Depuis lundi donc, je ne prends plus le même chemin le matin.
Depuis le début de la semaine, mes habitudes changent, la seule que je conserve : j’accompagne toujours les enfants à l’école avec l’Homme. Cela m’oblige 1/ à me lever ou à rouler pour sortir du lit, ça dépend – ça dépasse ; 2/ à m’habiller toussa…
Mais je ne fais plus le trajet avec lui jusqu’au métro pour poursuivre ensuite, à pied ou en bus, selon mon humeur le trafic de la RATP vers le bureau.
Désormais, je souhaite la bien bonne journée à tout le monde devant l’école et je repars dans l’autre sens.
Je ne fais plus la queue à la cafétéria pour prendre mon café.
Il coule pendant que j’étends une machine ou que je passe l’aspirateur.
Je ne papote plus avec une collègue
mais avec la gardienne qui, elle aussi, démarre sa journée de travail.
Je ne m’énerve plus devant un ordi qui met 5 minutes à démarrer.
Le mien est allumé 24h/24.
Je mets de la musique
pour tenter de cacher les bruits des travaux voisins.
Je commence à travailler
et puis je me dis que j’écrirai bien un billet pour le blog.
Ensuite, j’attaque la liste des emails en attente. Je réponds à la chaîne, mais toujours aimablement (ou presque)(nan, vraiment)
À ce dernier mail, j’ai envie de ponctuer ma question « vous êtes dans quel coin ? » par un « coin » supplémentaire.
Alors je ris toute seule devant mon écran. Je twitte pour partager mon fou rire débile. Et je trouve une excuse. C’est la faute à Voltaire Céline d’Autriche, une de vous, qui traîne AUSSI sur ma page Facebook et qui m’a collé ce lien-là hier soir.
Bonjour, je m’appelle Isabelle, je travaille à mon compte, de chez moi, j’ai 12 ans. Et je suis heureuse.

