16 janvier 2019

Montagnes russes de l’adolescence

Finalement être parent d’une adolescente c’est comme monter dans OzIris, l’attraction phare du Parc Astérix.

© Parc Astérix

Je dis ça, car je l’ai enfin faite en décembre ! Deux fois même (ouais je sais, trop forte la vieille). La bonne nouvelle c’est que j’en suis sortie en vie.

Tout d’abord on fait la queue : on regarde les autres passer, on les entend hurler, rire, hurler surtout… on se demande bien un peu ce qu’il va se passer précisément quand ça sera notre tour. Vais-je tenir le coup ? Est-ce que cela secoue tant que ça… ça semble, mais pourtant j’en vois qui y retourne le sourire aux lèvres ?!

« enfin » on arrive : on a attendu ce moment et puis finalement, on resterait bien encore dans la queue quelques minutes pour profiter du calme, mais voilà c’est à notre tour. C’est ainsi que le coeur battant un tantinet plus fort qu’à la normale, on monte dans le « manège » et … on s’attache. Parce qu’on sait bien que ça va secouer ! Alors, on pose le harnais, on s’assure 8 fois qu’il est vraiment bien attaché (hein monsieur ? Non je ne suis pas stressée !! DU TOUT). On en a lu des livres sur l’adolescence, on en a pris des conseils de parents ! On les a vu tous ces gens sortir en vie du manège. Secoués, mais ils ont tout de même l’air plutôt heureux (ou soulagés ?)

L’ascension commence. Doucement. On se rassure. Oh ba ça va le faire finalement attendez c’est hyper tranquille en fait !! Et puis quelle vue, sublime ce nouvel angle, cette hauteur ! Génial ce truc en fait… À moins que … dites donc c’est quoi cette descente bien raide là ? Euh….

je veux descendre, passer directement à son âge adulte

trop taaaaaaaard

c’est parti

on ne contrôle plus rien

on est sur des rails

ça descend sec, et puis ça remonte, mais surtout ça tourne, une fois, deux fois, on est secoué dans tous les sens et tous les sens sont touchés

Plus de notion de hauteur, de poids, de taille, la vue s’efface, l’ouïe… je ne m’entends que crier… je n’aurai plus de voix c’est certain. Plus jamais.

Et puis tout à coup, on ouvre un oeil, car cela semble se calmer. OUF. Un court instant de répit et déjà la vrille suivante nous fait bien comprendre que non, non, ce n’est pas gagné, ce n’est pas fini. Il va encore falloir lutter contre les secousses….

Pourquoi est-ce si violent ?

Et si finalement le truc c’était de se laisser porter. Se faire confiance ? Allez, on tente ? Le tour s’achève…

Le harnais se relève. On met du temps à remarcher correctement. Les émotions vécues sortent d’un coup, en rire, en larmes, on se serre, on se congratule. On est en vie. Plus fort.

ça c’est la fin que j’espère plus que tout au monde pouvoir confirmer côté adolescence.

Car pour le moment, je ne suis qu’à la moitié de la montagne russe. OzIris on l’appellera. Parce que c’est la dernière attraction que j’ai faite avec elle justement.

Deux fois.

Parce qu’en fait… j’ai adoré ça !

 

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