En admettant que j’admette que l’année est déjà passée, je peux dans ces conditions d’admission rédiger un bilan de l’année…
Que je n’ai pas vu passer donc. Mais ça, je pense que vous l’avez bien compris. Pour les autres, c’est par ici qu’il faut aller lire l’avis de recherche (et cessez de sécher le blog aussi).
Vous l’attendez toutes et tous, j’entends la foule hurler : « alors ?? Comment faire pour réussir son entrée au collège ?? »
Ba j’en sais rien.
Désolée, mais moi je considère l’avoir bien foiré. En tant que maman.
Et voici donc le top/flop de cette entrée au collège qu’on redoutait tant.
Bon sang, les « autres » avaient ENCORE raison. Les mêmes qui osaient nous dire « d’en profiter » quand on galérait avec nos enfants version bébés.
Top 1 : l’autonomie => la liberté
Ne nous mentons pas, c’est très chouette de pouvoir les laisser aller seuls au collège, ça évite de devoir se lever partir trop tôt, ça libère même du temps pour le(s) plus petit(s)…
Ici nous l’avons tout de même très longtemps accompagné, soit son père soit plus rarement moi, au métro le matin. Il lui restait un soupçon d’appréhension pour les 7 minutes qui nous séparent de la station. On n’a pas cherché à comprendre, on a attendu que ça passe en l’accompagnant. Cela va vraiment mieux depuis peu.
Flop 1 : l’autonomie => l’angoisse
Tout ça s’est bien mignon, mais j’ai vraiment galéré pour obtenir d’elle des SMS quand elle décidait de traîner un peu avec les copains à la sortie du collège… bêtement, après le 1er retard et une bonne remise au point, j’ai cru que bon, voilà, elle avait pigé hein.
AH AH AH
Non évidemment. Cela s’est reproduit. À chaque fois ensuite, j’ai confisqué le téléphone portable PUISQU’IL NE SERT A RIEN EN FAIT HEIN. Étant donné qu’elle ne répond pas aux appels/SMS…
BREF
Gros sujet noir. Elle ne percute pas que je puisse m’inquiéter. Cela ne rentre pas.
Top 2 : l’organisation pratico-pratique
C’est en fait le seul et unique apprentissage important de ce niveau. Certes, les maths et le français aussi. Mais en fait, en 6e, ce qu’on essaye TOUS de leur apprendre, c’est à s’organiser. Comme des « grands ». Gestion de l’emploi du temps : ici nickel. Gestion du casier/trucs à ramener à la maison : au top aussi. Honnêtement à la fin du 1er trimestre, devant la baisse de ses notes par rapport au primaire, j’ai même virtuellement donné un 20/20 à mon alors presque 12 ans pour son adaptation au collège. Les doigts dans le nez.
Flop 2 : l’organisation dans le travail
Dans « organisation », on attend aussi des élèves de 6e qu’ils apprennent à travailler. Et là… Bon… je vais être directe : on a tout faux. Le 1er trimestre, on a préféré s’occuper de l’organisation, de l’adaptation au nouvel environnement, trajet, etc. Normal me direz-vous. Après promesse de se mettre au boulot au 2e trimestre, on y a cru.
AH AH AH (bis)
Le second trimestre a pris fin, je crois que je n’ai pas vu passer une seule note… et je n’ai pas regardé le logiciel en ligne non plus (ma faute)… une cata donc. Troisième trimestre, on a serré la vis, mais c’était trop tard et très honnêtement, pas assez ferme encore.
Après en avoir discuté avec beaucoup de parents de nouveau collégien, cela semble être assez courant… pas habitués en fait à bosser, et moi à devoir mettre mon nez dans ses cours… on s’est loupé. Il faut en fait être SUR LEUR DOS.
Ici, j’ai trop souvent entendu « j’ai rien à faire« , ce qui n’est, entendons-nous bien, IMPOSSIBLE.
Il faut qu’ils bossent 45 minutes par jour minimum, c’est rien en fait, mais cela fait toute la différence : la régularité, l’obligation à… croyez-moi, je m’en mords les doigts.
Top 3 : la bande de potes
Ahhhhh la belle vie, les potes, les copines et puis les (p’tits ou pas) copains. C’est ça l’adolescence. C’est ça, l’essentiel.
Flop 3 : c’est pas la colo bon sang
Ouais ba non hein. C’est pas la colo le collège, c’est important les amis évidemment, mais les cours passent avant ! Et puis, les comérages, les j’t’aime/j’t’aime plus (ça va bien les girouettes), les pourquoi t’as mis qu’elle était ta BFF alors que c’est moi (ça va bien les jalouses égocentriques, on a le droit d’avoir plein de très bonnes copines non ?) Et nia nia nia nia. Je n’en peux plus.
(c’est moi qui ait dit ça ? #jesuisvieille #jedeviensmamere)
Top 4 : la transformation
Je vous passe les détails, on a tous en mémoire, je pense, notre propre « transformation » physique…
Sans parler du yoyo des hormones. Je vais bien. Je vais pas bien. Tiens, je vais bien. Ah ba non en fait.
Mais tout cela c’est chouette. Vraiment. Ma GRANDE a 12 ans, mesure 1m60, donc 12 cm je serai définitivement foutue. Là je peux encore à peu près poser mon menton sur sa tête pour faire un coussin lors de mes calins debout.
Elle a de l’humour (quand elle va bien), elle commence à bien maîtriser la répartie, le second degré, elle est un peu plus responsable… on avance.
Flop 4 : oh secours, où est mon bébé ? Ah ba si, il est là.
On avance… mais DOUCEMENT. Avec les allées et venues des hormones, on a au choix : une ado en rébellion qui veut tout trop vite et qui claque les portes ou une petite fille qui joue à la poupée. C’est marrant deux secondes Docteur jekyll et mister Hyde. On ne sait JAMAIS sur quel pied danser, comment la prendre. C’est usant. C’est pénible. C’est réellement très difficile. L’ado mollassonne désintéressée de tout VS la petite fille adorable et aimante.
qui gagnera ?
En tout cas, je suis épuisée par ces longs combats quotidiens pour… tout. La négo. La patience. La colère. La diplomatie. L’ignorance. J’ai tout testé.
Sympa le bilan hein. Je n’ai aucune solution miracle.
Je n’aurai qu’un conseil et seulement si j’ose me le permettre puisque depuis 9,5 ans sur ce blog, je le crie haut et fort : n’écoutez pas les conseils.
AHEM
Gardez le cap, soyez fortes les mamans, il y a VRAIMENT des moments sympas (si, si), accrochez-vous à eux. Comme une jauge à remplir. ça va le faire.
Pour les futurs collégiens, ma puce continue à recommander cet ouvrage : la 6e les doigts dans le nez

