endormir, avaient besoin de pleurer (jusqu’à environ 1 an), mais réellement, ma mère le prenait dans ses bras et il commencer à pleurer et s’énerver car il n’arrivait pas a s’assoupir calmement et c’était la seule manière pour lui de s’endormir !
    On en a vu de toute les couleurs à la maison, et parfois ma mère n’en pouvait plus donc elle laisser pleurer un peu bébé pour qu’il se calme, parfois ils ont juste besoins de sortir toute leurs colère et ensuite elle les reprenaient puis les calmer … ce n’est pas pour autant qu’aujourd’hui ces bébés devenu adulte ou encore enfant sont des personnes stressés ou d’autre idées farfelues … bah ces scientifiques nous feront tout croire ..
    Je suis fière de ma maman qui même après 55 bébés (dont moi et mes 2 soeurs) à tout donné et leur a appris (à 50% avec les parents ) à marcher , parler , dire merci / silteplait , ramener sa couche à la poubelle tout seul, ranger les jouet , construire des châteaux, reconnaître les animaux / faire au pot… bref pour moi les mamans sont des battantes et personne n’a à leur dire, surtout les scientifiques et étude bidons, comment éduquer leurs enfants ! ..

    Des bisous ma belle :kiss:
    Blue Althea

  26. Ahhh, le fameux débat sur le « laisser pleurer » avec les injonctions bien contradictoires entre les parents (grands parents) qui disent : « il faut le laisser pleurer sinon il sera capricieux » et tous les blogs et articles sur l’éducation bienveillante qui disent ‘vous allez le traumatisez » …
    Je crois que c’est cela qui est culpabilisant : c’est que les mères font ce qu’elles peuvent et reçoivent beaucoup de conseils contradictoires …

    de mon côté, bébé RGO et nuits pourries pendant 3 ans avec un petit burn out en prime, au bout de trois ans : enfin le RGO est passé mais il avait clairement pris « l »habitude » de se réveiller la nuit : sur les conseils du pédiatre et de mon psy (qui me suivait pour le burn out) : on lui a expliqué qu »‘il était temps que papa, maman et grande sœur dorment la nuit et que nous ne viendrons plus le voir la nuit :mais qu’il était assez grand pour dormir tout seul sans appeler ses parents » … au bout de deux nuits (vraiment dures hein ce n’était pas de gaité de cœur) ; c’était réglé et notre petit garçon était tout fier de nous dire qu’il avait dormi tout seul comme un grand » et il l’a raconté à la terre entière hyper fièrement pendant plusieurs semaines … il n’a pas semblé du tout traumatisé …. notre famille a retrouvé le sommeil et la sérénité (y compris notre petit garçon qui était beaucoup moins crevé dans la journée)
    alors je ne sais pas si j’en ai fait un futur dépressif : j’espère que non, mais ce qui est sûr c’est que j’ai fait ce qui me semblait le mieux pour nous tous et même pour lui !!!! Alors oui, halte à la culpabilisation

  27. et j’ai lu il n’y a pas longtemps que mettre au coin un enfant le traumatisait (en l’isolant de ses parents) et que la punition était contre productive et qu’il valait mieux expliquer calmement les choses aux enfants …
    alors soit ces gens ont des enfants parfaits qui se calment immédiatement quand on leur explique qu’ils dépassent les bornes ou qu’ils font une bêtise, soit mes enfant sont de petits sauvageons mais il est arrivé qu’ils n’arrêtent pas d’être pénibles quand je leur demande d’arrêter et que je leur explique calmement que qq chose n’allait pas et qu’il faille les mettre au coin ou leur mettre un point rouge ….
    je dois donc faire partie définitivement des « mères traumatisantes et réacs » que ces blogs vilipendent …. :evil:

  28. Merci pour l avoir dit

  29. C’ est vrai qu’ il y a des articles qui agacent sérieusement par leur forme, parce que sur le fond , tout se discute…
    On va dire qu’ il y a le guide pratique du parent prototype parfait …et la vraie vie!!
    C’ est un peu comme à Ikea, y’ a le joli salon, bien rangé, bien assorti et puis il y a la vraie vie, avec son bordel , les petites mains chocolatées, les envolés artistique à l’ acrylique etc…
    Bref tous ça pour dire que la notion de bon sens et de vraie vie qui est quand même assez subjective, on ne la retrouvera pas dans les articles et les bouquins du parent parfait.
    Et bien sûr qu’ il vaut mieux laisser un bébé pleurer que de le secouer ou de lui dire des atrocités…
    La perfection n’ existe pas, les aléas, le stress, la peur et j’ en passe des meilleurs font aussi parti de la vie au même titre que les choses cools.
    Donc pleurer en attendant que son pére/ sa mére/ sa nounou ou autre reprenne forme, ça fait aussi partie de l’ apprentissage de la vie parce qu’ on ne pourra pas tout leur épargner…

