Le P’tit Grand est définitivement grand. Vendredi soir dernier là-bas dans le Sud, sur le quai de la gare, il nous attendait. Bien sagement à côté de son papy. Je l’ai trouvé grandi. Comme à chaque séparation, même courte. L’effet est inévitable. Il nous a sautés dans les bras et c’était bon. Ce sourire. Le P’tit Grand a toujours le sourire. Presque toujours. Il boude très bien aussi.
9 ans que je découvre la maternité avec un garçon. On m’avait dit, tu verras, c’est différent. En effet. On m’avait dit, tu verras, c’est très câlin les garçons avec leur mère. En effet.
9 ans qu’on se cajole, que je le vois admirer sa grande soeur, telle une déesse descendue sur terre pour lui.
9 ans qu’il nous épate, qu’il nous surprend par son parcours, son évolution, ses émotions décuplés.
Le P’tit Grand est celui qui saute partout, mais qui se concentre des heures sur une construction ou un puzzle.
Le P’tit Grand c’est celui qui pleure en comprenant la dureté de la vie en passant devant un SDF, mais qui hurle de rire à la moindre blague scato ou de Toto.
Le P’tit Grand déteste écrire, mais a un an d’avance.
Le P’tit Grand veut être humoriste. Et kiné.
Le P’tit Grand veut rester chez mamie pour ses salades de fruits frais au goûter et pour le train miniature de papy, mais a les larmes aux yeux en nous laissant repartir pour Paris.
Le P’tit Grand dont je suis si fière et que j’aimerai tant soulager de ses questions (merci à sa psy de m’y aider d’ailleurs)
Encore joyeux anniversaire mon Amour. Comme tu dis si bien : « je serai toujours ton petit, même si je grandis ».
Vala.
Même quand tu me regarderas de haut, que tu seras papa, tu seras toujours mon P’tit.

