25 avril 2012

Mais rien ne va plus !

Bon, déjà les félicitations des italiens sur le comportement exemplaire de nos bambini, ça m’avait fait tout bizarre, mais j’avais passé ça sur une possible mauvaise interprétation linguistique ou la présence d’un ingrédient spécial dans les pizzas là-bas (?)

Mais là, ça ne va plus ! Non de non ! (tapage du pied qui va bien avec)

Mardi, 16h, j’avais rendez-vous à la banque (je vous passe les « joie/bonheur » envahissant mon corps – de rêve – à cette perspective). A ma question, « il y a en a pour longtemps ? », le banquier m’avait répondu que « non… une petite heure ». Oups. Nous n’avons décidément pas les mêmes valeurs.
C’est à dire mon bon monsieur que je serai accompagnée de ma chère et tendre progéniture, chaire de ma chaire, pot de colle et casse-pieds, dupont et dupont, gaston et lagaffe. Bref. Tu vois l’idée banquier ?

Au moins, il craquera vite et ça torchera le rendez-vous. Me suis-je dit, ravie, finalement, de mon piège et de ce timing forcé.

Mouais.

Je me suis méfiée quand 5 minutes avant de partir – je prends toujours une marge de non-respect des consignes – les enfants ont mis leurs chaussures sans broncher (ou presque)(parce qu’il ne faut pas non plus rêver).

Je me suis vraiment posé des questions quand, assis sagement sur un fauteuil en salle d’attente, ils ont patienté sans broncher pendant les 10 minutes de retard du banquier (alors que moi je n’avais qu’une envie : me tirer)

Pas une bagarre, pas un râlement, rien. Tout juste le p’tit qui m’a fait promettre d’être celui qui appuiera sur le bouton de la porte magique en sortant (!!)

J’ai halluciné quand le banquier et son collègue après nous avoir salué et fait entrer dans le bureau, ont proposé aux enfants de s’asseoir et de faire des dessins (feuilles blanches et stabilo fluos à l’appui). Ravis, mes louloux ont dessiné calmement, décrivant ça et là les scènes qu’ils inventaient… « vous voyez, ils sont sages ! » qu’il me sort le banquier !

…

Je n’ai pas pu répondre (le banquier était divinement beau)

Fin du rendez-vous : je vois Choupie rougir un peu… mais je n’ai pas le temps de m’interroger plus que ça sur son état : elle dégaine son dessin, elle avait écrit le nom et prénom du banquier (le beau hein – c’est bien la fille de sa mère), qu’elle avait chopé sur l’étiquette du bureau et … lui offre avec un sourire exemplaire.

« oh que c’est gentil !! »

Bordel.

Et je fais comment moi, après, pour qu’il me regarde me croit quand je lui dis que j’ai deux monstres pour venir aux rendez-vous !??

Vala, je rame.

Et pendant ce temps là, ma fille est amoureuse. Du banquier. Donc. Bon, au moins, il est directeur d’agence, un bon parti.

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