Bon bon bon, ça va mieux… c’est pas encore ça, mais ça va mieux…

J’ai entamé mon programme intitulé en interne de mon moi-même « sauvons e-zabel« , hier Anthony m’a fait à domicile la coupe qui déchire, avec la couleur qui fait croire que je suis partie deux semaines à l’île Maurice (ce qui n’est pas le cas hein… nan je précise quoi), et j’ai visité mon bon Docteur G, avec qui j’ai pu partager et analyser mes maux du moment qui s’accumulent à ma fatigue physique et au froid.

Concernant d’ailleurs l’épisode de la semaine dernière, je ne souhaite pas encore en parler, mais mais mais, une fois que j’aurai cuvé le truc, pris suffisamment de recul, je trouverai peut-être bien un angle humoristique pour vous expliquer (et dans ce cas là, croyez moi, ça sera cinglant). Mais je tiens vraiment à préciser qu’il ne s’agissait PAS cette fois, d’un commentaire ou d’un email d’une simple lectrice qui aurait trouvé le blog « vilain caca bouh pas bien », non, c’est un peu plus embêtant puisque c’est venu de quelqu’un que je croise 4 matins par semaine. Vala vala.

Sinon, comment vous avouer que je n’ai sorti le calendrier de l’avent qu’hier, oui, hier, 2 décembre, au soir en plus… rapport que je n’avais finalement pas reçu le 2e que j’attendais et que je n’ai pas voulu en sortir qu’un (pas envie de gérer une dispute entre les enfants le 1er décembre, juste pas envie). Donc, j’ai dû filer en acheter un, à l’arrache hier soir. Que dit-on déjà sur le cordonnier ? qu’il est le plus mal chaussé hein c’est ça ?!

Cette semaine, je suis ravie d’avoir pu partager avec vous deux billets, personnels, qui ont animé le blog d’une manière que j’adore : échange, simplicité, respect, soutien. Bref, cela m’a fait un bien fou et m’a conforté dans l’idée qu’il fallait que je continue, vraiment.

Mon humour est mise à rude épreuve ces derniers jours, la fatigue est vraiment là, je me couche comme une poule à 22h, c’est pitoyable. Mais, j’ai le moral qui revient, donc le reste va suivre.

Lundi, soyez là, c’est un grand conseil que je vous donne, puisqu’il y aura THE cadeau de la mort qui tue à gagner ici, pour fêter une bien belle occasion

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C’est Johnny qui a le blues, toi, tu fais une dépression post-partum, t’as envie de te pendre dans la douche !
J’adore ce passage du spectacle de Florence Foresti (à 2.30 minutes de cet extrait)
C’est tellement vrai
Et je sais de quoi je parle.
La déprime, elle prend plusieurs formes, elle débarque à différents moments en fonction des mamans, là où parfois on ne l’attend plus !
Perso, deux enfants, deux exemples !
1er enfant, choupie, née en janvier 2005, 3 semaines d’avance, césarienne à cause d’une hypertension de ma part depuis presque 6 semaines, d’un soi-disant retard de croissance, d’un risque d’éclampsie et puis accessoirement, la puce était en siège.
(aucun moyen d’y échapper en gros à cette césa, mais croyez moi je l’ai hyper bien vécu, car elle a mis fin à une attente très stressante, sous haute surveillance)
Quelques jours après sa naissance, montée de lait. Douloureuse. Je tiens bon mais je commence à sentir monter aussi le blues… je pleure en douce, les auxiliaires de puériculture me félicitent devant l’homme en sortant de la clinique : je n’ai même pas eu montrer de signes de baby blues ! Vive moi !
…. Ouais, j’ai bien caché mon jeu surtout ! Dès que l’homme partait de sa visite quotidienne, je chialais, dès qu’il regardait un peu trop amoureusement à mon goût notre puce, je chialais, je chialais aussi sous la douche, sur les WC, en allaitant (mais pour ça c’était la douleur).
Arrivée à la maison, je découvre la chambre que mon homme a fini de préparer en mon absence, plus un fabuleux bijou et une boîte de chocolat.
Je fonds en larmes.
Mais finalement c’était normal. Tout ce qu’il y a de plus classique : fatigue, baisse d’hormones, émotion, bonheur…
Personne à mon sens n’y échappe. C’est un blues, mais pas de raison de le minimiser !

