7 juillet 2014

On est en final (ah non)

On connaissait le talent de Panini pour nous faire acheter un album (comprendre : des feuilles de papier reliées par deux mauvaises agrafes, remplies de cases vides prédestinées à accueillir des autocollants, le tout illustrées aux couleurs d’un personnage de dessin animé que tu ne peux déjà plus voir en peinture)

La technique est connue et efficace : l’album ne coûte rien et il fait plaisir. Les autocollants, eux, coûtent un rein quand tu calcules le nombre de paquets que tu dois finalement acheter pour contrer les doubles, triples, quadruples… que ton enfant tente désespérément d’échanger à la récré.

D’ailleurs, dans le milieu parental, on sait rapidement à quoi on se destine en passant à la caisse avec un album Panini sous le bras. Les anciens éduquent les jeunes. La belle solidarité de notre monde.

Internet nous sauve, Google n’est pas le seul à l’avoir compris. Sur le site Panini, tu commandes les numéros des autocollants qu’il te manque (89% de l’album donc), tu donnes ton numéro de carte bleue, tu ne réfléchis pas plus et tu cliques sur « valider ». Tu achètes ainsi ta santé mentale. Il suffit ensuite de distribuer au compte-gouttes, comme carotte, les images à tes enfants devenus miraculeusement sages en apprenant qu’ils ne seront pas déçus avec le sort du paquet.

Panini cette année a réussi l’exploit de me faire acheter des CARTES DE FOOT. Plus exactement, un classeur en plastique totalement vide dans lequel les enfants rangent des cartes de joueurs cartonnés.

Parce qu’à l’école, ils en ont tous. Même quelques filles. Parce que le p’tit m’a fait la tête du chat de Shrek et parce qu’il me fallait de nouvelles carottes pour que ça file droit en juin. Dernier mois du marathon scolaire.

chat_potte-pub

Eh bien, en attendant, on dira ce qu’on veut, mais ils ont appris l’existence de pays du monde. Pire, ils savent à peu près les placer sur une carte. Les drapeaux des pays sélectionnés à la Coupe du Monde n’ont plus de secret pour eux. Enfin, ils testent leur capacité à négocier.

Et j’ai la paix.

Surtout.

photo (3)

article précédent article suivant

vous pourriez aussi aimer