(et les nôtres du coup)
Cela aurait fait 1 an. Une année que Choupie, 10 ans presque et demi, ne s’endormait plus avant 23h/ minuit et se réveillait plusieurs fois durant le restant de la nuit. Une enfant sans sommeil serein.
Je me disais que je payais mon dû, sachant que les premières années avec elle, les premiers mois même, ont été plus que faciles à ce niveau-là : elle n’avait jamais eu aucun souci avec le sommeil, ma fille.
*** Attention, séquence « c’est pas juste » pouvant heurter la sensibilité des jeunes parents lecteurs manquant cruellement de sommeil ***
À 6 semaines, elle faisait sa 1ere nuit de 6h sans interruption, pourtant allaitée et pourtant de « petit poids ».
À ses 2 mois tout pile – elle tient de sa mère niveau ponctualité – elle faisait sa nuit de 12h sans interruption pour la première fois – et mes réservoirs à lait s’en souviennent encore de cette nuit sans vidange. Pour ne plus jamais arrêter. Aucun accro.
A peine un ou deux cauchemars vers 3 ans.
Puis sont arrivés les terreurs nocturnes « classiques », où l’on retrouvait notre puce les yeux grands ouverts, terrifiée, incapable de parler correctement, pour finalement réaliser au bout d’une dizaine de fois qu’elle dormait toujours – ça, c’est du père que ça vient cette tendance au somnambulisme – et qu’il fallait en fait la réveiller pour lui permettre de bien se rendormir dans la foulée. Oui, bizarre, mais ça fonctionnait très bien.
*** Séquence vengeance « à son tour d’en chi&#ù% ***
Mais depuis la fin de l’hiver 2014, les soucis d’endormissement sont apparus pour ne plus nous lâcher. Le cercle vicieux a fait son job (le saligaud) : elle n’arrive pas à s’endormir, donc s’inquiète de ne pas s’endormir, donc n’arrive pas à s’endormir, donc pleure et met définitivement fin à une tentative de mise en sommeil de son cerveau. C’est là qu’on rentrait en jeu (notez l’utilisation du passé, qui donne un indice pour la suite de l’histoire), surtout l’Homme, je dois avouer que je n’avais pas souvent sa patience dans ces cas-là. Câlins, réassurance, mais aussi parfois ton plus sec…
On a tout essayé. Pensez donc en 10 mois !
De mon côté, j’ai alterné les « mais bon sang, évidemment que tu ne dors pas, ça fait que 2 minutes que je suis ressortie de ta chambre, personne ne s’endort aussi vite – à part papy, mais c’est l’exception qui confirme la règle. » Avec la petite pointe d’agacement – mère parfaite, va te faire voir hein – qui va avec. Résultat ? Très contre-productif, je vous confirme que c’est tout pourri comme méthode.
Avec des doux, « mais tu sais, ce n’est pas grave si tu ne dors pas tout de suite, tu peux lire, jouer doucement avec tes peluches (ET ME LAISSER COMATER SUR LE CANAPÉ) »
Marche pas non plus.
Le spray sur l’oreiller : nan nan, non plus.
Les granules homéopathiques : AH AH AH
La poupée (pas vaudou hein), mais vous savez, les toutes petites poupées à qui l’enfant peut confier ses secrets avant de s’endormir, technique du Guatemala (quand je vous dis qu’on a TOUT essayé), les massages, crâniens notamment… sans oublier la pédopsy et l’ostéopathe…
NADA.
L’Homme a même fini plusieurs fois sur le canapé dans le noir pour la… bercer ! Oui, à plus de 9 ans…
Là, ça marche, mais bon… euh…
Au-delà de notre agacement/fatigue/déception de voir nos soirées empiétées (je suis sympa hein), nous étions surtout inquiets.
Je me rassurais en pensant à la Team Hibou de ma copine Marie. Je n’avais pas autant souffert quand elle était bébé, je n’allais pas me mettre à me plaindre. Elle finissait en plus chaque soir par s’endormir, tard, mais tout de même (technique du verre à moitié plein)(ou vide… zut je sais jamais)
Et puis l’Homme a lui aussi eu quelques soucis d’endormissement. (Copieur)
Il a consulté une acupunctrice sur les conseils d’un ami.
En quelques séances, il a retrouvé le sommeil. Genre : le miracle.
Curieuse, je suis allée voir également. J’ai la chance de n’avoir aucun souci de santé, mis à part ma thyroïde. J’y suis donc allée tranquillement, en parlant surtout de mon envie de voir diminuer mon stress (étonnant tiens ?)
J’ai adoré. Je suis ressortie de ma 1ere séance totalement stone (mais sans Charden). Je marchais à deux à l’heure, j’étais zen, rien ne pouvait m’ôter ma bonne humeur. Je me suis couchée à 21h. Épuisée. Vidée.
Mais tellement bien !
Alors, l’Homme et moi lui avons demandé si les enfants pouvaient aussi profiter d’une séance d’acupuncture. Réponse positive. Bingo.
La puce a eu rendez-vous un samedi après-midi, on lui avait bien expliqué et autour d’elle, ses grands-parents, sa tante, des amis, lui avaient confirmé que cela lui ferait sans doute beaucoup de bien et que surtout cela ne faisait « pas mal ». Évidemment, sur ce coup, j’ai laissé l’Homme y aller. J’avais assez souffert avec la séance « extraction dentaire« .
Je vous le donne en mille.
1/ elle n’a pas voulu
2/ elle a fini par accepter, mais en hurlant de trouille
3/ elle a donc fait sa séance avec très peu d’aiguilles
4/ elle est ressortie enchantée et avec une « graine » dans l’oreille (point pour le sommeil, semble-t-il)
5/ Depuis, elle dort.
C’est désormais elle qui s’agace quand son frère, 15 minutes à peine après le coucher, me rappelle pour un dernier – mais vraiment dernier hein – bisou.
Elle n’entend plus son père rentrer tard alors qu’elle le guettait presque chaque soir.
Elle tombe désormais comme une masse, a un sommeil profond et réparateur.
J’ai attendu plus d’un mois pour écrire cet article. Afin d’être certaine du résultat à long terme. Elle va refaire de plus une séance avant les vacances d’été.
Mais voilà. Je dois me rendre à l’évidence. Ça a marché.
Je profite du billet pour faire un petit zoom sur le dernier ouvrage de mon amie Marjolaine :120 astuces pour que bébé fasse ses nuits, consacré justement au sommeil des tout-petits. Il ne prétend évidemment pas vous fournir de solutions miracles, mais je trouve qu’il aide les jeunes parents à prendre du recul, à chercher des solutions adaptées, à relativiser, aussi. Une aide bien précieuse.