2e enfant, choupinou, né en juillet 2007, 3 semaines d’avance, mais parce qu’il l’avait décidé (à mon grand bonheur, je ne tenais plus !), accouchement par voies basses (un rêve pour moi qui se réalise).
Je fais tout pour quitter la maternité le plus vite possible, je donne même des biberons en douce de mon allaitement juste avant la pesée pour faire « grossir » un peu le loulou et partir plus tôt !
Si si. (deux fois)
La grande me manque trop, je veux rentrer chez moi. Je ne pleure presque pas cette fois, je suis rodée ! Montée de lait toussa. Je suis une pro.
L’été passe, aidée par des vacances chez mes parents, je me revois dire : « ça va nikel, aucun blues, le pied total, fatiguée oui, mais franchement tout va bien ! »
L’automne arrive. Rentrée scolaire pour choupette, elle n’y va que le matin. Je gère donc les deux, dès 11h30.
Vacances de la Toussaint. Mes parents ne semblent pas demander à prendre la puce comme ils avaient commencé à le faire les vacances précédentes.
Ah. Bon, ba pas de soucis hein.
Tu parles. J’ai craqué. En quelques jours, mon humeur, alors seulement entachée par la fatigue, est devenue des plus sombres. Je me mets à pleurer chaque soir, puis très vite dans la journée pour un rien. J’ai des idées noires : « pourquoi j’ai fait un deuxième !? J’ai tout gâché ! Je n’y arrive pas. Je ne m’en sors pas. »
L’horreur.
Très vite, ma chance ? Je me suis écoutée. J’ai compris que là, il ne s’agissait pas QUE de fatigue. Je tombais dans la dépression.
4 mois après oui, mais alors la bonne dépression, pas le blues quoi.
J’ai couru chez mon généraliste.
Action. Réaction ! Il veut me donner des petites pilules. Je dis non aux antidépresseurs et je demande à la place l’adresse d’un bon psy.
Il accepte, je cours donc chez… Docteur G.
Idem, il me propose les pilules magiques. Je refuse net. Je lui demande de me laisser ma chance, juste en venant toutes les semaines.
Je lui promets de l’appeler immédiatement si mes idées noires s’aggravent.
La suite, vous la connaissez. Du temps pour moi, des ré équilibrages à faire avec l’aide du psy, l’arrivée d’une nounou 1 mois avant ma reprise du boulot,  le blog, bref, très vite finalement, ça a été mieux.
Mais voilà, nulle part on ne me disait que j’étais normale ! Nulle part je ne lisais des témoignages de mamans dans le même cas que moi !
Partout au contraire, du rose, du bleu, du « vous aimerez votre bébé dès qu’on vous le posera sur le ventre…« 
Donc mesdames, jeunes mamans, non, ce n’est pas facile, surtout les 6 premiers mois environ. Je sais que pour d’autres cas extrêmes certes, mais réels, cela peut même conduire à une hospitalisation dans des services mères/enfants spécialisés.
Écoutez-vous, sachez repérer les signes d’une vraie déprime et prenez-soin de vous, vite, des solutions toutes simples ou plus médicalisées si nécessaire existent !
Et puis, ba, vous n’êtes pas seules. Loin de là. Ne l’oubliez pas. Oui il y a toujours pire que nous, oui évidemment, mais cela n’empêche pas de pouvoir nous plaindre, d’être mal. On a le droit.

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Vous me connaissez, moi et mes idées à deux balles, mes délires, mon état mental parfois un peu limité, mes angoisses…
bref, moi une maman normale quoi !

Eh bien vous savez pas la dernière ?
Non, vous ne savez pas d’ailleurs.
Ba m’en va vous la raconter, vous allez bien rire… quoi que quelque chose me dit que vous allez sans doute vous y retrouvez, mais vous me direz tout ça après. Promis ?!

Prêts ?
Allez je me lance, moment de honte assuré, moment de vérité…roulements de tambours !
Ah j’suis pas sûre là, attendez… vous promettez de pas vous moquer hein ?!

Bon

Voila.

Depuis quelques semaines à peu près, j’ai… ahhhhhhhhhh c’est pas facile, j’ai déjà mis du temps à me l’avouer à moi même alors, pour l’écrire ici…
punaize…
Depuis quelques temps donc, j’ai l’impression …

Que j’aime plus un de mes enfants que l’autre (préférence allant au petit pour être précise)

Voila c’est lâché, maintenant trucidez moi ou lancez moi les pierres toussa.

Ah mais je vous l’avez dit : j’en tiens une méga couche de connerie quand je veux !

Sauf que je l’ai vraiment pensé. Sauf que ça fait super mal de s’en rendre compte, de se l’avouer et puis… d’en parler.

