« Alors cette rentrée ? » sera définitivement la phrase de la semaine. (et « définitivement » sera définitivement mon mot de l’automne)
Entendue à chaque coin de palier, de bureau, d’appel téléphonique.
Pour résumer la réponse, je dirai tout simplement
Impecc, je me suis couchée à 20h50 vendredi soir. »
J’étais décontractée de la rentrée. Le suis-je encore ?
Ma foi oui, suis plutôt fière. Mais il me manque 3 ongles.
Lundi 2 septembre : journée avec les enfants, le Docteur est passé nous voir le matin pour faire les certificats médicaux. Déjeuner avec une copine et ses deux enfants. Ils ont retourné la brasserie et nous nous sommes faites reprendre méchamment par un couple de vieux (cons). Nos enfants sont décidément bien mal élevés. Tant pis.
En fin de journée, affichage des listes des classes devant l’école. Les enfants ont couru si vite pour aller les découvrir que j’envisage sérieusement l’inscription à l’athlétisme en vue des JO. J’ai toujours rêvé de visiter Tokyo. En 2020.
Mardi 3 septembre : jour J. Le p’tit avait tellement hâte de mettre son cartable sur son dos et de le montrer au copain. La puce, rassurée d’être avec sa meilleure amie et LA maitresse qu’elles voulaient, était d’un calme troublant pour son cas. Petit cliché annuel « souvenir » arraché dans le couloir que non, je n’ai pas partagé sur facebook, twitter ou instagram comme la moitié de l’internet mondial mais que je garde pour nous.
Dernière fois que nous accompagnions le p’tit dans l’école. Entrée en CP oblige. En découvrant la cour de récréation remplie d’enfants, sa petite main a resserré la mienne et ses lèvres ont murmuré un « Ah, quand même… ». On pourra donc noter que ce jour-là, le P’tit a été impressionné par quelque chose.
Pierre blanche toussa.
Le soir, j’ai fait ma mère parfaite. Tout simplement. J’ai récupéré les excités à 16h30, tandis qu’ils goutaient (bio) à la maison, j’ai récupéré les listes de fournitures, compilé, trié ce qu’on avait déjà en réserve et rédigé LA liste finale. Direction Monoprix, avec la moitié des parents des écoles alentour. En 45 minutes et 1 énorme colère (si toi aussi tu as raté le spectacle donné gratuitement ce soir-là au Monoprix Vaugirard par Choupie JEVEUXCETAGENDAETJEMENFICHEDETEFAIRELAHONTEMAMAN, c’est dommage, il n’y aura pas – j’espère – de replay, comme on dit désormais), nous avions tout. Sauf le $ùZ§$£^$ d’agenda et le protège-cahier transparent violet petit format.
Le soir, je me suis farcie les 28 000 formulaires à remplir et les premiers livres à couvrir. La bonne nouvelle c’est que je ne mets désormais plus que 2 minutes pour en couvrir un VS 10 minutes et 1 poignée de cheveux en 2011.
Mercredi 4 septembre : premier mercredi avec école le matin. J’en ai profité pour bosser. À 13h20, j’ai changé de casquette pour redevenir maman. Premier cours de judo pour les deux. Excellente surprise, la puce s’est bien débrouillée. Elle a adoré avoir le droit de se battre avec son frère. Évidemment, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt !
Ensuite, achat du Graal (l’agenda) qui m’a permis de bien rigoler avec une autre maman dans la papeterie. J’aurai dû lui glisser le nom de mon blog, je pense qu’on avait le même humour !
Que c’est bons ces rencontres fortuites tout de même !
La journée était d’autant plus merveilleuse que j’ai même trouvé le protège-cahier.
Jeudi 5 septembre : comme tout allait plutôt bien, j’ai trouvé ça marrant de compliquer un peu les choses en oubliant les clés de chez moi, chez moi. À 14h, alors que j’attendais la livraison de mes grosses courses (merci internet). Bénis soient les gardiens qui, ce jour-là, ont ouvert leur loge à 14h30 au lieu de 16h. Note pour les étrennes. Comme une galère n’arrive jamais seule : le rendez-vous dentiste du p’tit a été annulé, je l’ai donc récupéré pour rien à 16h30 et Monoprix a encore oublié de me livrer des produits pourtant facturés. C’est que j’adore perdre mon temps à vérifier.
Vendredi 6 septembre : 1ere étude le soir pour le p’tit qui avait drôlement hâte de faire comme sa sœur (nawak ce p’tit j’vous dis), 1ere journée « normale » pour moi. Boulot au bureau le matin, freelance à la maison ensuite et récupération des enfants à 18h. Notre nouveau rythme à nous.
Car cette année point de Super Nounou. C’est super Maman qui va tout gérer. Merci à la crise, aux hausses d’impôts et de charges, aux baisses des aides et déductions pour l’emploi de salariés à domicile.
2e semaine. C’est parti.