  30. Je n’ai pas d’enfant mais j’ai vu cet article ou un équivalent et me suis déjà interrogée. On lit et on entend tout et son contraire. Mon compagnon n’a pas laissé pleurer son fils et l’a justement, comme le dit l’article, « sécurisé ». À 10 ans, son fils est ultra dépendant de ses parents et embrasse 150 fois par jour ses doudous. Il ne dort pas non plus dans le noir. Bref, si on se fie à l’article, c’est à en perdre son latin. J’imagine que si chacun fait comme il peut, c’est sans doute déjà bien !

  31. Il y a quelques temps, j’avais lu qu’en Allemagne, une assistante sociale se déplaçait dans les familles où un bébé venait de naitre pour les conseiller. Et dans cet article, l’assistante sociale avait abordé la notion de l’épuisement de la maman. Elle conseillait, en effet, face un bébé pleurant beaucoup de le câliner mais aussi de s’autoriser de le laisser un peu dans son lit même pleurant afin que la maman puisse reprendre son « souffle ».
    Et même si je suis une de ces mamans qui ont peu laissé pleurer leur bébé, même si j’ai eu cette chance de m’épanouir dans ma maternité, mais aussi d’avoir des bébés qui dormaient mais aussi appréciaient les siestes près de moi et en même temps que moi dans mon lit, j’ai gardé dans un coin de ma tête ce conseil pour le prodiguer aux jeunes mamans autour de moi.
    Il serait temps que nous, mamans, soyons bienveillantes envers les autres mamans. Nous sommes toutes différentes et plutôt que jeter la pierre à celles qui font différemment, tendons leur la main. Pensons à offrir un gâteau à la jeune maman qui n’a plus le temps de cuisiner parce qu’elle est épuisée, mieux, préparons lui un repas, pensons à venir passer l’aspirateur chez une jeune maman dont on est très proche plutôt que de ne penser qu’à porter ce petit bout qui a besoin de ses seuls parents les premiers jours (spéciale dédicace à une certaine grand mère de mon entourage ;-)), allons chercher quelques courses pour remplir le frigo et oublions les jugements. Ce dont les jeunes mères ont besoin, c’est de soutien

  32. Je comprends ton coup de gueule, pas forcément uniquement contre l’article qui l’a déclenché mais contre un certain nombre d’articles doctement infligés aux parents qui se décident à les lire… Les articles sur les punitions, le sommeil, l’alimentation, la politesse, les jeux, la manière de porter, de câliner, de sermonner… J’en lis de moins en moins, car ils m’énervent de plus en plus. Bien sûr, je peux comprendre – dans une certaine mesure – ceux qui expliquent qu’après tout, l’enfant doit apprendre que la frustration « fait partie de la vie », qu’on ne peut pas avoir ce qu’on veut dès qu’on veut, etc. Mais là on parle de nourrissons, de bébés… il ne faut pas tout mélanger ni tout simplifier. Chaque cas est particulier, et les soi-disant « études » qui extrapolent à partir de quelques cas ponctuels sont parfois dangereuses. Il m’est arrivé de « laisser pleurer », pour ne pas craquer, pour ne pas me mettre moi-même à hurler.
    Ce qui m’a « sauvée », et que j’aurais vraiment aimé entendre avant même d’être enceinte, c’est une amie sage-femme qui m’a dit : « Un nourrisson pleure sans aucune raison identifiable au moins une heure par jour ». Au moins une heure. Et bien plus longtemps s’il y a coliques, RGO, clim’ trop forte… Quand on se convainc de la vérité et de la « normalité » de cela, on peut s’en sortir. En sortant de la pièce, en fermant la porte. Quelques minutes. Quelques secondes avant de basculer dans le désespoir.