Mais ce qu’il y a de bien quand tu finis par cracher ta valda à une de tes meilleures copines, qui s’avère en plus être maman (ça aide tu vas voir jeune padawan), eh bien c’est que tu te rends compte…
que tu lui enlèves aussi un très certain poids aussi à ta cop’ en question !
Eh ouais parce quand genre entre « passes moi le sel » et « il va faire beau demain », tu lui lances un « et sinon, c’est affreux mais j’ai l’impression d’aimer plus le p’tit que la puce et je m’en veux terriblement » et que elle te réponds cash :

attends mais moi pareil ! »

Punaize comme ça fait du bien. Tu te dis que tu n’es pas la seule tarée mentale du patelin et ça, ça rassure !
Ensuite, tu te dis qu’au moins, vous serez deux à chercher la raison de la chose.

Et c’est ce que nous avons décidé de faire.

Elle en a parlé au pedopsy de son fils. Un pédiatre éminemment connu, je ne le citerai qu’en privé pour pas faire de la publicité. Sa réponse (en gros, car rapporté) :

mais attendez madame : c’est normal et c’est même très salutaire pour votre ainé ! »

Ah ? »

Et moi j’en ai parlé à mon bon Docteur G, célèbre lui dans ma sphère personnelle pour m’avoir sauvé d’une bien jolie déprime post-natale il y a deux ans. Sa réponse (en gros car j’ai pris que ce qui m’arrangeait) :

c’est normal, on n’aime jamais ces enfants de la même manière, ni pour les mêmes raisons »

CQFD :  ON EST NORMALES ! Ce sont les pros qui le disent (au moins, on les paye pas pour rien ! ah ah )

Plus concrètement, si ça intéresse par hasard d’autres re-mamans concernées… et planquées… par ce sentiment un peu étrange…
Il se trouve que je m’inquiète plus pour le petit, que j’ai plus envie de le chouchouter, le dorloter, le câliner que ma grande qui elle a plus souvent tendance à m’agacer quoi…
A priori, cela ne veut pas dire que j’aime plus mon loulou que ma choupette, mais que tout simplement le loulou est encore un peu bébé et qu’il est normal de lui donner « plus » d’attention charnelle qu’à ma grande qui devient, elle, plus autonome et réclame une attention différente. Et tout ça pour son bien. Car c’est ainsi que le cordon commence à se couper, doucement et que l’enfant n’aura pas à le faire plus tard de sa propre initiative…
Bon, on touche au psy là j’en ai mal au crane, mais j’avais envie de vous raconter, de partager avec vous ce sentiment qui m’a fait énormément culpabiliser les derniers jours avant les vacances.

Aujourd’hui ça va mieux. J’ai bien compris ce que je ressentais, je l’accepte et puis je sais que fondamentalement ils sont juste mes tripes quoi ! Que je les aime plus que tout tous les DEUX.
Mais différemment. (c’est bon, là, vous avez pigé l’idée quoi)

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Bon, j’avais 2 solutions ce matin en voyant ma tronche dans la glace :

- soit me terrer à la maison, prétextant une fièvre, un mal de bide ou je ne sais quoi de pathétique pour continuer à ruminer ma déprime du fonds de mon lit ;

- soit me lever (à 7h20 sur un appel de la tornade « mamannnnnnn »), me mettre une tonne de maquillage (emmener le reste avec moi pour les retouches aujourd’hui INDISPENSABLE), et tenter une fois de plus de faire bonne figure.

J’ai opté pour la 2e solution et pour le moment, je ne regrette pas ! Je ne suis pas si mal au bureau, ma collègue est en vacances, je suis donc toute seule : on me fout la paix, j’aime qu’on me foute la paix le matin, mais aujourd’hui encore plus ! J’ai pris mon café en intraveineuse et puis j’ai commencé à bloguer sur mes blogs préférés…. J’ai aussi repensé à ma super rencontre d’hier midi : avec Ratounette (Fanny t’es tip top, je t’adore !). Ca m’a redonné un peu le sourire. Et puis là je viens de me rendre compte que mon billet du jour il est tout petit et qu’après les deux d’hier consacrés aux parisiennes, c’était un peu chiche… alors pour me faire pardonner, me voila en train d’en écrire un deuxième ! Aujourd’hui c’est promo chez e-Zabel, 2 billets pour le prix d’un !

