8 septembre 2015

Mes lectures du mois d’août

lectureJ’ai conscience du scoop que je viens de vous annoncer avec ce titre.

Oui, je lis des livres. Oui, moi, l’ultra connectée, je lis des livres, je tourne des pages de papier sur lesquelles ont été imprimées numériquement (OUF, voilà, LE lien qu’il me fallait) des histoires. Mais je suis régulièrement en attente de nouveaux niveaux à Candy Crush, faut bien que je m’occupe.

Oh ça va, on peut bien autodérisionner un peu non en ce début de mois de septembre !?

Pour les vacances j’avais apporté 2 livres (dont 1 gros), je trouvais cela assez ambitieux, finalement, j’en ai même démarré un 3e.

C’est que les enfants grandissent et que les niveaux de Candy Crush ne sont pas si compliqués à passer.

Plus sérieusement, je voulais vous encourager à découvrir le 2e roman d’Aude Le Corff : L’importun (chez Stock)

Ce roman m’a terriblement touché. Evidemment, il est bien écrit. Il se lit facilement, vite et les personnages sont attachants.

Une nouvelle maison, pleine de charme, qui se révèle inquiétante. L’ancien propriétaire ombrageux qui s’impose. Lorsque la narratrice emménage avec son mari et ses enfants, elle n’imagine pas que sa vie va étrangement basculer. Quels souvenirs hantent le vieil homme ? Quelle réparation cherche t-il auprès d’elle ? De quelle mémoire les murs de la maison sont-ils les gardiens ?

J’ai vraiment été très émue par l’histoire de ce vieil homme. Le thème de la vieillesse, des années qui passent mais qui n’effacent pas, hélas, tous les maux. C’est aussi la manière dont Aude amène peu à peu le lecteur à comprendre ce qui a fait de cet homme un être si dur, avec lui même et avec les autres. J’y ai été très sensible, finalement comme cette femme qui passe ses journées à l’écouter, à tenter de comprendre et même de réparer ce qui pourtant ne la concerne pas vraiment.

Beaucoup d’émotions donc, de notions qui me touchent mais si joliment décrites que je ne suis pas non plus tombée dans une profonde tristesse, juste une sorte de mélancolie / nostalgie presque agréable.

Parce qu’en tant que mère, on se doute bien que nos petits sont marqués à vie par certains de leurs souvenirs d’enfance. Il est si difficile de s’en dépêtrer, de prendre du recul en grandissant. Se le rappeler c’est aussi permettre de comprendre un peu plus certaines personnalités qui nous entourent, voir la sienne. Même si cela n’excuse en rien des comportements violents notamment, connaitre l’origine des maux, mettre des mots dessus, aide, parfois (souvent ?) à les accepter et ainsi, à avancer.

Je sens bien que je ne suis pas claire dans ce billet. Vous comprendrez que c’est assez personnel. Ce livre m’a fait réfléchir, repenser à mes proches, à leur comportement d’hier mais aussi d’aujourd’hui. Cela m’a aidé à prendre le temps de penser à eux et d’essayer d’expliquer ce qui aujourd’hui me trouble encore trop souvent. Même si l’histoire de ce vieil homme, cet importun, est encore plus dramatique, le parallèle a été rendu possible grâce à ma lecture de ce livre et je l’ai terminé regonflée d’espoir. Merci Aude.

 

Changement de registre avec « La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Joël Dicker (chez De Fallois)

À New York, au printemps 2008, alors que l Amérique bruisse des prémices de l élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d ici quelques mois. Le délai est près d expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d université, Harry Quebert, l un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l enquête s enfonce et il fait l objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s est-il passé dans le New Hampshire à l été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l américaine, La Vérité sur l Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Je voulais un « policier » ou en tout cas un livre à suspens, un truc qui te prend et que tu ne veux plus quitter jusqu’à tourner la dernière page en criant « j’en veux encore ».

Je n’ai pas été déçue. 850 pages, j’ai fait concurrence à ma grande lectrice de 10,5 ans et ses pavés de 600 pages. Et toc. Ce roman, tu le commences et puis tu cherches des excuses pour lire encore un petit chapitre. Bizarrement tu vas plus souvent aux WC et tu acceptes de rester encore 30 minutes à la piscine. Oui, même à 20h. Tant qu’ils n’ont pas les lèvres bleus, ils peuvent bien rester encore un peu dans l’eau non ?

Voilà, alors, je ne vous cache pas que je me doutais de certaines actions et que j’ai trouvé un peu limite un point dans l’enquête mais honnêtement, je n’arrêtais pas de me torturer la tête à chercher moi aussi LA VERITE.

Amateurs de rebondissements, allez-y.

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