  33. Personnellement ce que j’ai pu constater c’est que : deux personnes que j’ai intimement connues qui ont été totalement cajolées, cocoonées par leurs mamans, qui n’ont jamais pleuré bébé, n’ont pas connues de frustration, on fait du cododo, etc etc… Sont les personnes les PLUS anxieuses et angoissées que je connaisse ! Et sont incapables de passer une bonne nuit de sommeil seuls car ils sont terrifiés à cette idée (et je parle d’hommes adultes)…

  34. Tellement vrai tout ça !!! Le pire étant effectivement la somme de discours contradictoires que les mamans subissent : soyez performantes partout, au boulot, au foyer, avec le mari; et surtout ne vous plaignez pas ! Je pense qu’il n’a jamais été aussi difficile d’être maman, et on nous culpabilise pour tout et n’importe quoi ! Société d’homme ça encore … :-(
    Merci pour cet article qui fait du bien ;-) Et nos enfants sont à mon avis bien plus malins que ce que l’on nous fait croire dans ces articles / guides et autres conneries… Tant qu’on les aime, ils sauront que l’on a fait de notre mieux, et c’est tout ce qui compte !

  35. et comme d’habitude je suis totalement d’accord avec toi…et j’ai vécu des moments très durs avec mon ainé tout comme toi…et c’est effectivement un enfant angoissé mais n’était ce finalement pas plutôt sa nature première d’où ses pleurs ??
    on fait de notre mieux, on apprend avec le 1 er enfant…on se trompe et on tente tout ce qu’on peut pour les élever au mieux…mais surtout on les aime plus que tout et c’est bien là l’essentiel me semble t il .merci pour tes partages toujours justes .

  36. « Quand les jeunes mamans auront l’aide nécessaire à domicile (je rappelle qu’AVANT elle avait auprès d’elle – longtemps – sa maman voire sa grand-mère. Dans de nombreuses tribus, c’est bien toutes les femmes du village qui viennent aider) »

    …. :arrow: Rien n’empêche personne, aujourd’hui, d’habiter avec sa mère voire sa grand-mère. Rien. Du tout. Ceci étant, pour le reste je suis d’accord avec vous et mes enfants ont pleuré tout seuls dans leur lit quand c’était l’heure de dormir (et ont eu des calins quand c’était l’heure des calins). Et puis, comme dit une amie « des enfants bien élevés doivent pouvoir avoir des choses à reprocher à leurs parents ».

    • On a pas tous la chance d’avoir sa maman ou sa grand mère ;) 

      • … ni d’avoir un appartement assez grand pour héberger une mère ou une grand-mère ! (dont la présence pendant plus que quelques jours peut, par ailleurs, avoir un impact un peu négatif sur le couple des parents… j’imagine la tête qu’aurait fait mon mari si ma mère s’était installée chez nous pendant plusieurs semaines après la naissance de nos filles :D )

  37. Tiens c’est drôle, j’ai rédigé un article sur le même sujet! (promis j’ai pas plagié, je viens seulement de voir ton article… :-p )
    On a à peu près le même ressenti.
    A la différence que je pense que les études sur le comportement du bébé sont importantes parce que si toi et moi savons que laisser un bébé pleurer est mauvais et que nous en arrivons là par désespoir… D’autres continuent de le faire parce qu’ils pensent que c’est ainsi que l’on éduque un enfant… Et il est important et vraiment essentiel qu’ils aient accès à ces données là.
    Je trouve rassurant qu’autant d’études portent sur l’épanouissement de l’enfant, faisant de lui un sujet central.
    Maintenant, reste à changer les mentalités et la culture globale afin de permettre aux parents de VRAIMENT éduquer leurs enfants comme ils le méritent. Parce qu’en effet, balancer des études et ne rien faire pour permettre aux parents de tenir les conseils, c’est parfaitement inutile…

  38. 1000 fois merci pour ton coup de gueule qui fait du bien. Cette année avec ma puce j’ai eu des moments de ras le bol et entre les avis des uns et des autres, on a juste envie d’hurler ! 

  39. Coucou ma belle, rare voir exceptionnel que je t’écrive ici, mais voilà, à fond avec toi et avec le choix que tu as fait, que nous avons fait, en tant que Mamans. Et parfois me dire que certains ont fait des études spécialisées pour en arriver à ces conclusions me laisse sans voix. Bises tout plein.

  40. Juste merci !!

    Et aussi belle journée à toi !

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