Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de converser avec des mamans de pré-pré-ados (oui, c’est une invention de ma part, en attendant de trouver mieux que « période casse-pieds précédant la période hormonalement casse-pieds » pour définir cette FANTASTIQUE et tellement ENRICHISSANTE période qui se situe vers les 8/9 ans de l’enfant). À DÉFAUT D’AVOIR EU UN AGE DE RAISON : grosse arnaque ce mythe de l’âge de raison où tout est censé aller mieux juste avant la pré-adolescence. AH AH AH
Chose faite donc mercredi, lors d’un goûter post pré-projection de Monstres Académy (en plus clair, après l’avant-première du dessin animé, nous avons été conviés à un goûter)(miam)
Béatrice m’a confié ses difficultés à gérer son grand monstroux de 8 ans et Aurélie idem avec sa fille.
Révélation !
Les symptômes sont les mêmes que chez nous.
– mécontentement continu
– râlage intempestif avec souffle, yeux qui se lèvent et tout le toutim
– mensonges et bêtises parce que ça non plus, cela ne s’est pas arrangé avec l’âge…
– dernier mot à tout, même quand on est en train de les disputer
– insolence régulière
La dernière en date ici. Super nounou demande à Choupie pré-pré-ado de 8 ans presque et demi de ramasser ses vêtements qui jonchent le sol de sa chambre. Ma fille lui répond, à l’aise Blaise : « c’est peut-être comme ça chez toi, mais c’est pas comme ça chez moi ».
Bien sûr…
En rentrant, j’apprends le souci, je dispute ma chère fille devant Super nounou en lui rappelant 1/ qu’on ne parle pas sur ce ton 2/que ça fait 5 jours que je lui demande de ramasser son bordel
Et que vois-je ? Ma fille qui commence à compter malicieusement sur ses doigts pour vérifier que cela fait bien 5 jours.
NON MAIS JE RÊVE !!
Sur le moment, j’ai tout simplement eu envie de lui en coller une. Une sorte de réflexe, humain à mon sens, face à une telle insolence. Me suis retenue (en tapant contre le mur à la place)(aie)
Je vous passe les deux samedis matin de suite où madame QUI SAIT LIRE L’HEURE s’est levée à 5h, est allée réveillée son frère pour jouer la première fois dans sa chambre… comme il s’est avéré que leur jeu m’a tiré du lit (pour les recoucher fissa), la semaine suivante, elle a préféré piquer l’iPad pour y jouer avec lui dans son lit. Moins bruyant… la maline. C’était sans compter mon ouie ultra fine et la maladresse de son frère qui s’est cogné dans le mur mitoyen de notre chambre. Bruit – réveil en sursaut – peur de la bosse – débarquement de la mère (moi) – repérage du vol d’iPad pourtant planqué à l’arrache sous la couette – engueulade de folie – recouchage de la tribu.
Ne parlons pas de la taille du poil qui lui pousse dans la main. Dites-moi… à l’école, ils ne sont pas censés apprendre à apprendre ? Bref.
Reprenons les différentes étapes d’un début de soirée avec une pré-pré-adolescente.
Je rentre. Signe de vie ? Néant. J’entends par là que pour avoir un bonjour, il faut qu’elle ait un truc à me demander derrière, exemple : « Je peux regarder un dvd ? » Fonctionne très bien avec la tablette également.
Je demande si la journée s’est bien passée. Je connais la réponse, mais sait-on jamais, sur un malentendu…
Donc, non. Machin ne l’a pas regardé dans le bon sens et bidulle lui a piqué sa copine. En gros hein. C’était trop nul. Et sinon, à l’ECOLE ?
Ok c’est pas grave.
Tu as fait tes devoirs ?
Que j’aime poser cette question. C’est le moment le plus sportif de ma journée, car, après avoir répondu « montre moi« , à son « ouais ouais c’est bon« , je dois esquiver le cahier de texte qu’elle me jette au visage.
Au bout de 15 minutes de souffleries et grômelage en tout genre où je suis la dernière des chieuses, je découvre ses devoirs bourrés de fautes et/ou bâclés. Quand par miracle, ils sont bons et que j’ose lui proposer de faire un petit exercice en plus parce que tout de même 2 additions minables ça ne fait pas lourd. Je m’entends dire que Sainte Maitresse n’a pas dit. Donc, on ne fait pas.
Ah
Evidemment, la même petite fille vient aussi me dire fièrement qu’ils ne sont que 3 avoir eu le fameux tampon de félicitations à la dictée… Celle où elle aurait eu D- si je n’avais pas mis mon nez dedans la veille au soir pendant 30 minutes, faisant fi de ses « c’est bon m’man, j’l’ai révisé » (ah ba au vu des fautes, tu n’as pas dû réviser la bonne hein)
BREF
Tous les soirs c’est un enfer. Cela ne va jamais, tout est « trop injuste », c’est franchement mieux chez machine qui a une mère tellement plus sympa, blablabla, blablabla.
Je ne lâche toujours rien pour ma part – Sainte Pedopsy m’y encourage régulièrement.
Je pense simplement finir à l’asile sous peu. Ou alors, je mettrai Choupie en pension.
Et je ne plaisante presque pas.

