Samedi je suis allée récupérer mes loulous en Bretagne, où il venait de passer une semaine avec leur mamie dans un joli gîte près de Lorient.
Dans le TGV qui nous ramenait vers Paris, j’attendais impatiemment, comme à chacun de nos trajets à 3, de voir la tête de l’heureux gagnant. La pièce rapportée. La personne qui complète le carré 4 places que nous occupons. Quand les enfants étaient petits, c’était franchement drôle (ou pas).
Au départ, personne. Et puis finalement, il est monté au premier arrêt : un garçon de 12/13 ans, à mon avis, voyageant donc seul avec son gros sac et son téléphone portable. Il s’installe, on se salue poliment.
Je continue ma lecture. Je vous en reparlerai mais j’étais dans le dernier tiers du nouveau livre de Virginie : Tu comprendras quand tu seras plus grande. Autant vous dire que je n’avais pas du tout la tête à paresser. Totalement dans l’histoire, ravalant mes larmes d’émotion à la fin d’un chapitre et tentant de ne pas pouffer de rire trop fort au suivant.
Et c’est là que j’ai entendu.
Salut ! On se connecte«
Ni une ni deux, je dirige un de mes yeux vers l’origine de cette phrase : le jeune garçon installé à mes côtés. Il souriait en regardant ma 11 ans en face de lui.
Ni une ni deux, je dirige le deuxième oeil vers ma fille. Mon bébé. Rouge comme une belle tomate.
Euh
Pardon ?
J’hyperventille quelques secondes.
C’est en m’apprêtant à lancer un « je dérange pas ça va ? »
que je les aperçois
Ma fille pose sur la table sa nintendo DS. Je me tourne vers mon jeune voisin dragueur et je découvre la sienne.
Ils ont joué pendant 2 heures.
J’ai terminé mon livre peinarde.