En fait, je ne peux pas vous cacher que depuis quelques jours, outre une grosse grosse fatigue que je tente de soigner par du repos Et des ampoules au ginseng (!!), eh bien j’ai pas trop le moral… la puce me manque finalement peut-être, pourtant j’apprécie ENORMEMENT le calme et la zénitude qui règne à la maison depuis son départ.
Bon, je ne peux pas TOUT vous dire non plus, mais hier soir, j’ai passé une soirée de merde (eh oui malgré Greys Anatomy – qui a au contraire accentué ma tristesse d’ailleurs, avec le mari qui meurt devant les yeux de sa femme par exemple…). Bref je suis en colère, fachée, dégoutée… je me sens seule, incomprise, triste… j’ai chialée, et ça ça se voit aux énormes poches que j’ai à la place des yeux ce matin, ça ne pardonne pas ! La bonne nouvelle c’est que j’ai rendez-vous chez Docteur G ce midi (une fois toutes les 2 semaines, pour une fois ça tombe bien), j’vais pouvoir évacuer un peu…

Voila, j’ai hésité, mais à nouveau, ce blog c’est aussi pour montrer que c’est pas si simple d’être une mère, une femme et une amante. Que la vie n’est pas toujours rose, même si je vous rassure, y a pas péril en la demeure tout de même ! A côté de ce que vivent certaines, je suis une princesse, mais je considère qu’on a le droit d’être mal ET qu’en le disant ici, j’aiderai peut-être des lectrices à s’en laisser le droit aussi.

Je voulais enfin vous faire partager, pour finir sur une note légère et humoristique, un blog qui m’a sincèrement fait hurler de rire ces derniers jours et qui, ce matin, m’a bien aidé aussi. Dans la lignée de Penelope Jolicoeur, que j’adore, mais ça je ne suis pas la seule ! Voici Margaux Motin, une autre illustratrice à l’humour décapent. A lire absolument son billet spécial pour nous les mamans.

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Le mercredi, c’est permis (ok ça marche avec tous les jours de la semaine…)

J’aime le mercredi, parce que veinarde que je suis, le mercredi ça signifie (purée je fais des rimes ce matin) :
- présence de super nounou dès 9h30 pour occuper les monstres
- absence de mon moi-même au bureau (c’est mon jour de 80 %)

Yes ! Le mercredi c’est donc mon jour à moi.

Alors, une fois étendue la 1ere machine, je lance la 2e, je m’autorise une super douche de plus de 3 minutes (pour dé-yetiser la bête notamment…).
Puis j’enchaîne sur le ménage rapido presto, le tri des photos sur photoways et passage de la commande que je dois faire depuis Noël ! Puis viens l’heure d’appeler, l’ORL, l’ophtalmo, et le généraliste pour prendre de merveilleux rendez-vous (ah merde saperlipopette j’ai oublié le dentiste !).
Ensuite c’est course chez Champion, je ressors avec entre autre deux énormes paquets de couches pour le baveux, je fais un saut à la pharmacie récupérer deux boites de lait (vivement ces 1 ans pour que je puisse lui faire boire le même que nous !). Je rentre péniblement à la maison, sans avoir croisé de regards compatissants devant mes « bagages ». Et là mine de rien, il me reste 30 minutes pour avaler un déjeuner et repartir pour MA séance hebdomadaire chez Docteur G.
Je ne vous ai pas présenté Docteur G (cf Les personnages) ??? Docteur G c’est mon guide spirituel (mon psy quoi !) depuis 3 mois et je dois dire que cela fait un bien fou de pouvoir se lâcher pendant 30 minutes chèrement méritées.
Hier, je chevauche donc mon fidèle destrier (un velib quoi : mais pas n’importe lequel : LE dernier de la borne : il y a des jours où on a de la veine moi je vous le dis !). Je pédale comme une folle blonde, j’arrive pile à l’heure à la station du Docteur G et là : ahhhhhhhhhh plus de place pour laisser mon velib ! Ahhhhhhhh. Et le miracle se produit, mon sauveur arrive, de dos, il dégaine son pass et libère une place ! Je m’approche rêvant déjà à mon prince charmant et lui lance avec ma voix suave « vous êtes mon sauveur »… Il se retourne…. ahhhhhhhhhhhhhhhh il est vieux et moche !!!!!! Dégoûtée, minute de solitude, il n’a, en plus, aucun humour…

Mon mercredi à moi se poursuit ainsi après ma séance :
- attente d’une demi heure pour rien à la consultation du généraliste, je dois repartir avant de pouvoir passer, sinon, je serai en retard pour le point suivant ;
- point suivant : emmener la grande à son cours d’éveil musical ;
- 17h, rendez-vous pédiatre du baveux morveux
- 18h retour à la maison, départ de super nounou et début de la 2e journée : bain (*2), dîner (*4), coucher (*2), remise en main propre d’une vente ebay (*1) et enfin grosse glande devant Nouvelle Star !

Quand je vous disais que c’était Ma journée le mercredi !

Aide Maman – Complément de libre choix d’activité – Congé parental
Après un congé maternité, nous pouvons effectuer une reprise de travail à temps partiel (ou bien sûr cesser de travailler complètement). La CAF verse un « complément de libre choix d’activité » dont le montant varie en fonction de nos revenus.
Voici le lien direct sur les explications très claires (si, si !!) de la CAF : cliquez-ici

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