Oui j’ai parfois la blonde attitude. Quand ça m’arrange. J’aime utiliser ma blondeur (pourtant pas platine) quand je sens que je vais passer pour une cruche…
Un samedi matin où je suis de gymboree pour le nain (on alterne avec l’homme un samedi sur deux). Départ 9h de la maison, le cours débute à 9h15. Pour une fois, je suis à l’heure (un miracle qui n’a pas encore trouvé son explication).
Je monte dans la voiture, j’attache le p’tit dans son siège auto (qui soit dit en passant commence à être petit… dépense à l’horizon).
Je mets, et je découvre, avec… JOIE que je suis dans le rouge.
Et s’il y a bien un truc qui me stresse : c’est de rouler sur la réserve ! Me vois pas sur le bord du périph avec le gnome à attendre la dépanneuse.
Bref, je profite donc de mon avance pour faire un détour à la station service.
Il faut savoir, et c’est important de le préciser dès maintenant, que je ne vais JAMAIS à la pompe depuis que l’on a troqué ma twingo contre la volvo de l’homme.
J’explique au p’tit que maman revient, elle va donner à manger à la voiture (oui je sais j’ai un humour de folie).
Oui sauf que…
une fois devant le réservoir… je suis restée 3 bonnes minutes à me demander comment ça s’ouvre…
Eh oui.
Désolée.
Je me retourne, personne. C’est déjà ça.
Finalement, je prends mon courage à deux mains (et c’est là qu’on voit que ma thérapie fonctionne ! Car avant j’aurai pris mes jambes à mon cou et je serai repartie sans essence !) et je rentre dans la boutique.
Un super antillais m’y accueille et je lui lance directement avec un grand sourire
« bonjour monsieur, voila, vous allez pouvoir rire un peu de bon matin : la blonde que je suis n’arrive pas à ouvrir le réservoir de la voiture de son mari. Pouvez-vous m’aider ? »
Et il a ri.
Ba en même temps, je lui ai tendu plus d’une perche.
Adorable, il est sorti et a ouvert la trappe en 15 centièmes de secondes et en ajoutant, un p’tit sourire en coin :
« ba voila, suffit d’appuyer et de tourner ».
Ba voila.
Je lui ai dit gentiment de ne pas insister hein ! Et je l’ai remercié chaleureusement de toute ma blondeur.
Forte de mon expérience, quelques jours plus tard, à la cantine du boulot, j’attends mon tour au plat principal et découvre avec stupeur et dégout qu’ils avaient mis du parmesan sur tous les poivrons farcis.
Z’imaginez ! Non, bon tant pis, je raconte quand même.
Mon tour arrive et je dis maladroitement :
j’aimerai le poivron farci qui a le moins possible de fromage dessus.
Réponse cinglante du serveur et particulièrement difficile à gérer sur le lieu de travail :
« C’est pas du parmesan madame, c’est de la chapelure !! »
Je le fusille du regard ce qui le fait instantanément arrêter de glousser.
Je respire un bon coup et lance ma belle excuse :
« ah vous savez c’est pas tous les jours facile d’être blonde ! »
Ah non, c’est pas simple d’être blonde mais surtout d’être maman débordée et fatiguée, on y perd encore plus de neurones je trouve !
Et vous de mémorables moments de blonde à nous raconter ?

