Ne sachant pas trop si je dois plutôt rire ou pleurer, je préfère écrire. Ma 10 ans se rapprochant dangereusement de la zone de turbulences que nous apelorio Quézac pré-adolesence, je suis partagée, vous le savez, entre la nécessité de respecter son évolution, son intimité, son image et le sain besoin – il me semble – de me décharger de ces maux par des mots…
Parce que tout de même, hein, on s’en souvient, c’est pas facile tous les jours d’être une jeune fille de 10 ans !!
Ba non. Ah voyez !
Surtout quand sa mère – la relou – lui a acheté un blouson « vraiment trop moche » qu’elle est obligée de porter, parce que non, vraiment, une simple petite veste en jean un 9 mars alors qu’on annonce de la pluie, ce n’est décidément pas suffisant.
Alors, bien sûr, le ton monte. Et c’est parti pour mes justifications tout autant débiles qu’inutiles : à base d’arrête de faire ta malheureuse… « il y a des enfants qui n’ont pas autant de chance que toi d’avoir un blouson » (oui je sais je suis allée jusqu’à là… pardon, je débute), ou d’autres certitudes comme « j’ai pas envie que tu chopes une pneumonie. »
Mademoiselle 10 ans répond.
(C’est son sport favori depuis toujours : on peut définitivement affirmer qu’elle excelle depuis quelques mois.)
Le 1er instant « pré-ado » d’une longue série sera donc :
C’est bon maman – je vous fais grâce du ton – Je n’attrape rien, je ne suis pas frileuse ! «
Si toi aussi tu sens naître en toi des pulsions étranges lorsque tu t’adresses à ton enfant qui était tout mignon (jaune) AVANT et qui ressemble de plus en plus à ce minion violet… tu peux reprendre cette image, le #instantpreado, faire un petit billet sur ton blog ou un statut sur tes réseaux sociaux et me prévenir en faisant un lien vers ce 1er article. Je ferai une petite récap ici même. Et on partagera, on se soutiendra (et on rigolera bien, aussi)
Les autres instants pré-ados :
Bea « J’suis une peste et j’assume »
Crispolls « Et le petit toast qui va avec »
MissBrownie Contestation autour du menu
Julimelle Nan mais c’est bon quoi !

